16 Immigrés et descendants d’immigrés en France – Insee Références – Édition 2023 La répartition territoriale des descendants d’immigrés est tout aussi concentrée : 12 départements regroupent la moitié de la population des descendants d’immigrés. Ceux‑ci sont majoritairement installés dans les mêmes départements que la première génération, mais certains départements regroupent plus de descendants d’immigrés que la moyenne nationale, alors qu’y résident relativement peu d’immigrés. Dans les départements de l’ouest de la France, descendants d’immigrés comme immigrés sont peu nombreux. Les immigrés d’origine extra‑européenne ont des situations moins favorables sur le marché du travail Les immigrés sont plus éloignés du marché du travail que les personnes sans ascendance migratoire directe, en particulier ceux d’origine extra‑européenne. En 2021, si les hommes immigrés âgés de 15 à 64 ans ont un taux d’activité de 80 %, supérieur à celui de leurs homologues ni immigrés ni descendants d’immigrés (76 %), le taux d’activité des femmes immigrées (62 %) est inférieur de 10 points à celui des femmes sans ascendance migratoire (72 %) figure 6. Il est particulièrement faible pour les femmes immigrées de Turquie ou du Moyen‑Orient (45 %) et du Maghreb (54 %), tandis que, pour les immigrées de l’UE à 27 (86 %), il est plus élevé que pour les femmes ni immigrées ni descendantes d’immigrés. Les différences de niveaux d’éducation n’expliquent que partiellement ces écarts [Giorgi, Le Thi, 2023]. Lorsqu’ils sont actifs, femmes et hommes immigrés sont plus souvent au chômage : en 2021, parmi les personnes actives de 15 à 74 ans, 14 % des femmes immigrées et 12 % des hommes immigrés sont au chômage, contre 7 % des femmes et hommes ni immigrés ni descendants d’immigrés. Là encore, les caractéristiques différentes n’expliquent que partiellement les écarts entre les immigrés venant d’Europe (8 %), d’Asie (11 %) ou d’Afrique (15 %) [Arnoult, 2023]. Parmi les personnes en emploi, les différences de situation entre immigrés et personnes sans ascendance migratoire directe sont également marquées. Les immigrés salariés ont plus souvent un contrat à durée limitée, les CDD et contrats d’intérim concernant 13 % des salariés immigrés, contre 9 % pour la population ni immigrée ni descendante d’immigrés. Les immigrés occupent également plus souvent des emplois moins qualifiés, associés à des rémunérations moindres et des conditions de travail plus difficiles : par exemple, 39 % des hommes immigrés en emploi sont ouvriers, contre 29 % des hommes ni immigrés ni descendants d’immigrés fiche 4.2. Les immigrés sont par ailleurs surreprésentés dans les métiers dits « essentiels au quotidien » ; ils ont pour beaucoup d’entre eux continué à travailler pendant les différents confinements liés à la crise sanitaire encadré 1. Le moindre niveau de diplôme des immigrés par rapport aux personnes non immigrées explique en partie ces disparités sur le marché du travail8 : 38 % des immigrés n’ont aucun diplôme, contre 16 % 8 Cet écart a néanmoins tendance à se réduire pour les immigrés arrivés en France plus récemment, et les niveaux de diplôme des nouveaux arrivants en France sont plus polarisés [Lê, 2021] : si les immigrés arrivés en France en 2019 âgés de 15 ans ou plus sont toujours plus nombreux à ne pas avoir de diplôme (24 %, contre 20 % de l’ensemble de la population), ils sont également plus fréquemment diplômés du supérieur (43 % contre 30 %). 6. Activité, chômage et emploi en contrat à durée limitée selon l’ascendance migratoire en % Taux d’activité Taux de chômage Part de salariés en contrat à durée limitée (CDD, intérim) Femmes Hommes Ensemble Femmes Hommes Ensemble Immigrés 62 80 70 14 12 13 13 Descendants d’immigrés 64 70 67 11 13 12 11 Un seul parent immigré 63 73 65 10 14 12 12 Deux parents immigrés 65 68 69 11 11 11 11 Ni immigrés ni descendants d’immigrés 72 76 74 7 7 7 9 Ensemble 70 76 73 8 8 8 10 Lecture : en 2021, 70 % des immigrés âgés de 15 à 64 ans sont actifs. 13 % des immigrés actifs de 15 à 74 ans sont au chômage. 13 % des immigrés en emploi salarié de 15 à 74 ans ont un contrat à durée limitée. Champ : France hors Mayotte, personnes vivant en logement ordinaire, de 15 à 64 ans pour le taux d’activité, actives de 15 à 74 ans pour le taux de chômage et en emploi de 15 à 74 ans pour la part de salariés en contrat à durée limitée. Source : Insee, enquête Emploi 2021.
17 Insee Références – Édition 2023 – Vue d’ensemble – Une situation des descendants d’immigrés plus favorable… des personnes non immigrées fiche 3.3. Par ailleurs, certains immigrés ont obtenu un diplôme à l’étranger qui peut ne pas être reconnu en France [Giorgi, Le Thi, 2023]. La moindre maîtrise de la langue française par certains immigrés peut également freiner leur insertion sur le marché du travail fiche 3.1. Les immigrés sont deux fois plus fréquemment en situation de pauvreté monétaire que l'ensemble de la population Les salaires moindres des immigrés contribuent à des niveaux de vie plus faibles : en 2019, avec 20 520 euros de revenu annuel par unité de consommation, le niveau de vie moyen des immigrés est inférieur de 22 % à celui des personnes ni immigrées ni descendantes d’immigrés (26 170 euros) figure 7. Le taux de pauvreté monétaire des immigrés est de 32 %, deux fois plus élevé que pour l’ensemble de la population (15 %). Les niveaux de vie moyens des immigrés africains et asiatiques sont les plus faibles, et ces personnes ont les taux de pauvreté les plus élevés : 39 % des immigrés d’origine africaine et 36 % de ceux originaires d’Asie sont en situation de pauvreté. En revanche, le niveau de vie moyen des immigrés européens (24 670 euros de revenu annuel) se rapproche de celui de la population ni immigrée ni descendante d’immigrés. Ces plus faibles revenus des immigrés dégradent leur situation sur le marché du logement fiche 5.5. Ils accèdent moins souvent à la propriété que les personnes sans ascendance migratoire : en 2019‑2020, 32 % des immigrés en France métropolitaine vivent dans un ménage propriétaire de Encadré 1 ‑ Surmortalité des personnes nées à l’étranger pendant la crise sanitaire À la suite de la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid‑19, survenue au début de l’année 2020, le nombre de décès s’est accru fortement en France, particulièrement celui des personnes nées à l’étranger vivant en France. Pour ces dernières, il a augmenté de 49 % en mars‑avril 2020 par rapport à mars‑avril 2019, contre 23 % parmi les personnes nées en France [Papon, Robert‑Bobée, 2021]. Cette hausse des décès est particulièrement forte pour les personnes nées en Asie (+ 92 %), au Maghreb (+ 55 %) et dans les autres pays d’Afrique (+ 117 %). Dans les régions les plus touchées lors de la première vague (Grand Est et Île‑de‑France), la mortalité était 8 à 9 fois plus élevée pour les personnes de 40 à 69 ans nées en Afrique subsaharienne que pour celles nées en France [Khlat et al., 2022]. Plusieurs facteurs peuvent expliquer les plus fortes expositions au virus et mortalité des personnes nées à l’étranger. D’une part, les personnes nées à l’étranger sont surreprésentées dans les métiers « essentiels du quotidien » : en Île‑de‑France, par exemple, en 2017, 30 % des travailleurs de « premières lignes »1 étaient des immigrés, alors qu’ils représentaient 23 % des actifs occupés [Acs et al., 2021]. Ces personnes ont, pour beaucoup, continué à travailler sur site lors des confinements et ont rarement pu recourir au télétravail ou ralentir leur activité : elles ont donc été plus exposées. Par ailleurs, les immigrés, notamment ceux d’origine africaine, sont surreprésentés dans les grandes agglomérations urbaines qui correspondent également aux régions les plus touchées par les premières vagues de l’épidémie (Île‑de‑France, Grand Est, Auvergne-Rhône‑Alpes). Les conditions de logement des immigrés (zones urbaines denses, logements suroccupés) les rendent également plus vulnérables à l’épidémie. À l’issue de la première vague, la séroprévalence2 était plus de deux fois plus élevée pour les immigrés non européens que pour les personnes non immigrées. Si cet écart d’exposition au virus disparaît complètement lorsque les conditions de vie socio‑économiques et d’habitat sont prises en compte [Warszawski et al., 2020], un moindre accès aux soins en raison de barrières administratives et linguistiques, ainsi qu’une prévalence de comorbidités plus importante (obésité, diabète) ont pu participer à la surmortalité des immigrés [OCDE, 2020]. 1 Ce terme correspond aux métiers de l’urgence et aux métiers assurant les besoins vitaux du quotidien : santé, alimentation, transport et sécurité notamment. 2 La séroprévalence mesure le nombre de personnes ayant été infectées par le virus de la Covid‑19 en testant la présence d’anticorps spécifiques au virus dans le sang.
18 Immigrés et descendants d’immigrés en France – Insee Références – Édition 2023
son logement, contre 59 % des personnes sans ascendance migratoire ou ultramarine directe. Ils sont
plus souvent locataires du secteur social (35 % contre 11 %) et 23 % vivent dans un quartier prioritaire
de la politique de la ville, contre 3 % des personnes sans ascendance migratoire ou ultramarine directe.
Là encore, les situations varient beaucoup selon l’origine : 61 % des immigrés d’Asie du Sud‑Est et
51 % de ceux de Chine appartiennent à un ménage propriétaire, contre seulement 13 % des immigrés
d’Afrique sahélienne. Enfin, les immigrés occupent en moyenne des logements de plus petite surface,
alors qu’ils appartiennent à des ménages plus nombreux : ainsi, plus d’un immigré sur quatre habite
dans un logement suroccupé, contre environ une personne sur huit pour l’ensemble de la population
de 18 à 59 ans fiche 5.5.
Dans l’ensemble, en 2019‑2020, 44 % des immigrés âgés de 18 à 59 ans considèrent que leur position
actuelle sur l’échelle sociale en France est meilleure que celle qu’ils avaient dans leur pays d’origine
avant la migration, 27 % qu’elle est la même et 29 % qu’elle s’est détériorée fiche 6.6.
Les immigrés souffrent plus souvent de problèmes de santé, notamment mentale
L’état de santé général déclaré par les immigrés est en moyenne moins bon que celui des personnes
ni immigrées ni descendantes d’immigrés : parmi les immigrés, 11 % des femmes et 10 % des hommes
déclarent être en mauvaise ou très mauvaise santé en 2019, contre 7 % de la population ni immigrée
ni descendante d’immigrés. Ces disparités ne s’expliquent qu’en partie par l’âge, les immigrés étant en
moyenne plus âgés, notamment ceux venant d’Europe fiche 5.6.
En particulier, la santé mentale déclarée par les femmes immigrées est plus dégradée que celle des
femmes ni immigrées ni descendantes d’immigrés : 7 % des femmes immigrées déclarent souffrir d’un
syndrome dépressif majeur (contre 4 % des femmes ni immigrées ni descendantes d’immigrés) et 11 %
d’un syndrome dépressif mineur (contre 7 %). Notamment, les immigrés arrivés en France pour motif
humanitaire souffrent plus fréquemment de problèmes de santé mentale : 45 % des personnes ayant
obtenu leur premier titre de séjour en 2018 pour ce motif présentent une santé mentale fragile9 un an
après l’obtention de ce titre, contre 31 % de celles arrivées pour d’autres motifs [Ghiorghita et al., 2023].
9 Dans l’enquête Elipa 2, sont considérées comme ayant une santé mentale fragile les personnes ayant déclaré s’être déjà senties
tristes, cafardeuses ou déprimées dans les douze derniers mois, ou avoir déjà perdu de l’intérêt ou du plaisir pour des choses
qui leur plaisaient habituellement.
7. Distribution des niveaux de vie et taux de pauvreté selon l’ascendance migratoire
Niveau de vie annuel (en euros) Taux de
pauvreté
(en %)Moyenne 1er décile
(D1)
Médiane
(D5)
9e décile
(D9)
Immigrés 20 520 9 070 17 000 34 400 31,5
Nés en Afrique 17 460 8 550 14 850 27 780 39,2
Nés en Europe 24 670 10 640 20 480 40 810 19,5
Nés en Asie 19 930 8 810 16 070 36 530 36,4
Nés en Amérique et Océanie 23 250 9 270 20 130 39 940 25,4
Descendants d’immigrés 23 150 10 080 19 970 38 140 21,7
Descendants d’immigrés nés en Afrique 21 310 9 460 17 760 35 720 26,7
Descendants d’immigrés nés en Europe 25 850 12 270 22 900 40 710 11,9
Descendants d’immigrés nés en Asie 23 260 9 320 18 470 39 580 31,3
Descendants d’immigrés nés en Amérique et Océanie 22 770 9 270 20 330 38 800 24,0
Descendants d’un seul parent immigré 24 490 10 550 21 360 40 060 19,8
Descendants de deux parents immigrés 21 270 9 690 18 360 34 300 24,5
Ni immigrés ni descendants d’immigrés 26 170 12 810 22 880 40 820 11,1
Ensemble 25 190 11 660 22 040 39 930 14,6
Lecture : en 2019, 31,5 % des personnes immigrées ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté (60 % du niveau de vie
médian).
Champ : France métropolitaine, personnes vivant dans un ménage dont le revenu déclaré est positif ou nul et dont la personne de
référence n’est pas étudiante.
Sources : Insee‑DGFiP‑Cnaf‑Cnav‑CCMSA, enquêtes Revenus fiscaux et sociaux 2019.
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Insee Références – Édition 2023 – Vue d’ensemble – Une situation des descendants d’immigrés plus favorable…
Les descendants d’immigrés atteignent des niveaux de diplômes comparables
à ceux de la population sans ascendance migratoire
Nés en France et ayant pour la plupart effectué leur scolarité en France, les descendants d’immigrés
de deuxième génération de 30 à 64 ans ont des niveaux d’éducation similaires à ceux de la population
ni immigrée ni descendante d’immigrés. Notamment, 40 % des descendants d’un seul parent immigré
et 36 % des descendants de deux immigrés sont diplômés du supérieur en 2021, contre 41 % des
personnes ni immigrées ni descendantes d’immigrés
fiche 3.3. De même que pour les immigrés,
le niveau atteint varie selon l’origine pour les descendants : la part des diplômés du supérieur est plus
faible pour ceux dont les parents sont nés en Europe du Sud (34 %), en Turquie ou au Moyen‑Orient
(35 %) ou au Maghreb (36 %) ; elle est plus élevée pour ceux originaires d’Afrique hors Maghreb (44 %),
d’Europe hors UE (53 %) et d’Asie hors Turquie et Moyen‑Orient (62 %). Le taux d’obtention d’un
diplôme de l’enseignement supérieur est plus élevé pour les descendantes d’immigrés (42 %) que pour
leurs homologues masculins (33 %). La plus forte diplomation des femmes descendantes d’immigrés
concerne l’ensemble des origines, mais l’écart avec les hommes est plus faible pour les descendantes
d’immigrés nés dans des pays européens hors Europe du Sud, en Turquie ou au Moyen‑Orient. En
amont de l’enseignement supérieur, les choix de série au baccalauréat diffèrent entre descendants
d’immigrés et population sans ascendance migratoire, et selon les origines du ou des parents
immigré(s)
encadré 2.
La comparaison du niveau de diplôme des descendants d’immigrés avec celui de leurs parents révèle
une forte mobilité intergénérationnelle : 33 % (proportion standardisée par âge) des descendants
de deux parents immigrés âgés de 30 à 59 ans vivant en France métropolitaine en 2019‑2020 sont
diplômés du supérieur, contre 5 % de leurs parents ; cet écart est moins grand pour les personnes sans
ascendance migratoire sur trois générations (respectivement 43 % et 20 %) [Beauchemin et al., 2022].
Encadré 2 ‑ Les séries d’accès au baccalauréat des descendants d’immigrés :
des orientations différentes selon l’origine migratoire
Parmi les personnes âgées de 20 à 45 ans en 2019‑2020 vivant en logement ordinaire, 76 % ont passé
le baccalauréat (bac), sans l’avoir nécessairement obtenu : ce taux est similaire pour les descendants
d’immigrés, de natifs d’Outre-mer et pour les personnes sans ascendance migratoire.
Le taux d’accès au bac, ainsi que la série du bac passé, diffèrent selon la région d’origine. Les descendants
de natifs d’Outre-mer et d’immigrés originaires d’Espagne, d’Italie et du Portugal (30 %) sont surreprésentés
dans les séries du baccalauréat général (hors série scientifique, dite « série S ») par rapport à la population
sans ascendance migratoire ou ultramarine directe (27 %)
figure. C’est également le cas des
descendants d’un seul parent immigré (30 %). Hormis les descendants d’immigrés d’Asie du Sud‑Est
(39 %), les descendants d’immigrés et de natifs d’Outre-mer ont moins souvent passé un bac de la série S
que la population sans ascendance migratoire (28 %) : c’est notamment le cas des descendants d’immigrés
du Portugal (13 %), d’Afrique sahélienne (13 %) et des descendants de natifs d’Outre-mer (15 %).
Les descendants d’immigrés d’Afrique sahélienne (38 %), du Maroc ou de la Tunisie (28 %) et les
descendants de natifs d’Outre-mer sont surreprésentés dans les séries du bac professionnel, à l’inverse
des descendants d’immigrés d’Asie du Sud‑Est qui sont pratiquement absents de ces séries (11 %).
Ces différences d’orientation peuvent être liées à d’autres caractéristiques individuelles que l’origine
migratoire (origine sociale, conditions familiales, etc.). Cependant, à caractéristiques comparables,
les femmes descendantes d’immigrés de Turquie ou du Moyen‑Orient et du Portugal conservent une
moindre probabilité d’accéder au bac S, et ces dernières ont également une probabilité plus forte
d’accéder au bac général hors de la série scientifique. Les descendantes de natifs d’Outre-mer, d’immigrés
d’Asie du Sud‑Est, d’Algérie ou du Portugal ont moins souvent passé un bac professionnel.
À caractéristiques comparables, les hommes descendants d’immigrés d’Asie du Sud‑Est se sont plus
fréquemment orientés vers un bac scientifique que les hommes sans ascendance migratoire et moins
vers un bac professionnel. Ceux d’Algérie, d’Espagne et d’Italie se sont plus souvent orientés vers un
bac général hors scientifique, tandis que ceux d’Afrique sahélienne ont plus souvent passé un bac
professionnel.