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Partie 3: Conditions de vie 123 3.4.4 L’évolution du niveau de vie à long terme Mise en garde Concernant les évolutions temporelles des revenus, nous voudrions attirer l’attention sur l’imprécision statistique qui entoure ces chiffres, de sorte que les évolutions présentées doivent être interprétées avec prudence, même si une tendance à la stabilité ne peut être exclue. Un autre fait doit aussi inciter à la prudence dans l’analyse des évolutions sur une longue période: les chiffres du graphique suivant sont tirés de deux enquêtes et donc de deux échantillons qui sont différents: le PSELL -2 jusqu’en 2002, puis EU-SILC à partir de 2003. Par ailleurs, une rupture de série pour l’enquête EU-SILC intervient entre l’année 2015 et 2016, suite au recours à une nouvelle base d’échantillonnage. Finalement, en 2020 du fait de la pandémie, la collecte des données de l’enquête a été fortement impactée. Cette dernière a uniquement concerné les ménages déjà présents dans le panel de ménages, contrairement aux années précédentes où l’échantillon était renouvelé pour un quart chaque année. Par ailleurs, le mode de collecte a aussi changé suite à la mise en place des mesures de confinement et de la restriction des contacts interper - sonnels. Dès lors, la collecte s’est déroulée via téléphone au détriment du mode face-à-face traditionnellement utilisé. Tous ces changements provoquent une rupture inévitable de la série. Le niveau de vie des personnes au Luxembourg s’est accru régulièrement entre 1996 et 2020. Après un léger fléchissement observé en 2016, on a retrouvé en 2017, le même niveau qu’en 2015 et cette hausse se poursuit jusqu’à 2020 qui constitue le pic de la série. Si l’on exprime ce niveau de vie en termes réels, c’est-à-dire en tenant compte de l’inflation, le niveau de vie médian des individus s’est accru de 23.2% entre 1996 et 2020 ( → Graphique 11) . En 2020, le niveau de vie médian augmente de 3.3% en euros constants (c’est-à-dire en neutralisant l’augmentation des prix) par rapport à 2019. Il est en constante progression depuis cinq ans (+1.93% par an en moyenne depuis 2016). Avant 2016, il augmentait à un rythme moins soutenu (+ 1% par an en moyenne entre 2000 et 2015). Entre 2019 et 2020, les niveaux de vie évoluent de façon contrastée. La progression des revenus a été
un peu plus importante dans les deux premiers déciles. Le premier
décile augmente nettement (+9.6%) et le deuxième décile croît de 4.4%. Au-delà du 2 e décile, les niveaux de vie sont en plus légère hausse.

Rapport travail et cohésion sociale 124

3.4.5 Niveau de vie selon les caractéristiques de la personne de référence
du ménage Un écart important de niveau de vie existe entre les ménages dont la personne de référence est pensionnée et ceux dont la personne de réfé- rence est en emploi ou au chômage. Le niveau de vie des pensionnés est le plus élevé, en étant 1.1 fois plus élevé que celui des personnes en em- ploi, et 1.6 fois que celui des chômeurs (→ Graphique 12). Les résultats pour les quatre grands types de professions considérés montrent que le niveau de vie augmente de façon régulière à mesure que l’on s’élève dans la hiérarchie professionnelle. Le niveau de vie des ménages des cadres dirigeants est le double de celui des travailleurs manuels. Les ménages dont la personne de référence est portugaise sont les moins aisés avec un niveau de vie inférieur au niveau de vie moyen, alors que ceux dont la personne de référence est française sont les plus aisés. Les ménages luxembourgeois et belges ont un niveau de vie identique qui est supérieur au niveau de vie moyen. Finalement, le niveau de vie est plus faible pour le ménage de plusieurs adultes avec enfants par rapport au ménage avec deux adultes ou plus. La présence d’un ou plusieurs enfants a aussi un impact négatif sur le niveau de vie. Par ailleurs, le niveau de vie augmente avec l’âge, et les personnes de 65 ans et plus disposent d’un niveau de vie de 4 317 EUR contre 3 597 EUR pour les 30-49 ans et 2 622 EUR pour les moins de 30 ans. Graphique 12 En 2020, le niveau de vie dans les ménages de cadres dirigeants

est, comme depuis plusieurs années, toujours plus de 2 fois celui

des ménages de travailleurs manuels 65+ 50-64 30-49 Moins de 30 ans Deux adultes sans enfants à charge Deux adultes - 1 enfant à charge Deux adultes - plus de 1 enfant à charge Autres sans enfants à charge Autres - 1 enfant à charge Autres - plus de 1 enfant à charge Un adulte sans enfants à charge Un adulte - 1 enfant à charge Un adulte - plus de 1 enfant à charge Pensionné En emploi Autre inactif Chômage Cadres dirigeants, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Travailleurs manuels France Allemagne Belgique Luxembourg Italie Portugal EUR/mois Niveau de vie pour différents types de ménages 4 317 3 644 3 597 2 622 4 081 3 808 3 397 3 331 2 472 2 211 3 591 2 957 2 668 4 314 4 001 3 941 3 914 3 863 2 335 2 347 2 992 4 116 4 953 4 160 3 742 2 695 2 618 Note: les "Autres" ménages désignent les ménages composés de plus de deux adultes avec
ou sans enfants. "Autre inactif" représente les ménages où la personne de référence est soit
une personne au foyer, soit une personne handicapée qui ne travaille pas, soit un apprenti
ou une personne en formation.
Note de lecture: le niveau de vie dans les ménages dont la personne de référence a 65 ans ou plus est de 4 317 EUR.
Source: STATEC (en collaboration avec le LISER), EU-SILC 2020

Partie 3: Conditions de vie 125

3.4.6 Les inégalités de revenus

Pour résumer, en 2020 Le coefficient de Gini, qui mesure les inégalités est en baisse de 0.1 point par rapport à l’année précédente mais en augmentation de 0.1 point par rapport à 2016. Les 10% des personnes les plus aisées ont un revenu moyen qui est 8 fois supérieur à celui des 10% les moins aisées. Les inégalités de revenus sont très sensibles aux évolutions des hauts revenus. La distribution des revenus prenant en compte aussi bien les revenus des ménages que ceux des individus est à la base de nombreux indicateurs visant à mesurer le niveau de la pauvreté et des inégalités au sein de la population. Des indicateurs relatifs à la distribution des revenus et des niveaux de vie des personnes résidant au Luxembourg en 2020 ont déjà été présentés dans le chapitre précédent. Parmi les indicateurs traitant les inégalités, on trouve des indicateurs de dispersion des revenus comme le ratio interquintile S80/S20, le ratio interdécile S90/S10 ou le ratio intervingtile S95/S5, et des indicateurs de concentration des revenus comme le coefficient de Gini.

Sur la période 2016-2020, l’évolution du coefficient de Gini suit une ten- dance haussière, ce qui veut dire que concrètement, les inégalités entre les personnes continuent d’augmenter. En 2020, le coefficient de Gini se situe à 0.31, soit 0.1 point de plus depuis 2016 (→ Graphique 13).

Pour bien comprendre Le coefficient de Gini varie entre 0 et 1. Une valeur égale à 0 signifie que tous les membres de la population ont le même niveau de vie (situation d’égalité parfaite). En revanche, un coefficient de Gini égal à 1 correspond à la situation hypothétique dans laquelle un seul individu posséderait la totalité des revenus du pays, alors que tous les autres auraient un revenu égal à 0 (situation d'inégalité parfaite). Le ratio interquintile S80/S20 est calculé en divisant la part du revenu total perçue par les 20% des individus les plus aisés par la part perçue par les 20% les moins aisés. Par exemple, un rapport interquintile de 4 va signifier que les 20% des individus les plus aisés ont un revenu qui est en moyenne 4 fois supérieur à celui des 20% les moins aisés. Une variante serait de calculer le ratio interdécile S90/S10 ou le ratio intervingtile S95/S5 en divisant la part du revenu perçue par les 10% (ou les 5% respectivement) des individus ayant les revenus les plus élevés, par celle des 10% (ou les 5% respectivement) ayant les revenus les plus bas.

Rapport travail et cohésion sociale 126 Le niveau de vie moyen par individu au Luxembourg en 2020 est de 3 651 EUR par mois. Cependant, étant donné que les revenus divergent, le niveau de vie moyen ne renseigne pas sur les inégalités entre les individus: il varie de 1 065 EUR/mois pour les 10% des individus les moins aisés à 8 674 EUR/mois pour les 10% les plus aisés (→ Graphique 14).

 Graphique 13	

Le coefficient de Gini montre que les inégalités ne baissent pas

depuis 2016 0.34 0.32 0.30 0.28 0.26 0.24 0.22 0.20 1996 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Évolution du coéfficient de Gini (0=égalité parfaite; 1=inégalité parfaite) Note: rupture de séries en 2016 et en 2020
Source: STATEC (en collaboration avec le LISER), EU-SILC

 Graphique 14	

En 2020, comme lors des années précédentes, il y a un net écart

entre le niveau de vie moyen des 10% d’individus les plus aisés (D10)

et les autres 10 000 8 000 6 000 4 000 2 000 0 Niveau de vie moyen par décile EUR/mois D1 D2 D3 D4 D5 D6 D7 D8 D9 D10 Moyenne nationale Moyenne par décile 8 674 1 065 3 362 Note de lecture: D1 correspond au 1er décile et représente les 10% des ménages les moins aisés. D10 correspond au 10% des ménages les plus aisés.
Source: STATEC (en collaboration avec le LISER), EU-SILC 2020 Si l’on regarde la répartition de la masse totale des revenus parmi les déciles, on remarque que la moitié la plus aisée (décile 6 à décile 10) de la population gagne 71.3% de l’ensemble des revenus des ménages (→ Graphique 15). Il existe un écart important entre les extrêmes: les 10% des individus ayant les niveaux de vie les plus bas ne possèdent que 3% de la masse totale des revenus des ménages, contre 23.8% pour les 10% les plus aisés. Dans une situation parfaitement égalitaire, chaque décile de la population posséderait 10% du revenu total mais la réalité est bien loin de ce scénario.

Partie 3: Conditions de vie 127 Graphique 15 La moitié la plus aisée de la population empoche 71.3% de l’ensemble
des revenus des ménages 30 25 20 15 10 5 0 Part de la masse totale des revenus selon les déciles, en % 23.8 3.0 D1 D2 D3 D4 D5 D6 D7 D8 D9 D10 Situation d'égalité parfaite Note de lecture: si la masse de revenus était également distribuée, les ménages de chaque décile posséderaient exactement 10% (ligne rouge foncé sur le graphique) de la masse totale des revenus.
Source: STATEC (en collaboration avec le LISER), EU-SILC 2020 Les indicateurs d’inégalités S80/S20, S90/S10 montrent une stagnation voire une baisse, alors que le coefficient de Gini est en hausse. Le ratio interquintile se situe à 5 contre 5.3 en 2019 et le ratio interdécile est de 8, en baisse d’un point par rapport à 2019. En revanche, les 5% des personnes les plus modestes disposent de 0.9% de la somme des niveaux de vie et les 5% les plus aisés de 14.6%. Le rapport entre ces deux masses s’élève à 16.5. Ceci signifie que les 5% les plus aisés touchent des revenus 16 fois supérieurs au 5% les plus défavorisés, soit aussi une baisse de 1 point par rapport à 2019 ( → Graphique 16) . Graphique 16 Les indicateurs d’inégalités sont stables entre 2019 et 2020 25 20 15 10 5 0 Ratio interquintile S80/S20 Ratio interdécile S90/S10 Ratio intervingtile S95/S5 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Note: rupture de séries en 2016 et en 2020
Source: STATEC (en collaboration avec le LISER), EU-SILC 2003-2020 Les ratios ont un désavantage; ils peuvent rester insensibles à d’éventuelles modifications intervenant dans le milieu de la distribution des revenus,
ce qui n’est en revanche pas le cas du coefficient de Gini. En général, une
augmentation du niveau de vie des personnes aisées comme une chute de celui des personnes moins aisées auront une influence notable sur la valeur du coefficient de Gini. Rapport travail et cohésion sociale 128 Si l’on compare l’évolution de la part du revenu total dont disposent les personnes appartenant aux déciles supérieurs avec celle du coefficient de Gini, on voit que les deux courbes suivent la même tendance. Cela
signifie que les inégalités de revenus au Luxembourg sont plutôt sensibles aux mouvements intervenant dans les déciles supérieurs de la distribution des revenus ( → Graphique 17) . Graphique 17 Les inégalités sont très sensibles aux variations des revenus élevés 74 72 70 68 66 64 62 60 0.35 0.30 0.25 0.20 0.15 0.10 0.05 0 Masse totale, en %, de revenu possédée par les déciles D6-D10 GINI, échelle de droite En % 0=égalité parfaite; 1= inégalité 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Note: rupture de séries en 2016 et en 2020
Source: STATEC (en collaboration avec le LISER), EU-SILC On observe par ailleurs que la contribution des transferts sociaux (presta - tions familiales, aides au logement ou à l’éducation, minima sociaux) à l’inégalité est négative, ce qui montre leur caractère redistributif. Plus généralement, en calculant le coefficient de Gini avant et après transferts sociaux, on obtient une valeur de 0.31 en 2020 si l’on prend en compte tous les transferts sociaux (pensions de retraite incluses). Si l’on ne prend pas en compte les transferts sociaux (à l’exception des pensions de retraite), le coefficient augmente à 0.38. L’écart entre ces deux indicateurs qui mesure la contribution des transferts sociaux était plus important au début des années 2010 avec un pic en
2013 (7.7 points) qu’en 2020, où il se situe à 5.8 points. Notons toutefois que ces indicateurs ne prennent pas en compte les transferts sociaux en
nature (les chèques-service accueil, les livres scolaires gratuits, etc.) dont l’éventuel impact échappe à ces analyses.

Graphique 18 Les transferts sociaux contribuent à la réduction des inégalités 0.60 0.55 0.50 0.45 0.40 0.35 0.30 0.25 Coefficient de Gini Coefficient de Gini des revenus sans les transferts sociaux Coefficient de Gini des revenus sans les transferts sociaux et pensions 0=égalité parfaite; 1=inégalité parfaite 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Note: rupture de séries en 2016 et en 2020
Source: STATEC (en collaboration avec le LISER), EU-SILC Partie 3: Conditions de vie 129 3.5 La pauvreté et l’exclusion sociale avant le COVID-19 Pour résumer, en 2020 au Luxembourg ∆ Une personne seule est considérée comme pauvre quand elle vit avec moins de 1 892 EUR par mois. ∆ 17.4 % des individus sont en situation de risque de pauvreté, c’est
à dire que leur niveau de vie mensuel est inférieur à 1 892 EUR ∆ Le taux de pauvreté est stable par rapport à l’année précédente. ∆ Les jeunes isolés, les étrangers, les personnes faiblement éduquées, les chômeurs et les familles monoparentales sont relativement plus exposés à la pauvreté. ∆ Le travail ne met pas toujours à l’abri de la pauvreté: 11.9% des
personnes en emploi sont exposées au risque de pauvreté. ∆ Les transferts sociaux vers les ménages restent un outil efficace pour réduire la pauvreté. Ce chapitre traite de la pauvreté au Luxembourg sur base de deux prin - cipaux indicateurs: ∆ Le taux de "risque" de pauvreté mesure la pauvreté à partir du revenu des personnes et des ménages. Il s’agit donc là d’un concept monétaire (manque de moyens monétaires) et relatif (le niveau de vie d’une
personne est comparé à celui du reste de la population). L’appellation de "risque" de pauvreté suggère que les ménages et les personnes concernés ne seraient pas obligatoirement "pauvres" au sens absolu du terme mais, vu leur position dans la distribution des revenus, ils courent le risque de ne pas pouvoir participer pleinement à la société. ∆ Le taux de risque de pauvreté ou d’exclusion sociale (AROPE), introduit dans le cadre de la stratégie européenne "Europe 2020", considère,
à côté de la pauvreté monétaire, deux dimensions supplémentaires: la privation matérielle et la faible intensité de travail au sein du ménage. Le chapitre 3.6 s’intéressera à un indicateur synthétique de pauvreté qui prend en compte les dimensions suivantes: revenu, consommation et patrimoine.
Rapport travail et cohésion sociale 130

3.5.1 Le taux de risque de pauvreté Le taux de risque de pauvreté est établi à partir de la distribution des revenus disponibles par équivalent-adulte, c’est-à-dire des niveaux de vie5. On calcule alors la médiane de la distribution des revenus: par défi- nition, il s’agit de la valeur qui sépare la population en deux parties de tailles égales. Le niveau de vie médian s’élève à 3 154 EUR par mois. Les individus situés dans la première moitié de la population ont un niveau de vie mensuel inférieur à 3 154 EUR, tandis qu’il est supérieur à cette valeur pour les individus de l’autre moitié de la population. Le seuil de risque de pauvreté est finalement obtenu en prenant 60% du niveau de vie médian calculé au niveau national. Pour l’année 2020, la valeur de ce seuil est de 1 892 EUR par mois et par équivalent-adulte. En 2020, 103 929 personnes vivent en dessous du seuil de risque de pauvreté monétaire. À titre de comparaison, pour une personne seule, au 1er janvier 2019, la pension minimum personnelle s’élevait à 1 842 EUR et le REVIS (anciennement RMG) pour une première personne adulte était de 1 465 EUR. Le seuil de pauvreté monétaire est de 2 460 EUR pour un adulte vivant avec un enfant de moins de 13 ans, 2 838 EUR pour un couple sans enfant, 3 406 EUR pour un couple avec un enfant et 3 974 EUR pour un couple avec deux enfants. Le taux de risque de pauvreté monétaire est de 17.4%, cette part repré- sente toutes les personnes qui avaient un niveau de vie mensuel inférieur au seuil de 1 892 EUR. Ce chiffre est identique à celui de 2019 (17.5%). Graphique 19 Stabilité du taux de risque de pauvreté en 2019 et 2020 20.0 18.0 16.0 14.0 12.0 10.0 8.0 6.0 4.0 2.0 0 1996 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Taux de risque de pauvreté, en % 11.0 12.1 11.9 12.1 11.9 12.7 13.7 14.1 13.5 13.4 14.9 14.5 13.6 15.1 15.9 16.4 15.3 16.0 16.7 15.5 17.5 17.4 Note: rupture de séries en 2016 et en 2020
Sources: LISER (d’après Population et Emploi, n° 1, janvier 2004) jusqu’en 2002.
STATEC (en collaboration avec le LISER), EU-SILC 2003 – 2020 5 Voir chapitre précédent, pour la détermination du niveau de vie d’un ménage.