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119 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 2.6 – Vols sans violence  1. Taux de plainte selon les circonstances du vol sans violence ni menace,
sur la période 2016-2018 en % Tentatives de vol 2 Vols aboutis, dont : 41 vols d’une valeur supérieure ou égale à 500 euros 73 vols de documents administratifs 67 vols d’une carte bleue ou d’un chéquier 45 vols d’un objet d’une valeur sentimentale importante ou assez importante 45 Ensemble des vols sans violence, ni menace 32 Champ : France métropolitaine, personnes âgées de 14 ans ou plus vivant en ménage ordinaire, victimes de vol sans violence ni menace, incident le plus récent. Sources : Insee-ONDRP-SSMSI, enquêtes Cadre de vie et sécurité 2017 à 2019, traitement SSMSI.  2. Répartition des victimes et personnes mises en cause pour vol ou tentative de vol
sans violence en 2019 en %   Victimes Mis en cause Population résidant en France Femmes 50 23 53 Hommes 50 77 47 Moins de 15 ans 4 9 18 15-19 ans 7 29 6 20-29 ans 24 23 11 30-39 ans 17 17 12 40-49 ans 15 11 13 50-59 ans 12 7 13 60 ans ou plus 20 4 27 Français 84 70 93 Étrangers 16 30 7 dont résidant en France 11 22 /// dont autres situations1 5 8 /// Départements de résidence et de commission du vol identiques 70 68 /// /// : absence de résultats due à la nature des choses. 1 Y compris adresse non renseignée. Champ : France. Sources : SSMSI, base des victimes de crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie 2019 ; base des mis en cause pour crimes ou délits enregistrés par le police et la gendarmerie 2019 ; Insee, estimations de population 2019.  3. Orientations pénales par les parquets des auteurs de vol simple en 2019 124 921 auteurs dans les affaires traitées 35 911 non poursuivables 29 % 89 010 poursuivables 71 % 17 942 classements pour inopportunité 20 % 71 068 avec réponse pénale taux de réponse pénale des auteurs poursuivables : 80 % 46 990 mesures alternatives réussies 66 % 22 315 poursuites 31 % 1 763 compositions pénales réussies 3 % Note : la réponse pénale, définie par le ministère de la Justice, est mesurée par rapport aux auteurs poursuivables. Champ : France. Source : ministère de la Justice, SDSE, fichier statistique Cassiopée.

120 Sécurité et société – Insee Références – Édition 2021 2.7 Infractions à la législation sur les stupéfiants En 2019, 12 % des personnes de 14 ans ou plus ont déclaré avoir observé dans leur quartier ou leur village des personnes revendant de la drogue et 17 % des personnes en consommant selon l’enquête Cadre de vie et sécurité. Ces infractions peuvent être constatées par les forces de sécurité : en 2019, 220 000 infractions relatives aux stupéfiants ont fait l’objet de 150 000 procédures enregistrées par la police ou la gendarmerie. Ces infractions sont révélées par l’activité de chaque service et sont donc principalement le reflet de cette activité. Parmi les procédures relatives à la législation sur les stupéfiants, la majorité concerne l’usage de stupéfiants (80 %), alors que le trafic représente moins d’une procédure sur cinq (19 %), dont certaines comportant à la fois des infractions de trafic et d’usage
figure 1. Lorsqu’une infraction à la législation sur les stupéfiants est constatée, d’autres infractions peuvent également être relevées. Les infractions connexes, hors infractions à la législation sur les stupéfiants, au sein des procédures pour trafic sont plus fréquentes (+ 3 points) que pour les procédures liées à l’usage
figure 2. Quel que soit le type de procédure liée aux stupéfiants, les agressions ou menaces et les actes faisant intervenir des armes, explosifs ou autres moyens de destruction constituent les infractions connexes majoritaires. Les actes portant atteinte à la justice concernent davantage les procédures de trafic que celles d’usage (respectivement 17 % et 8 %). À l’inverse, les vols sont plus fréquemment constatés dans les procédures d’usage (respectivement 10 % et 4 %). Enfin, les actes liés à un groupe criminel représentent 3 % des infractions connexes dans les procédures de trafic tandis qu’ils sont quasiment absents des procédures d’usage. La répartition géographique des infractions en matière de stupéfiants diffère selon leur nature. Le trafic est concentré géographiquement
figure 3a : les taux d’infractions pour 1 000 habitants sont plus élevés dans les communes traversées par des axes routiers de transit entre les pays frontaliers et la France, comportant des infrastructures particulières (aéroports, établissements pénitentiaires, etc.) ou encore affectées par des niveaux élevés de pauvreté et de chômage (par exemple, en Seine‑Saint‑Denis ou au sud de la métropole lyonnaise). Dans les départements d’outre‑mer, le trafic se concentre autour des aéroports, des ports, des grandes villes et des grands axes routiers. L’usage est quant à lui plus diffus : les différences de taux entre les communes sont faibles
figure 3b. Les taux d’infractions sont plus élevés en Île‑de‑France, en Bretagne, sur le pourtour méditerranéen et le long des frontières suisse et italienne. Dans les DOM, l’usage de stupéfiants concerne les mêmes zones que le trafic mais également certains sites touristiques. En 2019, les affaires traitées par les parquets en matière de stupéfiants ont concerné 160 000 auteurs, dont les trois quarts relatives à de l’usage. Après un premier examen par le parquet, 16 % des affaires concernant des auteurs de trafic et 3 % des auteurs d’usage ne sont pas poursuivables. Quand les affaires sont poursuivables, la quasi‑totalité des auteurs font l’objet d’une réponse pénale (98 % dans l’ensemble). Pour près de la moitié des auteurs pour usage, la réponse pénale est une mesure alternative aux poursuites (rappel à la loi ou injonction thérapeutique par exemple), tandis que les auteurs de trafic sont majoritairement poursuivis (63 %). Devant les tribunaux, les condamnations diffèrent : 72 % des condamnés pour usage ont écopé d’une amende, les auteurs de trafic sont sanctionnés dans 86 % des cas d’une peine d’emprisonnement, en tout ou partie ferme pour la moitié d’entre eux. Depuis le 1 er septembre 2020, la réponse pénale a évolué avec l’introduction de l’amende forfaitaire délictuelle pour usage de stupéfiants, dressée par les forces de l’ordre, qui a pu modifier les répartitions présentées.  Définitions Les infractions à la législation sur les stupéfiants se répartissent principalement en usage et trafic de stupéfiants. Ces deux types d’infractions ont été distingués selon la classification internationale des infractions à des fins statistiques (ICCS). Le trafic regroupe l’importation et l’exportation, la culture, la production illicite de stupéfiants et les infractions douanières liées aux stupéfiants. Néanmoins, pour la détention, l’acquisition et le transport non autorisés de stupéfiants, qui relèvent à la fois de l’usage et du trafic, l’indexation faite par les forces de sécurité est utilisée pour les distinguer. Les infractions douanières correspondent à celles ayant fait l’objet de poursuites judiciaires et non d’une transaction. Une procédure correspond à l‘ensemble des procès‑verbaux établis par les forces de l’ordre à la suite de la constatation d’une infraction. Chaque procédure peut donc contenir une ou plusieurs infractions. 121 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 2.7 – Infractions à la législation sur les stupéfiants  1. Répartition des procédures liées aux stupéfiants enregistrées par les services de sécurité selon leur nature en 2019 Usage 80 % Trafic 19 % Autres1 1 % 1 La catégorie « Autres » contient par exemple, la provocation à l’usage ou au trafic de stupéfiants. Note : la partie hachurée représente les procédures de trafic qui contiennent à la fois des infractions de trafic et d’usage. Celles-ci représentent 53 % des procédures de trafic. Champ : France. Source : SSMSI, base des infractions enregistrées par la police et la gendarmerie 2019.  2. Part des infractions connexes dans les procédures de trafic et d’usage de stupéfiants, en 2019 en %   Procédures d’usage Procédures de trafic Part des procédures à infractions connexes (hors infractions à la législation sur les stupéfiants) 15 18 Ensemble des infractions (hors infractions à la législation sur les stupéfiants) 100 100 dont : Agressions ou menaces 23 19

Actes faisant intervenir des armes, des explosifs et d’autres moyens de destruction 22 19

Actes portant atteinte au système de justice 8 17

Actes faisant intervenir le produit d’une infraction (blanchiment d’argent, autres) 13 13

Actes contraires aux règles d’ordre public 8 5

Vols 10 4

Actes liés à un groupe criminel organisé 0 3

Atteintes aux biens 4 2

Autres 13 16 Note : seuls les principaux groupes d’infractions rassemblant au moins 3 % des infractions pour les procédures d’usage ou de trafic sont représentés. Champ : France. Source : SSMSI, base des infractions enregistrées par la police et la gendarmerie 2019.  3. Infractions liées aux stupéfiants pour 1 000 habitants par commune,
en 2019

a. Trafic b. Usage Champ : France. Sources : SSMSI, base des infractions enregistrées par la police et la gendarmerie 2019 ; Insee, recensement de la population 2017.

122 Sécurité et société – Insee Références – Édition 2021 2.8 Destructions et dégradations des biens En 2018, selon l’enquête Cadre de vie et sécurité, 2 % des ménages ont déclaré avoir été victimes d’un acte de vandalisme contre leur logement    figure 1. Ces victimes ont généralement subi des dégradations telles que des inscriptions sur les murs, une clôture endommagée ou des jets de détritus (71 %) et dans une moindre mesure (26 %) des destructions totales (vitres cassées ou volets arrachés par exemple). 3 % ont subi les deux types d’atteintes. Par ailleurs, 5 % des ménages possédant une voiture déclarent des actes de vandalisme sur leur voiture. Les destructions totales sont plutôt rares (2 %), les victimes évoquant plutôt des dégradations importantes ayant nécessité une réparation immédiate du véhicule (34 %) et dans la majorité des cas (63 %) des faits de moindre gravité. Ce type d’atteinte se déroule plutôt en milieu urbain : sur la période 2016‑2018, les ménages vivant en immeuble déclarent davantage d’actes de vandalisme aussi bien sur leur logement que leur voiture. Ces atteintes sont rarement déclarées aux services de police et de gendarmerie : respectivement 11 % et 18 % des ménages victimes de vandalisme contre leur logement ou contre leur voiture ont déposé plainte. Les services de police et de gendarmerie ont enregistré, en 2019, près de 620 000 plaintes pour destructions et dégradations déposées par des ménages mais aussi par des personnes morales (35 %). Depuis 2016, le nombre de ces faits a diminué de 3 %, mais la baisse n’a pas été régulière    figure 2. En effet, les actes de vandalisme ont été particulièrement nombreux au cours des deuxièmes trimestres 2016 et 2017, au cours du quatrième trimestre 2018 ou du troisième trimestre 2019. Ces pics peuvent souvent être rapprochés de mouvements sociaux et manifestations, par exemple : manifestations contre la loi travail, dite loi El Khomri, manifestations autour de la fête du travail, mouvement des « gilets jaunes », manifestations contre le projet de réforme des retraites. De manière générale, le nombre d’actes de destructions et de dégradations enregistrés pour 1 000 habitants augmente avec la taille de l’unité urbaine, du fait du caractère plutôt urbain de ce type d’infractions. Le vandalisme est deux fois plus important dans les unités urbaines de plus de 20 000 habitants (11 actes enregistrés pour 1 000 habitants) que dans les communes hors unité urbaines (5 pour 1 000). En 2019, les parquets ont enregistré 210 000 affaires pour destructions et dégradations de biens. Pour 55 % d’entre elles, l’auteur n’était pas identifié. Lorsqu’un auteur présumé a été identifié, les parquets ont estimé, après premier examen, que 41 % d’entre eux n’étaient pas poursuivables    figure 3. Plus de 8 auteurs poursuivables sur 10 ont reçu une réponse pénale, majoritairement une mesure alternative aux poursuites susceptible d’assurer la réparation du dommage causé à la victime (56 %). L’auteur a été poursuivi dans 4 cas sur 10. À l’issue du procès, en 2019, les auteurs de destructions et dégradations volontaires de biens reconnus coupables ont été condamnés, à titre principal, à une peine d’emprisonnement avec sursis total (28 %), à une peine d’amende (19 %) ou à une peine d’emprisonnement ferme ou avec sursis partiel (24 %).  Définitions Le vandalisme est l’ensemble des actes constituant une atteinte volontaire et gratuite aux biens privés ou publics. Ces faits de destruction ou dégradation sont sanctionnés par la loi en fonction de leurs circonstances, de la nature du bien attaqué et de l’importance des dégâts causés. Ménage, personne morale, unité urbaine : voir Glossaire.