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123 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 2.8 – Destructions et dégradations des biens  1. Ménages victimes d’actes de vandalisme selon le type d’habitat environnant,
sur la période 2016-2018 en %   Vandalisme contre le logement Vandalisme contre la voiture2 Maisons dispersées, hors agglomération 1,2 2,4 Maisons en lotissement, en quartier pavillonnaire 1,9 4,4 Immeubles en ville 2,9 7,1 Immeubles en cité ou grand ensemble 3,0 7,2 Habitat mixte : immeubles et maisons 2,0 6,4 Ensemble des ménages1 2,0 4,5 1 Situation 2018. 2 Part de victimes parmi les ménages possédant une voiture. Lecture : en moyenne annuelle, entre 2016 et 2018, 2,9 % des ménages vivant dans un immeuble en ville ont été victimes d’un acte de vandalisme sur leur logement. Champ : France métropolitaine, ménages ordinaires. Sources : Insee-ONDRP-SSMSI, enquêtes Cadre de vie et sécurité 2017 à 2019, traitement SSMSI.  2. Actes de vandalisme enregistrés par les services de sécurité selon le trimestre,
sur la période 2016-2019 140 000 145 000 150 000 155 000 160 000 165 000 170 000 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2016 2017 2018 2019 Lecture : au quatrième trimestre 2018, 163 900 actes de vandalime ont été enregistrés par les services de sécurité. Champ : France. Source : SSMSI, bases des infractions enregistrées par la police et la gendarmerie 2016 à 2019.  3. Orientations pénales par les parquets des auteurs de destructions et dégradations, en 2019 82 926 auteurs dans les affaires traitées 34 007 non poursuivables 41 % 48 919 poursuivables 59 % 7 763 classements pour inopportunité 16 % 41 156 avec réponse pénale taux de réponse pénale des auteurs poursuivables : 84 % 1 345 compositions pénales réussies 16 685 poursuites 23 126 mesures alternatives réussies 3 % 56 % 41 % Note : la réponse pénale, définie par le ministère de la Justice est mesurée par rapport aux auteurs poursuivables. Lecture : en 2019, 56 % des auteurs de destructions et dégradations ayant eu une réponse pénale ont fait l’objet d’une mesure alternative réussie. Champ : France. Source : ministère de la Justice, SDSE, fichier statistique Cassiopée.

Fiches Profil des victimes

126 Sécurité et société – Insee Références – Édition 2021 3.1 Victimation et sentiment d’insécurité selon le sexe Sur la période 2018‑2019, 20,6 % des femmes et 19,9 % des hommes, âgés de 18 à 75 ans, déclarent avoir subi, au cours de l’année précédente, au moins une atteinte personnelle parmi les cinq types d’atteintes listées dans l’enquête Cadre de vie et sécurité (CVS), soit des proportions similaires    figure 1. Cependant, ils n’ont pas été victimes des mêmes faits. Les femmes déclarent plus fréquemment des violences sexuelles hors ménage (0,8 % contre 0,3 % pour les hommes) et des violences physiques ou sexuelles au sein du ménage (1,1 % contre 0,6 %). Les hommes sont plus souvent confrontés à des violences physiques (y compris perpétrées à l’occasion d’un vol ou d’une tentative de vol) hors ménage (2,0 % contre 1,4 % pour les femmes). Les atteintes verbales (injures et menaces) et les autres atteintes sans violence (arnaques, vols ou tentatives de vol sans violence) touchent indifféremment femmes et hommes (respectivement 12,7 % et 4,9 % en moyenne). En moyenne et quel que soit le sexe, une victime sur dix a déposé plainte. Les femmes comme les hommes déposent rarement plainte après une atteinte verbale (4 %) et signalent les atteintes sans violence dans 19 % des situations. En revanche, face aux violences physiques ou sexuelles, les comportements diffèrent : en cas de violences sexuelles hors ménage, 11 % des femmes déposent plainte devant les services de police ou de gendarmerie, contre 27 % des hommes. À l’inverse, en cas de violences physiques ou sexuelles au sein du ménage, 14 % des femmes déposent plainte, contre 6 % des hommes. En 2019, 2,9 millions de victimes (tous âges confondus) ont porté plainte devant les services de police ou de gendarmerie pour des crimes et délits les visant personnellement mais pouvant aussi avoir visé les biens du ménage (logement, voiture, notamment)    figure 2. Parmi les victimes enregistrées par les services, les hommes sont majoritaires (54 %). Ils déposent davantage plainte pour un vol lié au véhicule (17 % contre 10 % pour les victimes femmes). Les victimes femmes sont proportionnellement plus nombreuses à déposer plainte pour un vol sans violence (27 % contre 24 % pour les hommes) et pour une atteinte sexuelle (4 % contre 1 % parmi les hommes). Les femmes de 18 à 75 ans se sentent davantage en insécurité que les hommes. En effet, 11 % d’entre elles se sentent souvent ou de temps en temps en insécurité à leur domicile (contre 5 % des hommes) et 16 % se sentent en insécurité dans leur quartier ou village (contre 9 % des hommes)    figure 3. Plus encore, 17 % des femmes renoncent, souvent ou parfois, à sortir seules de chez elles pour des questions de sécurité contre seulement 3 % des hommes. Lorsque la personne a subi l’une des atteintes personnelles listées dans l’enquête CVS, le sentiment d’insécurité à son domicile et dans son quartier ou village est plus important. Cet écart s’observe chez les femmes (+ 6 points pour le sentiment d’insécurité à son domicile, + 10 points dans son quartier ou son village) et chez les hommes (respectivement + 5 points et + 9 points). Cet écart est plus fort lorsque la personne a subi une violence sexuelle ou physique en dehors du ménage que lorsqu’elle a subi une atteinte sans violence. En revanche, si avoir été victime a, chez les hommes, un effet faible sur le renoncement à sortir seul de chez soi (5 %, soit + 2 points), cela s’avère plus dissuasif pour les femmes (23 %, + 6 points). Cet effet dissuasif s’accentue avec la gravité de l’atteinte. La part des femmes renonçant à sortir augmente de 4 points après une atteinte sans violence, de 8 points après une atteinte verbale, et de 12 et 14 points après respectivement des violences physiques et sexuelles en dehors du ménage. Au final, plus de trois femmes victimes de violences physiques ou sexuelles en dehors du ménage sur dix ont renoncé à sortir souvent ou parfois seules de chez elles pour des raisons de sécurité. Les violences au sein du ménage n’ont pas cet effet dissuasif sur les femmes qui en sont victimes.  Définitions Victimation, violences hors ménage, violences dans le ménage, plainte : voir Glossaire.

127 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 3.1 – Victimation et sentiment d’insécurité selon le sexe  1. Taux de victimation et part des femmes victimes selon le type d’atteinte personnelle subie, sur la période 2017-2018 0 15 30 45 60 75 0 5 10 15 20 25 Violences physiques en dehors du ménage1 Violences sexuelles en dehors du ménage Violences physiques ou sexuelles au sein du ménage Atteintes verbales (menaces et injures) Autres atteintes sans violence (vol et arnaque) Ensemble en % en % Femmes Hommes Part des femmes victimes (échelle de droite) 1 Y compris à l’occasion d’un vol. Champ : France métropolitaine, personnes âgées de 18 à 75 ans vivant en ménage ordinaire. Sources : Insee-ONDRP-SSMSI, enquêtes Cadre de vie et sécurité 2018 et 2019, traitement SSMSI.  2. Victimes enregistrées par les services de sécurité selon le sexe, en 2019 en %   Femmes Hommes Atteintes à la personne 29 24 dont atteintes physiques 13 12 dont infractions à caractère sexuel 4 1 Atteintes aux biens 56 62 Vols ou tentatives de vol avec violence 3 3 Cambriolages ou tentatives de cambriolage 10 11 Vols ou tentatives de vol liés au véhicule 10 17 Autres vols et tentatives de vol (y c. sans violence) 27 24 Destructions et dégradations de biens 6 7 Escroqueries et autres atteintes économiques et financières 11 10 Autres délits 4 4 Ensemble 100 100 Note : catégories construites à partir des 107 index utilisés dans l’« État 4001 »  sources. Champ : France, personnes physiques victimes, hors infractions routières. Source : SSMSI, base des victimes de crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie 2019.  3. Sentiment d’insécurité et renoncement à sortir selon le type d’atteinte subie et le sexe, sur la période 2018-2019     Femmes (en %) Hommes (en %) Écart femmes-hommes (en points) Victimes d’atteintes personnelles1 Sentiment d’insécurité dans le domicile 17,0 9,7 7,3 Sentiment d’insécurité dans le quartier/village 25,7 17,5 8,2 Renoncement à sortir seul 23,3 5,0 18,3 Violences physiques2 en dehors du ménage3 Sentiment d’insécurité dans le domicile 23,3 9,5 13,8 Sentiment d’insécurité dans le quartier/village 32,1 17,9 14,2 Renoncement à sortir seul 29,1 6,1 22,9 Violences sexuelles en dehors du ménage3 Sentiment d’insécurité dans le domicile 20,1 22,6 – 2,5 Sentiment d’insécurité dans le quartier/village 33,4 27,2 6,2 Renoncement à sortir seul 30,7 2,0 28,7 Violences physiques ou sexuelles au sein du ménage3 Sentiment d’insécurité dans le domicile 15,5 6,3 9,2 Sentiment d’insécurité dans le quartier/village 26,3 13,9 12,4 Renoncement à sortir seul 18,4 5,4 13,0 Atteintes verbales (menaces ou injures) Sentiment d’insécurité dans le domicile 18,6 11,4 7,1 Sentiment d’insécurité dans le quartier/village 27,7 20,7 7,0 Renoncement à sortir seul 24,6 6,1 18,5 Atteintes sans violence (vols ou arnaques) Sentiment d’insécurité dans le domicile 13,1 5,4 7,7 Sentiment d’insécurité dans le quartier/village 21,7 10,9 10,8 Renoncement à sortir seul 20,9 3,3 17,6 Ensemble des 18-75 ans Sentiment d’insécurité dans le domicile 10,8 5,2 5,6 Sentiment d’insécurité dans le quartier/village 15,5 8,5 7,0 Renoncement à sortir seul 17,0 3,0 14,0 1 Victimations subies au cours de l’année précédente.  2 Y compris à l’occasion d’un vol.  3 Moyenne sur la période 2014-2018. Champ : France métropolitaine, personnes âgées de 18 à 75 ans vivant en ménage ordinaire. Sources : Insee-ONDRP-SSMSI, enquêtes Cadre de vie et sécurité 2015 à 2019, traitement SSMSI.

128 Sécurité et société – Insee Références – Édition 2021 3.2 Victimation et sentiment d’insécurité selon l’âge En 2019, 2,9 millions de personnes victimes de crimes et délits ont été recensées par les services de police et de gendarmerie. Peu nombreuses avant 15 ans (4 % des victimes), elles augmentent ensuite pour atteindre un pic parmi les 25‑29 ans (11 %)    figure 1. Puis, le nombre de victimes décroît régulièrement, les 80 ans ou plus représentant 3 % des victimes. Ainsi, 40 % des victimes ont entre 20 et 40 ans, alors que les personnes de ces âges représentent 24 % de la population. À l’inverse, les plus de 60 ans ne représentent que 17 % des victimes, pour 27 % de la population. 4,4 % de la population a déposé plainte auprès des services de sécurité après avoir subi un crime ou un délit, cette proportion est inférieure à 2 % chez les moins de 10 ans, avoisine les 8 % chez les 20‑34 ans et décroît ensuite régulièrement pour passer sous la barre des 3 % à partir de 65 ans. La nature des atteintes enregistrées diffère selon l’âge des victimes : 90 % des moins de 10 ans et 66 % des 10‑14 ans sont victimes de violences physiques ou sexuelles    figure 2. À partir de 15 ans, les violences physiques ou sexuelles décroissent, passant de 28 % parmi les 15‑19 ans à 4 % pour les plus de 60 ans. À partir de 20 ans, les victimes sont davantage concernées par les vols sans violence et les vols liés aux véhicules. À partir de 40 ans, elles subissent davantage de cambriolages. À partir de 70 ans, les escroqueries deviennent plus nombreuses (18 % des infractions). Si la fréquence des plaintes pour vol sans violence est comparable entre les 15‑19 ans et les 70 ans ou plus (30 % et 33 %), les 15‑19 ans portent davantage plainte pour atteinte physique (20 % contre 3 % pour les 70 ans ou plus) mais moins pour cambriolage (1 % contre 22 %). En moyenne, selon l’enquête Cadre de vie et sécurité, sur la période 2016-2018, 14 % des personnes de 15 ans ou plus déclarent avoir subi des atteintes personnelles (violences physiques, vols avec ou sans violence, menaces ou injures)     figure 3. Parmi ces victimes, seules 9 % ont déposé plainte devant les services de police ou de gendarmerie. Le taux de victimation varie en fonction de l’âge selon un profil similaire à celui des victimes enregistrées par les services de sécurité : il est de 21 % parmi les 15‑19 ans, s’élève à 22 % parmi les 20‑29 ans puis recule jusqu’à 5 % parmi les 70 ans ou plus. Toutes atteintes subies confondues, la propension des victimes à porter plainte varie peu selon l’âge (entre 8 et 10 %). Par ailleurs, 11 % des personnes de 15 ans ou plus déclarent renoncer à sortir seules de chez elles pour des raisons de sécurité : plus élevée chez les 15‑19 ans (13 %), cette part diminue régulièrement avec l’âge pour atteindre 8 % chez les 30‑49 ans, avant de remonter jusqu’à 15 % chez les 70 ans ou plus. Parmi les personnes qui renoncent à sortir seules de chez elles, 16 % des 15‑19 ans ne sortent pas la plupart du temps y compris la journée (contre 12 % pour l’ensemble). Les adultes de 30 à 49 ans renoncent plus fréquemment à sortir la nuit (plus de 35 % contre 29 %). Enfin, les personnes de 70 ans ou plus renoncent surtout à sortir à partir du début de soirée (67 % contre 55 %). Renoncer à sortir seul est plus répandu parmi les victimes déclarant avoir subi une atteinte personnelle l’année précédant l’enquête (16 % contre 11 % en moyenne). Mais globalement, si la proportion de personnes renonçant à sortir seules et le taux de victimation évoluent de manière semblable jusqu’à 40‑49 ans, à partir de 50 ans, ils s’écartent : la première croît alors que le second diminue. Avec l’âge, les personnes renoncent plus souvent à sortir seules, indépendamment des risques de victimation, peut‑être parce qu’elles se sentent plus vulnérables.  Définitions Victimation, taux de victimation : voir Glossaire.