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115Insee Références – Édition 2021 – Fiche 2.4 – Cambriolages

  1. Présence dans le logement et confrontation auteurs/victimes au moment des faits, sur la période 2016-2018 100 Aucun membre du ménage n'était présent 41 % Le logement était temporairement inhabité 26 % 10 % 6 % 15 % Un membre du ménage était présent et... … a vu le ou les auteurs … les a entendus … ne les a ni vus ni entendus Ne sait pas /refus 2 % Note : y compris tentatives de cambriolage, résidence principale. Champ : France métropolitaine, ménages ordinaires victimes d’un cambriolage ou d’une tentative de cambriolage, incident le plus récent. Sources : Insee‑ONDRP‑SSMSI, enquêtes Cadre de vie et sécurité 2017 à 2019, traitement SSMSI.
  2. Cambriolages enregistrés par les services de sécurité selon le lieu visé, en 2019 Résidences principales 60 % Résidences secondaires 5 % Locaux industriels, commerciaux ou financiers 20 % Autres lieux 15 % Notes : y compris tentatives de cambriolage. Champ : France. Source : SSMSI, base des infractions enregistrées par la police et la gendarmerie 2019.
  3. Orientations pénales par les parquets des auteurs de cambriolage ou tentative de cambriolage, en 2019 12 269 non poursuivables 2 434 mesures alternatives réussies 122
    compositions pénales réussies 16 227 poursuites 34 644 auteurs dans les affaires traitées 22 375 poursuivables 3 592 classements pour inopportunité 16 % Taux de réponse pénale des auteurs poursuivables 18 783 avec réponse pénale 84 % 1 % 86 % 35 % 65 % 13 % Note : la réponse pénale, définie par le ministère de la Justice, est mesurée par rapport aux auteurs poursuivables. Lecture : en 2019, 86 % des auteurs de cambriolage ou tentative ayant eu une réponse pénale ont été poursuivis devant une juridiction d’instruction ou de jugement. Champ : France. Source : ministère de la Justice, SDSE, fichier statistique Cassiopée. 116 Sécurité et société – Insee Références – Édition 2021 2.5 Vols avec violence En 2018, selon l’enquête Cadre de vie et sécurité, 166 000 personnes âgées de 14 ans ou plus ont été victimes d’un vol ou d’une tentative de vol avec violence ou menace, soit 0,3 % de la population d’âges comparables. Depuis 2006 où il atteignait 361 000, le nombre de ces victimes a été divisé par deux, nonobstant le pic de 372 000 observé en 2013    figure 1. En moyenne, entre 2011 et 2018, 61 % des victimes de vol ou tentative de vol avec violence ou menace déclarent que les faits ont été commis par plusieurs auteurs, inconnus d’elles dans 84 % des situations. Les types de violences sont pluriels et peuvent se combiner : violences physiques (gifles, coups de poing, étranglements, brûlures, etc.) dans 62 % des cas, menaces verbales de mort ou de violences physiques dans 49 % des cas, vol à l’arraché dans 47 % des cas, menaces avec une arme dans 22 % des cas. De manière générale, seules 6 % des victimes déclarent avoir subi uniquement des menaces de violence ou de mort. Les victimes confrontées à une arme (arme à feu, arme blanche, matraque, etc.) ou à une arme par destination (tesson de bouteille, bâton, etc.) indiquent dans 39 % des cas qu’il s’agissait d’une arme blanche. Dans 57 % des situations, le vol a abouti. Le téléphone portable est l’objet le plus fréquemment volé (cité par 45 % des victimes), suivi par l’argent liquide (27 %), puis les sacs, bagages et portefeuilles (14 %). 40 % des victimes de vol avec violence ou menace déposent plainte auprès de la police ou de la gendarmerie. Le taux de plainte est plus élevé lorsque le vol a abouti (63 %) ou lorsque le ou les auteurs ont utilisé une arme (49 %). En 2019, les services de police et de gendarmerie ont enregistré 90 800 vols ou tentatives de vol avec violence ou menace (dont 9 200 avec armes, soit 10 %). Ces actes ont massivement touché des particuliers (97 %) et ont visé des établissements financiers, industriels ou commerciaux dans 3 % des cas. Les infractions sont plus fréquentes dans les grandes unités urbaines. En moyenne de 1,4 pour 1 000 habitants, le taux de vol ou tentative de vol avec violence ou menace varie de 0,1 pour 1 000 habitants dans les communes hors unité urbaine à 3,8 pour 1 000 dans l’unité urbaine de Paris. Les vols ou tentatives de vol avec violence ou menace, enregistrés par les forces de sécurité, ont visé 90 600 personnes physiques. Les hommes sont surreprésentés parmi les victimes (56 % alors qu’ils représentent 48 % de la population française), de même que les adultes de 18 à 29 ans (39 % contre 14 %) et les personnes étrangères (18 % contre 7 %)    figure 2. Dans le même temps, en 2019, les services de police et de gendarmerie ont mis en cause 16 800 personnes soupçonnées de vol ou tentative de vol avec violence ou menace. De manière plus accentuée que pour les victimes, les hommes sont surreprésentés parmi les personnes mises en cause (93 %), ainsi que les personnes de moins de 30 ans (83 % contre 36 %), notamment les 13‑17 ans (41 % contre 6 %) et les personnes étrangères (28 % contre 7 %). En 2019, les parquets ont enregistré 34 127 affaires dont la nature principale a été identifiée comme étant un vol à l’arraché ou un autre vol avec violence. Pour 72 % d’entre elles, l’auteur n’était pas identifié à ce stade. L’ensemble des affaires traitées a concerné 13 147 auteurs présumés de vol avec violence    figure 3. Après un premier examen, un quart des auteurs ont été considérés non poursuivables. Parmi les auteurs poursuivables, 89 % ont fait l’objet d’une réponse pénale, qui correspond 9 fois sur 10 à une poursuite devant une juridiction d’instruction ou de jugement. Devant les tribunaux, les auteurs de vol avec violence reconnus coupables sont condamnés dans 61 % des cas à une peine d’emprisonnement avec tout ou partie ferme, d’une durée ferme moyenne de 13,9 mois.  Définitions Vol ou tentative de vol avec violence ou menace, personne physique, arme par destination : voir Glossaire.

117 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 2.5 – Vols avec violence  1. Victimes de vol ou tentative de vol avec violence ou menace et proportion de victimes entre 2006 et 2018 0,0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0 50 000 100 000 150 000 200 000 250 000 300 000 350 000 400 000 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 Proportion de victimes en % (échelle de droite) en % Nombre de victimes Lecture : 166 000 personnes de 14 ans ou plus ont déclaré avoir subi un vol ou une tentative de vol avec violence ou menace au cours de l’année 2018, soit 0,3 % des personnes de 14 ans ou plus. Champ : France métropolitaire, personnes de 14 ans ou plus vivant en ménage ordinaire. Sources : Insee-ONDRP-SSMSI, enquêtes Cadre de vie et sécurité 2007-2019, traitement SSMSI.  2. Profils des victimes et mis en cause pour vol ou tentative de vol avec violence ou menace enregistrés par la police et la gendarmerie, en 2019 en % Victimes Mis en cause Ensemble de la population Femme 44 7 52 Homme 56 93 48 Étrangers 18 28 7 Français 82 72 93 Moins de 13 ans 1 1 16 13 à 17 ans 9 41 6 18 à 29 ans 39 41 14 30 à 45 ans 23 13 18 45 à 59 ans 15 3 20 60 ans ou plus 13 1 26 Champ : France. Sources : SSMSI, base des victimes de crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie en 2019 ; base des mis en cause pour crimes ou délits enregistrés par la police et la gendarmerie en 2019 ; Insee, estimation de population 2019.  3. Orientations pénales par les parquets des auteurs de vol et tentative de vol avec violence, en 2019 13 147 auteurs dans les affaires traitées 3 355 non poursuivables 26 % 9 792 poursuivables 74 % 1 119 classements pour inopportunité 11 % 8 673 avec réponse pénale taux de réponse pénale des auteurs poursuivables : 89 % 38 compositions pénales réussies 0,4 % 888

mesures alternatives réussies 10 % 7 747 poursuites 89 % Note : la réponse pénale, définie par le ministère de la Justice est mesurée par rapport aux auteurs poursuivables. Champ : France. Source : ministère de la Justice, SDSE, fichier statistique Cassiopée.

118 Sécurité et société – Insee Références – Édition 2021 2.6 Vols sans violence En 2018, 967 000 personnes de 14 ans ou plus ont été victimes de vol ou tentative de vol sans violence ni menace. Ces vols surviennent majoritairement en journée (74 % en moyenne sur la période 2016‑2018) dans des espaces publics ouverts : la rue (23 %), un transport en commun (23 %), un établissement commercial (18 %), le lieu de travail ou d’études (15 %). Lors du vol ou de sa tentative, l’objet convoité se situait sur la victime (38 %) ou à proximité de cette dernière (25 %), posé par exemple sur une table à une terrasse de café. Dans 19 % des cas, la victime était absente (vol dans un bureau, un vestiaire de sport, etc.) et 22 % d’entre elles ne se sont rendues compte de rien. Lorsque le vol sans violence ni menace a abouti (77 % des victimes de 2016-2018), les objets les plus fréquemment dérobés sont l’argent liquide (cité par 34 % des victimes), le téléphone portable (28 %), un document administratif, tel que la carte d’identité et la carte grise (24 %) ou un chéquier ou une carte bancaire (24 %). Généralement, les victimes déposent peu plainte (32 %)    figure 1. Mais cette démarche dépend très largement du fait que le vol ait abouti (41 %) ou non (2 %) et du type ou de la valeur de l’objet dérobé : 73 % des victimes ayant subi un préjudice supérieur ou égal à 500 euros et 67 % des victimes de vol de documents administratifs déposent plainte. En 2019, les services de police et de gendarmerie ont enregistré 715 000 plaintes de particuliers victimes d’un vol sans violence. 7 plaintes sur 10 portent sur des vols qui se sont déroulés dans des unités urbaines de 200 000 habitants ou plus. Relativement au nombre d’habitants, les plaintes concernent plus fréquemment des faits commis dans une très grande unité urbaine que dans des communes hors unité urbaine (4,7 fois plus dans les unités urbaines de 200 000 à 2 millions d’habitants, 8,0 fois plus dans l’unité urbaine de Paris). Le taux particulièrement élevé dans les grandes unités urbaines est lié, en partie, au nombre très important de personnes qui s’y rendent pour des raisons professionnelles ou touristiques. 3 victimes sur 10 qui ont déposé plainte ne résident pas dans le département où le vol s’est déroulé    figure 2. Les plaintes enregistrées ont été déposées, dans les mêmes proportions, par des hommes et des femmes. Les hommes sont donc un peu plus souvent concernés, ils déposent 50 % des plaintes alors qu’ils représentent 47 % de la population. Les personnes de 20 à 39 ans sont surreprésentées parmi les victimes ayant déposé plainte (42 % contre 23 %), de même que les personnes étrangères qui constituent 16 % des victimes enregistrées par la police ou la gendarmerie contre 7 % de la population générale. Cette différence s’explique en partie par la prise en compte des plaintes déposées par des étrangers ne résidant pas en France (comme les touristes) et qui forment un tiers des victimes étrangères. Les auteurs présumés mis en cause par les services de police et de gendarmerie (58 500 en 2019) ont un profil spécifique : il s’agit majoritairement d’hommes (77 %), de personnes âgées de moins de 30 ans (61 %). 3 fois sur 10, l’auteur présumé est une personne étrangère (dont 72 % déclarant résider en France). En 2019, les parquets ont enregistré 381 221 affaires de vol simple, c’est à‑dire sans circonstance aggravante telles que les violences et menaces, sans que l’on puisse isoler les seuls vols visant des personnes physiques. 7 fois sur 10, ces affaires sont sans auteur présumé identifié à ce stade. Au cours de cette même année, les parquets ont traité la situation de 124 900 auteurs    figure 3. En première orientation, ils ont estimé, dans 29 % des cas, que l’auteur n’était pas poursuivable soit parce que les faits n’étaient pas pénalement constitués, soit pour défaut d’élucidation (les éléments de preuve ne permettant pas de déterminer l’implication de la personne soupçonnée). Les auteurs poursuivables ont fait l’objet d’une réponse pénale dans 80 % des cas, majoritairement sous la forme d’une alternative aux poursuites (66 %) permettant d’éviter un procès tout en assurant le dédommagement du préjudice causé à la victime. 31 % des auteurs ayant reçu une réponse pénale sont poursuivis. Devant les tribunaux, les auteurs jugés coupables de vol simple sont généralement condamnés, à titre principal, à une peine d’amende (38 % ), une peine d’emprisonnement avec tout ou partie ferme (26 %) ou une peine d’emprisonnement avec sursis total (19 % ).  Définitions Vol sans violence, poursuivable, non poursuivable, réponse pénale, alternative aux poursuites, auteur poursuivi, peine d’amende, peine d’emprisonnement : voir Glossaire.