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153 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 5.1 – Violences au sein de la famille  1. Répartition des victimes de violences physiques intrafamiliales par âge et sexe,
sur la période 2016-2020 0 3 6 9 12 15 0‑4 5‑9 10‑14 15‑19 20‑24 25‑29 30‑34 35‑39 40‑44 45‑49 50‑54 55‑59 60‑64 65‑69 70‑74 75‑79 80 ou plus en % Âge en années Femmes Hommes Part des femmes (échelle de droite) 0 20 40 60 80 100 en % Lecture : en moyenne, entre 2016 et 2020, les femmes de 30 à 34 ans représentent 11,6 % de l’ensemble des victimes de violences physiques intrafamiliales et 87,2 % des victimes de cette tranche d’âge. Champ : France. Source : SSMSI, bases des victimes de crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie 2016 à 2020.  2. Répartition des victimes de violences sexuelles intrafamiliales par âge et sexe,
sur la période 2016-2020 en % Femmes Hommes en % 0 20 40 60 80 100 0‑4 5‑9 10‑14 15‑19 20‑24 25‑29 30‑34 35‑39 40‑44 45‑49 50‑54 55‑59 60‑64 65‑69 70‑74 75‑79 80 ou plus Âge en années 0 6 12 18 24 30 Part des femmes (échelle de droite) Lecture : en moyenne, entre 2016 et 2020, les femmes de 30 à 34 ans représentent 5,8 % de l’ensemble des victimes de violences sexuelles intrafamiliales et 97,5 % des victimes de cette tranche d’âge. Champ : France. Source : SSMSI, bases des victimes de crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie 2016 à 2020.  3. Répartition par âge des mis en cause pour violences intrafamiliales selon le type
de violence, sur la période 2016-2020 0 5 10 15 20 25 Moins de 15 15‑19 20‑24 25‑29 30‑34 35‑39 40‑44 45‑49 50‑54 55‑59 60‑64 65‑69 70‑74 75‑79 80 ou plus en % Âge en années Violences physiques sur personne de 15 ans ou plus Violences sexuelles sur mineur Violences sexuelles sur majeur Violences physiques sur personne de moins de 15 ans Note : dans la base des mis en cause, l’âge des victimes est connu à partir du libellé de l’infraction. Lecture : en moyenne, entre 2016 et 2020, 16,9 % des mis en cause pour violences physiques sur des personnes de 15 ans ou plus ont entre 30 et 34 ans. Champ : France. Source : SSMSI, bases des mis en cause pour crimes ou délits enregistrés par la police et la gendarmerie 2016 à 2020.

154 Sécurité et société – Insee Références – Édition 2021 5.2 Violences et infractions dans les collèges et les lycées Au cours de l’année scolaire 2018‑2019, les principaux des collèges et les proviseurs des lycées publics et privés sous contrat ont déclaré, en moyenne, 12,2 incidents graves pour 1 000 élèves. Il s’agit, en premier lieu d’atteintes aux personnes. Celles‑ci représentent 79,3 % de l’ensemble des incidents graves rapportés    figure 1. En particulier, les violences verbales constituent 41,8 % des faits et les violences physiques, 29,8 %. Par ailleurs, les atteintes aux biens représentent 7,1 % des faits. Les atteintes à la sécurité autour de conduites à risque ou d’agissements illégaux n’engageant pas de victime représentent 13,5 % des faits. Dans les collèges, le niveau de violence déclaré est proche de celui de l’ensemble des établissements. Il demeure plus élevé dans les lycées professionnels (LP) que dans les lycées d’enseignement général et technologique (LEGT). En LP, les proviseurs déclarent en moyenne 22,7 incidents pour 1 000 élèves et 28 % d’entre eux plus de 10 incidents au cours de l’année scolaire 2018‑2019 ; ces proportions s’établissent respectivement à 4,5 pour 1 000 élèves et 14 % dans les LEGT    figure 2. Du côté des élèves, les violences déclarées sont soit des violences graves, soit des violences plus légères du quotidien. Ces dernières ne sont pas forcément répertoriées par le chef d’établissement. Ainsi, les vols, principalement de fournitures scolaires, sont les atteintes les plus fréquemment citées par les collégiens de 2016‑2017 (52,7 %) et les lycéens de 2017‑2018 (42,3 %)    figure 3. Les collégiens, et plus particulièrement les garçons, déclarent plus souvent que les lycéens avoir été victimes d’une atteinte physique (46,7 % contre 12,5 %). Par ailleurs, un collégien sur quatre et un lycéen sur cinq a été victime d’au moins une insulte à caractère discriminatoire au cours de l’année. Tant au collège qu’au lycée, les filles sont plus souvent victimes d’insultes sexistes que les garçons, mais également de violences à caractère sexuel. De leur côté, les personnels de collège et de lycée ont principalement été victimes de contestation ou de refus d’enseignement (35,4 % en 2018‑2019), de moqueries et d’insultes (24,1 %) et de menaces (11,9 %)    figure 4. Les violences les plus graves, telles que les menaces et les coups et blessures avec une arme ainsi que les agressions sexuelles, sont très rares.  Définitions et sources Les incidents graves désignent dans l’enquête Sivis, d’une part, toutes les atteintes envers les personnels de l’établissement et, d’autre part, les violences verbales et physiques les plus graves entre les élèves, comme par exemple celles motivées par une discrimination ou ayant une qualification pénale. L’enquête recueille seulement les incidents connus du chef d’établissement. Des enquêtes de climat scolaire et de victimation ont été menées auprès de collégiens au printemps 2017, de lycéens au printemps 2018 et de personnels du second degré de l’Éducation nationale au printemps 2019. Elles renseignent sur les actes dont les élèves et les personnels sont victimes au cours de l’année scolaire, qu’ils aient fait l’objet ou non d’un signalement au sein de l’établissement ou auprès des autorités policières ou judiciaires. La liste des atteintes présente quelques différences entre les collégiens et les lycéens.  Pour en savoir plus • « L’état de l’École », Depp, édition 2020. • « Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche », Depp, éditions 2018 à 2021. • « Bilan social 2019‑2020 ‑ Enseignement scolaire », Depp, édition 2020. • Notes d’information de la Depp : n° 19.53, n° 19.44, n° 18.33 et n° 17.30.

155 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 5.2 – Violences et infractions dans les collèges et les lycées  1. Nature des incidents graves dans les collèges et les lycées, en 2018-2019 en % Atteintes aux personnes   Violences verbales 41,8 Violences physiques 29,8 Autres atteintes aux personnes1 7,7 Atteintes aux biens2 7,1 Atteintes à la sécurité   Consommation d’alcool/stupéfiants ou trafic de stupéfiants 4,7 Autres atteintes3 8,8 1 Atteinte à la vie privée (via les réseaux sociaux notamment), violence sexuelle, racket, happy slapping et bizutage. 2 Vol, dommage aux locaux ou au matériel et dommage aux biens personnels. 3 Port d’arme blanche ou objet dangereux, port d’arme à feu (sans violence), intrusion sans violence, suicide ou tentative de suicide et autre fait de violence dont atteinte à la laïcité. Champ : France, ensemble des établissements publics et privés sous contrat du second degré. Source : MENJS-DEPP, enquête Sivis 2018-2019.  2. Répartition des collèges et des lycées en fonction du nombre d’incidents graves, en 2018-2019 0 10 20 30 40 Collèges LEGT1 Lycées professionnels Ensemble en % Aucun incident 10 ou plus 1 Lycées d’enseignement général et technologique. Champ : France, ensemble des établissements publics et privés sous contrat du second degré. Source : MENJS-DEPP, enquête Sivis 2018-2019.  3. Part de collégiens et de lycéens déclarant des violences au cours de l’année scolaire en %   Collégiens en 2016-2017 Lycéens en 2017-2018 Atteintes aux personnes     Atteinte physique1 46,7 12,5 dont cible de lancers d’objets 13,5 4,4 Insulte à caractère discriminatoire2 27,5 20,1 dont par rapport à l’origine ou la couleur de peau 11,6 7,1 dont sexiste 8,5 10,5 dont à propos de la religion 6,0 3,1 Cyber-violence3 17,8 14,2 Violence à caractère sexuel4 12,5 8,0 Racket 7,0 1,2 Blessure par arme 3,2 0,9 Atteintes aux biens     Vol de fournitures scolaires, d’objets personnels ou d’argent 52,7 42,3 dont vol de fournitures scolaires 48,4 35,8 dont vol d’objets personnels 16,6 12,9 1 Pour les collégiens et les lycéens, les coups, bousculades et le fait d’être la cible de lancers d’objets. Spécifiquement pour les collégiens, le fait d’avoir participé à une bagarre collective. 2 Pour les collégiens et les lycéens, les insultes en lien avec l’origine, la couleur de peau, le sexe et le lieu de résidence. Spécifiquement pour les collégiens, les insultes liées à l’apparence physique et spécifiquement pour les lycéens, les insultes homophobes. 3 Au collège, les violences filmées avec un téléphone portable (« happy slapping »), le fait de recevoir des photos ou vidéos humiliantes, la diffusion de rumeurs par internet et l’usurpation d’identité sur internet. Au lycée, le fait d’être victime de vidéos, de photos ou de rumeurs humiliantes sur internet, d’être injurié ou moqué sur un réseau social et l’usurpation d’identité sur internet. 4 Pour les collégiens le voyeurisme (dans les toilettes ou les vestiaires), les caresses forcées et les baisers forcés. Pour les lycéens, les agressions ou coups pour des raisons sexistes, des comportements déplacés à caractère sexuel ou des violences graves à caractère sexuel. Note : le regroupement des violences comme le vol est inférieur à la somme de ces violences, car un élève peut être confronté à plusieurs de ces violences. Champ : France, élèves des collèges et lycées publics et privés sous contrat. Source : MENJS-DEPP, enquête nationale de climat scolaire et de victimation auprès des collégiens de 2016-2017 et lycéens de 2017-2018.  4. Part de personnels de collèges et de lycées déclarant des violences au cours de l’année scolaire 2018-2019 0 5 10 15 20 25 30 35 40 en % Atteintes aux personnes Atteintes aux biens Refus ou contestation d'enseignement Moqueries ou insultes (y compris par des gestes) Menaces sans arme (dont par internet) Mise à l'écart/marginalisation Bousculé intentionnellement et/ou frappé Harcèlement Menaces avec arme Agression sexuelle Frappé avec une arme et/ou blessé avec une arme Vol ou dégradation du matériel pédagogique Vol d'objet(s) personnel(s) Dégradation du moyen de locomotion pour venir au travail (y compris aux abords de l'établissement) Champ : France. Source : MENJ-DEPP, enquête nationale de climat scolaire auprès des personnels du second degré de l’Éducation nationale 2018-2019.

156 Sécurité et société – Insee Références – Édition 2021 5.3 Vols et violences dans les transports en commun En 2019, les services de police et de gendarmerie ont enregistré 145 630 vols commis dans les transports en commun, pour l’essentiel (92 %) perpétrés sans violence    figure 1. Entre 2018 et 2019, les vols sans violence ont progressé de 16 % alors que les vols avec violence sont restés stables. De manière générale, 18 % de l’ensemble des vols sans violence enregistrés par les services de sécurité ont lieu dans les transports en commun, 13 % pour les vols avec violence. Par ailleurs, en 2019, plus de 10 000 actes de violence ont été enregistrés dans les transports en commun : 8 050 coups et blessures volontaires et 2 100 violences sexuelles, soit respectivement 3 % et 4 % de l’ensemble des faits de cette nature enregistrés par la police et la gendarmerie. Ces atteintes ont augmenté respectivement de 5 % et 13 % entre 2018 et 2019. Enfin, en 2019, 3 070 procédures ont été ouvertes pour des outrages et violences sur des dépositaires de l’autorité publique exerçant dans les transports en commun (policiers, contrôleurs, chauffeurs, etc.). En hausse de 17 % entre 2018 et 2019, ces faits représentent 5 % de ces atteintes tous lieux confondus en 2019. La délinquance enregistrée dans les transports en commun est concentrée logiquement dans les départements où les services de transport sont les plus développés et les plus fréquentés. En 2019, 19 départements dépassent le seuil des 1 000 victimes de vol avec ou sans violence ou de violences sexuelles ou de coups et blessures dans les transports en commun, dont les 8 départements de la région francilienne. Paris concentre près de la moitié de ces victimes. Les femmes sont plus souvent victimes de vols avec ou sans violence et de violences sexuelles : elles représentent respectivement 56 % et 95 % des victimes pour 52 % de l’ensemble de la population    figure 2. À l’inverse, les hommes ont davantage porté plainte pour coups et blessures volontaires (63 % des victimes). Les personnes de 18 à 29 ans sont les premières victimes de violences sexuelles (49 % des victimes contre 14 % dans la population), des vols avec violence (43 %) et des vols sans violence (33 %). Si les mineurs sont relativement épargnés par les vols dans les transports, ils représentent 35 % des victimes de violences sexuelles (contre 22 % de la population). 30 % des victimes de vol sans violence et 28 % de celles de vol avec violence sont des personnes étrangères vivant ou non sur le territoire français. En 2019, 11 040 personnes ont été mises en cause par la police ou la gendarmerie pour des faits de vols avec ou sans violence ou de violences sexuelles ou de coups et blessures volontaires dans les transports en commun, en hausse par rapport à 2018 (+ 3 %)    figure 3. Plus de 8 fois sur 10, ce sont des hommes. Les personnes mises en cause pour coups et blessures volontaires sont principalement françaises (75 %) et majeures (71 %). En revanche, pour les vols sans violence, elles sont majoritairement étrangères (84 %), mineures dans la moitié des cas. En Île‑de‑France, 93 % des personnes mises en cause pour vol sans violence et 66 % de celles mises en cause pour vol avec violence sont étrangères, contre respectivement 64 % et 35 % sur le reste du territoire. Cela pourrait s’expliquer par une présence plus dense de réseaux criminels exploitant des jeunes, notamment en les contraignant à commettre des délits.  Définition Les transports en commun comprennent les réseaux de surface (rames et stations ou arrêts de bus et tramway), les réseaux métropolitains (rames et stations de métro, val, etc.) et les réseaux ferroviaires (rames et gares de RER, trains grandes lignes et de banlieue, TER).  Pour en savoir plus « Les vols et les violences dans les réseaux de transports en commun en 2019 », Interstats Analyse n° 31, SSMSI, décembre 2020.