Dossiers
27Insee Références – Édition 2023 – Dossiers – Les premières années en France des réfugiés
Les premières années en France des réfugiés
Depuis la crise migratoire de 2015, le nombre de nouveaux bénéficiaires de la protection
internationale augmente en France. En 2018, 30 100 demandeurs d’asile ont obtenu un titre
de réfugié ou de bénéficiaire de la protection subsidiaire, soit 17 % des détenteurs
d’un premier titre de séjour hors titres étudiants. Par rapport aux autres primodétenteurs,
ces réfugiés sont plus souvent des hommes, plus jeunes lors de leur arrivée en France, et ils
viennent moins souvent de pays francophones. De plus, durant leurs premières années
en France, leurs conditions de vie sont plus difficiles, du fait du caractère souvent soudain
et contraint de la migration, mais aussi de leurs caractéristiques sociodémographiques.
Ainsi, les bénéficiaires de la protection internationale sont moins diplômés, rencontrent
plus de difficultés avec la maîtrise de la langue française, l’accès à l’emploi, et font face
à des conditions d’emploi plus difficiles que les autres primodétenteurs. Ces difficultés
sont plus marquées pour les femmes, qui sont deux fois moins souvent en activité que les
hommes un an après l’obtention de leur titre. Par ailleurs, à leur arrivée en France,
les réfugiés subissent une plus forte dégradation de leurs conditions de logement, et sont
plus souvent logés par un particulier ou en hébergement collectif. Néanmoins, en l’espace
d’un an, leur situation sur le marché du travail et pour l’hébergement s’améliore. Enfin,
même si les réfugiés se déclarent de manière générale en bonne santé, ils apparaissent plus
fragiles que les non‑réfugiés en ce qui concerne la santé mentale.
Depuis 2004, le régime d’asile est défini au niveau de l’Union européenne. Il repose sur une procédure
commune à tous les États membres en matière de traitement des demandes d’asile, ainsi que sur un
statut de « bénéficiaires de la protection internationale (BPI) » pour les personnes qui reçoivent une
réponse favorable à leur demande.
Il s’adresse aux personnes exposées dans leur pays à un risque de persécution ou de traitement
inhumain ou dégradant et qui ne peuvent obtenir de protection de la part de leurs autorités. Les
bénéficiaires de la protection internationale ont un titre de réfugié ou de bénéficiaire de la protection
subsidiaire1. Dans le premier cas, une carte de résident d’une durée de 10 ans est délivrée. Dans le
second cas, le demandeur ne remplit pas complètement les conditions d’octroi du statut de réfugié
mais est exposé dans son pays à une grave menace (peine de mort, torture, etc.). Le titre est valable
un an et est renouvelé si la menace perdure à la fin de cette période pour prolonger le droit de séjour
en France.
Le parcours administratif d’un demandeur d’asile est constitué de plusieurs étapes. Après un passage
en structure du premier accueil des demandeurs d’asile (Spada), le demandeur doit faire enregistrer
sa demande dans un guichet unique pour demandeurs d’asile (GUDA) qui vérifie notamment qu’il
n’a pas déjà sollicité l’asile dans un autre État membre. La demande est ensuite transmise à l’Office
français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) qui l’examine et décide d’accorder ou non la
protection internationale. En cas de décision défavorable, les demandeurs peuvent faire appel auprès
de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), qui représente la deuxième instance. Ainsi, entre le
premier accueil d’un demandeur d’asile sur le territoire français et la délivrance effective d’un premier
titre de séjour, plusieurs mois, voire plusieurs années, peuvent s’écouler. Pendant cette période, les
demandeurs d’asile sont en possession d’une attestation temporaire de demande d’asile (ATDA) qui
vaut autorisation provisoire de séjour.
Entre 2014 et 2018, le nombre de demandes d’asile déposées à l’Ofpra a doublé à la suite de la crise
migratoire de 2015, pour atteindre en 2019 un pic de près de 111 000 demandes2 figure 1. Avec
la crise sanitaire, leur nombre a ensuite fortement diminué (moins de 80 000 demandes en 2020 et
1 À titre exceptionnel, il peut arriver que des autorisations provisoires de séjour soient délivrées pour des motifs humanitaires, en
dehors du statut de bénéficiaire de la protection internationale. C’est le cas du dispositif mis en place à partir de mars 2022, lors
de la crise ukrainienne, afin d’assurer une protection temporaire (et l’autorisation implicite de séjour sur le territoire français),
pour une durée de six mois avec possibilité de renouvellement.
2 Jusqu’en 2018 inclus, les mineurs accompagnant des demandeurs d’asile ne sont pas systématiquement comptabilisés dans les
données de l’Ofpra. L’analyse temporelle est donc présentée ici hors mineurs.
28
Immigrés et descendants d’immigrés en France – Insee Références – Édition 2023
2021). Le taux synthétique de protection3 hors mineurs, c’est‑à‑dire la part des demandeurs majeurs
qui reçoivent un statut de « bénéficiaires de la protection internationale » en première ou deuxième
instance, augmente fortement, de 21,5 % à 37,5 %, entre 2012 et 2016. Il se stabilise ensuite, puis
recule légèrement depuis 2018 pour s’établir à 35,5 % en 2021. En incluant les mineurs, il s’élève à
39,2 % en 2021.
30 100 demandeurs d’asile ont obtenu la protection internationale en 2018
En 20184, 30 134 demandeurs d’asile ont obtenu un titre de BPI (réfugiés ou bénéficiaires de la
protection subsidiaire)
figure 2. Ils représentent 11,6 % du total des délivrances en première
admission au séjour (7,4 % de réfugiés et 4,2 % de protections subsidiaires). En ajoutant les titres
délivrés aux étrangers malades ou aux victimes de violences conjugales ou de la traite des êtres
humains, les titres pour motif humanitaire représentent la troisième raison de délivrance de titres de
séjour (13,5 %). Ils sont beaucoup moins nombreux que les titres délivrés pour motif familial (35,2 %)
ou étudiant (32,3 %) et se situent à un niveau proche du motif économique (12,8 %).
En France, les ressortissants afghans sont de loin les plus nombreux à recevoir un premier titre
de BPI (5 112) en 2018
figure 3. Ils sont suivis par les ressortissants soudanais et syriens
(près de 3 500 chacun). Ces trois nationalités constituent 40 % des nouveaux BPI. La République
démocratique du Congo, l’Irak, l’Érythrée, la Guinée, la Chine, la Russie et l’Albanie viennent ensuite.
Ces dix pays concentrent près des deux tiers des bénéficiaires de la protection internationale en 2018.
Les origines peuvent toutefois varier fortement d’une année à l’autre, en fonction du contexte
géopolitique.
En 2018, les réfugiés ou bénéficiaires de la protection subsidiaire sont majoritairement des hommes
(65 %), alors que la répartition par sexe est équilibrée pour les autres primodétenteurs.
3 Taux synthétique de protection = taux d’accord Ofpra + taux de refus Ofpra × taux de recours CNDA × taux d’annulation CNDA.
Pour plus de détails, voir [DSED, 2022]. Ce taux est calculé pour la France, tandis que les effectifs de premiers titres de séjour
(figure 2) et de bénéficiaires de la protection internationale (figure 3) sont calculés pour la France métropolitaine.
4 L’année 2018 est utilisée comme référence pour les commentaires car c’est l’année d’obtention du titre de séjour des personnes
interrogées dans l’enquête Elipa 2 dont les résultats sont présentés dans la suite du dossier. Pour une actualisation des données
générales présentées dans cette étude, consulter les publications récentes du DSED.
1. Demandes et attributions de l’asile entre 2003 et 2021
8
16
24
32
40
0
0
30 000
60 000
90 000
120 000
150 000
2003
2005
2007
2009
2011
2013
2015
2017
2019
2021
en %
Demandes d'asile enregistrées à l'Ofpra
Attribution de l'asile (Ofpra et CNDA)
Taux synthétique de protection (échelle de droite)
Note : taux synthétique de protection = taux d’accord Ofpra + taux de refus Ofpra x taux de recours CNDA x taux d’annulation
CNDA. Le champ de cet indicateur est la France entière. Il est différent de celui des figures 2 et 3, qui portent sur la France
métropolitaine.
Lecture : en 2021, 78 660 demandes d’asile ont été enregistrées à l’Ofpra, 38 123 ont été attribuées. Le taux synthétique de
protection est de 35,5 % en 2021.
Champ : France, hors mineurs accompagnants des demandeurs d’ asile.
Sources : Ofpra et CNDA ; calculs DSED.
29 Insee Références – Édition 2023 – Dossiers – Les premières années en France des réfugiés 2. Primodélivrances par motif de séjour en 2018 Motif de séjour Effectifs Répartition (en %) Familial 91 016 35,2 Étudiant 83 699 32,3 Humanitaire 34 979 13,5 Bénéficiaires de la protection internationale 30 134 11,6 Réfugiés et apatrides 19 245 7,4 Bénéficiaires de la protection subsidiaire 10 889 4,2 Autre motif humanitaire1 4 845 1,9 Économique 33 041 12,8 Divers 16 189 6,3 Ensemble 258 924 100,0 1 Essentiellement des titres délivrés aux étrangers malades. Lecture : 91 016 premiers titres de séjour pour motif familial ont été délivrés en 2018 en France métropolitaine, soit 35,2 % de la totalité des premiers titres délivrés. Champ : France métropolitaine, ressortissants de pays tiers à l’Union européenne, titres de séjour (hors documents provisoires). Source : AGDREF, DSED. 3. Les dix principales nationalités d’origine des bénéficiaires de la protection internationale (BPI) en 2018 0 1 000 2 000 3 000 4 000 5 000 6 000 Albanie Russie Chine (Hong-Kong inclus) Guinée Érythrée Irak République démocratique du Congo République arabe syrienne Soudan Afghanistan Note : ces dix nationalités représentent 64,5 % des 30 134 BPI. Lecture : 5 112 nouveaux bénéficiaires de la protection internationale en 2018 venaient d’Afghanistan. Champ : France métropolitaine, ressortissants de pays tiers à l’Union européenne, titres de séjour (hors documents provisoires). Source : AGDREF, DSED. Au moment de l’obtention de leur titre de séjour, les réfugiés ont en moyenne 30 ans Au‑delà des données administratives, l’Enquête longitudinale sur l’intégration des primo‑arrivants (Elipa 2 source) permet de suivre les processus d’insertion des immigrés en France ayant obtenu leur premier titre de séjour en 2018, en particulier les BPI. Par facilité de langage, dans la suite de l’étude, le terme « réfugié » désignera l’ensemble des BPI qu’ils soient réfugiés stricto sensu ou sous protection subsidiaire, et le terme « non‑réfugié », les autres primodétenteurs. Parmi les primodétenteurs interrogés dans Elipa 2, 17 % sont des réfugiés, c’est‑à‑dire des demandeurs d’asile ayant obtenu le statut de réfugié (14 %) ou des bénéficiaires de la protection subsidiaire (3 %). Les réfugiés ont passé en moyenne 2,8 ans en France avant d’obtenir leur premier titre de séjour en 2018, contre 5,3 ans en moyenne pour les autres primodétenteurs. La plupart des réfugiés qui obtiennent leur premier titre de séjour en 2018 sont arrivés en France à la suite de la crise migratoire de 2015 et l’importante augmentation des demandes d’asile. Lorsqu’ils arrivent en France, les réfugiés sont en moyenne plus jeunes que les autres primodétenteurs. Ceci ajouté au fait que la durée entre leur arrivée en France et l’obtention de leur titre de séjour est plus
30 Immigrés et descendants d’immigrés en France – Insee Références – Édition 2023
courte conduit à ce qu’en 2019, un an après l’obtention de leur premier titre de séjour, les réfugiés ont
en moyenne 31 ans, contre un peu plus de 34 ans pour les autres primodétenteurs.
La structure par âge des réfugiés à leur arrivée en France est différente pour les femmes et les hommes.
L’âge moyen à l’arrivée est plus élevé pour les femmes (29 ans, contre 27 ans pour les hommes).
Les femmes réfugiées arrivent en France plus souvent que les hommes avant l’âge de 18 ans (21 %
d’entre elles sont arrivées mineures et n’ont obtenu leur titre de séjour qu’à 18 ans, contre 12 % pour
les hommes), mais elles sont aussi surreprésentées dans les tranches d’âge les plus élevées (elles
sont 19 % à arriver en France à 40 ans ou plus, contre 9 % pour les hommes) figure 4. Les hommes
réfugiés arrivent majoritairement aux âges des jeunes actifs, entre 18 et 29 ans (54 %, contre 35 % pour
les femmes).
4. Caractéristiques des primodétenteurs à l’arrivée en France selon le statut de réfugié
et le sexe
en %
Femmes Hommes Ensemble
Réfugiées Non-réfugiées Réfugiés Non-réfugiés Réfugiés Non-réfugiés
Âge à l’arrivée en France
De 0 à 17 ans 21 13 12 15 15 14
De 18 à 29 ans 35 38 54 41 48 39
De 30 à 39 ans 26 32 24 31 25 31
De 40 à 49 ans 11 12 6 9 8 11
50 ans ou plus 8 6 3 4 5 5
Diplôme à l’arrivée en France
Aucun diplôme 44 26 42 32 43 29
CEP, brevet 14 14 15 15 15 14
CAP, BEP 6 7 4 12 5 9
Baccalauréat 16 15 18 15 17 15
Diplôme de l’enseignement supérieur 20 38 20 26 20 32
Durée de présence en France au moment de l’obtention du titre de séjour
Moins de 2 ans 48 46 44 27 45 36
De 2 à 4 ans 30 13 45 15 40 14
De 4 à 10 ans 17 30 9 39 12 34
10 ans ou plus 5 12 2 20 3 16
Lecture : 42 % des hommes réfugiés n’ont aucun diplôme à leur arrivée en France.
Champ : départements d’Île‑de‑France hors Seine‑et‑Marne, départements des Bouches‑du‑Rhône, du Nord et du Rhône.
Primodétenteurs d’un titre de séjour d’au moins un an en 2018, hors étudiants.
Source : DSED, ministère de l’Intérieur, enquête Elipa 2 (2019‑2020).
Les réfugiés rencontrent plus de difficultés avec la maîtrise de la langue française,
à l’écrit comme à l’oral
À chaque vague de l’enquête Elipa 2, la compréhension orale et écrite du français est mesurée par des
exercices en langue française issus de l’enquête Information et vie quotidienne de l’Insee (IVQ, 2011).
Un « profil de performance » [Jonas, 2012] est défini à partir des scores obtenus à l’écrit et à l’oral :
les personnes ayant de trop grandes difficultés pour réaliser les exercices sont dites en « extrême
difficulté » (ou « exercice impossible »). À l’inverse, celles ayant au moins 80 % de réussite sont
considérées comme n’ayant « pas ou peu de difficultés ».
En 2019, un an après l’obtention de leur premier titre de séjour, les réfugiés sont deux fois plus
souvent en extrême difficulté que les autres primodétenteurs, en compréhension écrite comme
en compréhension orale figure 5. Quatre réfugiés sur dix n’ont pas réussi à réaliser entièrement
l’exercice de compréhension écrite, contre deux sur dix pour les autres primodétenteurs. Ces résultats
s’élèvent respectivement à 35 % et 16 % pour la compréhension orale. En 2020, deux ans après
l’obtention de leur premier titre de séjour, même si les réfugiés sont toujours deux fois plus
fréquemment en extrême difficulté que les autres primodétenteurs, les niveaux en français ont
progressé. Ainsi, la part des réfugiés en extrême difficulté a diminué de 12 points à l’ écrit comme
à l’oral.
31
Insee Références – Édition 2023 – Dossiers – Les premières années en France des réfugiés
Les plus grandes difficultés des réfugiés s’expliquent en partie par leurs caractéristiques
sociodémographiques. D’une part, les réfugiés sont moins souvent originaires de pays francophones
(30 %, contre 67 % pour les non‑réfugiés). Ils viennent moins souvent du Maghreb et des pays d’Afrique
où le français est parlé, notamment pendant l’enfance, en langue principale ou secondaire
[Bechichi et al., 2016]. Ainsi, seulement 17 % des réfugiés parlaient français avec leurs parents quand
ils étaient enfants, contre 42 % pour les autres primodétenteurs. Par ailleurs, l’aisance en français
augmente avec la durée de présence en France [Jourdan et al., 2016]. Or, les réfugiés sont en moyenne
depuis moins longtemps en France que les autres primodétenteurs. Enfin, les difficultés des réfugiés
pour comprendre la langue française peuvent être rapprochées d’un apprentissage plus tardif de
l’écriture et de la lecture dans leur langue maternelle : 19 % des réfugiés n’ont soit jamais appris à lire et
à écrire, soit ont appris tardivement, c’est‑à‑dire après l’âge de 7 ans, contre 11 % des non‑réfugiés.
La migration constitue une rupture forte dans le parcours professionnel
des réfugiés
La situation sur le marché du travail dans le dernier pays de résidence avant l’arrivée en France est
très similaire pour les réfugiés et pour les autres primodétenteurs. Les taux d’emploi s’élevaient
respectivement à 57 % et 59 %, 24 % déclaraient être étudiants, et les autres ne travaillaient pas.
À leur arrivée en France, la situation sur le marché du travail se dégrade pour l’ensemble des
primodétenteurs, surtout pour les réfugiés. Ces derniers ne peuvent obtenir une autorisation
provisoire de travail (APT) qu’après un délai de six mois suivant l’enregistrement de la demande
d’asile à l’Ofpra, ce qui décale leur intégration sur le marché du travail. Seulement 40 % des réfugiés se
déclarent actifs à leur arrivée (en emploi ou à la recherche d’un emploi) et 16 % en emploi (déclaré ou
non). Ces proportions s’élèvent respectivement à 51 % et 35 % pour les non‑réfugiés.
Lorsqu’ils arrivent en France, les réfugiés sont plus souvent sans diplôme que les autres
primodétenteurs (43 % contre 29 %), et moins souvent titulaires d’un diplôme universitaire (20 %
contre 32 %). Ces différences ne sont pas dues à une plus forte part des réfugiés en études : à leur
arrivée en France, 17 % se déclarent étudiants, contre 15 % des non‑réfugiés. Ainsi, la moins bonne
5. Compréhension écrite et orale de la langue française en 2019 et 2020 selon le statut
de réfugié
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
100
en %
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
100
en %
a. Compréhension de l'écrit
b. Compréhension de l'oral
Plus de 80 % de réussite
De 60 à 80 % de réussite
De 40 à 60 % de réussite
Moins de 40 % de réussite
Exercice impossible
Réfugiés
Non-réfugiés
Réfugiés
Non-réfugiés
2019
2020
Réfugiés
Non-réfugiés
Réfugiés
Non-réfugiés
2019
2020
Lecture : 25 % des réfugiés obtiennent plus de 80 % de réussite aux exercices de compréhension de l’écrit en 2019.
Champ : départements d’Île-de-France hors Seine-et-Marne, départements des Bouches-du-Rhône, du Nord et du Rhône.
Primodétenteurs d’un titre de séjour d’au moins un an en 2018, hors étudiants.
Source : DSED, ministère de l’Intérieur, enquête Elipa 2 (2019-2020).