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ANALYSES 5—2021 Analyses 5/2021 Rapport travail et cohésion sociale RAPPORT TRAVAIL ET COHÉSION SOCIALE DES INÉGALITÉS DE REVENUS INCHANGÉES
MALGRÉ LA CRISE COVID-19 − Responsable de la publication Dr Serge Allegrezza Rédaction Fofo Senyo Ametepe Anne Hartung Jérôme Hury Charlie Klein Johann Neumayr Guillaume Osier François Peltier Paul Reiff Ioana Cristina Salagean Marco Schockmel Huyen Tran
Date de clôture statistique:
Juin 2021 ISSN: 2658-963X STATEC Institut national de la statistique et des études économiques Centre Administratif Pierre Werner 13, rue Erasme L - 1468 Luxembourg-Kirchberg +352 247 - 84219 [email protected] www.statec.lu © Photos: Shutterstock et Freepik La reproduction totale ou partielle est autorisée à condition d’en citer la source. IMPRESSUM statec.lu −

1

 Table des matières

Préface 2

 Partie 1	 Population	

6

1.1 L’impact du COVID-19 sur les mouvements démographiques 8

1.2 En 2020, un excès de mortalité modéré est observé au Luxembourg 18

 Partie 2	 Le marché du travail	

36

2.1 Coup de frein sur la création d’emploi en 2020 38

2.2 Chômage: nette augmentation en 2020 avant un retour à la normale
en 2021, mais pas pour tous! 43

2.3 Quo vadis télétravail? Une analyse de sa percée durant la pandémie
et de son potentiel 54

2.4 Accidents et problèmes de santé liés au travail – atténuation grâce
au COVID-19 68

2.5 Le travail atypique 85

 Partie 3	 Conditions de vie	

98

A Les effets du COVID-19 sur les conditions de vie 100

3.1 Impacts contenus sur les revenus, la pauvreté et les inégalités en 2020 100

3.2 Inégalités importantes en matière de santé des résidents au Luxembourg 105

3.3 Le ressenti des ménages a souffert durant la pandémie 107

B Une vue structurelle sur les revenus, leurs inégalités et la pauvreté 115

3.4 Les revenus et leurs inégalités en 2019 115

3.5 La pauvreté et l’exclusion sociale avant le COVID-19 129

3.6 La pauvreté multidimensionnelle 139

Dr Serge Allegrezza Rapport travail et cohésion sociale 2 Préface Le taux de risque de pauvreté est resté stable malgré la pandémie

La pandémie a porté un coup dur aux enquêtes auprès des ménages: en raison des mesures de protection contre la propagation du virus, la col - lecte de données en face-à-face par questionnaire a pris du retard. En contrepartie, des enquêtes en ligne ont été mises en place mais elles ne sont pas – pour l'heure – un substitut parfait au travail de persuasion, d’assistance et de contact direct avec les enquêteurs(trices). Pour estimer les revenus des ménages pour 2020, le STATEC a donc recou - ru, comme l’y enjoint sa loi constituante, à une source administrative provenant de l’Inspection générale de la sécurité sociale (IGSS), dont le secours s'est révélé très précieux. Le résultat de l’exercice est que les inégalités de revenus sont restées stables en 2020, de même que le taux de risque de pauvreté qui stagne à 17.2%. Il faut préciser qu’il s’agit d’une estimation basée sur une
méthode différente des années précédentes et qu’elle n’est donc pas directement comparable. Le résultat de la stabilité de l’inégalité n'est pas évident. En effet, les études historiques sur les pandémies nous suggèrent deux résultats contrastés: tout d’abord, lorsque la pandémie était très grave – en nombre de morts et de destruction de richesses – comme la "peste noire" au XIV e siècle, les inégalités avaient tendance à diminuer, alors que lorsque la pandémie était moins mortelle comme la "grippe espa - gnole" du début du XX e siècle, les inégalités avaient plutôt tendance à augmenter 1. Dans ce sens, les enquêtes d'opinion que le STATEC avait faites en début de confinement (mai 2020) laissaient penser qu'une proportion non négligeable de la population allait subir une baisse de son niveau de vie et un accroissement des inégalités. 1 Alfani, Guido. 2021. "Economic Inequality in Preindustrial Times: Europe and Beyond."
Journal of Economic Literature, 59 (1): 3-44. Rapport travail et cohésion sociale 3 Cette stabilité suggère que les aides massives consenties par l’État sous forme notamment de chômage partiel, ont permis de contenir la baisse des revenus des ménages et l’inégalité. La santé a primé sur l'économie, l’État étant intervenu massivement au niveau sanitaire, économique et social, au prix d’un accroissement notable de la dette publique. Il existe plusieurs versions de l’indicateur de risque de pauvreté selon les éléments de richesses pris en compte ou la plage de la distribution que l’on veut privilégier. Par exemple, le taux de risque de pauvreté UE2020 ajoute la proportion des ménages à faible intensité de travail et ceux en situation de privation matérielle grave. Cela fait monter
l’indicateur de pauvreté à 21% environ. En revanche, si on tient compte d’éléments de patrimoine et de consommation, le taux de pauvreté tombe à 5% environ.

L'inégalité devant le COVID-19

"Nous n'avons pas tous été exposés de la même manière au virus" titrait Le Quotidien du 21 septembre 2021. Le projet "Santé pour tous", lancé par Madame la ministre de la Santé Paulette Lenert, est une commande confiée au LISER et au STATEC et vise à appréhender l'inégalité des
citoyens face au COVID-19 2. Les données fournies par l'IGSS, avec le soutien de la Direction de la santé, ont permis d'examiner pour la première fois les données (anonymisées) sur les résidents, inscrits à la sécurité sociale, contenant les résultats des tests au COVID-19, les épisodes d’hospitalisation ou en soins intensifs, voire les décès. La base de
données a permis pour la première fois de procéder à une analyse fine des facteurs influençant la probabilité d'être infecté par le virus comme par exemple le genre, l'âge, le revenu, la taille du ménage, la nationalité, la branche d'activité, le statut face au marché du travail, le fait d'être actif ou chômeur, bénéficiaire d'aide sociale ou marqué par des
comorbidités. Les résultats préliminaires ont été présentés et discutés à l'Université du Luxembourg à Belval en présence d'un panel de
chercheurs comme le professeur Michael Marmot, expert mondial de santé publique. Les résultats montrent, malgré le système de santé gratuit et accessible à tous, des inégalités socioéconomiques marquées.

2 https://gouvernement.lu/fr/actualites/toutes_actualites/communiques/2021/09-septembre/20- lenert-sante-pour-tous.html Rapport travail et cohésion sociale 4 Le STATEC a publié régulièrement les statistiques de surmortalité, considérées comme les données les plus complètes sur l'effet direct et induit de la pandémie. Comme dans beaucoup d'autres pays, il y a bien eu une surmortalité au cours de l'année 2020, représentant 1 280 années de vie perdues (5.1 années en moyenne). Cependant, l'excès de décès est resté limité en comparaison avec d'autres pays, ce qui tendrait à illustrer la bonne gestion de la crise sanitaire.

Peut-on combattre l'inégalité?

Thomas Piketty 3 répond, sur base de ses recherches, que la marche vers l'égalité n'est guère linéaire mais plutôt chaotique, dépendant des luttes sociales, des représentations du fonctionnement de l'économie, de la volonté réformatrice des gouvernants et des élites. La fiscalité est un instrument efficace si on veut bien l'appliquer globalement.

À l'opposé, l'historien Walter Scheidl 4, professeur à l'université de
Princeton, montre dans son livre que, sur le temps long, les inégalités ne diminuent significativement qu'après que les "quatre cavaliers du
nivellement" aient sévi: révolution, guerre totale, effondrement de
l'État, pandémie meurtrière. Il n'y a pas de déterminisme ni de marche inexorable vers l'égalité.

La méthode communautaire ne s’est pas encore traduite par des
résultats probants, alors que la baisse de la pauvreté figure parmi les grands objectifs UE2020. Les statistiques publiées dans les rapports Travail et cohésion sociale successifs, au cours des dix dernières années, montrent que l’objectif de réduction du nombre absolu de personnes en risque de pauvreté n’a pas été atteint, loin s’en faut. Sans que cela n’émeuve les décideurs ni l’opinion publique! Il y a un hiatus entre les objectifs quantitatifs et la politique dans le domaine social, fiscal et de l’emploi. Il faut craindre qu’il en ira pareillement avec les objectifs de pauvreté du développement durable adoptés par l’Union européenne dans la foulée des recommandations de l’ONU. 3 https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/viendrons-nous-un-jour-a-bout- des-inegalites 4 Une histoire des inégalités. De l'Âge de pierre au XXI e siècle. Walter Scheidl, préfacé par Louis Chauvel. Actes Sud. 2021 Rapport travail et cohésion sociale 5 L’avenir nous dira dans quelle mesure il est possible d'infléchir signifi - cativement les inégalités de revenu, de patrimoine et d'opportunités
après la pandémie. Cette dernière n’est que le prodrome des conséquen - ces annoncées du dérèglement climatique, rendues palpables par les inondations de cet été au Luxembourg. Les contraintes drastiques de
la décarbonation de la production à l’horizon 2050 annoncent une
transformation profonde de la société, appelée à devenir plus "sobre".
La question des inégalités, notamment en matière de consommation
d’énergie, de qualifications et d’emploi, vont gagner en importance.
Ce rapport Travail et cohésion sociale illustre quelques indicateurs
de précarité énergétique comme le Taux d’effort énergétique (TEE), appelés à devenir populaires avec la transition climatique qui s’annonce. Le marché du travail continue de porter les stigmates de la crise du
COVID-19. La crise a révélé l’importance des travailleurs en première ligne ("essentiels") versus les emplois non essentiels. Mais elle a surtout
creusé un fossé entre les employés qui peuvent recourir au télétravail (41% de la force travail) et ceux dont les jobs ne sont pas "télétravail - lables". Dr Serge Allegrezza

Partie 1 Population –

Rapport travail et cohésion sociale 8 1.1 L’impact du COVID-19 sur les mouvements
démographiques 1.1.1 La croissance démographique freinée par la crise du COVID-19 1 Au 1er janvier 2021, le Luxembourg compte 634 730 habitants, soit environ 8 600 de plus que l’année précédente (+1.4%). En 2019, la population
augmentait encore d’un peu plus de 13 000 personnes (2.0%) alors qu’en 2018 elle s’est accrue d’approximativement 12 200 personnes (+2.0%). Bien que plus faible que les années précédentes, la croissance démo gra- phique est toujours principalement due au solde migratoire (arrivées - départs) de +7 620 personnes alors que le solde naturel (naissances - décès) n’est que de +1 8502. L’augmentation de la population luxem bour geoise est donc, comme dans les décennies passées, davantage tirée par les personnes provenant des autres pays que par le solde naturel. Par ce dynamisme démo- graphique dû aux migrations internationales, le Luxembourg se démarque clairement des autres pays européens.

1 Acronyme anglais de "Corona VIrus Disease 19" ou encore SARS-CoV-2, acronyme anglais du "Severe Acute Respiratory Syndrom – Corona Virus 2". 2 À noter qu’il existe un ajustement statistique de -848, consistant à un nettoyage informatique
du Registre national des personnes physiques. Figure 1 Historique des mesures et lois COVID-19 02/ 0 1 1 er cas de variant. 0 4 / 0 2 Fermeture des écoles et suspension des cours et activités en présentiel du 8 au 21 février 2021. 0 8 / 0 1 Réouverture avec des limitations strictes des commerces non essentiels et reprise des activités culturelles et sportives, le couvre-feu ramené à 23h, maintien de la fermeture des cafés et des restaurants. 1 2 / 0 3 Règles COVID prolongées dans un souci de protection de la santé publique. 0 7 / 0 4 Les terrasses rouvrent. 2 3 / 0 4 Assouplissement de certaines règles sanitaires pour les activités musicales et sportives. 1 4 / 0 5 Allégements des mesures sanitaires: • Couvre-feu porté de 00h à 6h; • Réouverture de la totalité du secteur Horeca (avec test négatif à l’intérieur); • Suppression du huis clos pour le sport dans le respect des règles sanitaires. 1 2 / 0 6 • Fin du couvre-feu; • Nombre d’invités en privé et des clients par table dans l’Horeca revu à la hausse; • Instauration du CovidCheck. J A NVI E R F É V R I E R M A R S A V R I L M A I J U I N 2 0 2 1 2 9 / 0 2 1 er cas COVID-19 au Luxembourg. 2 6 / 0 5 Lancement de la stratégie du Large Scale Testing (LST). 1 6 / 0 3 Lockdown: écoles, restaurants, magasins fermés. 1 7 / 0 3 L’état de crise est décrété. 2 0 / 0 4 Mesures de distanciation et port du masque obligatoire pour les activités accueillant un public et les transports publics. 2 2 / 0 6 1 re "loi COVID". 2 6 / 1 1 Nouvelles restrictions: cafés, restaurants, salles de sport et établissements culturels ferment à nouveau. 2 9 / 1 0 Instauration du couvre- feu entre 23h et 6h et règle du "+ 4" pour les rassemblements privés. 2 0 / 0 5 Neistart Lëtzebuerg: nouvelles mesures de soutien pour préparer la relance économique. 2 4 / 0 6 Fin de l’état de crise; les deux premières "lois COVID" sont adoptées pour définir le cadre juridique et sanitaire. 2 9 / 1 2 Cap des 500 morts liés au COVID-19 dépassé. 2 8 / 1 2 1 re personne vaccinée au Luxembourg. 2 4 / 1 2 Deux semaines de " semi- confinement ". Fermeture des commerces " non essentiels " , couvre-feu à partir de 21h. F É V R I E R M A R S A V R I L M A I J U I N J U I LLE T A O Û T S E P T E M B R E O C T O B R E N O V E M B R E D É CEM B R E 2 0 2 0 Source: STATEC Partie 1: Population 9 La forte croissance démographique des années précédentes a été
considérablement freinée par la crise sanitaire liée au COVID-19. Bien que le nombre de naissances ait augmenté de 3.7% par rapport à la moyenne de la période de 2017 à 2019, l’important surplus de décès liés au COVID-19 (+7.5%) explique l’excédent naturel peu élevé par rapport aux années précédentes. Il en est de même pour l’excédent migratoire qui a fortement chuté en 2020. Le ralentissement des immigrations de -10.9% par rapport à la moyenne de 2017 à 2019 s’explique par les mesures sanitaires et
la restriction des mouvements qui en découle dans les différents pays
du monde. Il est intéressant de constater par contre que le nombre
d’émigrations n’a pas baissé par rapport à la moyenne des trois années précédentes (+2.8%). Figure 1 Historique des mesures et lois COVID-19 02/ 0 1 1 er cas de variant. 0 4 / 0 2 Fermeture des écoles et suspension des cours et activités en présentiel du 8 au 21 février 2021. 0 8 / 0 1 Réouverture avec des limitations strictes des commerces non essentiels et reprise des activités culturelles et sportives, le couvre-feu ramené à 23h, maintien de la fermeture des cafés et des restaurants. 1 2 / 0 3 Règles COVID prolongées dans un souci de protection de la santé publique. 0 7 / 0 4 Les terrasses rouvrent. 2 3 / 0 4 Assouplissement de certaines règles sanitaires pour les activités musicales et sportives. 1 4 / 0 5 Allégements des mesures sanitaires: • Couvre-feu porté de 00h à 6h; • Réouverture de la totalité du secteur Horeca (avec test négatif à l’intérieur); • Suppression du huis clos pour le sport dans le respect des règles sanitaires. 1 2 / 0 6 • Fin du couvre-feu; • Nombre d’invités en privé et des clients par table dans l’Horeca revu à la hausse; • Instauration du CovidCheck. J A NVI E R F É V R I E R M A R S A V R I L M A I J U I N 2 0 2 1 2 9 / 0 2 1 er cas COVID-19 au Luxembourg. 2 6 / 0 5 Lancement de la stratégie du Large Scale Testing (LST). 1 6 / 0 3 Lockdown: écoles, restaurants, magasins fermés. 1 7 / 0 3 L’état de crise est décrété. 2 0 / 0 4 Mesures de distanciation et port du masque obligatoire pour les activités accueillant un public et les transports publics. 2 2 / 0 6 1 re "loi COVID". 2 6 / 1 1 Nouvelles restrictions: cafés, restaurants, salles de sport et établissements culturels ferment à nouveau. 2 9 / 1 0 Instauration du couvre- feu entre 23h et 6h et règle du "+ 4" pour les rassemblements privés. 2 0 / 0 5 Neistart Lëtzebuerg: nouvelles mesures de soutien pour préparer la relance économique. 2 4 / 0 6 Fin de l’état de crise; les deux premières "lois COVID" sont adoptées pour définir le cadre juridique et sanitaire. 2 9 / 1 2 Cap des 500 morts liés au COVID-19 dépassé. 2 8 / 1 2 1 re personne vaccinée au Luxembourg. 2 4 / 1 2 Deux semaines de " semi- confinement ". Fermeture des commerces " non essentiels " , couvre-feu à partir de 21h. F É V R I E R M A R S A V R I L M A I J U I N J U I LLE T A O Û T S E P T E M B R E O C T O B R E N O V E M B R E D É CEM B R E 2 0 2 0 Source: STATEC Rapport travail et cohésion sociale 10

Tableau 1 Le COVID-19 bouleverse aussi profondément les mouvements

de la population 2000 2010 Moyenne 2017-2019 2020 Par rapport à moyenne 2017-2019 Naissances 5 723 5 874 6 226 6 459 3.7% Décès 3 754 3 760 4 288 4 609 7.5% Solde naturel 1 969 2 114 1 938 1 850 -4.5% Immigrations 11 765 16 962 25 230 22 490 -10.9% Émigrations 8 121 9 302 14 470 14 870 2.8% Solde migratoire 3 644 7 660 10 761 7 620 -29.2% Solde total 5 613 9 774 12 699 9 470 -25.4% Sources: STATEC, CTIE Au cours de l’année 2020, la population a augmenté d’environ 8 600 per- sonnes, soit 4 400 unités de moins qu’en 2019. La croissance démogra- phique s’est principalement produite entre mi-janvier et mi-mars (+ 2 200 personnes) et entre mi-août et mi-novembre (+ 4 300), avec un pic de + 1 780 personnes entre mi-août et mi-septembre. Durant les autres mois, la population n’a que très peu augmenté suite à un considérable ralentissement des migrations. Une légère diminution de la population est même survenue entre mi-avril et mi-mai, période pendant laquelle les décès dus au COVID-19 étaient les plus importants. Le phénomène coïn- cide avec la période de confinement généralisé (lockdown) dans la plupart des pays européens.

Graphique 1 La population stagne entre mars et juin 2020 avant de repartir

à la hausse 642 000 638 000 634 000 630 000 626 000 622 000 618 000 juil.-19 août-19 sept.-19 oct.-19 nov.-19 déc.-19 janv.-20 févr.-20 mars-20 avr.-20 mai-20 juin-20 juil.-20 août-20 sept.-20 oct.-20 nov.-20 déc.-20 janv.-21 févr.-21 mars-21 avr.-21 mai-21 juin-21 juil.-21 Population
Sources: STATEC, CTIE

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