133 Insee Références – Édition 2024 – Fiche 4.7 – Évolution des surplus d’azote et de phosphore 1. Surplus d’azote et de phosphore par hectare de SAU selon le flux et le poste en 2020 en kg par ha de SAU Postes Azote Phosphore Apports 145 18,3 Fertilisants minéraux, boues et composts 72 7,7 Déjections des herbivores (bovins, ovins, caprins) 47 7,3 Déjections des porcins, volailles et autres animaux d’élevage 10 3,1 Fixation par les légumineuses 10 /// Déposition atmosphérique 5 /// Semences 1 0,2 Exports 93 12,3 Cultures récoltées 35 5,8 Production fourragère 58 6,5 Surplus brut (apports-exports) 52 /// Émissions atmosphériques 19 /// Surplus net 33 /// Surplus /// 6,0 /// : absence de résultats due à la nature des choses. Lecture : En 2020 en France métropolitaine, les apports d’azote sont estimés à 145 kg par hectare de surface agricole utile (SAU). Champ : France métropolitaine. Sources : Agreste, Citepa, Unifa, Comifer. 2. Flux d’azote de 2000 à 2020 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 en kg par ha de SAU Apports Exports Surplus brut 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016 2018 2020 Lecture : En 2020 en France métropolitaine, un hectare de surface agricole utile (SAU) reçoit en moyenne 145 kg d’apports en azote et perd en moyenne 93 kg de ce minéral sous forme d’exports. Le surplus brut en azote (différence entre les apports et les exports) est cette année-là de 52 kg par hectare de SAU. Champ : France métropolitaine. Sources : Agreste, Citepa, Unifa, Comifer. 3. Flux de phosphore de 2000 à 2020 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016 2018 2020 en kg par ha de SAU Apports Exports 0 5 10 15 20 25 30 Surplus Lecture : En 2020 en France métropolitaine, un hectare de surface agricole utile (SAU) reçoit en moyenne 18,3 kg d’apports en phosphore et perd en moyenne 12,3 kg de ce minéral sous forme d’exports. Le surplus en phosphore (différence entre les apports et les exports) est cette année-là de 6 kg par hectare de SAU. Champ : France métropolitaine. Sources : Agreste, Citepa, Unifa, Comifer.
Annexes
136 Transformations de l’agriculture et des consommations alimentaires – Insee Références – Édition 2024
Glossaire
Artisanat commercial
L’artisanat commercial regroupe les
entreprises ayant pour activité la charcuterie,
la boulangerie, la boulangerie‑pâtisserie,
la pâtisserie, la cuisson de produits
de boulangerie. Les codes NAF rév. 2
correspondants sont respectivement :
10.13B, 10.71B, 10.71C et 10.71D.
Consommation finale d’énergie
La consommation finale d’énergie est
celle utilisée à toutes fins autres que la
transformation, le transport, la distribution et
le stockage d’énergie. Dans la consommation
finale d’électricité, il n’y a pas de distinction
selon la filière de production. Ainsi l’électricité
d’origine renouvelable est comptabilisée en
consommation finale d’électricité.
Consommation intermédiaire
Les consommations intermédiaires
correspondent aux biens et services
transformés ou entièrement consommés au
cours du processus de production.
Grande entreprise
Une grande entreprise est une entreprise
qui vérifie au moins une des deux conditions
suivantes : avoir au moins 5 000 salariés ; avoir
plus de 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires
et plus de 2 milliards d’euros de total de bilan.
Industrie manufacturière
L’industrie manufacturière regroupe les
industries de transformation des biens,
c’est‑à‑dire principalement des industries de
fabrication pour compte propre, mais elle
concerne aussi la réparation et l’installation
d’équipements industriels ainsi que des
opérations en sous‑traitance pour un tiers
donneur d’ordres. Cette activité correspond à
la section C de la NAF rév. 2. Elle intègre les
industries agroalimentaires.
Méthanisation
La méthanisation est un procédé basé sur
la dégradation par des micro‑organismes
de la matière organique (comme les résidus
agricoles), en conditions contrôlées et en
l’absence d’oxygène. La méthanisation permet
de produire du biogaz et du digestat.
Microexploitation
Voir Production brute standard (PBS).
Nomenclature d’activité française rév. 2
(NAF rév. 2)
La nomenclature d’activité française rév. 2
(NAF rév. 2) est la nomenclature des activités
économiques en vigueur en France depuis le
1er janvier 2008.
Orientation technico‑économique (Otex)
Voir Production brute standard (PBS).
Production brute standard (PBS) d’une
exploitation
La production brute standard (PBS) d’une
exploitation représente la valeur de sa
production potentielle exprimée en euros.
Elle est calculée en multipliant les surfaces
agricoles et les cheptels présents sur
l’exploitation par des coefficients représentant
la valeur de la production potentielle par
hectare de culture ou par tête d’animal, hors
aides. Ces coefficients, exprimés en euros,
sont calculés en moyenne sur cinq années
en fonction des valeurs moyennes des
rendements et des prix observés sur cette
période (pour le recensement agricole 2020,
les coefficients utilisés pour le calcul de la
PBS résultent des valeurs moyennes des
rendements et des prix observés de 2015
à 2019). Leur valeur est régionalisée lorsque
c’est possible.
La contribution de chaque culture et cheptel
à la PBS permet de classer les exploitations
selon leur spécialisation ou orientation
technico‑économique (Otex). Une
exploitation est considérée comme spécialisée
dans une production quand au moins
deux tiers de sa PBS est générée par cette
production.
La PBS d’une exploitation permet aussi
de classer les exploitations selon leur
137
Insee Références – Édition 2024 – Annexe – Glossaire
taille économique. Quatre catégories
de taille économique ont été définies en
2020 : micro/petite/moyenne/grande. Les
microexploitations sont les exploitations dont
la PBS est inférieure à 25 000 euros, les petites
exploitations celles dont la PBS est comprise
entre 25 000 et 100 000 euros, les exploitations
moyennes celles avec une PBS comprise
entre 100 000 et 250 000 euros et les grandes
exploitations celles de plus de 250 000 euros
de PBS.
Productivité apparente du travail
La productivité apparente du travail ne
tient compte que du seul facteur travail
comme ressource mise en œuvre. Le terme
« apparente » rappelle que la productivité
dépend de l’ensemble des facteurs de
production et de la façon dont ils sont
combinés. La productivité apparente du travail
est usuellement mesurée en rapportant la
richesse créée au facteur travail.
Résidu agricole
Les résidus agricoles sont les résidus d’origine
biologique provenant de l’agriculture, comme la
bagasse ou les parties non récoltées des cultures.
Sol artificialisé
Les sols artificialisés comprennent les sols
bâtis, les sols revêtus et les autres sols
artificialisés. Les sols bâtis comprennent
les immeubles et maisons d’habitation, les
immeubles de bureaux ou commerciaux,
les usines et les bâtiments agricoles, et les
espaces couverts seulement comme les halles
de marchés, les quais de gare ou les hangars
agricoles. Les sols revêtus comprennent les
routes, autoroutes, places, ronds‑points, parcs
de stationnement. Les autres sols artificialisés
comprennent les sols enherbés artificialisés :
jardins, pelouses, parcs et espaces verts
urbains, équipements sportifs et de loisirs
et les sols stabilisés : voies ferrées, chemins
forestiers, sols compactés par le passage
fréquent d’engins, mines, carrières, décharges,
chantiers, terrains vagues.
Sol naturel
Les sols naturels comprennent les sols boisés,
les landes et friches, les sols nus naturels, les
zones humides et sous les eaux et les surfaces
en herbe à usage ni agricole, ni artificiel. Les
sols boisés sont caractérisés à la fois par la
présence d’arbres d’essences forestières et
par l’absence d’autre utilisation prédominante
du sol. Les arbres atteignent une hauteur
minimale de 5 mètres et le taux de couvert
(projection des houppiers sur le sol) est
supérieur ou égal à 10 %. Ils comprennent
les forêts (sols boisés de surface unitaire
supérieure ou égale à 0,50 hectare – définition
FAO), les peupleraies (espaces boisés couverts
de peupliers cultivés plantés à intervalles
réguliers comprenant 3 rangs ou plus), les
bosquets (sols boisés de surface unitaire
inférieure à 0,50 hectare et comportant
4 arbres ou plus). Les haies et alignements
d’arbres (sols boisés de forme linéaire dont la
largeur moyenne – projection des houppiers
sur le sol – est comprise entre 3 et 20 mètres
et la longueur supérieure à 25 mètres) et,
dans les départements d’outre‑mer, les
mangroves leur sont rattachés. Les landes
et friches, appelées selon les régions landes,
friches, maquis, garrigues ou savanes, sont
caractérisées par la présence d’arbustes et de
végétaux ligneux ou semi‑ligneux bas (moins
de 5 mètres) sur plus de 10 % de la superficie.
Il peut aussi y avoir des arbres épars (de plus
de 5 mètres) qui couvrent moins de 10 % de
la superficie. Les sols nus naturels sont les
zones où le couvert végétal occupe moins de
25 % de la surface. Ils comprennent les dunes
littorales, les plages de sable ou de galets, les
zones à roche affleurante, les éboulis, etc. Les
zones humides et sous les eaux comprennent
les eaux intérieures courantes ou non, les
marais salants et étangs d’eau saumâtre, les
tourbières et marais intérieurs, les estuaires,
les glaciers et neiges éternelles. Les surfaces
en herbe classées en sols naturels concernent
des superficies de sylviculture, de chasse,
de protection du milieu naturel ou sont
sans usage.
Taille économique
Voir Production brute standard (PBS).
Taux d’exportation
Le taux d’exportation est la part du chiffre
d’affaires à l’export dans le chiffre d’affaires
total.
138 Transformations de l’agriculture et des consommations alimentaires – Insee Références – Édition 2024 Taux d’investissement Le taux d’investissement (statistique d’entreprise) est la part des investissements corporels bruts hors apport dans la valeur ajoutée. Taux de valeur ajoutée Le taux de valeur ajoutée est le rapport de la valeur ajoutée au chiffre d’affaires. Valeur ajoutée brute La valeur ajoutée brute est égale à la production valorisée au prix de base diminuée des consommations intermédiaires. Valeur ajoutée brute au coût des facteurs La valeur ajoutée brute au coût des facteurs s’obtient en ajoutant à la valeur ajoutée brute les subventions d’exploitation et en déduisant les impôts sur la production.
Parus • Sécurité et société, édition 2021 • Femmes et hommes, l’égalité en question, édition 2022 • Immigrés et descendants d’immigrés, édition 2023 • Emploi, chômage, revenus du travail, édition 2023 • France, portrait social, édition 2023 Les Tableaux de l’économie française sont désormais disponibles sous la forme d’un tableau de bord interactif sur insee.fr. À paraître • Revenus et patrimoine des ménages, édition 2024 Dans la même collection
PARAGON TRANSACTION – 39 rue des Rivières Saint-Agnan – 58200 COSNE-COURS-SUR-LOIRE Dépôt légal : février 2024
Insee Références
Édition 2024
ISSN 1639-4968
ISBN 978-2-11-162424-5
REF. AGRI24
Février 2024 - Prix 25 €
Transformations de l’agriculture
et des consommations alimentaires
Transformations de l’agriculture
et des consommations alimentaires
L’Insee et le Service de la Statistique et de la Prospective (SSP) du ministère de l’Agriculture
et de la Souveraineté alimentaire, en collaboration avec les services du ministère de la
Transition écologique et de la Cohésion des territoires, FranceAgriMer et l’Inrae, dressent
dans cet ouvrage un panorama des principales transformations de l’agriculture française
sur les 50 dernières années et de ses principaux enjeux économiques, sociaux et
environnementaux actuels.
La vue d’ensemble brosse un portrait économique des secteurs agricole et agroalimentaire.
Un encadré fait le point sur les revenus et le niveau de vie des ménages agricoles.
L’ouvrage propose ensuite quatre dossiers. Le premier témoigne de la concentration et
de la spécialisation des exploitations agricoles à l’œuvre depuis 1970. Le deuxième compare
les performances économiques de l’agriculture biologique avec celles de l’agriculture
conventionnelle en 2020. Le troisième présente l’évolution de la consommation alimentaire
sur la dernière décennie, par famille de produits et niveau de revenu des ménages.
Le quatrième dossier décrit les enjeux environnementaux auxquels l’agriculture contribue
et doit faire face.
En outre, vingt-sept fiches thématiques fournissent une synthèse des connaissances et
des chiffres de référence sur l’économie du secteur, les caractéristiques des exploitations
agricoles, la consommation alimentaire et les sujets environnementaux.
Retrouvez l'ouvrage ainsi que les données sur
insee.fr et agreste.agriculture.gouv.fr