161 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 5.5 – Cyberdélinquance 1. Atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données selon le type d’attaque Part (en %) Accès illégal à un système informatique 68 Interférence illégale avec un système ou des données informatiques 29 Interception ou accès illégal à des données informatiques 2 Autres atteintes aux systèmes informatiques 1 Ensemble 100 Note : la classification des types d’attaques correspond à la sous-catégorie des atteintes aux systèmes informatiques de la nomenclature française des infractions (NFI) articulée avec la classification internationale des infractions à des fins statistiques (ICCS). Champ : France. Source : SSMSI, base des infractions enregistrées par la police et la gendarmerie 2019. 2. Entreprises de 10 salariés ou plus ayant subi un incident de sécurité informatique selon le secteur d’activité en % Types d’incident de sécurité informatique Indisponibilité des services informatiques Destruction ou altération de données Divulgation de données confidentielles Tous incidents confondus Industrie, industrie manufacturière 1 6 1 15 Construction 12 7 2 15 Commerce de gros 14 8 3 19 Commerce de détail 10 3 2 12 Transports et entreposage 8 6 3 13 Hébergement et restauration 7 5 1 9 Information et communication 14 7 3 17 Activités spécialisées, scientifiques et techniques 16 9 3 21 Activités de services administratifs et de soutien, activités immobilières 14 6 2 18 Champ : entreprises de 10 personnes ou plus implantées en France, secteurs principalement marchands hors secteurs agricole, financier et assurance. Source : Insee, enquête TIC entreprises 2019. 3. Personnes de 15 ans ou plus déclarant avoir été confrontées à un problème de sécurité informatique 0 10 20 30 40 50 Réception de messages invitant à se connecter à un site frauduleux (hameçonnage, phishing) Redirection vers un site frauduleux invitant à fournir des données personnelles Usage frauduleux de carte de crédit Prise de contrôle d'un compte sur les réseaux sociaux ou de la boîte mail et d'un post ou d'envoi de leur contenu à un tiers sans accord Perte de documents, photos ou d'autres données à cause d'un virus ou d'une infection de l'ordinateur (cheval de Troie, etc.) Utilisation abusive des données personnelles avec pour conséquence du harcèlement, une discrimination Vol d'identité en % Champ : personnes de 15 ans ou plus vivant en France dans un ménage ordinaire. Source : Insee, enquête TIC ménages 2019. 4. Infractions commises à l’aide d’un moyen « cyber » 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 Fraude Exploitation sexuelle Actes liés à la liberté d'expression ou à ses limites Actes portant atteinte à l'intimité de la personne Atteintes à la propriété intellectuelle Contrainte (extorsion, chantage) Diffamation ou insulte Terrorisme Actes visant à provoquer la peur ou la détresse émotionnelle (harcèlement) Aide ou incitation au suicide Discrimination en % Notes : les infractions sont regroupées selon les catégories de la Nomenclature française des infractions (NFI) articulée avec la Classification internationale des infractions à des fins statistiques (ICCS). Seuls les groupes pour lesquels plus de 5 % des infractions concernent la cyberdélinquance sont représentés. Champ : France. Source : SSMSI, base des infractions enregistrées par la police et la gendarmerie 2019.
Fiches Professionnels de la sécurité et de la justice
164 Sécurité et société – Insee Références – Édition 2021 6.1 Policiers et gendarmes En 2019, l’État emploie 224 000 policiers et gendarmes, soit 9 % de ses agents. Ces personnels se répartissent en 4 catégories hiérarchiques qui ont chacune des missions déterminées, nonobstant certaines différences inhérentes aux spécificités de la police et de la gendarmerie nationales figure 1. Les personnels de catégorie A+ (commissaires de police, colonels et lieutenants‑colonels de gendarmerie ; 2 % de l’ensemble des policiers et gendarmes) dirigent les services de police ou de gendarmerie dont ils assument la responsabilité opérationnelle et organique. Les agents de catégorie A (officiers de police et, en gendarmerie : chefs d’escadron, capitaines, lieutenants ; 5 %) assurent les fonctions de commandement opérationnel des services et d’expertise supérieure en matière de police et de sécurité. Les personnels de catégorie B (gradés et gardiens de la paix de la police nationale et sous‑officiers de gendarmerie), sont les plus nombreux (83 %), et travaillent au plus près de la population : ils assurent les fonctions d’aide et d’assistance aux personnes, de prévention et de répression de la délinquance. Les adjoints de sécurité et les gendarmes adjoints volontaires (10 %), personnels non titulaires de catégorie C, assistent respectivement les gardiens de la paix et les sous‑officiers de gendarmerie dans leurs missions. Ils concourent également à l’accueil et à l’information du public. Policiers et gendarmes sont âgés en moyenne de 38,5 ans. La part des femmes est de 21 % contre 57 % en moyenne dans la fonction publique de l’État figure 2. Cette proportion est plus importante parmi les agents plus jeunes, indiquant une féminisation récente des forces de sécurité. Elle s’élève à 27 % pour les moins de 30 ans puis diminue régulièrement avec l’âge, pour s’établir à 10 % pour les 50 ans ou plus. Ainsi, les femmes sont en moyenne plus jeunes que les hommes (35 ans contre 39). Par ailleurs, 97 % des policiers et gendarmes exercent leurs fonctions à temps complet. Le temps partiel, impossible statutairement pour les gendarmes et plus généralement pour les militaires, est également peu utilisé chez les policiers. Relativement à la population française, le taux de policiers et gendarmes s’établit à 34 agents pour 10 000 habitants figure 3. Leur répartition par département est largement liée à l’organisation des services. Le département de Paris est celui qui recense le plus de personnels de police et de gendarmerie par rapport à sa population (117 pour 10 000 habitants), en raison notamment de la présence de l’administration centrale du ministère de l’Intérieur et de sites sensibles ou touristiques requérant une forte surveillance policière (Palais de l’Élysée, Tour Eiffel, etc.). De même, certains départements se singularisent par la présence d’une école de formation de la police ou de la gendarmerie. Par exemple, la Haute‑Marne (65 policiers et gendarmes pour 10 000 habitants) et la Corrèze (62 pour 10 000 habitants) accueillent respectivement les écoles de gendarmerie de Chaumont et de Tulle, le Gard (47 pour 10 000 habitants) et la Dordogne (44 pour 10 000 habitants), respectivement les écoles de police de Nîmes et de Périgueux. Ailleurs, les taux de policiers et gendarmes par habitant varient de moins de 20 pour 10 000 habitants en Vendée, dans les Deux‑Sèvres, le Maine‑et‑Loire et la Côte d’Armor, à plus de 45 pour 10 000 habitants, par exemple, dans les deux départements corses, mais aussi dans la Meuse, les Hautes‑Alpes ou en Guyane. Ces disparités s’expliquent par le mode de répartition des effectifs qui ne s’appuie pas uniquement sur les populations résidentes, mais tient compte également de critères tels que le nombre d’infractions enregistrées, la physionomie du territoire qui agit sur les temps d’intervention des équipes (dans certains départements de montagne par exemple) ou encore la présence de sites stratégiques (comme la base de lancement spatial de Kourou en Guyane). Avertissement Les effectifs ont été extraits de la base Siasp (système d’information des agents des services publics) produite par l’Insee, à partir des fichiers de paye. Ils ne comprennent pas les effectifs de Mayotte et des communautés d’outre‑mer (COM). Le champ retenu pour cette analyse est celui des postes principaux et non‑annexes (liés à un nombre d’heures et à un salaire minimal perçu au cours du mois). Les effectifs peuvent donc différer de ceux recensés par les ministères.
165 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 6.1 – Policiers et gendarmes 1. Répartition des policiers et gendarmes par catégorie hiérarchique, en 2019 A 5,4 % B 83,0 % C 9,8 % A+ 1,9 % Note : les policiers ont été identifiés à partir des grades, les gendarmes à partir de la profession et de la catégorie socioprofessionnelle (PCS). Lecture : au 31 décembre 2019, 1,9 % des policiers et gendarmes assurent des missions de catégorie A+. Champ : France, hors Mayotte. Source : Insee, Siasp 2019. 2. Répartition par âge et sexe des policiers et gendarmes, en 2019 4 2 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18‑19 20‑24 25‑29 30‑34 35‑39 40‑44 45‑49 50‑54 55‑59 60 ou + en % Âge en années Femmes Hommes Note : les policiers ont été identifiés à partir des grades, les gendarmes à partir de la profession et de la catégorie socioprofessionnelle (PCS). Lecture : en 2019, 14,4 % des policiers et gendarmes sont des hommes âgés de 45 à 49 ans. Champ : France, hors Mayotte. Source : Insee, Siasp 2019. 3. Répartition départementale des policiers et gendarmes, en 2019 © IGN‑Insee 2021 non disponible pour 10 000 habitants 35 20 45 65 Note : les policiers ont été identifiés à partir des grades, les gendarmes à partir de la profession et de la catégorie socioprofessionnelle (PCS). Lecture : en 2019, dans les Ardennes, il y a 35 policiers et gendarmes pour 10 000 habitants. Champ : France, hors Mayotte. Source : Insee, Siasp 2019, recensement de la population 2017.
166
Sécurité et société – Insee Références – Édition 2021
6.2 Personnels de la justice intervenant dans la chaîne pénale
En 2019, 59 400 agents du ministère de la Justice
interviennent, principalement, dans la chaîne
pénale allant de l’enregistrement de l’affaire
introduite devant le parquet à la prise en charge
des auteurs d’infractions (soit 2 % des agents de
l’État)
figure 1.
Plus précisément, 9 100 magistrats orientent
et jugent les affaires introduites devant la
justice, sans que l’on puisse, ici, isoler ceux qui
exercent en juridiction pénale. 12 500 greffiers
enregistrent les affaires reçues, assistent
les magistrats et authentifient les actes
juridictionnels.
Dans les établissements pénitentiaires,
29 300 personnels de surveillance ont pour
mission première la garde des personnes
détenues et participent à leur réinsertion.
3 900 conseillers pénitentiaires d’insertion
et de probation (CPIP) assurent, sur décision
judiciaire, la prise en charge socio‑éducative et
d’insertion des personnes placées sous‑main de
justice en détention ou en milieu ouvert afin de
prévenir les risques de récidive. 4 600 éducateurs
de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ)
interviennent auprès des mineurs délinquants,
en vue de favoriser leur évolution, leur insertion,
et de prévenir la récidive.
Ces personnels sont âgés en moyenne de 42 ans
figure 2. Les magistrats sont en moyenne
les plus âgés (46 ans) et les CPIP les plus jeunes
(41 ans).
La part des femmes varie fortement d’un corps
à l’autre : de 22 % parmi les personnels de
surveillance à 87 % parmi les personnels des
greffes. Les femmes sont majoritaires parmi
les CPIP (75 %), les magistrats (69 %) et les
éducateurs de la PJJ (58 %). Quel que soit le corps,
la part des femmes est plus élevée chez les plus
jeunes
figure 3.
Les personnels de la justice impliqués
directement dans la chaîne pénale exercent
majoritairement à temps complet. La part de
ceux exerçant à temps partiel varie selon les
corps : de moins de 3 % parmi les personnels de
surveillance à près de 20 % parmi les personnels
des greffes et les CPIP
figure 4. Quel que soit
le corps, les femmes travaillent plus souvent à
temps partiel que les hommes : par exemple,
7 % des femmes magistrats exercent à temps
partiel contre 1 % des hommes.
Chez les femmes, le recours au temps
partiel fluctue avec l’âge. Peu répandu
avant 30 ans, il se développe ensuite pour
atteindre son maximum parmi les 35‑45 ans,
puis il diminue régulièrement avec l’âge. Ce
mouvement, souvent lié à la naissance des
enfants, se retrouve dans toutes les filières
professionnelles.
Avertissement
Les effectifs ont été extraits de la base Siasp (système d’information des agents des services publics)
produite par l’Insee, à partir des fichiers de paye. Ils ne comprennent pas les effectifs de Mayotte et des
communautés d’outre‑mer (COM).
Le champ retenu pour cette analyse est celui des postes principaux et non‑annexes (liés à un nombre
d’heures et à un salaire minimal perçu au cours du mois). Les effectifs peuvent donc différer de ceux
recensés par les ministères.