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115 Insee Références – Édition 2024 – Fiche 3.2 – Évolution de la consommation des ménages selon l’âge de 2009 à 2019  1. Évolution de la consommation de fruits, légumes et pommes de terre selon l'âge entre 2009 et 2019 -10 -5 0 5 10 15 20 25 30 35 40 Moins de 35 ans 35 à 49 ans 50 à 64 ans 65 ans ou plus en % Pommes de terre fraîches Pommes de terre surgelées Fruits1 Légumes2 1 Fruits frais (fruits tempérés, exotiques et agrumes), fruits au sirop, fruits secs et graines. 2 Légumes frais (tomates, carottes, salades, melons, endives), légumes transformés. Note : Les années de référence sont des moyennes triennales calculées de 2008 à 2010 pour l’année 2009 et de 2018 à 2020 pour l’année 2019. Lecture : Entre 2009 et 2019, les quantités de fruits achetées par les ménages de moins de 35 ans diminuent de 7 %. Champ : France métropolitaine hors Corse.  Source : Kantar Worldpanel, calculs FranceAgriMer.  2. Évolution de la consommation de produits carnés selon l’âge entre 2009 et 2019 -30 -20 -10 0 10 20 30 Moins de 35 ans 35 à 49 ans 50 à 64 ans 65 ans ou plus en % Viande de boucherie fraîche Volailles et lapins frais Jambon Charcuterie Viandes et volailles surgelées Note : Voir Note de la figure 1. Lecture : Entre 2009 et 2019, les quantités de viande de boucherie fraîche achetées par les ménages de moins de 35 ans diminuent de 17 %. Champ : France métropolitaine hors Corse.  Source : Kantar Worldpanel, calculs FranceAgriMer.  3. Évolution de la consommation de boissons alcoolisées selon l’âge entre 2009 et 2019 -30 -20 -10 0 10 20 30 40 50 60 Moins de 35 ans 35 à 49 ans 50 à 64 ans 65 ans ou plus en % Bière Spiritueux Produits intermédiaires1 Vins tranquilles Vins effervescents 1 Apéritifs à base de vins, vins de liqueurs et doux naturels. Note : Voir Note de la figure 1. Lecture : Entre 2009 et 2019, les quantités de spiritueux achetées par les ménages de 65 ans ou plus augmentent de 15 %. Champ : France métropolitaine hors Corse.  Source : Kantar Worldpanel, calculs FranceAgriMer.

116 Transformations de l’agriculture et des consommations alimentaires – Insee Références – Édition 2024 3.3 Achats de produits issus de l’agriculture biologique par les ménages français Entre 2015 et 2020, le marché français des produits alimentaires biologiques est très dynamique avec des taux de progression annuels globalement supérieurs à 10 %, exception faite de la distribution spécialisée en 2018 et 2019    figure 1. Sur la période étudiée, le nombre de magasins bio et l’offre bio en magasins se sont accrus. Tous les circuits de distribution profitent de l’essor du bio, notamment la distribution généraliste qui enregistre les taux d’évolution les plus élevés. En 2020, le marché biologique tous circuits de distribution confondus représente près de 13 milliards d’euros. Toutefois, l’année 2020 se caractérise par une augmentation plus modérée des dépenses des ménages en produits biologiques que les années précédentes (+12 % sur un an), alors même que le contexte sanitaire lié à l’épidémie de Covid‑19 et les confinements successifs ont été favorables aux achats pour le domicile. Depuis, les achats diminuent : selon IRI, entreprise de conseil spécialisée dans la consommation, le total des achats des ménages en produits de grande consommation et produits frais en libre‑service bio baisse de 2,6 % en volume en 2021, et de 7,8 % en 2022. Les dépenses en produits d’épicerie bio augmentent jusqu’en 2020, dernières données disponibles pour ces produits. Entre 2016 et 2020, les taux annuels d’évolution se situent entre 10 % et plus de 25 %. Les dépenses dans le rayon pains et céréales bio, hors boulangerie, augmentent très fortement, malgré un ralentissement depuis 2018 (+11 % en 2020, contre +25 % en 2017)    figure 2. Pour les produits sucrés, les matières grasses ou encore les boissons, les dépenses augmentent en 2020 de plus de 13 %, mais là aussi, moins que les années précédentes. Les données disponibles jusqu’en 2022 pour les produits frais traditionnels confirment le ralentissement du marché du bio, déjà amorcé pour les produits d’épicerie avant 2020. L’année 2021 marque une rupture de tendance : quel que soit le produit bio, les quantités achetées par les ménages diminuent. Cette baisse se poursuit et s’accentue en 2022    figure 3. Les quantités achetées de lait bio baissent en 2021, puis en 2022 (‑8 %). Les achats de fruits et légumes bio diminuent en 2022 pour la deuxième année consécutive après plusieurs années de hausse (‑9 % pour les fruits, ‑12 % pour les légumes), tout comme les achats d’œufs bio qui diminuent de 11 % en 2022 face à la concurrence accrue des œufs plein air (+3 %). Enfin, dans un marché de la viande largement orienté à la baisse, les achats de poulet bio diminuent et ce davantage que les produits conventionnels (‑15 % pour le poulet bio, contre ‑11 % pour le conventionnel). Un des facteurs qui explique le recul des achats de produits alimentaires bio depuis 2022 est la différence de prix entre un produit conventionnel et un produit bio qui amène certains consommateurs de produits bio à y renoncer, d’autant plus que le contexte est inflationniste    figure 4. L’offre croissante d’autres labels, comme le « local et d’origine France », vient de plus en plus concurrencer les produits biologiques avec un prix souvent plus attractif. Depuis la crise sanitaire, les consommateurs semblent porter un intérêt croissant pour ces labels, au détriment des produits issus de l’agriculture biologique.  Définitions Les produits de grande consommation d’épicerie comprennent tous les produits gencodés, c'est-à-dire porteurs d’un code‑barres. Les pains et céréales intègrent les pains suivants, vendus dans les rayons épicerie et surgelés de lieux de distribution à l'exception des boulangeries et pâtisseries : les pains traditionnels (baguette, campagne, complet, etc.), les pains spéciaux (type blinis, fougasse, pain pour hamburger, toast, etc.) et les pains de mie. Ce groupe de produits comprend également les biscottes, les viennoiseries, les pâtisseries (fraîches préemballées avec code-barres, industrielles et surgelées), les gâteaux secs, gaufres et crêpes, les pizzas, quiches et tourtes, le riz, les pâtes, les farines et graines de céréales, la semoule, les préparations à base de céréales (y compris les céréales pour le petit-déjeuner), les plats cuisinés à base de pâtes, les pâtes à tarte, les sandwichs sous vide et les légumineuses. Les produits frais traditionnels désignent les fruits et légumes (6 fruits et 9 légumes), les produits laitiers (beurre, yaourts, lait), les œufs et le poulet (poulet entier prêt à cuire et les découpes).  Pour en savoir plus • « Le marché alimentaire bio en 2020 », Agence bio et AND International, édition 2021. • « Les tendances du marché des PGC », IRI Vision le mensuel. • Kantar Worldpanel (base de données).

117 Insee Références – Édition 2024 – Fiche 3.3 – Achats de produits issus de l’agriculture biologique par les ménages français  1. Évolution annuelle du chiffre d'affaires des produits alimentaires biologiques par circuit de distribution 0 5 10 15 20 25 Distribution généraliste Distribution spécialisée bio Artisans commerçants Vente directe Ensemble en % 2017 2018 2019 2020 Lecture : Entre 2019 et 2020, le chiffre d'affaires des produits alimentaires biologiques, quel que ce soit le circuit, a augmenté de 12 %. Champ : France métropolitaine.  Sources : FranceAgriMer ; Agence Bio ; AND International.  2. Évolution annuelle des dépenses réalisées en produits bio par les ménages et par grands rayons1 entre 2016 et 2020 en % 0 5 10 15 20 25 30 Pains et céréales Matières grasses Produits sucrés Boissons Autres produits 2016 2017 2018 2019 2020 1 Les dépenses alimentaires par grands rayons sont reconstituées à partir du panel consommateurs Kantar. Lecture : Entre 2019 et 2020, les dépenses alimentaires de pains et céréales biologiques ont augmenté de 11 %. Champ : France métropolitaine.  Source : Kantar Worldpanel, calculs FranceAgriMer.  3. Évolution des quantités de produits frais bio achetées par type de produit depuis 2015 80 100 120 140 160 180 200 220 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 indice base 100 en 2015 Lait Yaourts Fruits Légumes Œufs Poulets entiers PAC1 Découpes poulet1 PAC : prêt à cuire. 1 Indice base 100 en 2016 pour le poulet entier ou en découpes. Lecture : Entre 2015 et 2022, les quantités achetées de yaourts bio ont augmenté de 54 %. Champ : France métropolitaine. Source : Kantar Worldpanel, calculs FranceAgriMer.  4. Prix moyens et écarts de prix entre produits bio et non bio au cours de l'année 2020 Produit Prix du bio Prix du conventionnel Écart de prix (val. absolue) Écart de prix (val. relative) (en euros par kilogramme ou par litre) (en %) Farine 1,90 0,80 1,10 137,5 Pâtes 3,80 2,50 1,30 52,0 Huile alimentaire 7,70 3,20 4,50 140,6 Jus de fruits 2,10 1,50 0,60 40,0 Lait 1,10 0,90 0,20 22,2 Sucre 4,10 1,20 2,90 241,7 Beurre 10,00 7,90 2,10 26,6 Lecture : En 2020, l'écart de prix entre un kilogramme de farine bio et un kilogramme de farine non bio est de 1,10 euro. Champ : France métropolitaine. Source : Kantar Worldpanel, calculs FranceAgriMer.

Fiches thématiques Enjeux environnementaux

120 Transformations de l’agriculture et des consommations alimentaires – Insee Références – Édition 2024 4.1 Émissions de GES et polluants atmosphériques issus de l’agriculture En 2022, avec 42,6 millions de tonnes équivalent CO2 (Mt CO2 eq) de CH4, 22,5 Mt CO2 eq de N2O et 10,9 Mt de CO2, les rejets de l’agriculture représentent 19 % des émissions nationales de gaz à effet de serre (GES)    figure 1, soit le deuxième secteur d’activité le plus émetteur après les transports (30 %). L’agriculture est le principal contributeur aux émissions nationales de N2O (87 %) et CH4 (70 %). Celles de CH4 (56 % des émissions de GES de l’agriculture) proviennent de l’élevage de ruminants, principalement bovins (84 %), ovins et caprins. Ces animaux disposent d’une digestion particulière qui leur fait éructer du CH4 (fermentation entérique). La gestion, en fumier ou en lisier, des déjections des animaux, riches en matières organiques, émet également du CH4 lors de leur fermentation. Le N2O constitue 30 % des émissions de GES du secteur agricole. Ces rejets résultent des réactions de nitrification‑dénitrification de l’azote provenant de l’épandage d’engrais (minéraux ou organiques) sur les sols pour leur fertilisation et des déjections des animaux. Les émissions de CO2 (14 %) sont liées aux consommations d’énergie fossile par les équipements agricoles (tracteurs, bâtiments d’élevage, serres, etc.). La stratégie nationale bas carbone (SNBC) vise une division par deux des émissions de GES du secteur agricole entre 1990 et 2050. Entre 1990 et 2022, elles ont diminué de 13 %, contre 25 % pour l’ensemble des secteurs d’activités. Les émissions de l’agriculture devront baisser quatre fois plus vite entre 2022 et 2050 pour atteindre les objectifs de la SNBC    figure 2. S’agissant des polluants atmosphériques, l’agriculture contribue à la quasi‑totalité des émissions nationales de NH3 (94 % en 2022). Ces rejets (514,2 milliers de tonnes) proviennent principalement de l’épandage d’engrais et d’amendements minéraux (25 %) et organiques (19 %), ainsi que des animaux à la pâture (16 %)    figure 3. 23 % des émissions sont issues de la gestion des déjections bovines au bâtiment. Sur la période 1990‑2022, les rejets de NH3 ont diminué de 20 % principalement à la suite de la réduction du cheptel des vaches laitières (‑37 % de 1990 à 2021) et des quantités d’engrais azotés minéraux épandus (‑26 % d’achat entre 1990 et 2021). L’agriculture émet également des particules dans l’air de manière directe et indirecte (formation de particules par réactions chimiques entre des polluants déjà présents dans l’air dont le NH3). Celles émises directement par l’agriculture sont principalement de grosse taille (54 % des émissions de TSP et seulement 2 % pour les PM1). Les grosses particules proviennent des activités liées aux cultures, alors que les particules les plus fines et le carbone suie sont issus de phénomènes de combustion. Sur la période 1990‑2022, les émissions de ces polluants ont baissé : -7 % pour les TSP et -87 % pour les PM1. Les activités agricoles sont également responsables en 2022 de 54 % des rejets de HCB par application de pesticides et de 36 % des émissions de COVNM (gestion du fumier, entrepôts d’ensilage, fonctionnement biologique des cultures principalement).  Sigles GES : gaz à effet de serre ; BC : black carbon ; Cd : cadmium ; CH4 : méthane ; CO : monoxyde de carbone ; CO2 : dioxyde de carbone ; COVNM : composés organiques volatils non méthaniques ; HCB : hexachlorobenzène ; N2O : protoxyde d’azote ; NH3 : ammoniac ; NOx : oxydes d’azote ; PM1 : particules de diamètre inférieur ou égal à 1 µm ; PM2,5 : particules de diamètre inférieur ou égal à 2,5 µm ; TSP : particules totales en suspension ; UTCATF : utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie.  Pour en savoir plus « Gaz à effet de serre et polluants atmosphériques – Bilan des émissions en France de 1990 à 2022 », Rapport d’inventaire Secten, Citepa, édition 2023.