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Moyens dédiés à l’éducation 106 Trente ans de vie économique et sociale 3.4 • L’état de l’École : 30 indicateurs sur le système éducatif français, numéro 23, octobre 2013, Depp.  Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche - Édition 2013, septembre 2013, Depp. Pour en savoir plus E n 2012, ladépense intérieure d’éducation (DIE) s’élève à 139,4 milliards d’euros, soit 6,9 % du produit intérieur brut (PIB). Cet effort consacré par la collectivité au système éducatif, tous financeurs confondus, repré - sente l’équivalent de 2 130 euros par habitant et une dépense moyenne de 8 330 euros par élève ou étudiant. De 1980 à 2012, la part de la DIE dans le PIB est passée de 6,4 % à 6,9 %, avec de fortes fluctuations. Elle a culminé à 7,6 % entre 1993 et 1997, du fait notamment de l’effort important des collectivités territoriales et de la revalorisation de la rémunération des personnels enseignants. Elle a ensuite baissé régulièrement de 1998 à 2008, pour revenir à 6,7 %, puis a oscillé entre 6,8 % et 7,0 %. Depuis 1980, la DIE a augmenté de 87 % en euros constants (aux prix de 2012). Cette hausse s’explique moins par celle du nombre total d’élèves et d’étudiants que par celle de la dépense moyenne par élève ou étudiant. Le coût moyen a crû sous l’effet de plusieurs facteurs : poids croissant des enseignements secondaire et supérieur, plus chers par élève que le premier degré, amélioration de l’enca- drement dans le premier degré, revalorisation du statut des enseignants. Durant la période, le coût unitaire a davan- tage progressé pour les élèves du premier degré (+ 79 %) et du second degré (+ 62 %) que pour les étudiants (+ 43 %), même si la situation s’est inversée entre 2005 et 2009. Malgré tout, le poids de l’enseignement supérieur dans la DIE a crû de 14,6 % en 1980 à 20,6 % en 2012, du fait de l’allonge- ment des études. La dépense par étudiant, toutes filières confondues (université, grandes écoles, etc.), reste plus élevée que celle d’un élève du second degré (11 740 euros contre 9 620 euros). Mais le coût moyen de l’étu - diant universitaire, lui, reste inférieur à celui d’un lycéen (10 940 euros contre 11 310 pour le second cycle général et technologique et 11 960 pour le second cycle professionnel). La DIE est financée principalement par l’État (58,5 % en 2012) et par les collectivités territoriales (24,5 %). De 1980 à 2012, au fil des vagues successives de la décentralisation, la part de l’État a diminué d’environ dix points au profit des collectivités territoriales. En trente ans, les conditions d’accueil dans le premier degré se sont nettement amélio - rées. Le maintien, voire le renforcement, des effectifs d’enseignants, alors même que le nombre d’élèves diminuait, a conduit à une augmentation continue du nombre de postes d’enseignants pour 100 élèves. Ce mouve - ment a toutefois cessé après la rentrée 2003, dans le contexte de reprise des naissances depuis l’année 2000. Dans le second degré, l’afflux d’élèves issus de générations nombreuses a entraîné un alourdissement des classes au cours des années 1980 : d’abord dans le premier cycle, puis plus fortement encore dans le second cycle général et technologique. Par la suite, les classes se sont allégées dans l’ensemble du second cycle avec le recul démogra- phique. Aux dernières rentrées, la taille moyenne des classes est remontée au collège (25 élèves en 2012) et en second cycle géné- ral et technologique (29), mais reste proche de 19 élèves en second cycle professionnel. Ces chiffres sont toutefois à relativiser : une part importante des enseignements du second degré (un cinquième dans les collèges publics et la moitié dans les lycées publics) n’est pas dispensée devant la classe entière mais devant des groupes réduits d’élèves. /c110 Dépense intérieure d’éducation : elle représente toutes les dépenses effectuées, sur le territoire national, par l’ensemble des agents économiques, administrations publiques centrales et locales, entreprises et ménages, pour les activités d’éducation : activités d’enseignement scolaire et extrascolaire de tous niveaux, activités visant à organiser le système éducatif (administration générale, orientation, documentation pédagogique et recherche sur l’éducation), activités destinées à favoriser la fréquentation scolaire (cantines et internats, médecine scolaire, transports) et dépenses demandées par les institutions (fournitures, livres, habillement). Produit intérieur brut : voir annexe Glossaire . Définitions Moyens dédiés à l’éducation Fiches - Conditions de vie et société 107 3.4 4 5 6 7 8 1980 1984 1988 1992 1996 2000 2004 2008 2012p 72 90 108 126 144 DIE aux prix 2012 Part de la DIE dans le PIB en % en milliards d'euros

  1. Dépense intérieure d’éducation : montant aux prix 2012 et part dans le PIB 0 2 000 4 000 6 000 8 000 10 000 12 000 1980 1984 1988 1992 1996 2000 2004 2008 2012p en euros 2012 Ensemble 1 degré er 2 degré e Supérieur
  2. Dépense moyenne par élève ou étudiant 4,90 5,00 5,10 5,20 5,30 5,40 1991 1994 1997 2000 2003 2006 2009 2012
  3. Nombre de postes d’enseignants pour 100 élèves dans le premier degré public 18 20 22 24 26 28 30 32 1980 1984 1988 1992 1996 2000 2004 2008 2012 technologique Second cycle général et Premier cycle Second cycle professionnel
  4. Nombre moyen d’élèves par classe dans le second degré Champ : France hors Mayotte. Lecture : en 2012, la DIE s’élève à 139 milliards d’euros (courbe avec échelle de droite), ce qui représente 6,9 % du PIB (bâtons avec échelle de gauche). Sources : MEN ; MESR ; Depp. Champ : France hors Mayotte. Note : ce graphique présente deux ruptures de série : en 1999, rupture due à la rénovation du compte de l’éducation ; en 2006, rupture due à la modification des règles budgétaires et comptables de l’État (Lolf). Les données 2011 et 2012 sont provisoires. Sources : MEN ; MESR ; Depp. Champ : France hors Mayotte. Sources : MEN, DGESCO. Champ : France (y compris Mayotte depuis la rentrée 2011), public et privé. Sources : MEN ; MESR ; Depp.

Éducation de la population 108 Trente ans de vie économique et sociale 3.5 • L’état de l’École : 30 indicateurs sur le système éducatif français, numéro 23, octobre 2013, Depp.  Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche - Édition 2013, septembre 2013, Depp. Pour en savoir plus L a France a longtemps partagé avec les pays latins un niveau d’étude modéré de sa popu- lation adulte. Les enseignements secondaires et supérieurs y étaient autrefois moins développés qu’en Europe du Nord ou aux États-Unis. En trente ans, la France a rattrapé une grande partie de son retard. En 2010, 83 % des 20-24 ans et 71 % des 25-64 ans détiennent un diplôme du second cycle de l’enseignement secondaire (CAP, BEP, baccalauréat, ...). En 1981, ces parts s’élevaient respectivement à 59 % et 39 %. La France se situe désormais pratiquement au niveau de la moyenne OCDE pour les 25-64 ans et légèrement au-dessus pour les 20-24 ans. En effet, dans les années 1960 et 1970, notre système éducatif avait déjà connu un profond développement quantitatif lié à l’essor de la scolarisation en maternelle et à la généralisation de l’accès à l’enseignement secondaire. La mise en place du collège unique instaurée en 1975 a poursuivi ce mouvement ; elle a conduit à un afflux massif des collégiens dans les seconds cycles à partir du milieu des années 1980. Entre le milieu des années 1980 et celui des années 1990, l’espérance de scolarisation aa i n s i augmenté de deux ans. Elle s’est tassée légère- ment depuis, avec la baisse des redoublements. En 2011-2012, elle s’élève à 18,4 ans, dont 2,9 ans dans l’enseignement supérieur. L’École a permis aux jeunes générations d’atteindre des niveaux de formation nettement plus élevés que leurs aînées. L’objectif annoncé au milieu des années 1980 d’amener 80 % d’une génération en classe terminale, au niveau du baccalauréat, a conduit à une éléva- tion spectaculaire dutaux d’accèsà ce niveau de formation. Toutes voies comprises (géné - rale, technologique et professionnelle), le taux d’accès au niveau du baccalauréat est passé de 34 % à la rentrée 1980 à 71 % à celle de 1994. La progression a été particulièrement sensible après 1985, d’autant qu’était créé cette année-là le baccalauréat professionnel, menant par la suite encore plus de jeunes au lycée et au-delà. Le taux a ensuite stagné jusqu’à la rentrée 2009, avant de croître à nouveau suite à la réforme de la voie professionnelle.D a n su n premier temps (2010-2011), cette hausse est amplifiée par la présence simultanée de candi- dats au baccalauréat professionnel issus de l’ancien et du nouveau systèmes. Après un pic à 86 % en 2011 lié en partie à ce phénomène, le taux s’élève à 79 % à la rentrée de 2012, soit huit points au-dessus du taux de 2009. Dans la foulée, le nombre annuel de bache- liers a plus que doublé entre la session de 1980 et celle de 2013. Leur proportion dans une génération est passée d’un quart à près des trois quarts. Parallèlement, la proportion de sortants précocesa diminué fortement depuis trente ans, s’établissant à 11 % en 2012. L’élévation des niveaux de formation s’est accompagnée d’une démocratisation de notre système éducatif. Les collèges, puis les lycées, se sont progressivement ouverts à tous. Parmi les générations nées à la fin des années 1980, 57 % des enfants d’ouvriers deviennent bacheliers et sont souvent les premiers à l’être dans leur famille. Ils étaient à peine plus de 20 % dans les générations des années 1960. Depuis plus de trente ans, les filles sont majoritaires parmi les bacheliers. Présentant des acquis plus solides en français, elles réali- sent de meilleurs parcours scolaires que les garçons et sont plus diplômées qu’eux. Mais leur présence demeure très inégale selon les séries. Elles restent notamment minoritaires dans la série scientifique de la voie générale. /c110 Espérance de scolarisation : pour un enfant en âge de rentrer à l’école, il s’agit d’une estimation de sa durée de scolarité future, étant donné les taux de scolarisation observés à chaque âge cette année-là. Taux d’accès à un niveau de formation: pour une génération donnée, c’est la proportion d’élèves parvenant pour la première fois à ce niveau de formation. L’indicateur annuel somme les taux associés aux différentes générations concernées. Réforme de la voie professionnelle: amorcée en 2008 et généralisée en 2009, elle permet de préparer un baccalauréat professionnel en trois ans, au lieu de quatre ans précédemment (BEP, suivi de deux ans de préparation). Sortants précoces: jeunes de 18 à 24 ans qui ne sont pas en études et n’ont aucun diplôme ou, au plus, le diplôme du brevet. Définitions Éducation de la population Fiches - Conditions de vie et société 109 3.5 0 20 40 60 80 100 1980 1984 1988 1992 1996 2000 2004 2008 2012 en % Ensemble Filière générale Filière professionnelle Filière technologique 2. Taux d’accès au niveau du baccalauréat Champ : France métropolitaine jusqu’en 1999, France hors Mayotte depuis 2000. Note : sur les années de recoupement disponibles, les taux France (hors Mayotte) sont inférieurs de 0,2 point aux taux métropolitains. Sources : Depp, ministère de l’Agriculture, Insee, calculs Depp. 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 1981 1986 1991 1996 2001 2006 2010 en % 20-24 ans 25-64 ans

  1. Part de la population diplômée de l’enseignement secondaire de second cycle Champ : France métropolitaine. Lecture : en 2010, 71 % des 25-64 ans et 83 % des jeunes de 20-24 ans déclarent détenir un diplôme de l’enseignement secondaire de second cycle. Sources : Insee, enquêtes Emploi, calculs Depp. 0 10 20 30 40 1982 1987 1992 1997 2002 2007 2012 p en %
  2. Proportion de « sortants précoces » parmi les jeunes de 18 à 24 ans Champ : France métropolitaine. Lecture : depuis 2003, la proportion des jeunes de 18 à 24 ans qui ne sont pas en études et n’ont aucun diplôme ou, au plus, le diplôme du brevet est stable autour de 12 %. Cette proportion était de 40 % en 1980. Note : l’enquête Emploi est réalisée chaque année au mois de mars jusqu’en 2002, puis devient trimestrielle. On cumule alors les données des quatre trimestres. À partir de 2003, par ailleurs, les questions sur les poursuites d’études et de formation changent. Sources : Insee,enquêtes Emploi, calculs DEPP . Offre de soins 110 Trente ans de vie économique et sociale 3.6 • « Les médecins au 1 er janvier 2012 », Études et Résultats n° 796, Drees, mars 2012.  « La profession de sage-femme : constat démographique et projections d’effectifs »,Études et Résultatsn° 791, Drees, mars 2012.  « La profession d’infirmière : situation démographique et trajectoires professionnelles », Études et Résultats n° 759, Drees, mai 2011.  Le panorama des établissements de santé - édition 2013, coll. « Études et statistiques », Drees, décembre 2013. Pour en savoir plus A u1 erjanvier 2013 en France métropolitaine, 213 230 médecinsdont 99 130 médecins généralistes sont en activité. Parmi les autres profes- sions médicales, on recense 40 000 chirurgiens- dentistes et 19 260 sages-femmes en activité. Sur les vingt dernières années, le nombre de médecins généralistes a crû en moyenne légè- rement plus vite que la population française, avec une hausse de + 16 % entre 1990 et
  3. Sur la même période, l’évolution du nombre de chirurgiens-dentistes est restée très modérée (+ 5 %), amorçant même une décrue depuis 2007. À l’inverse, les effectifs de méde- cins spécialistes ont été très dynamiques, avec une hausse de 70 % entre 1990 et 2013. Un tiers de cette augmentation est attribuable à trois spécialités : psychiatrie, médecine du travail et radiodiagnostic. La croissance du nombre de sages-femmes a également été très vigoureuse sur la période (+ 80 %). Parmi les autres professions de santé les plus nombreuses, on compte 579 870 infirmiers et 75 300 masseurs-kinésithérapeutes en activité au 1 er janvier 2013. Ces deux professions ont vu leurs effectifs quasiment doubler depuis 1990. Alors que l’âge médian des sages-femmes et des masseurs-kinésithérapeutes est resté stable entre 1999 et 2013, les autres professions se caractérisent par un vieillissement de leurs effectifs. Si ce vieillissement est modéré pour les infirmiers, il est plus marqué pour les chirurgiens-dentistes et surtout les médecins, où l’âge médian est aujourd’hui de 53 ans (autour de 40 ans en 1990). En dehors des infirmiers et des sages-femmes, professions historiquement très féminisées, les autres professions de santé se caractérisent par une forte féminisa- tion de leurs effectifs au cours des dernières années, les masseurs-kinésithérapeutes comptant notamment aujourd’hui presque autant de femmes que d’hommes. L’exercice libéral etmixte reste majoritaire parmi les médecins, les chirurgiens-dentistes et les masseurs-kinésithérapeutes, bien qu’en régression depuis 1990 pour les deux premiers. Les sages-femmes et les infirmiers exercent toujours très majoritairement en tant que salariés, mais le secteur libéral et mixte est en forte expansion chez les sages-femmes depuis 1990 et, dans une moindre mesure, chez les infirmiers. Au 1 er janvier 2012, la France métropoli - taine compte 2 625 établissements de santé, soit 893 de moins qu’en 1982. Ces éta blis- sements se répartissent en 918 publics, 696 privés à but non lucratif et 1 011 à but lucratif, totalisant 404 000 lits d’hospitalisa- tion complète (dont 216 000 en médecine, chirurgie, obstétrique, odontologie - MCO) et 63 000 places d’hospitalisation partielle. Entre 1982 et 2012, le nombre delits d’hos- pitalisation complète a fortement diminué (31 %) tandis que se développait la capacité en hospitalisation partielle. Cette évolution a été rendue possible par des innovations de technologies médicales et médicamenteuses (notamment en anesthésie), grâce auxquelles un nombre croissant d’interventions ont pu être effectuées en toute sécurité en dehors du cadre traditionnel de l’hospitalisation s’accompagnant de nuitées. Depuis 1982, le nombre d’entrées en hospita- lisation complète a progressé de 8 % pour atteindre 11,8 millions d’entrées. Sur la période la plus récente, de 1994 à 2011, le nombre de séjours en hospitalisation complète a diminué de 1,5 million notamment en MCO, tandis que celui des hospitalisations partielles a progressé de 2,8 millions. Sur longue période, la progres- sion des entrées s’est accompagnée d’une baisse des durées de ces séjours. Celle-ci est particuliè- rement sensible en MCO, passée de 9,7 jours en moyenne en 1982 à 5,7 jours en 2011. /c110 Exercice mixte, hospitalisation complète, hospitalisation partielle : voir annexe Glossaire . Définitions Offre de soins Fiches - Conditions de vie et société 111 3.6 100 120 140 160 180 200 1990 1995 2000 2005 2010 2013 Médecins généralistes Médecins spécialistes Chirurgiens-dentistes Sages-femmes Infirmiers Masseurs-kinésithérapeutes Population française indice base 100 en 1990
  4. Évolution des effectifs de professionnels de santé en activité et de la population française Champ : France métropolitaine. Note : ruptures de série due au passage du répertoire Adeli (automatisation des listes) au RPPS : 2011 pour les sages-femmes, 2012 pour les médecins et les chirurgiens-dentistes. Sources : Drees, répertoire Adeli (Autorisation des listes), RPPS (Répertoire partagé des professions de santé au 1 erjanvier) ; Insee, recensements de la population. Médecins généralistes Médecins spécialistes Chirurgiens-dentistes Sages-femmes Infirmiers Masseurs-kinésithérapeutes Effectifs 1990 85 440 67 070 37 930 10 700 304 480 38 260 1999 89 260 85 490 40 090 13 920 367 130 50 470 2013 99 130 114 100 40 000 19 260 579 870 75 300 Âge médian (en années) 1990 39 41 … … … … 1999 44 46 44 39 40 41 2013 53 53 50 39 43 41 Part de femmes (en %) 1990 29 30 … … … … 1999 34 36 32 100 87 42 2013 42 42 40 98 87 49 Part de libéraux et mixtes (en %) 1990 75 66 93 10 12 75 1999 75 57 93 13 15 77 2013 68 52 90 22 16 79
  5. Caractéristiques des professionnels de santé en activité Champ : France métropolitaine. Note : ruptures de série due au passage du répertoire Adeli (automatisation des listes) au RPPS : 2011 pour les sages-femmes, 2012 pour les médecins et les chirurgiens-dentistes. Sources : Drees, répertoire Adeli (Autorisation des listes), RPPS (Répertoire partagé des professions de santé au 1 er janvier) ; Insee, recensements de la population. 0 2 000 000 4 000 000 6 000 000 8 000 000 10 000 000 12 000 000 14 000 000 16 000 000 Entrées en hospitalisation complète section hôpital 1 Entrées en hospitalisation complète MCO Entrées en hospitalisation partielle MCO 1982 1986 1990 1994 1998 2002 2006 2011
  6. Évolution du nombre de séjours hospitaliers
  7. Section hôpital : disciplines MCO, psychiatrie, soins de suite et de réadaptation et soins de longue durée. Champ : France métropolitaine. Note : les données pour les années 1982, 1985, 1990, 1994, 1996, 2002 et 2008 proviennent de la SAE et des enquêtes du même type qui l’ont précédée (H80 et EHP). Les autres années sont obtenues par interpolation. Source : Drees, H80 (statistique annuelle des établissements d’hospitalisation publics) et EHP (établissements d’hospitalisation privés) avant1994, SAE (statis- tique annuelle des établissements de santé ) de 1994 à 2011. Santé de la population : causes de décès 112 Trente ans de vie économique et sociale 3.7 • L’état de santé de la population en France, rapport 2011, Drees, novembre 2011.  « 20 ans de santé publique », Actualité et dossier en santé publique , n° 80, septembre 2012.  « Cancer incidence and mortality in France over the period 1980-2005 »,Revue d’épidémiologie et de santé publique, 56(3), juin 2008. Pour en savoir plus C omparativement aux autres pays de même niveau de vie, l’état de santé en France apparaît globalement bon. En témoigne notre plus grande e s p é r a n c ed ev i eàl an a i s s a n c e,e n particulier pour les femmes. Elle n’a cessé de progresser au cours des trente dernières années, grâce au recul de la mortalité à tous les âges, et notamment aux âges avancés. Ainsi, les taux de décès standardisés par âgeont diminué de plus de 40 % depuis 1980. L’ampleur de cette diminution varie selon les causes de décès. Les baisses les plus marquées entre 1980 et 2010 concernent les maladies de l’appareil circulatoire, respira - toire et digestif, ainsi que les morts violentes (accidents, suicides…), avec 45 % à 70 % de diminution pour les hommes comme pour les femmes. Le taux de décès par cancer s’est également réduit depuis les années 1980, mais de manière moins soutenue, l’améliora- tion étant par ailleurs plus marquée pour les hommes que pour les femmes (respective- ment – 24 % et – 17 %). La baisse concerne presque tous les types de tumeur, avec un recul important des cancers de l’estomac et, chez les hommes, des cancers des voies aéro-digestives supérieures (VADS). Cette évolution contraste avec l’augmentation du nombre de pathologies cancéreuses recen- sées dans la population, ce qui peut s’expli- quer pour partie par la plus grande efficacité des diagnostics et par l’effet des dépistages. Elle témoigne avant tout de l’amélioration des pratiques de santé (réduction des prati - ques à risque : alcool, tabac…) et d'une plus grande probabilité de survie à la survenue d’un cancer, grâce à l’évolution du système de soins (évolution des traitements et prise en charge plus précoce et plus efficace). Les seules exceptions notables à la baisse générale des taux de décès concernent certains types de cancer (qui affectent le pancréas, le foie ou le sang), les pathologies du système nerveux (en particulier les mala - dies dégénératives liées à l’âge) et les troubles mentaux et du comportement (stables). Chez les femmes, les décès par cancer du poumon, bien qu’encore quatre fois moins fréquents que chez les hommes, ont plus que doublé au cours des trente dernières années, en lien avec la hausse de leur consommation de tabac depuis les années 1960. La France est ainsi le pays de l’Europe de l’Ouest où l’on observe la plus grande progression de ce type de cancer. Du fait de ces évolutions, le cancer est devenu au cours des années 2000 la première cause de décès enFrance (30 % des décès en 2010), devant les maladies cardiovas- culaires (27 %) et les morts violentes (7 %). Si la mortalité a reculé fortement en France, la mortalité « prématurée » - avant l’âge de 65 ans - reste élevée. Sur la période 2008-2010, 20 % des décès concernent des personnes de moins de 65 ans, une proportion encore plus forte pour les hommes (25 % des décès contre un peu plus de 10 % pour les femmes). Cette situation s’explique pour partie par l’ampleur persistante de lamortalité « évitable », estimée à un tiers des décès prématurés pour les hommes et à un quart pour les femmes. Les décès consécutifs à des tumeurs sont ainsi nette- ment surreprésentés avant 65 ans, notamment ceux liés à des cancers du poumon ou des VADS pour les hommes (près de 20 % en 2010) et ceux liés à des cancers du sein pour les femmes (12 %). Les morts violentes (suicides et accidents) expliquent également une plus grande part des décès avant 65 ans. /c110 Espérance de vie à la naissance : voir annexe Glossaire . Taux de décès standardisés par âge : ils correspondent aux taux de décès que l’on aurait observé chaque année dans l’ensemble de la population, compte tenu des taux de décès à chaque âge, si la structure de la population par âge n’avait pas évolué. Dans cette fiche, la population de référence pour la structure par âge est 2006. Mortalité « évitable » : mortalité prématurée (avant 65 ans) liée aux comportements à risque (consommation d’alcool, de tabac, suicides, accidents de la route…), au système de soins ou à un défaut d’actions préventives. Définitions Santé de la population : causes de décès Fiches - Conditions de vie et société 113 3.7 0 2 000 1 800 1 600 1 400 1 200 1 000 200 400 600 800 1999-2001 2008-2010 1990-1992 1981-1983 pour 100 000 habitants Femmes, mortalité prématurée 1 Femmes Hommes Hommes, mortalité prématurée 1
  8. Évolution des taux de décès standardisés
  9. Avant l'âge de 65 ans. Champ : France métropolitaine. Note : ces taux sont calculés par période de trois ans (moyennes triennales). Sources : Insee, Inserm, CépiDc. Causes de décès Taux en 2008-2010 (pour 100 000 habitants) Évolution sur la période 1980-2010 (en %) Ensemble Hommes Femmes Ensemble Hommes Femmes Tumeurs 241 342 171 – 20 – 24 – 17 Dont : poumon– larynx 47 82 20 – 1 – 20 128 colorectal 26 34 20 – 27 – 26 – 31 hémopathies malignes 20 27 15 3 4 – 2 sein 18 1 31 – 15 – 13 – 13 pancréas 14 17 11 24 9 38 prostate 13 37 0 – 24 – 30 /// VADS1 12 22 4 – 51 – 57 – 11 foie 12 20 5 23 26 6 vessie 7 14 3 – 15 – 17 – 23 estomac 7 11 4 – 64 – 63 – 69 Maladies de l’appareil circulatoire 214 278 171 – 59 – 58 – 61 Morts violentes 57 83 37 – 50 – 45 – 54 Maladies de l’appareil respiratoire 49 74 34 – 50 – 52 – 50 Autres 242 294 203 – 29 – 32 – 28 Dont : états morbides mal définis 60 74 49 – 42 – 41 – 45 maladies du système nerveux 46 50 43 67 44 85 maladies de l’appareil digestif 35 47 26 – 57 – 58 – 57 maladies endocriniennes et métaboliques 29 34 25 – 18 – 10 – 25 troubles mentaux et du comportement 26 31 22 0 0 1 Ensemble 802 1 072 615 – 42 – 42 – 43
  10. Taux de décès standardisés selon les causes
  11. Cancers des voies aérodigestives supérieures (lèvres, bouche, œsophage…). Champ : France métropolitaine. Note : ces taux sont calculés par période de trois ans (moyennes triennales). Sources : Insee, Inserm, CépiDc. 60 40 20 0 80 100 Ensemble Ensemble Hommes Hommes Femmes Femmes Décès tous âges confondus Décès avant 65 ans Autres Morts violentes Tumeurs Maladies de l’appareil respiratoire Maladies de l’appareil circulatoire en %
  12. Répartition des causes de décès avant 65 ans en 2008-2010 Champ : France métropolitaine. Note : taux standardisés de décès. Population de référence pour la structure par âge : 2006. Sources : Insee, Inserm, CépiDc.