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133 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 3.4 – Personnes en situation de handicap, victimes de la délinquance  1. Écart de probabilité d’avoir subi une atteinte entre personnes handicapées
et non handicapées selon le sexe – 1,0 0,0 1,0 2,0 3,0 4,0 5,0 6,0 7,0 8,0 en points Écart brut Écart toutes choses égales par ailleurs1 Femmes Violences physiques ou sexuelles Menaces Injures Violences physiques ou sexuelles Menaces Injures Hommes 1 Âge, situation d'emploi, composition du ménage, taille de l'agglomération, type d'habitat, de quartier. Note : atteintes subies au cours des deux années précédant l’enquête. Champ : France métropolitaine, personnes de 18 à 64 ans vivant en ménage ordinaire. Sources : Insee-ONDRP-SSMSI, enquêtes Cadre de vie et sécurité 2011 à 2018, traitement Drees -SSMSI.  2. Lieu des atteintes subies par les victimes handicapées et non handicapées 0 10 20 30 40 50 60 Rue, transports, commerce Lieu de travail et d'études Parties communes de l'immeuble Domicile Quartier ou village en % Victimes handicapées Victimes non handicapées Note : hors violences au sein du ménage. Champ : France métropolitaine, personnes de 18 à 64 ans vivant en ménage ordinaire ayant subi au moins une atteinte au cours des deux années précédant l’enquête, incident le plus récent. Sources : Insee-ONDRP-SSMSI, enquêtes Cadre de vie et sécurité 2011 à 2018, traitement Drees-SSMSI.  3. Part de victimes handicapées et non handicapées déclarant connaître leur agresseur Victimes handicapées Victimes non handicapées 0 20 40 60 80 Injures Vols sans violence Vols avec violence Menaces Violences sexuelles Violences physiques Violences, dont : en % Note : hors violences au sein du ménage. Champ : France métropolitaine, personnes de 18 à 64 ans vivant en ménage ordinaire ayant subi au moins une atteinte au cours des deux années précédant l’enquête, incident le plus récent. Sources : Insee-ONDRP-SSMSI, enquêtes Cadre de vie et sécurité 2011 à 2018, traitement Drees-SSMSI.  4. Déclarations à la police ou à la gendarmerie des victimes handicapées Vols sans violence Violences physiques Menaces Violences sexuelles Vols avec violences Violences physiques ou sexuelles au sein du ménage1 Injures Ensemble des atteintes Pas de déplacement à la police ou à la gendarmerie Dépôt de plainte Dépôt d'une main courante ou abandon de la démarche de dépôt de plainte Se sont déplacées à la police ou à la gendarmerie, sans autre précision 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 en % 1 Les taux sont partiellement diffusables pour les violences au sein du ménage en raison des effectifs. Champ : France métropolitaine, personnes handicapées de 18 à 64 ans vivant en ménage ordinaire, ayant subi au moins une atteinte au cours des deux années précédant l’enquête, incident le plus récent. Sources : Insee-ONDRP-SSMSI, enquêtes Cadre de vie et sécurité 2011 à 2018, traitement Drees-SSMSI.

134 Sécurité et société – Insee Références – Édition 2021 3.5 Victimation et insécurité des ménages selon leur niveau de vie Le fait d’être victime d’actes de délinquance visant le logement ou la voiture et le niveau de vie des ménages ne semblent pas directement liés. Sur la période 2016‑2018, les ménages les plus aisés et les ménages les plus modestes sont plus souvent victimes d’atteintes visant leur résidence principale que les ménages au niveau de vie intermédiaire (5,1 % contre 4,2 %)    figure 1. Cependant, les plus aisés sont davantage concernés par les cambriolages ou tentatives de cambriolage de leur résidence (2,2 % contre 1,8 % en moyenne pour l’ensemble des ménages). En revanche, les ménages les plus modestes sont plus touchés par les vols sans effraction de leur logement (1,1 % contre 0,9 % en moyenne), possiblement car ils ont moins d’équipements de sécurité. Par ailleurs, parmi les ménages possédant une voiture, les plus modestes subissent plus souvent des atteintes sur leur véhicule (8,9 % contre 7,7 % en moyenne), notamment des dégradations (6,2 % contre 4,9 %). Le taux de plainte au commissariat ou en gendarmerie dépend très largement de la nature de l’atteinte : il est plus élevé pour les cambriolages ou tentatives de cambriolage et les vols ou tentatives de vol de voiture (respectivement 50 % et 46 %) que pour les destructions et dégradations visant le logement ou la voiture (respectivement 11 % et 18 %)    figure 2. Cette hiérarchie existe quel que soit le niveau de vie du ménage, mais, à infractions identiques, les ménages aisés déposent plus souvent plainte que les ménages plus modestes, sauf pour les actes de vandalisme et vols sans effraction visant les logements. 6 ménages victimes sur 10 déclarent être désormais très préoccupés par les risques de cambriolage ou de vol de voiture et la moitié des ménages ont pris des dispositions spécifiques. Ces mesures sont fonction du type d’habitat (maison individuelle, avec ou sans garage, etc.) mais elles diffèrent selon les ressources du ménage. De manière générale, les ménages victimes ont principalement changé leurs habitudes (44 % des cas) et subsidiairement souscrit une assurance couvrant mieux les risques de vols (5 %) ou investi dans des systèmes de protection (société de gardiennage, alarme, etc.) visant à limiter ces risques (4 %). Plus coûteuses, ces deux dernières dispositions sont plus fréquemment le fait des ménages aisés (10 %) que des ménages modestes (6 %). Indépendamment des éventuelles atteintes subies sur la résidence principale ou la voiture, plus les ménages sont modestes et plus le sentiment d’insécurité est élevé : 6 % des ménages aisés se sentent en insécurité à leur domicile (contre 11 % chez les plus modestes), 10 % dans leur quartier (contre 16 %). 9 % des ménages aisés renoncent à sortir seuls contre 15 % des ménages modestes    figure 3. Ces tendances se renforcent lorsque les ménages ont déjà été victimes d’actes de délinquance sur leur logement ou leur voiture. Le sentiment d’insécurité plus prégnant parmi les ménages modestes peut s’expliquer par l’opinion qu’ils ont de leur quartier ou village    figure 4. En effet, plus les ménages ont un niveau de vie modeste, plus ils ont une opinion plutôt négative de leur quartier ou village : 41 % des ménages modestes contre 33 % des ménages aisés. Le sentiment d’insécurité peut également s’expliquer par l’opinion des ménages sur l’action et la présence des forces de sécurité dans leur quartier ou village. Ainsi, plus les ménages ont un niveau de vie modeste, plus ils jugent l’action des forces de sécurité en matière de lutte contre la délinquance dans leur quartier peu ou pas efficace (23 % contre 18 % chez les ménages aisés), et plus ils considèrent leur présence insuffisante ou inexistante alors que nécessaire dans leur quartier (29 % contre 26 % chez les plus aisés).  Définitions Niveau de vie, ménage : voir Glossaire.

135 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 3.5 – Victimation et insécurité des ménages selon leur niveau de vie  1. Atteintes sur le logement et la voiture déclarées par les ménages selon le niveau de vie, sur la période 2016-2018 en %   Modeste Médian inférieur Médian supérieur Aisé Ensemble des ménages Au moins une atteinte sur le logement 5,0 4,1 4,2 5,1 4,6 Cambriolages ou tentatives de cambriolage 1,8 1,4 1,7 2,2 1,8 Vols sans effraction 1,1 0,8 0,8 0,8 0,9 Destructions ou dégradations 2,4 2,0 1,9 2,4 2,2 Au moins une atteinte sur la voiture1 8,9 7,5 7,1 7,4 7,7 Vols ou tentatives de vol 1,2 0,9 0,7 0,9 0,9 Vols ou tentatives de vol d’accessoires 2,7 2,5 2,4 2,7 2,6 Destructions ou dégradations 6,2 4,8 4,4 4,6 4,9 1 Parmi les ménages possédant une voiture. Lecture : en moyenne annuelle, entre 2016 et 2018, 2,2 % des ménages au niveau de vie aisé ont déclaré avoir subi un cambriolage ou une tentative de cambriolage. Champ : France métropolitaine, ménages ordinaires victimes d’une atteinte visant le logement ou la voiture, incident le plus récent. Sources : Insee-ONDRP-SSMSI, enquêtes Cadre de vie et sécurité de 2017 à 2019, traitement SSMSI.  2. Dépôt de plainte des ménages victimes d’atteintes visant le logement ou la voiture selon le niveau de vie, sur la période 2016-2018 en %   Modeste Médian inférieur Médian supérieur Aisé Ensemble des ménages Au moins une atteinte sur le logement 23,8 27,1 26,7 28,9 26,6 Cambriolages ou tentatives de cambriolage 43,8 50,1 49,3 54,4 49,7 Vols sans effraction 20,9 25,3 13,8 18,5 19,8 Destructions ou dégradations 10,7 11,1 12,4 8,8 10,7 Au moins une atteinte sur la voiture1 21,6 23,7 23,8 29,2 24,6 Vols ou tentatives de vol 43,9 45,4 42,4 53,8 46,4 Vols ou tentatives de vol d’accessoires 27,2 28,8 31,4 32,3 30,1 Destructions ou dégradations 14,6 17,1 16,7 22,7 17,8 1 Parmi les ménages possédant une voiture. Champ : France métropolitaine, ménages ordinaires victimes d’une atteinte visant le logement ou la voiture, incident le plus récent. Sources : Insee-ONDRP-SSMSI, enquêtes Cadre de vie et sécurité 2017 à 2019, traitement SSMI.  3. Sentiment d’insécurité des ménages
et renoncement à sortir seul selon
le niveau de vie, sur la période
2017-2019 0 5 10 15 20 25 30 Modeste Médian inférieur Médian supérieur Aisé Insécurité à son domicile Insécurité dans son quartier Renoncement à sortir seul en %

Note : les courbes en pointillés portent sur les victimes d’une atteinte visant le logement ou la voiture au cours de l’année précédente. Champ : France métropolitaine, ménages ordinaires. Sources : Insee-ONDRP-SSMSI, enquêtes Cadre de vie et sécurité de 2017 à 2019, traitement SSMI.  4. Opinion des ménages sur leur quartier ou village et sur l’action et la présence
des forces de sécurité dans leur quartier selon le niveau de vie, sur la période 2017-2019 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 en % Image dégradée de leur quartier1 Action des forces de sécurité en matière de lutte contre la délinquance peu ou pas du tout efficace Présence de la police insuffisante ou inexistante alors que nécessaire Modeste Médian inférieur Médian supérieur Aisé 1 L’image du quartier ou village est considérée dégradée lorsque l’environnement est jugé dégradé (mal entretenu, manque de propreté) ou qu’il est concerné par des phénomènes de délinquance ou qu’il souffre d’une mauvaise image ou mauvaise réputation. Champ : France métropolitaine, ménages ordinaires. Sources : Insee-ONDRP-SSMSI, enquêtes Cadre de vie et sécurité 2017 à 2019, traitement SSMI.

136 Sécurité et société – Insee Références – Édition 2021 3.6 Personnes morales victimes d’infractions En 2019, 15 % des plaintes enregistrées par les services de police et de gendarmerie ont été déposées par des victimes se déclarant personnes morales, relevant du droit public (État, collectivités territoriales, établissements publics, etc.) ou du droit privé (sociétés privées, associations, etc.). Les personnes morales ne dénoncent pas les mêmes préjudices que les personnes physiques. En 2019, elles ont déposé plainte majoritairement pour vol sans violence (60 % des plaintes), puis pour destructions et dégradations (20 %) ou escroquerie (14 %)    figure 1. Ces trois catégories d’infractions représentent 93 % des plaintes des personnes morales, contre 67 % de celles des personnes physiques. Entre 2016 et 2019, les plaintes des personnes morales se sont accrues de 23 500 pour atteindre plus de 503 000 en 2019, soit une hausse de 5 %. Cette augmentation est supérieure à celle observée chez les personnes physiques (+ 4 %). La recrudescence des vols sans violence (+ 11 400) et des destructions, dégradations (+ 9 300) explique 88 % de la hausse globale de ces plaintes. La hausse des destructions, dégradations contre des biens publics a été plus soutenue que celle contre les biens privés (+ 15 % contre + 8 %), particulièrement dans le contexte marqué en 2018 et 2019 par les manifestations sociales dites « des gilets jaunes ». Si l’ensemble des plaintes pour vol sans violence a progressé de 4 %, les vols d’objets dans et sur un véhicule ont crû de 9 %, les cambriolages de locaux professionnels de 12 %, les vols sur des chantiers de 21 % et les vols sur des exploitations agricoles de 30 %. Malgré cet accroissement, les vols dans les exploitations agricoles représentent 0,3 % des plaintes de personnes morales en 2019. Inversement, sur la période 2016‑2019, les plaintes pour escroquerie et autre atteinte économique ou financière ont diminué (– 2 %), conséquence du net recul des infractions aux moyens de paiement, principalement les chèques volés ou falsifiés (– 24 %). L’évolution entre 2016 et 2019 du nombre de plaintes déposées par les personnes morales a été variable selon la taille de l’unité urbaine où les faits ont eu lieu. Dans les communes hors unité urbaine et les unités urbaines de moins de 20 000 habitants, ces plaintes ont augmenté 4 fois plus qu’au niveau national (22 % contre 5 %). Les plaintes ont très modérément augmenté dans les unités urbaines de 20 000 habitants ou plus (2 %) et ont reculé dans l’agglomération parisienne (– 4 %), notamment en raison de la chute des infractions liées aux moyens de paiement (– 40 %). Pour autant, rapportées au nombre d’habitants, les plaintes de personnes morales sont moins nombreuses dans les communes hors unité urbaine (35 pour 10 000 habitants) et augmentent régulièrement avec la taille de l’unité urbaine pour atteindre 101 plaintes pour 10 000 habitants dans l’agglomération parisienne. La nature des infractions dénoncées diffère également selon la taille de l’unité urbaine où les faits se sont déroulés    figure 2. En 2019, lorsque les faits ont eu lieu dans des communes hors unité urbaine ou dans des unités urbaines de moins de 5 000 habitants, les personnes morales ont davantage porté plainte pour cambriolage (21 % des plaintes contre 14 % en moyenne nationale) et pour vol sur un chantier ou une exploitation agricole (5 % contre 2 %). Les victimes de faits commis dans des unités urbaines de 20 000 à 100 000 habitants dénoncent plus fréquemment des escroqueries ou des vols à l’étalage (28 % contre 23 % en moyenne). Enfin, dans l’agglomération parisienne, la proportion de plaintes déposées par les personnes morales pour vol lié aux véhicules motorisés est forte (21 % contre 18 % en moyenne). 6 vols de deux‑roues motorisés appartenant à des personnes morales sur 10 y sont déclarés.  Définitions Personne morale, unité urbaine : voir Glossaire.