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87 Insee Références – Édition 2021 – Dossiers – Au collège, dans un climat scolaire globalement serein…  6. Sentiment d’insécurité selon les profils et les établissements scolaires (suite) b. Enseignants Brut1 (en %) Modélisé (écart2 en points) Aux abords du collège À l’intérieur du collège Aux abords du collège À l’intérieur du collège Ensemble 9,1 6,9     Sexe             Femmes 9,0 7,0 0,0 ns 0,1


Hommes 9,4 6,7 Réf.   Réf.   Ancienneté d’exercice             Moins d’une année 10,8 8,2 0,8


0,7


1 à moins de 6 ans 11,4 8,3 0,8


0,5


6 à moins de 15 ans 7,6 5,9 – 0,5


– 0,2


15 ans ou plus 6,8 5,0 Réf.   Réf.   Au moins une victimation subie depuis le début de l’année scolaire Oui 12,3 9,9 3,6


4,3


Non 4,0 1,9 Réf.   Réf.   Lieu d’implantation du collège             Éducation prioritaire 20,1 11,9 1,6


– 0,2


Urbain hors éducation prioritaire 7,8 6,9 0,6


0,9


Rural hors éducation prioritaire 5,0 4,7 Réf.   Réf.   Indice de position sociale moyen du collège Très défavorisé 19,3 12,6 7,2


4,3


Défavorisé 6,8 6,0 0,9


0,5


Favorisé 4,6 4,1 – 1,1


– 0,8


Très favorisé 3,2 3,1 Réf.   Réf.   Taille du collège             Petite (25 % les plus petits) 5,4 4,8 Réf.   Réf.   Moyenne 9,4 7,2 – 0,1


0,0 ns Grande 9,4 7,0 0,6


0,2


Très grande (25 % les plus grands) 12,0 8,1 2,3


0,9


ns : non significatif (supérieur à 5 %) ; ** le niveau de significativité du coefficient est compris entre 95 % et 99 % ; *** le niveau de significativité du coefficient est supérieur à 99 %. 1 Il s’agit des individus qui déclarent se sentir pas très en sécurité ou pas du tout en sécurité. 2 Pour chaque modalité, le modèle illustre les différences de probabilité (effet marginal) de se sentir en insécurité par rapport à la situation de référence. L’individu de référence est un enseignant homme, n’ayant subi aucune violence depuis le début de l’année scolaire, exerçant depuis plus de 15 ans dans un collège de petite taille, socialement très favorisé, en zone rurale hors éducation prioritaire (EP). Lecture : 10,8 % des enseignants en collège public ayant moins d’une année d’ancienneté d’exercice, déclarent se sentir plutôt pas ou pas du tout en sécurité aux abords du collège. Dans le modèle, pour ces enseignants, l’effet marginal (ou écart) de ce sentiment à l’individu de référence est de 0,8 point. Champ : France, enseignants des collèges publics. Source : DEPP-MENJS, Enquête nationale de climat scolaire auprès des personnels du second degré de l’Éducation nationale de 2019. Un sentiment d’insécurité aux abords du collège plus fréquent chez les élèves
de 6e et les enseignants en début de carrière Les collégiens les plus jeunes tout comme les enseignants les moins expérimentés se sentent plus fréquemment en insécurité aux abords du collège. Le sentiment d’insécurité des 6e y est supérieur de 13,7 points à celui des 3e. À l’intérieur du collège, le sentiment général d’insécurité évolue peu avec le niveau de scolarité    figure 6a. Des différences existent cependant selon le lieu. Les élèves de 6e sont deux fois plus nombreux en proportion à se sentir en insécurité dans les toilettes, les couloirs ou les escaliers par rapport à leurs camarades de 3e. Ils sont également plus nombreux à déclarer qu’il y a de la violence au sein de leur établissement (29,2 % d’entre eux contre 18,9 % des élèves de 3e). Les enseignants exerçant depuis moins d’un an sont en proportion plus nombreux à se sentir en insécurité, tant aux abords de l’établissement qu’à l’intérieur : + 4,0 points par rapport à ceux ayant une ancienneté d’au moins quinze ans pour l’insécurité aux abords de l’établissement et + 3,2 points pour l’insécurité à l’intérieur    figure 6b. Cependant, une fois prises en compte les autres caractéristiques, ces écarts se réduisent fortement.

88 Sécurité et société – Insee Références – Édition 2021 Subir une violence accentue fortement le sentiment d’insécurité Selon l’indice de multivictimation, 5,4 % des collégiens du public se trouvent dans une situation qui s’apparente à du harcèlement, c’est‑à‑dire qu’ils ont déclaré au moins cinq situations violentes parmi les neuf retenues de l’enquête    figure 7. Ces élèves sont beaucoup plus nombreux à se sentir en insécurité, que ce soit aux abords du collège (55,1 %) qu’à l’intérieur (37,0 %), dans des proportions deux à trois fois plus élevées que l’ensemble des collégiens. Comme pour les collégiens, les enseignants de collèges publics victimes d’atteintes ont un sentiment d’insécurité plus important, tant aux abords du collège qu’à l’intérieur    figure 8. 4,0 % se sentent en insécurité aux abords du collège quand ils n’ont subi aucune violence, soit trois fois moins que pour les enseignants victimes d’au moins une violence ; ce rapport est de cinq pour le sentiment d’insécurité au sein de l’établissement.  8. Enseignants se sentant en insécurité selon le type de victimation 0 5 10 15 20 25 30 35 40 Refus ou contestation d'enseignement [48,6 %] Moqueries ou insultes (y compris par des gestes) [31,7 %] Mise à l'écart/marginalisation [8,3 %] Atteintes aux biens2 [17,1 %] Bousculé ou menacé, frappé, blessé avec une arme ou autres1 [4,2 %] Menaces (y compris par des gestes ou des regards, une intimidation, par internet, etc.) [13,4 %] Harcèlement ou agression sexuelle [3,0 %] Une violence subie ou plus [61,5 %], dont Aucune violence subie [38,5 %] en % Aux abords du collège À l'intérieur du collège 1 Bousculé ou frappé intentionnellement, menacé avec une arme, frappé ou blessé avec une arme et autre violence subie. 2 Vol ou dégradation du matériel pédagogique, vol d’un ou plusieurs objet(s) personnel(s) (téléphone portable, clé USB, portefeuille, etc.) et dégradation du moyen de locomotion pour venir au travail (y compris aux abords de l’établissement). Note : il s’agit des individus qui déclarent se sentir pas très en sécurité ou pas du tout en sécurité. Lecture : 48,6 % des enseignants ont été victimes d’un refus ou d’une contestation d’enseignement. Parmi eux, 10,6 % se sentent en insécurité à l’intérieur du collège et 12,9 % à ses abords. Champ : France, enseignants des collèges publics. Source : DEPP-MENJS, Enquête nationale de climat scolaire auprès des personnels du second degré de l’Éducation nationale de 2019.  7. Collégiens se sentant en insécurité suivant l’indice de multivictimation en %   Répartition des collégiens Part de collégiens se sentant en insécurité1 Aux abords du collège À l’intérieur du collège Absence de victimation2 3 52,3 17,4 4,6 Faible victimation3 31,4 28,5 12,2 Multivictimation modérée3 10,9 40,3 23,2 Harcèlement3 5,4 55,1 37,0 Total 100,0 /// /// /// : absence de résultat due à la nature des choses. 1 Il s’agit des individus qui déclarent se sentir pas très en sécurité ou pas du tout en sécurité. 2 Aucune des victimations retenues dans l’indice de victimation. 3 Neuf victimations sont prises en compte dans l’indice de multivictimation   définitions. Lecture : 5,4 % de collégiens sont en situation de harcèlement. Parmi eux, 55,1 % se sentent en insécurité aux abords du collège. Champ : France, élèves de collèges publics. Source : DEPP-MENJS, Enquête nationale de climat scolaire et de victimation auprès des collégiens de 2017.

89 Insee Références – Édition 2021 – Dossiers – Au collège, dans un climat scolaire globalement serein… Encadré – Par rapport au collège, le climat scolaire est plus positif dans les lycées d’enseignement général et technologique, mais moins favorable dans les lycées professionnels De manière générale, l’opinion des enseignants exerçant en lycée public et des lycéens vis‑à‑vis du climat scolaire est plutôt positive, peu ou prou identique à celles de leurs homologues de collège    figure A. La moitié des enseignants de lycée déclarent que les élèves y apprennent bien (54,6 %), soit une proportion similaire à celle observée chez les enseignants de collège (50,5 %). A. Opinion générale des lycéens et enseignants des lycées sur le climat scolaire en %   Lycée d’enseignement général et technologique Lycée professionnel Lycée polyvalent Ensemble Enseignants         Se sentir plutôt bien ou tout à fait bien dans son établissement 82,9 79,0 81,2 81,1 Se sentir plutôt bien ou tout à fait bien dans sa fonction 80,8 78,3 79,8 79,6 Plutôt satisfait ou tout à fait satisfait du climat scolaire dans l’établissement 75,3 64,8 69,3 69,9 Les élèves apprennent plutôt bien ou tout à fait bien dans l’établissement 64,5 45,3 53,4 54,6 Les relations sont bonnes ou très bonnes avec les élèves 95,0 90,6 93,3 93,0 Les relations sont bonnes ou très bonnes avec les enseignants 93,9 93,8 94,9 94,2 Les relations sont bonnes ou très bonnes avec le personnel de direction 83,6 83,4 83,4 83,5 Plutôt respecté ou tout à fait respecté par les élèves 91,7 86,1 88,1 88,7 Plutôt respecté ou tout à fait respecté par les parents d’élèves 86,0 83,3 86,2 85,2 Élèves         Se sentir plutôt bien ou tout à fait bien au lycée 95,2 91,0 94,3 94,1 Se sentir plutôt bien ou tout à fait bien dans sa classe 91,2 90,5 91,0 90,9 On apprend plutôt bien ou tout à fait bien dans son lycée 87,2 82,2 86,4 86,0 Plutôt bonne ou bonne ambiance entre les élèves 91,0 81,3 89,6 88,8 Les relations avec les professeurs sont en général bonnes ou très bonnes 83,7 76,5 84,0 82,5 Les punitions et les sanctions données dans le lycée sont plutôt justes ou très justes 76,2 65,7 74,5 73,6 Lecture : au cours de l’année scolaire 2018-2019, 79,0 % des enseignants en lycée professionnel se sentent plutôt bien ou tout à fait bien dans leur établissement. Champ : France, élèves et enseignants des lycées publics. Source : DEPP-MENJS, Enquête nationale de climat scolaire et de victimation auprès des lycéens de 2018 ;
Enquête nationale de climat scolaire auprès des personnels du second degré de l’Éducation nationale de 2019. Vis‑à‑vis du ressenti de la violence dans le lycée, les enseignants sont moins nombreux que leurs homologues de collège à considérer qu’il y a de la violence dans leur établissement (50,5 % contre 62,8 %)    figure B. Ce ressenti diffère cependant selon le type de lycée : il est d’un niveau équivalent à celui des collèges dans les lycées professionnels (LP : 65,2 %), et est beaucoup moins fréquent en lycée d’enseignement général et technologique (LEGT : 34,8 %). Néanmoins, ce sont surtout certains types de violences subies par les enseignants qui amènent un plus fort sentiment d’insécurité que d’autres. En particulier, parmi les 3,0 % d’enseignants de collèges déclarant avoir été victime de harcèlement ou d’agressions sexuelles, 31,9 % se sentent en insécurité dans l’établissement, soit 30,0 points de plus que l’ensemble des enseignants de collège n’ayant subi aucune violence dans le cadre scolaire. L’écart est de 20,9 points pour le sentiment d’insécurité aux abords du collège. Par ailleurs, avoir subi des menaces (comme c'est le cas de 13,4 % des enseignants), va plus souvent de pair avec un sentiment d'insécurité. Parmi ces enseignants, 23,4 % se sentent en insécurité aux abords et 22,3 % à l'intérieur. Ceux ayant déclaré un refus ou une contestation d’enseignement (48,6 %) ont également un sentiment d’insécurité plus fort que ceux n’ayant subi aucune violence, mais dans des proportions moindres : 12,9 % aux abords du collège et 10,6 % à l’intérieur.