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99 Insee Références – Édition 2024 – Fiche 2.3 – Nombre d’exploitations  1. Nombre d'exploitations agricoles de 1970 à 2020 0 200 400 600 800 1 000 1 200 1 400 1 600 1 800 1970 1979 1988 2000 2010 2020 en milliers Lecture : En 1988, la France métropolitaine comptait 1 016,8 milliers d'exploitations agricoles. Champ : France métropolitaine. Source : Agreste, recensements agricoles.  2. Nombre d'exploitations selon la spécialisation en 2010 et 2020 0 20 40 60 80 100 120 140 Fruits Horticulture, maraîchage Porcins, volailles Ovins, autres herbivores Polyculture, polyélevage Viticulture Bovins Grandes cultures en milliers 2020 2010 Lecture : Les exploitations viticoles sont au nombre de 59 032 en 2020, contre 70 019 en 2010. Champ : France métropolitaine. Source : Agreste, recensements agricoles 2010 et 2020.  3. Nombre d'exploitations dans l'Union européenne en 2010 et 2020 0 1 000 2 000 3 000 4 000 Luxembourg Malte Estonie Slovaquie Tchéquie Chypre Belgique Danemark Finlande Pays-Bas Suède Lettonie Slovénie Autriche Irlande Lituanie Bulgarie Croatie Hongrie Allemagne Portugal France Grèce Espagne Italie Pologne Roumanie en milliers 2020 2010 Lecture : En 2020, la Roumanie compte 3 859 040 exploitations. Champ : Union européenne. Sources : Agreste ; Eurostat.  4. Production brute standard (PBS) moyenne par exploitation dans l'Union européenne en 2020 en milliers d'euros 150 50 300 500 © IGN - Insee - MASA-SG-SSP 2024 Lecture : Dans la région Bretagne, la PBS moyenne par exploitation est comprise entre 150 000 et 300 000 euros. Champ : Union européenne. Source : Eurostat.

100 Transformations de l’agriculture et des consommations alimentaires – Insee Références – Édition 2024 2.4 Statut et mode de faire‑valoir des exploitations En 2020, en France métropolitaine, 58 % des exploitations agricoles sont des exploitations individuelles et 42 % des sociétés (EARL, GAEC, etc.). La part des exploitations individuelles diminue de 11,4 points entre 2010 et 2020. En revanche, toutes les formes sociétaires augmentent : +3,3 points pour les EARL, +3,4 points pour les GAEC et +4,7 points pour les autres formes    figure 1. La répartition des statuts est très variable selon l’orientation des exploitations, ce qui s’explique principalement par l’organisation du travail et les besoins en capitaux. Ainsi, en bovins lait, la traite journalière des vaches et l’achat de machines de traite favorisent le recours à des formes sociétaires afin que les exploitants puissent se dégager du temps libre et réduire les risques financiers. En bovins viande, les exploitations individuelles sont prépondérantes, l’élevage extensif permettant des coûts de production et des besoins de main‑d’œuvre plus faibles. Les formes sociétaires sont localisées principalement dans le nord de la France et sur la côte atlantique, tout particulièrement en Bretagne, ainsi que dans le Bassin parisien et le Grand Est. Cette géographie s’explique pour partie par la localisation des élevages de bovins lait ou mixte, de porcins et de volailles. Ceux‑ci sont plus souvent gérés dans le cadre d’une société    figure 2. En 2020, le fermage reste le mode de faire‑valoir le plus répandu en France métropolitaine. Il concerne 51 % de la surface agricole utilisée (SAU). Les autres terres sont mises en valeur en faire‑valoir direct (20 % de la SAU) ou par des exploitations sous forme sociétaire qui les louent auprès de leurs associés (27 % de la SAU)    figure 3. La part de terres mises en fermage diminue de 9 points entre 2010 et 2020, alors que la location auprès des associés augmente de façon comparable (+12 points). Cette évolution témoigne de l'évolution des formes juridiques et, en particulier, de l’augmentation des formes sociétaires. En 2020, un tiers des exploitations individuelles sont propriétaires de la totalité de leurs terres et un quart des sociétés sont propriétaires en propre ou via leurs associés de la totalité des terres qu'ils exploitent. Près de 50 % des exploitations individuelles et 60 % des sociétés louent une partie des terres qu'elles exploitent auprès de tiers. La mise en valeur de terres exclusivement en fermage concerne 17 % des exploitations individuelles et 13 % des sociétés    figure 4.  Définitions Une exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL) est une forme de société civile spécifique à l’agriculture, régie par le Code rural. La société unipersonnelle ou entre époux est admise, la participation de tous les associés aux travaux n’est pas obligatoire. En revanche, les associés ne disposent pas de la transparence juridique. La responsabilité financière des associés est limitée. Un groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC) est une forme de société spécifique à l’agriculture, régie par le Code rural. Le GAEC se caractérise par la participation de tous les associés aux travaux, une responsabilité financière limitée et le principe de transparence : les associés conservent leur statut de chef d’exploitation sur le plan économique, social et fiscal. Le fermage désigne des terres louées auprès de tiers moyennant le versement d’un loyer d’un montant fixe. Le faire‑valoir décrit le type de relations existant entre le propriétaire des terres agricoles et l’exploitant. Le faire‑valoir direct désigne des terres possédées par l’exploitant.  Pour en savoir plus Agreste Graph’Agri 2023, janvier 2024.

101 Insee Références – Édition 2024 – Fiche 2.4 – Statut et mode de faire‑valoir des exploitations  1. Répartition des exploitations agricoles selon le statut 0 10 20 30 40 50 60 70 Autres statuts Groupements agricoles d’exploitation en commun (GAEC) Exploitations agricoles à responsabilité limitée (EARL) Exploitations individuelles en % 2020 2010 Lecture : En 2020, 11,0 % des exploitations agricoles sont des groupements agricoles d’exploitation en commun (GAEC). Champ : France métropolitaine. Source : Agreste, recensements agricoles 2010 et 2020.  2. Répartition des exploitations selon le statut pour chaque orientation en 2020 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Ensemble Bovins lait Porcins, volailles Bovins mixte Polyculture et polyélevage Grandes cultures Maraîchage, horticulture Viticulture Cultures fruitières Bovins viande Ovins, caprins et autres herbivores en % Exploitations individuelles Exploitations agricoles à responsabilité limitée (EARL) Groupements agricoles d’exploitation en commun (GAEC) Autres statuts Lecture : En 2020, 41,0 % des élevages spécialisés en bovins lait sont des groupements agricoles d’exploitation en commun (GAEC). Champ : France métropolitaine.  Source : Agreste, recensement agricole 2020.  3. Répartition de la surface agricole utilisée des exploitations selon le mode de faire-valoir 2020 2010 0 10 20 30 40 50 60 70 Faire-valoir direct Locations auprès de tiers (fermage) Location auprès des associés Autres en % Lecture : En 2020, 20,1 % des terres agricoles sont exploitées en faire-valoir direct. Champ : France métropolitaine.  Source : Agreste, recensements agricoles 2010 et 2020.  4. Répartition des exploitations individuelles et des formes sociétaires selon le mode de faire-valoir a. Exploitations individuelles Propriétaires et locataires auprès de tiers1 47,5 % Propriétaires 33,6 % Locataires auprès de tiers (fermage) 16,8 % Sans terre 2,1 % b. Formes sociétaires Propriétaires et locataires auprès de tiers1 31,6 % Locataires auprès d'associés et de tiers2 28,0 % Sans terre 1,8 % Locataires auprès d'associés2 18,0 % Propriétaires 7,7 % Locataires auprès de tiers (fermage) 12,9 % 1 Surface agricole utilisée (SAU) en faire-valoir direct et en location auprès de tiers.  2 Y compris faire-valoir direct éventuel. Lecture : En 2020, 33,6 % des exploitations individuelles sont strictement propriétaires de leurs terres. Champ : France métropolitaine.  Source : Agreste, recensement agricole 2020.

102 Transformations de l’agriculture et des consommations alimentaires – Insee Références – Édition 2024 2.5 Main‑d’œuvre agricole En France métropolitaine en 2020, la quantité de travail mobilisée par les exploitations agricoles correspond à 675 000 équivalents temps plein (ETP). Les chefs d’exploitation, et les coexploitants en cas de forme sociétaire, en représentent la plus grande part, avec 391 200 ETP, soit 58 % des ETP agricoles    figure 1. Cette part est stable entre 2010 et 2020, tandis que l’emploi familial, fréquent sur les exploitations, diminue (8 % des ETP agricoles en 2020, contre 12 % en 2010) au profit de salariés permanents non familiaux (20 % des ETP agricoles en 2020, contre 17 % en 2010). Certaines étapes de la production agricole, en particulier la récolte, nécessitent un renfort ponctuel de main‑d’œuvre, apporté par des travailleurs saisonniers ou occasionnels. Ceux‑ci représentent 11 % du total des ETP en 2020, comme en 2010. Par ailleurs, pour certaines tâches spécialisées, qui demandent souvent l’usage de machines spécifiques, les exploitants peuvent faire appel à des prestataires externes – entreprises de travaux agricoles (ETA) ou coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma). Ce volume de travail externalisé augmente, passant de 1,6 % des ETP agricoles en 2010 à 2,4 % en 2020. L’emploi agricole ne s’effectue pas toujours à temps plein, y compris pour les permanents. 32 % des exploitants et 35 % des salariés permanents non familiaux exercent ainsi à temps partiel. Le temps partiel est encore plus fréquent parmi les membres de la famille travaillant sur l’exploitation, puisqu’il concerne 65 % d’entre eux    figure 2. Le volume de travail au sein d’une exploitation varie selon son orientation technico‑économique (Otex). Les exploitations spécialisées en maraîchage ou en horticulture nécessitent le plus de main‑d’œuvre. En moyenne en 2020, elles emploient ainsi 4,3 personnes en équivalent temps plein : 1,4 ETP pour les exploitants et leurs familles, 1,8 ETP pour les salariés permanents hors famille (42 % des ETP de la filière) et 1,1 ETP pour les saisonniers ou occasionnels (26 %)    figure 3. Le recours à la main‑d’œuvre autre que l’exploitant et sa famille est également relativement fréquent en cultures fruitières (0,5 ETP permanent hors exploitant et sa famille et 1,0 ETP saisonnier ou occasionnel), en viticulture (0,7 et 0,4 ETP) et dans les élevages de porcins ou de volailles (0,6 et 0,1 ETP). Au total, du fait de leur nombre plus élevé, les exploitations viticoles emploient le plus grand nombre de saisonniers ou occasionnels (28 % du total des ETP des saisonniers ou occasionnels), devant les exploitations maraîchères et horticoles (22 %), suivies des exploitations de cultures fruitières (21 %). Dans les élevages bovins pour la production de lait, ou combinant lait et viande, la main‑d’œuvre est davantage familiale : sur les 2,1 ETP travaillant sur l’exploitation, 1,8 ETP est fourni par le travail des exploitants et des membres de leur famille. Le volume total de main‑d’œuvre est plus restreint dans les élevages ovins, caprins ou équins et dans les élevages de bovins pour la production de viande (1,3 ETP par exploitation), ainsi que dans les exploitations de grandes cultures (1,1 ETP), par exemple céréalières.  Définitions Un équivalent temps plein (ETP) correspond au travail d’une personne à plein temps pendant une année entière (un ETP = au moins 1 607 heures travaillées sur l’année). Un salarié est considéré comme permanent lorsqu’il travaille pendant huit mois de l’année ou plus sur l’exploitation. Orientation technico‑économique (Otex) : voir Glossaire.  Pour en savoir plus • « Estimations d’emploi agricole ; emploi 2020 et estimations provisoires 2021 », Agreste Les Dossiers n° 1, mars 2023. • Agreste Graph’Agri 2023, janvier 2024. • « Recensement agricole 2020 – Main‑d’œuvre et externalisation des travaux : le volume de travail des salariés permanents non familiaux augmente de 8 % en dix ans », Agreste Primeur n° 11, juillet 2022.

103 Insee Références – Édition 2024 – Fiche 2.5 – Main‑d’œuvre agricole  1. Équivalents temps plein (ETP) agricoles en 2010 et en 2020 Chefs d'exploitation ou coexploitants Membres de la famille Salariés permanents (hors famille) Travailleurs saisonniers ou occasionnels ETA1, Cuma2 0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 en milliers d'ETP 2010 2020 1 ETA : Entreprise de travaux agricoles.  2 Cuma : Coopérative d’utilisation de matériel agricole. Lecture : En France métropolitaine, la quantité de travail des chefs d’exploitation ou des coexploitants représente 391 200 équivalents temps plein en 2020, contre 445 800 en 2010. Champ : France métropolitaine. Source : Agreste, recensements agricoles 2010 et 2020.  2. Temps de travail annuel des permanents agricoles en 2020 Chefs d'exploitation ou coexploitants Permanents familiaux Salariés permanents non familiaux 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 en % Moins d'un quart-temps D'un quart-temps à moins d'un mi-temps Un mi-temps Plus d'un mi-temps à moins de trois quarts-temps De trois quarts-temps à moins d'un temps complet Temps complet Lecture : En France métropolitaine en 2020, 68 % des chefs d’exploitation ou coexploitants travaillent à temps complet. Champ : France métropolitaine. Source : Agreste, recensement agricole 2020.  3. Équivalents temps plein (ETP) moyens par exploitation en 2020 selon l’orientation technico-économique Chefs d'exploitation, coexploitants, membres de la famille Travailleurs saisonniers ou occasionnels Salariés permanents (hors famille) ETA1, Cuma2 Ensemble Grandes cultures Bovins viande Ovins, caprins ou autres herbivores Polyculture, polyélevage Porcins, volailles Bovins lait ou mixte Viticulture Cultures fruitières Maraîchage, horticulture 0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0 4,5 en ETP 1 ETA : Entreprise de travaux agricoles.  2 Cuma : Coopérative d’utilisation de matériel agricole. Lecture : En moyenne en 2020, une exploitation agricole de France métropolitaine emploie 1,7 ETP pour assurer sa production, dont 1,1 ETP pour le chef d’exploitation ou les coexploitants ainsi que les membres de leur famille. Champ : France métropolitaine. Source : Agreste, recensement agricole 2020.