115 Insee Références – Édition 2025 – Fiche 2.4 – Statuts des emplois 1. Statut d’activité des personnes en emploi en 2023, selon la durée écoulée depuis la sortie de formation initiale en % Catégorie Femmes Hommes Diplôme du supérieur long Diplôme du supérieur court Au plus le baccalauréat Ensemble Sorties depuis 1 à 4 ans de formation initiale Indépendants 6,8 6,9 9,0 6,5 4,3 6,8 Emploi à durée indéterminée (CDI, fonctionnaire) 64,6 64,5 69,5 63,4 59,3 64,6 Emploi à durée déterminée (CDD) 20,6 15,7 16,6 18,1 20,0 18,1 Intérim 2,6 6,5 1,3 5,5 8,3 4,6 Alternance, stage 3,8 5,6 3,0 5,4 6,6 4,7 Sans contrat ou contrat inconnu 1,6 0,9 0,6 1,1 1,5 1,2 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Sorties depuis 5 à 10 ans de formation initiale Indépendants 10,6 10,8 12,8 13,4 7,4 10,7 Emploi à durée indéterminée (CDI, fonctionnaire) 74,2 74,6 76,7 73,0 72,5 74,4 Emploi à durée déterminée (CDD) 11,9 8,5 8,5 9,2 12,5 10,2 Intérim 1,6 4,1 0,9 2,5 5,3 2,9 Alternance, stage 1,3 1,6 1,0 1,8 1,8 1,4 Sans contrat ou contrat inconnu 0,5 0,4 0,1 0,2 0,5 0,4 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Sorties depuis 11 ans ou plus de formation initiale Indépendants 11,1 17,9 16,1 15,5 13,5 14,5 Emploi à durée indéterminée (CDI, fonctionnaire) 79,5 75,4 78,4 79,1 76,4 77,4 Emploi à durée déterminée (CDD) 7,3 4,3 4,4 4,4 6,8 5,8 Intérim 1,1 1,8 0,5 0,7 2,2 1,5 Alternance, stage 0,2 0,2 0,2 0,1 0,2 0,2 Sans contrat ou contrat inconnu 0,8 0,5 0,3 0,2 0,9 0,7 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Lecture : En 2023, 20,6 % des femmes en emploi sorties de formation initiale depuis 1 à 4 ans ont un CDD. Champ : France hors Mayotte, personnes vivant en logement ordinaire, en emploi, sorties depuis 1 an ou plus de formation initiale. Source : Insee, enquête Emploi 2023. 2. Part des personnes en CDD ou en intérim parmi celles en emploi a. Niveau de diplôme 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 1990 1994 1998 2002 2006 2010 2014 2018 2023 en % Diplôme du supérieur long Au plus le baccalauréat en % b. Durée depuis la sortie de formation initiale 1990 1994 1998 2002 2006 2010 2014 2018 2023 Depuis 1 à 4 ans Depuis 5 à 10 ans Depuis 11 ans ou plus Diplôme du supérieur court Note : À la suite des changements de questionnaires en 2013 puis en 2021, les données ont été rétropolées afin de rendre comparables les années 2003-2013 d’une part, les années 2014 et ultérieures d’autre part. Lecture : En 2023, parmi les personnes en emploi diplômées du supérieur long et sorties de formation initiale depuis 1 à 4 ans, 18,0 % travaillent en CDD ou intérim. Champ : France métropolitaine jusqu’en 2013, France hors Mayotte à partir de 2014, personnes vivant en logement ordinaire, en emploi, sorties depuis 1 an ou plus de formation initiale. Source : Insee, enquêtes Emploi annuelles jusqu’en 2002, enquêtes Emploi en continu à partir de 2003. 3. Part du temps partiel et taux de sous-emploi en 2023 parmi les personnes en emploi selon la durée écoulée depuis la sortie de formation initiale en % Catégorie Femmes Hommes Diplôme du supérieur long Diplôme du supérieur court Au plus le baccalauréat Ensemble Sorties depuis 1 à 4 ans Temps partiel 16,2 9,6 8,9 8,1 18,7 12,8 Sous-emploi 6,9 5,6 3,4 3,8 10,5 6,3 Sorties depuis 5 à 10 ans Temps partiel 19,2 6,0 10,8 10,4 15,2 12,5 Sous-emploi 5,7 2,8 2,8 2,4 6,5 4,2 Sorties depuis 11 ans ou plus Temps partiel 27,7 7,8 15,1 16,1 19,1 17,5 Sous-emploi 6,0 2,2 2,8 2,7 5,1 4,1 Lecture : En 2023, 16,2 % des femmes en emploi sorties depuis 1 à 4 ans de formation initiale travaillent à temps partiel. Champ : France hors Mayotte, personnes vivant en logement ordinaire, en emploi, sorties depuis 1 an ou plus de formation initiale. Source : Insee, enquête Emploi 2023.
116 Formations et emploi – Insee Références – Édition 2025 2.5 Jeunes en emploi aidé En 2023, 32 % des jeunes de moins de 26 ans en emploi ont un emploi aidé, comme en 2022 figure 1. Cette proportion se stabilise après de fortes variations pendant la crise sanitaire : en 2020 et 2021, le nombre de bénéficiaires a bondi jusqu’à 40 % sous l’effet des mesures spécifiques du plan « un jeune, une solution », avant de se replier avec la fin de ces aides. Un des contrats mobilisés pendant la crise sanitaire a été l’aide à l’embauche des jeunes (AEJ) avec 262 000 jeunes en contrat en 2020 et 200 000 en 2021 figure 2. La part des emplois aidés dans l’emploi des moins de 26 ans avait fortement augmenté au cours des années 1980 et 1990, pour atteindre son plus haut niveau en 1998 (32 %). Elle s’était ensuite repliée avant de se stabiliser autour de 25 % de 2008 à 2019. Fin 2023, les contrats en alternance constituent la première forme d’emploi aidé pour les jeunes : 990 000 jeunes de moins de 26 ans sont employés sous contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, soit 30 % des emplois dans cette tranche d’âge. Depuis 2020, sous les effets conjugués de la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » et de l’aide exceptionnelle mise en place à l’été 2020, les contrats d’apprentissage ont très fortement augmenté, le nombre de bénéficiaires doublant entre 2019 et 2023. Dans le même temps et en partie par effet de substitution avec les contrats d’apprentissage, le nombre de contrats de professionnalisation a diminué. L’alternance s’était fortement développée dans les années 1980, avec la création des contrats de qualification, d’adaptation et d’orientation, qui ont précédé les contrats de professionnalisation, puis dans les années 1990 avec l’ouverture de l’apprentissage à l’ensemble des filières professionnelles du secondaire et du supérieur et des incitations à l’embauche. Les effectifs de jeunes en contrat aidé du secteur marchand sont habituellement plus modestes : 14 000 bénéficiaires en 2023, soit 0,4 % des jeunes en emploi. Dans le cadre du plan « un jeune, une solution », le nombre de ces contrats avait vivement augmenté, avec 52 000 jeunes bénéficiaires en 2021, après des fortes réductions entre 2016 et 2020. Les contrats aidés marchands avaient augmenté après 2002, du fait de la création du soutien pour l’emploi des jeunes en entreprise abrogé en 2008. Les contrats aidés du secteur non marchand sont conclus par des collectivités territoriales, des établissements publics ou des associations. En 2023, 11 000 jeunes de moins de 26 ans occupent un emploi aidé de ce type, soit 0,3 % des jeunes en emploi. Auparavant, la part était d’environ 5 % en moyenne entre 1985 et 2002, dans des dispositifs comme les travaux d’utilité collective (TUC), relayés par les contrats emploi solidarité (CES) et le programme « nouveaux services – emplois jeunes ». Puis elle avait baissé dans les années 2000 (2,5 % en moyenne entre 2003 et 2017) malgré la création en 2005 des Contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE) et des contrats d’avenir puis, en 2010, des Contrats uniques d’insertion-Contrats d’accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE) et en 2012 des emplois d’avenir. Elle est passée sous le seuil de 1 % à compter de 2018 malgré les Parcours emploi compétences (PEC). Définitions Emploi aidé, contrat de formation en alternance, contrat d’apprentissage, contrat de professionnalisation, contrat aidé : voir Glossaire. Pour en savoir plus • « Le contrat de professionnalisation en 2022 », Dares Résultats no 32, mai 2024. • « Les contrats aidés en 2022 », Dares Résultats no 14, février 2024. • « L’apprentissage en 2022 », Dares Résultats no 10, janvier 2024. • « L’insertion par l’activité économique en 2022 », Dares Résultats no 73, décembre 2023.
117Insee Références – Édition 2025 – Fiche 2.5 – Jeunes en emploi aidé
- Évolution de la part des emplois aidés dans l’emploi des jeunes de moins de 26 ans 0 5 10 15 20 25 30 35 40 1974 1981 1988 1995 2002 2009 2016 2023p en % Apprentissage Contrats aidés du secteur marchand Insertion par l'activité économique Formations en alternance (hors apprentissage) Contrats aidés du secteur non marchand Autres emplois aidés p : données provisoires. Note : Les données 2013 à 2022 ont été révisées. Lecture : En fin d’année 2023, 28,8 % des jeunes de moins de 26 ans en emploi, le sont via un contrat d’apprentissage. Champ : France métropolitaine jusqu’en 2019, France depuis 2020, jeunes âgés de moins de 26 ans au début du contrat, hors abattement temps partiel, aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprise (Accre) et aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (Acre), contrat de génération, exonérations de cotisation pour l’embauche de jeunes en CDI, emplois francs. Sources : Dares, données ASP, SI Apprentissage ; Insee, enquêtes Emploi.
- Jeunes de moins de 26 ans dans les différents emplois aidés
effectifs en milliers
Situation au 31 décembre 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023p
Alternance 565 542 543 560 581 601 629 719 862 958 990
Apprentissage 424 399 397 405 410 418 463 630 805 910 948
Contrats de professionnalisation 141 143 146 155 171 183 166 89 57 48 42
Contrats aidés marchands hors structures
d’insertion par l’activité économique (IAE) 18 25 41 29 14 4 1 2 52 19 14
Contrats initiative emploi (CIE) et Contrats uniques
d’insertion (CUI-CIE) 7 5 16 8 2 0 0 2 52 19 14 Emplois d’avenir marchands 11 20 25 21 12 4 1 0 0 0 0 Contrats aidés non marchands hors IAE 89 101 101 91 55 27 15 15 28 13 11 Contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE)
et CUI-CAE 38 29 30 34 21 1 0 0 0 0 0 Parcours emploi compétences (PEC) 0 0 0 0 0 13 12 15 28 13 11 Emplois d’avenir non marchands 51 72 71 57 34 13 3 0 0 0 0 Structures de l’IAE 15 21 21 20 20 18 18 21 22 23 23 Autres emplois aidés nd nd nd nd nd nd nd 262 200 0 0 Aide à l’embauche des jeunes (AEJ) 0 0 0 0 0 0 0 262 200 0 0 Ensemble 687 689 706 700 670 650 663 1 019 1 164 1 013 1 038 Nombre d’emplois aidés rapporté au nombre d’emplois occupés par les jeunes (en %) 26,4 26,8 27,0 27,1 25,3 23,7 24,1 38,5 38,8 31,5 31,5 nd : non disponible ; p : données provisoires. Note : Les données 2013 à 2022 ont été révisées. Lecture : En fin d’année 2023, 990 000 jeunes de moins de 26 ans sont employés en alternance. Champ : France métropolitaine jusqu’en 2019, France depuis 2020, jeunes âgés de moins de 26 ans au début du contrat, hors abattement temps partiel, aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprise (Accre) et aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (Acre), contrat de génération, exonérations de cotisation pour l’embauche de jeunes en CDI, emplois francs. Sources : Dares, données ASP, SI Apprentissage ; Insee, enquêtes Emploi. 118 Formations et emploi – Insee Références – Édition 2025 2.6 Professions et secteurs d’activité Pour les jeunes en emploi sortis de formation initiale récemment (depuis un à quatre ans), la profession occupée dépend fortement du diplôme. En 2023, 50 % des titulaires d’un diplôme du supérieur long sont cadres, contre au plus 3 % des autres jeunes figure 1. Inversement, 81 % de ceux ayant au plus le baccalauréat sont employés ou ouvriers, contre 50 % des diplômés du supérieur court et 14 % des diplômés du supérieur long. Ces nouveaux arrivants sur le marché du travail sont globalement plus diplômés que leurs aînés : en 2023, 60 % des personnes en emploi sorties depuis un à quatre ans de formation initiale sont diplômées du supérieur, contre 47 % de l’ensemble des personnes sorties de formation initiale depuis au moins un an. Ce niveau de formation plus élevé compense la faible expérience professionnelle des jeunes sortants et leur permet d’occuper des emplois au moins aussi qualifiés que l’ensemble des personnes en emploi. Ainsi, tous niveaux de diplômes confondus, la part de cadres et professions intermédiaires est plus élevée parmi les jeunes sortants (52 % des sortis de formation initiale depuis un à quatre ans) que parmi l’ensemble des personnes en emploi sorties depuis au moins un an de formation initiale (48 %). Les ouvriers et employés qualifiés sont eux autant représentés chez les jeunes sortant du système scolaire que chez l’ensemble des personnes en emploi (respectivement 26 % et 27 %), tandis que les agriculteurs, artisans, commerçants et chefs d’entreprise le sont beaucoup moins (3 % contre 9 %). Enfin, les employés et ouvriers peu qualifiés sont un peu plus présents en début de vie active (19 % contre 16 %), une tendance encore plus marquée à niveau de diplôme équivalent. À la sortie du système éducatif, certains débutants sur le marché du travail peuvent en effet accéder à des emplois peu qualifiés, puis progresser grâce aux mobilités et promotions. Ainsi, en 2023, parmi les personnes diplômées d’au plus le baccalauréat, les jeunes sortants travaillent plus souvent comme employés ou ouvriers peu qualifiés (38 %) que ceux ayant terminé leurs études depuis un an ou plus (27 %). Globalement, les jeunes en emploi sortis récemment de formation initiale travaillent un peu plus souvent dans le secteur tertiaire que l’ensemble des sortis depuis un an ou plus de formation initiale (en 2023, 82 % contre 77 %) figure 2. Ils occupent notamment plus souvent un emploi dans les services aux entreprises (15 % contre 11 %), ou le commerce (15 % contre 12 %) et l’hébergement-restauration (6 % contre 4 %). Inversement, l’administration publique occupe une place plus réduite parmi les emplois des jeunes sortants (5 % contre 9 %). Toutefois, le secteur d’activité de l’emploi occupé est très corrélé au niveau de formation. Parmi les jeunes en emploi sortis depuis un à quatre ans de formation initiale, 23 % des diplômés du supérieur long travaillent dans les services aux entreprises, alors que c’est le cas de seulement 11 % des diplômés du supérieur court et de 7 % des diplômés d’au plus le baccalauréat ; ces derniers occupent plus souvent un emploi dans le commerce, l’hébergement-restauration, l’industrie, ou la construction. Définitions Les diplômes de l’enseignement supérieur long regroupent les diplômes de niveau bac+3 ou plus. Les diplômes de l’enseignement supérieur court désignent les diplômes de niveau bac+2. Les actifs occupés sont classés selon le secteur d’activité économique de l’entreprise qui les emploie. On utilise le niveau 38 de la nomenclature agrégée issue de la NAF rév. 2 pour détailler les secteurs du tertiaire. Catégories socioprofessionnelles : voir Glossaire. Pour en savoir plus • France, portrait social, coll. « Insee Références », édition 2024. • « Professions et secteurs d’activité », in Emploi, chômage, revenus du travail, coll. « Insee Références », édition 2024.