119Insee Références – Édition 2025 – Fiche 2.6 – Professions et secteurs d’activité
- Catégories socioprofessionnelles des personnes en emploi en 2023, selon le diplôme et la durée écoulée depuis la sortie de formation initiale en % Catégorie Diplôme du supérieur long Diplôme du supérieur court Au plus le baccalauréat Ensemble Sorties depuis 1 à 4 ans de formation initiale Agriculteurs, artisans, commerçants et chefs d’entreprise 1,4 4,4 3,5 2,6 Cadres 49,9 3,0 1,6 25,0 Professions intermédiaires 34,2 42,3 13,5 26,9 Employés qualifiés 8,4 21,8 19,7 14,5 Employés peu qualifiés 3,0 9,1 23,5 11,9 Ouvriers qualifiés 1,7 12,6 22,8 11,4 Ouvriers peu qualifiés 1,2 6,5 14,9 7,2 Non déterminé 0,4 0,2 0,7 0,5 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 Sorties depuis 1 an ou plus de formation initiale Agriculteurs, artisans, commerçants et chefs d’entreprise 5,1 8,1 10,8 8,6 Cadres 55,6 18,1 4,8 22,9 Professions intermédiaires 28,5 45,0 17,4 25,3 Employés qualifiés 6,6 17,2 17,3 13,9 Employés peu qualifiés 1,9 4,5 17,8 10,7 Ouvriers qualifiés 1,3 5,1 21,9 12,8 Ouvriers peu qualifiés 0,7 1,9 9,6 5,6 Non déterminé 0,2 0,1 0,5 0,3 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 Lecture : 34,2 % des personnes en emploi sorties de formation initiale depuis 1 à 4 ans et titulaires d’un diplôme du supérieur long sont de profession intermédiaire. Champ : France hors Mayotte, personnes vivant en logement ordinaire, en emploi, sorties depuis 1 an ou plus de formation initiale. Source : Insee, enquête Emploi 2023.
- Secteur d’activité des personnes en emploi en 2023, selon le diplôme et la durée écoulée depuis la sortie de formation initiale en % Catégorie Diplôme du supérieur long Diplôme du supérieur court Au plus le baccalauréat Ensemble Sorties depuis 1 à 4 ans de formation initiale Agriculture 0,7 2,2 2,2 1,5 Industrie 8,0 12,5 13,0 10,5 Construction 2,3 4,0 7,5 4,6 Tertiaire, dont : 88,2 80,2 75,8 82,3 Commerce 8,5 19,0 22,2 15,2 Transport 2,1 6,4 5,7 4,1 Hébergement-restauration 2,8 6,9 10,0 6,2 Information-communication 9,6 3,0 1,5 5,6 Services financiers et immobilier 5,5 5,0 1,4 3,8 Services aux entreprises 23,0 10,7 7,5 15,4 Administration publique 5,2 5,6 5,1 5,2 Enseignement 9,6 5,4 3,2 6,5 Santé, action sociale 16,7 13,3 12,7 14,7 Services aux ménages 5,2 4,8 6,6 5,7 Non déterminé 0,9 1,1 1,4 1,1 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 Sorties depuis 1 an ou plus de formation initiale Agriculture 1,0 2,5 3,4 2,5 Industrie 9,7 13,3 14,8 13,0 Construction 2,3 4,6 9,3 6,4 Tertiaire, dont : 86,4 79,0 71,5 77,4 Commerce 8,1 13,3 14,6 12,3 Transport 2,7 4,1 7,1 5,2 Hébergement-restauration 1,8 2,6 5,4 3,8 Information-communication 7,9 3,6 1,0 3,6 Services financiers et immobilier 7,4 7,0 2,2 4,6 Services aux entreprises 16,8 10,6 8,0 11,2 Administration publique 8,4 9,6 8,6 8,7 Enseignement 15,4 5,1 4,4 8,0 Santé, action sociale 12,7 18,3 14,2 14,4 Services aux ménages 5,3 4,8 6,1 5,7 Non déterminé 0,6 0,7 0,9 0,8 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 Note : Les intérimaires sont classés dans le secteur utilisateur. Lecture : 13,0 % des personnes en emploi sorties de formation initiale depuis 1 à 4 ans et titulaires au plus du baccalauréat travaillent dans le secteur de l’industrie. Champ : France hors Mayotte, personnes vivant en logement ordinaire, en emploi, sorties depuis 1 an ou plus de formation initiale. Source : Insee, enquête Emploi 2023. 120 Formations et emploi – Insee Références – Édition 2025 2.7 Salaires Bien que plus diplômés, les salariés récemment entrés sur le marché du travail sont globalement moins bien rémunérés que leurs aînés. En moyenne sur les années 2021, 2022 et 2023, les jeunes salariés sortis depuis un à quatre ans de formation initiale perçoivent un salaire net médian mensuel (tous temps de travail confondus) de 1 600 euros, contre 1 900 euros pour les salariés qui ont terminé leurs études depuis onze ans ou plus figure 1. Quelle que soit l’ancienneté sur le marché du travail, le salaire varie fortement selon le niveau de diplôme. Entre 2021 et 2023, parmi les jeunes salariés sortis depuis un à quatre ans de formation initiale, les diplômés du supérieur long perçoivent un salaire net médian mensuel de 2 000 euros, contre 1 500 euros pour les diplômés du supérieur court, 1 370 euros pour les titulaires uniquement d’un baccalauréat et 1 200 euros pour les titulaires au plus du brevet des collèges. La plus grande partie de cette différence s’explique par les caractéristiques des emplois occupés (profession, secteur d’activité, temps de travail) : les diplômés du supérieur accèdent pour beaucoup à des emplois de cadres ou de professions intermédiaires, alors que les jeunes sortants diplômés du secondaire occupent dans l’ensemble des postes moins qualifiés. Cet écart s’observe également pour les salaires calculés en équivalent temps plein : pour un volume de travail correspondant à un temps complet, les diplômés du supérieur long sortis depuis un à quatre ans de formation initiale gagneraient 2 000 euros nets par mois, contre 1 410 euros pour les diplômés d’un baccalauréat figure 2. Les salariés peu diplômés travaillant souvent à temps partiel, l’écart entre leur salaire médian en équivalent temps plein (1 300 euros) et leur salaire mesuré tous temps de travail confondus est plus marqué. Entre 2021 et 2023, la différence de salaire entre femmes et hommes est très peu marquée en début de carrière : parmi les jeunes sortis récemment de formation initiale, le salaire net médian des femmes s’élève à 1 570 euros, alors que celui des hommes atteint 1 600 euros, soit un écart de 2 %. Cet écart augmente avec l’ancienneté sur le marché du travail : parmi les générations ayant terminé leurs études depuis onze ans ou plus, il atteint 24 % (1 700 euros de salaire médian pour les femmes, contre 2 100 euros pour les hommes). Le plus fort recours au temps partiel chez les femmes explique en partie ces écarts : les différences sont globalement réduites, mais demeurent, lorsque les salaires sont calculés en équivalent temps plein, c’est‑à‑dire en gommant l’impact de la quotité de travail. Définitions Le salaire net médian est le salaire net tel que la moitié des salariés de la population considérée gagne moins et l’autre moitié gagne plus. Il se différencie du salaire moyen qui est la moyenne de l’ensemble des salaires de la population considérée. Les diplômes de l’enseignement supérieur long regroupent les diplômes de niveau bac+3 ou plus. Les diplômes de l’enseignement supérieur court désignent les diplômes de niveau bac+2. Le salaire en équivalent temps plein est le salaire converti à un temps plein pendant toute l’année quel que soit le volume de travail effectif. Pour en savoir plus « Salaires dans le secteur privé : caractéristiques des individus », in Emploi, chômage, revenus du travail, coll. « Insee Références », édition 2024.
121Insee Références – Édition 2025 – Fiche 2.7 – Salaires
- Salaire mensuel net médian tous temps de travail confondus selon le sexe, le diplôme et la durée depuis la sortie de formation initiale en euros Catégorie Sortis de formation initiale Ensemble Depuis 1 à 4 ans Depuis 5 à 10 ans Depuis 11 ans ou plus Niveau de diplôme Diplôme du supérieur long 2 000 2 200 2 650 2 470 Diplôme du supérieur court 1 500 1 700 2 100 2 000 Baccalauréat ou équivalent 1 370 1 540 1 800 1 700 CAP, BEP ou équivalent 1 380 1 500 1 700 1 650 Aucun diplôme, brevet des collèges 1 200 1 300 1 500 1 490 Sexe Femmes 1 570 1 690 1 700 1 700 Hommes 1 600 1 850 2 100 2 000 Ensemble 1 600 1 770 1 900 1 850 Note : Le salaire net médian est le salaire tel que la moitié des salariés gagne moins et que l’autre moitié gagne plus. Lecture : En moyenne en 2021, 2022 et 2023, le salaire mensuel net médian tous temps de travail confondus des diplômés du supérieur long sortis de formation initiale depuis 1 à 4 ans est de 2 000 euros. Champ : France hors Mayotte, personnes vivant en logement ordinaire, salariées, sorties depuis 1 an ou plus de formation initiale. Source : Insee, enquêtes Emploi 2021, 2022 et 2023.
- Salaire mensuel net médian en équivalent temps plein selon le sexe, le diplôme et la durée depuis la sortie de formation initiale en euros Catégorie Sortis de formation initiale Ensemble Depuis 1 à 4 ans Depuis 5 à 10 ans Depuis 11 ans ou plus Niveau de diplôme Diplôme du supérieur long 2 000 2 200 2 790 2 500 Diplôme du supérieur court 1 550 1 740 2 200 2 090 Baccalauréat ou équivalent 1 410 1 600 1 850 1 750 CAP, BEP ou équivalent 1 400 1 530 1 750 1 700 Aucun diplôme, brevet des collèges 1 300 1 400 1 600 1 600 Sexe Femmes 1 610 1 750 1 870 1 810 Hommes 1 680 1 860 2 100 2 000 Ensemble 1 650 1 800 2 000 1 940 Note : Le salaire net médian est le salaire tel que la moitié des salariés gagne moins et que l’autre moitié gagne plus. Lecture : En moyenne en 2021, 2022 et 2023, le salaire mensuel net médian en équivalent temps plein des diplômés du supérieur long sortis de formation initiale depuis 1 à 4 ans est de 2 000 euros. Champ : France hors Mayotte, personnes vivant en logement ordinaire, salariées, sorties depuis 1 an ou plus de formation initiale. Source : Insee, enquêtes Emploi 2021, 2022 et 2023. 122 Formations et emploi – Insee Références – Édition 2025 2.8 Insertion des apprentis du CAP au BTS Les formations professionnelles et post‑baccalauréat de niveau certificat d’aptitude professionnelle (CAP) à brevet de technicien supérieur (BTS) peuvent être préparées par voie scolaire (en tant que lycéen professionnel ou étudiant) ou en apprentissage (en tant qu’apprenti). Parmi les apprentis inscrits en dernière année d’une formation de niveau CAP à BTS en 2021‑2022, 38 % sont toujours inscrits en études en France l’année suivante figure 1. Ce taux de poursuite d’études est stable pour la troisième année consécutive. Parmi les 62 % qui ne sont plus en études l’année suivante, 67 % occupent un emploi salarié en France en janvier 2023, six mois après leur sortie d’études : 63 % dans le secteur privé et 4 % dans le secteur public figure 2. Les 33 % restants sont dans une autre situation, par exemple en emploi indépendant, au chômage ou à l’étranger. L’emploi occupé est un emploi à durée indéterminée (CDI ou fonctionnaires) dans 60 % des cas figure 3. Le taux d’emploi salarié privé à six mois des apprentis sortis du système éducatif après une formation de niveau CAP à BTS oscille entre 60 % et 65 % pour les générations sorties entre 2019 et 2022. Les taux d’insertion plus élevés des apprentis que ceux des lycéens professionnels après une formation de niveau CAP à BTS s’expliquent notamment par des profils initialement différents des jeunes issus de ces deux voies. Six mois après la sortie d’études, les hommes sortis d’apprentissage en 2022 sont un peu plus en emploi salarié que les femmes (68 % contre 66 %) et lorsqu’ils sont en emploi, davantage en emploi à durée indéterminée (CDI ou fonctionnaires) : 61 % contre 58 %. Le taux d’emploi à six mois des sortants d’apprentissage après un brevet professionnel (BP, 78 %) est supérieur à celui des sortants de BTS (70 %), de baccalauréat professionnel (69 %) ou de CAP (62 %). Quel que soit le niveau de diplôme préparé, l’insertion professionnelle des jeunes diplômés est meilleure que celle des jeunes n’ayant pas obtenu leur diplôme (+11 points en moyenne). Cependant, plus le niveau de diplôme préparé est élevé, plus cet écart est faible (il varie de +15 points après un CAP à +8 points pour les sortants d’études après un BTS). Deux ans après la sortie d’études, 71 % des apprentis sortis en 2021 sont en emploi salarié privé, en progression de 6 points par rapport à la situation six mois après la sortie figure 4. Le taux d’emploi salarié privé des apprentis en BP sortis d’études en 2021 est similaire six mois ou deux ans après leur sortie de formation alors que pour les apprentis en bac professionnel ou CAP, le taux d’emploi augmente fortement entre ces deux échéances. Ainsi, deux ans après la sortie d’études, le taux d’emploi salarié privé des apprentis sortis d’études en 2021 après un baccalauréat professionnel se rapproche de celui des apprentis sortis d’études après un BP ou un BTS. Définitions Le taux de poursuite d’études est la part des personnes poursuivant leurs études, que ce soit en apprentissage ou en voie scolaire, dans le secondaire ou le supérieur, en France, parmi les personnes en dernière année de formation. Le taux d’emploi salarié à x mois est la part des personnes occupant un emploi salarié en France 6, 12, 18 et 24 mois après la sortie d’études parmi celles en dernière année de formation et ne poursuivant pas d’études en France à la rentrée suivante. Ces deux indicateurs sont calculés à partir du dispositif InserJeunes (voir Sources). CAP, BTS, BP, baccalauréat professionnel, emploi au sens du BIT : voir Glossaire. Pour en savoir plus • « Depuis 2018, l’apprentissage s’ouvre massivement aux formations du supérieur et des services », in Formations et emploi, coll. « Insee Références », édition 2025. • « L’insertion des jeunes après une formation en voie professionnelle », Depp. • « Insertion professionnelle des apprentis de niveau CAP à BTS deux ans après leur sortie d’études en 2021 », Dares Résultats no 42, juillet 2024. • « L’insertion professionnelle des apprentis de niveau CAP à BTS 6 mois après leur sortie d’études en 2022 », Dares Résultats no 72, décembre 2023.
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