157
Insee Références – Édition 2021 – Fiche 5.3 – Vols et violences dans les transports en commun
1. Vols et violences commis dans les transports en commun en 2019
0
20
40
60
80
100
120
140
160
Vols sans violence1
Vols avec violence1
Coups et blessures
volontaires
Violences sexuelles
Outrages et violences
contre dépositaire de
l'autorité publique
0
5
10
15
20
en %
en milliers
Nombre de faits commis dans les transports en commun
Part des faits commis dans les transports en commun (échelle de droite)
1 Y compris tentatives.
Champ : France.
Source : SSMSI, base des crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie 2019, base des victimes de crimes et délits
enregistrés par la police et la gendarmerie 2019.
2. Victimes de vols ou de violences commis dans les transports en commun par sexe,
nationalité et âge, en 2019
en %
Victimes
Ensemble
de la population
Vols sans
violence1
Vols
avec violence1
Coups et blessures
volontaires
Violences
sexuelles
Femmes
56
56
37
95
52
Hommes
44
44
63
5
48
Étrangers
30
28
15
8
7
Français
70
72
85
92
93
Moins de 13 ans
1
1
1
6
16
13 à 17 ans
3
8
13
29
6
18 à 29 ans
33
43
30
49
14
30 à 44 ans
23
25
32
12
18
45 à 59 ans
20
14
20
4
20
60 ans ou plus
20
9
4
0
26
Nombre de victimes
132 930
11 700
8 060
2 100
///
/// : absence de résultat due à la nature des choses.
1 Y compris tentatives.
Champ : France.
Sources : SSMSI, base des victimes de crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie 2019 ; Insee, estimations de
population 2019.
3. Mis en cause pour vols ou violences commis dans les transports en commun par sexe,
nationalité et âge, en 2019
en %
Personnes mises en cause
Ensemble
de la population
Vols sans
violence1
Vols
avec violence1
Coups et blessures
volontaires
Violences
sexuelles
Femmes
13
5
20
1
52
Hommes
87
95
80
99
48
Étrangers
84
56
25
44
7
Français
16
44
75
56
93
Moins de 13 ans
3
1
1
4
16
13 à 17 ans
48
57
28
19
6
18 à 29 ans
29
34
38
24
14
30 à 44 ans
14
7
22
30
18
45 à 59 ans
5
1
9
15
20
60 ans et plus
1
0
2
8
26
Nombre de personnes mis en cause
5 310
1 590
3 450
690
///
/// : absence de résultat due à la nature des choses.
1 Y compris tentatives.
Champ : France.
Sources : SSMSI, base des mis en cause pour crimes ou délits enregistrés par la police et la gendarmerie 2019 ; Insee, estimations
de population 2019.
158
Sécurité et société – Insee Références – Édition 2021
5.4 Délits routiers
Entre 2016 et 2019, les délits routiers
ont augmenté de 15 %, passant de
630 000 infractions relevées par les services de
police et de gendarmerie à 725 000
figure 1.
En quatre ans, les conduites constatées sous
emprise de stupéfiants ou sous alcool et
stupéfiants ont crû respectivement de 86 % et
46 % (en lien notamment avec la mise en place
d’une procédure de contrôle simplifié en 2016
et le perfectionnement des tests salivaires de
dépistage). Les conduites sans assurance ont
augmenté de 29 % et les conduites sans permis
de conduire de 20 %. Inversement, les homicides
involontaires ont diminué de 12 %, l’usage de
fausse plaque d’immatriculation de 11 % et les
conduites en état d’ébriété de 5 %.
Pour autant, la répartition des délits par nature
d’infraction a peu évolué : en 2019, les délits de
fuite et refus d’obtempérer représentent 32 %
des délits, devant les conduites sans permis
(18 %) et les conduites en état d’ébriété (16 %).
Introduits par la loi n° 2018‑701 du 3 août 2018
renforçant la lutte contre les rodéos motorisés,
les comportements compromettant la sécurité
ou la tranquillité publique des usagers de la
route, communément appelés rodéos urbains,
représentent 0,3 % des délits routiers.
En moyenne entre 2016 et 2019, la répartition
des délits routiers relevés entre les mois
de l’année s’écarte relativement peu d’une
répartition théorique en proportion du nombre
de jours, à l’exception d’un léger pic observé en
février et mars 2019, compensé par un creux en
décembre 2019. Au cours de la semaine, il y a un
peu plus de délits routiers enregistrés entre le
vendredi et le dimanche que du lundi au jeudi.
Surtout, selon les jours de la semaine, les services
de police et de gendarmerie ne relèvent pas
les mêmes catégories de délit
figure 2 : les
conduites en état d’ébriété ou sous l’emprise de
stupéfiants sont plus fréquentes les samedis et
dimanches (respectivement 35 % et 47 % contre
23 % en moyenne du lundi au jeudi). En semaine,
du lundi au jeudi, il s’agit plus fréquemment
de délits de fuite et de refus d’obtempérer
(35 % contre 27 % les samedis et dimanches), de
conduites sans permis (19 % contre 15 %) ou de
conduites sans assurance (15 % contre 11 %).
Entre 2016 et 2019, les délits routiers ont
augmenté dans toutes les régions, mais deux
fois plus en Guyane que dans l’ensemble (+ 33 %
contre + 15 % en moyenne) et deux fois moins
en Corse (+ 8 %), ils sont même restés stables en
Martinique (+ 1 %). À l’échelon départemental,
ils se sont accrus de plus de 40 % dans le Lot, le
Lot‑et‑Garonne et les Alpes‑de‑Haute‑Provence.
À l’inverse, ils ont diminué en Moselle (– 8 %),
dans le Gers (– 5 %) et l’Indre (– 3 %).
La prévalence et la nature des infractions
relevées dans les délits routiers diffèrent selon
les régions
figure 3. En 2019, les services
de police et de gendarmerie ont enregistré
139 délits routiers pour 10 000 personnes
de 18 ans ou plus. Ce rapport est nettement
plus élevé outre‑mer (178 pour 10 000) qu’en
métropole (137 pour 10 000). Les délits de fuite
et refus d’obtempérer sont surreprésentés dans
les Hauts‑de‑France (62 pour 10 000, contre
45 en moyenne) et les conduites sans permis ou
sans assurance en Guyane et en Guadeloupe.
Les conduites en état d’ébriété concernent
davantage La Réunion, la Guadeloupe, la
Bretagne et les Pays de la Loire. Les régions
ultramarines sont relativement moins
touchées par les conduites sous stupéfiant,
contrairement à la Bourgogne‑Franche‑Comté
et au Centre‑Val de Loire (respectivement 25 et
23 pour 10 000 contre 16 en moyenne).
Définitions
Délit routier, rodéo urbain, délit de fuite,
refus d’obtempérer : voir Glossaire.
Pour en savoir plus
« Les auteurs d’infractions à la sécurité routière devant
la justice », Infostat n° 180, ministère de la Justice,
février 2021.
159
Insee Références – Édition 2021 – Fiche 5.4 – Délits routiers
1. Délits routiers relevés par les services de police et de gendarmerie en 2016 et 2019
2016
2019
Évolution
2016-2019
(en %)
Nombre
Part
(en %)
Nombre
Part
(en %)
Atteintes corporelles
24 600
3,9
25 718
3,5
4,5
Homicides involontaires
1 500
0,2
1 324
0,2
– 11,7
Blessures involontaires
23 100
3,7
24 394
3,4
5,6
Conduites sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants
175 537
27,9
206 743
28,5
17,8
Conduites sous l’emprise d’alcool
123 004
19,5
116 648
16,1
– 5,2
Conduites sous l’emprise de stupéfiants
40 439
6,4
75 121
10,4
85,8
Conduites sous alcool et stupéfiants
6 259
1,0
9 130
1,3
45,9
Refus de se soumettre à un contrôle d’alcoolémie ou de stupéfiant
5 835
0,9
5 844
0,8
0,2
Délits de fuite et refus d’obtempérer
214 014
34,0
234 465
32,3
9,6
Conduites sans permis
105 589
16,8
126 665
17,5
20,0
Conduites sans assurance
77 005
12,2
99 665
13,7
29,4
Usages de fausse plaque
28 188
4,5
25 127
3,5
– 10,9
Rodéos motorisés
2 233
0,3
Autres délits routiers1
4 681
0,7
4 857
0,7
3,8
Ensemble
629 614
100,0
725 473
100,0
15,2
1 Les trois quarts de cette catégorie recouvrent les qualifications de mise en danger de la vie d’autrui par violation manifestement
délibérée d’obligation de sécurité ou de prudence lors de la conduite d’un véhicule terrestre à moteur.
Champ : France.
Source : SSMSI, bases des infractions enregistrées par la police et la gendarmerie 2016 et 2019.
2. Répartition hebdomadaire des délits routiers relevés par les services de police
et de gendarmerie selon la catégorie en 2019
Conduites sous alcool ou stupéfiant
Délits de fuite et refus d'obtempérer
Atteintes corporelles
Conduites sans assurance
Usages de fausse plaque
Conduites sans permis
Autres (y compris rodéos motorisés)
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
100
Dimanche
Samedi
Vendredi
Jeudi
Mercredi
Mardi
Lundi
en %
Champ : France.
Source : SSMSI, base des infractions enregistrées par la police et la gendarmerie 2019.
3. Délits routiers relevés par les services de police et de gendarmerie par région en 2019
pour 10 000 habitants de 18 ans ou plus
Délit de fuite et refus
d’obtempérer
Conduite sans
permis ou assurance
Conduite
sous alcool
Conduite sous
stupéfiants
Atteinte
corporelle
Ensemble
Auvergne-Rhône-Alpes
43,2
35,6
19,1
15,3
6,1
125,7
Bourgogne-Franche-Comté
41,9
35,6
25,3
24,5
4,8
138,5
Bretagne
42,5
29,2
32,7
18,0
4,6
131,3
Centre-Val de Loire
43,4
40,1
24,8
23,2
4,4
141,6
Corse
31,7
36,9
24,7
16,1
10,1
126,3
Grand Est
45,6
33,5
19,9
16,5
4,9
125,9
Hauts-de-France
62,3
51,3
26,6
13,1
5,7
166,2
Île-de-France
41,4
57,3
14,1
11,9
4,9
139,0
Normandie
48,7
36,6
28,4
19,1
5,1
143,1
Nouvelle-Aquitaine
40,2
36,6
24,3
17,5
4,8
128,7
Occitanie
39,4
41,6
21,9
18,4
4,6
132,1
Pays de la Loire
49,1
33,7
29,5
17,2
4,5
138,6
Provence-Alpes-Côte d’Azur
46,9
44,0
19,4
15,9
10,6
145,1
France métropolitaine
44,9
42,0
22,0
16,3
5,5
137,4
Guadeloupe
50,4
105,1
33,8
9,2
9,7
213,8
Guyane
30,0
150,8
27,1
2,4
13,4
232,2
La Réunion
40,5
60,3
39,0
13,5
4,1
160,7
Martinique
38,0
81,1
24,9
8,9
5,3
166,5
Mayotte
17,4
89,3
12,7
0,7
4,3
128,5
DOM
38,8
85,8
31,6
9,4
6,5
177,5
France
44,8
43,2
22,3
16,1
5,6
138,5
Champ : France.
Sources : SSMSI, base des infractions enregistrées par la police et la gendarmerie 2019 ; Insee, recensement de la population 2017.
160
Sécurité et société – Insee Références – Édition 2021
5.5 Cyberdélinquance
En 2019, les services de police et de gendarmerie
ont enregistré 9 890 infractions d’atteinte
aux systèmes de traitement automatisé
de données (STAD). Dans 68 % des cas, ces
infractions concernent l’accès illégal aux
systèmes informatiques dont, par exemple,
les infractions de maintien frauduleux dans
un système de traitement automatisé de
données
figure 1. L’interférence illégale
avec un système informatique ou des données
informatiques représente 29 % des attaques.
S’y retrouvent toutes les infractions entravant
le fonctionnement d’un système informatique
ou visant à endommager, détruire, détériorer,
altérer ou supprimer des données informatiques
sans autorisation ou sans justification (comme
les rançongiciels, logiciels malveillants chiffrant
les données et demandant une rançon en
échange du déchiffrement de ces dernières).
Ces attaques, notamment les rançongiciels,
ciblent particulièrement les entreprises et
les institutions. Celles‑ci ne déposent pas
systématiquement plainte à la suite d’une
attaque, ce qui peut conduire à sous‑estimer le
phénomène. D’après l’enquête Technologies
de l’information et de la communication (TIC)
auprès des entreprises, 15 % des entreprises
de dix personnes ou plus ont subi un incident
de sécurité informatique en 2018. Certains
secteurs sont plus ciblés que d’autres. Ainsi, 21 %
des sociétés ayant des activités spécialisées,
scientifiques et techniques ont subi des incidents
de sécurité informatique, principalement liés
à l’indisponibilité des services informatiques
figure 2.
Les attaques cybercriminelles concernent
également les particuliers. Selon l’enquête TIC
consacrée aux ménages, en 2019 la moitié des
individus de 15 ans ou plus déclarent avoir connu
des problèmes de sécurité au cours de l’année
précédente. Ces derniers sont majoritairement
confrontés à de l’hameçonnage ou phishing à
savoir la réception de messages invitant à se
connecter à un site frauduleux (42 %), ainsi qu’à
du pharming correspondant à la redirection
de l’utilisateur vers un site frauduleux invitant
à fournir des données personnelles (21 %)
figure 3. Un vol d’identité a été déclaré par 1 %
des individus.
À la suite d’au moins l’une de ces trois attaques
dites « cyber », 4 % des personnes ont perdu de
l’argent. Pour 83 % d’entre eux, cela est lié à la
réception de messages frauduleux.
Au‑delà des atteintes aux systèmes
d’information, la cyberdélinquance se
retrouve dans diverses formes de délinquance
de droit commun. Les services de police et de
gendarmerie identifient les infractions liées au
cyberespace, soit par des natures d’infraction,
soit par des modes opératoires spécifiques.
Ainsi, en 2019, 41 % des infractions de fraude
enregistrées sont commises à l’aide de moyens
numériques. Certaines atteintes aux personnes
peuvent être également assimilées à de la
cyberdélinquance. C’est le cas d’un tiers des
atteintes à l’intimité de la personne comprenant
les infractions liées aux données à caractère
personnel. Les extorsions et chantages, les
insultes et diffamations ainsi que le harcèlement
sont, dans respectivement 21 %, 17 % et 12 % des
cas, commis à l’aide du numérique
figure 4.
Les infractions d’exploitation sexuelle sont
souvent commises à l’aide d’un moyen dit
« cyber » (37 %), notamment les infractions de
pédopornographie. D’autres infractions, comme
le terrorisme, peuvent être associées à des actes
cyberdélinquants (16 %).
Pour en savoir plus
« Attaques par rançongiciel envers les entreprises et les institutions », Interstats Analyse n° 37, SSMSI, novembre 2021.
Définition
La cyberdélinquance recouvre l’ensemble des infractions pénales commises essentiellement ou exclusivement à l’aide des
technologies numériques. Deux grandes catégories d’infractions relèvent de la cybercriminalité : lorsque le cyberespace
est utilisé comme moyen de commission d’une infraction (comme les escroqueries en ligne) ou lorsqu’en plus d’en être le
moyen, les technologies numériques en sont aussi la cible (les rançongiciels par exemple). Ces dernières infractions sont
communément appelées atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données (STAD).