111 Insee Références – Édition 2025 – Fiche 2.2 – Situations d’activité 1. Situations d’activité en 2023, selon la durée écoulée depuis la sortie de formation initiale en % Catégorie En emploi Part de chômage Part du halo autour du chômage Part d’inactifs hors halo Ensemble Taux d’activité Sorties depuis 1 à 4 ans de formation initiale Femmes 74,0 11,0 6,2 8,9 100,0 84,9 Hommes 72,3 13,2 7,0 7,5 100,0 85,6 Diplôme du supérieur 85,0 8,1 3,5 3,4 100,0 93,2 CAP, BEP, baccalauréat 66,8 14,7 8,4 10,2 100,0 81,5 Aucun diplôme, brevet des collèges 32,8 24,2 16,6 26,4 100,0 57,0 Ensemble 73,1 12,1 6,6 8,2 100,0 85,3 Sorties depuis 5 à 10 ans de formation initiale Femmes 77,9 7,8 5,7 8,6 100,0 85,7 Hommes 82,7 8,7 4,4 4,2 100,0 91,5 Diplôme du supérieur 88,6 5,4 2,8 3,2 100,0 94,1 CAP, BEP, baccalauréat 76,1 9,5 6,3 8,1 100,0 85,6 Aucun diplôme, brevet des collèges 46,7 19,9 13,9 19,5 100,0 66,6 Ensemble 80,3 8,2 5,1 6,4 100,0 88,5 Sorties depuis 11 ans ou plus de formation initiale Femmes 78,0 4,7 4,7 12,5 100,0 82,7 Hommes 84,9 5,0 3,4 6,6 100,0 89,9 Diplôme du supérieur 90,2 3,4 2,3 4,1 100,0 93,6 CAP, BEP, baccalauréat 80,7 5,2 4,2 9,9 100,0 85,9 Aucun diplôme, brevet des collèges 61,6 7,5 8,3 22,6 100,0 69,1 Ensemble 81,4 4,9 4,1 9,6 100,0 86,3 Lecture : En 2023, 74,0 % des femmes sorties de formation initiale depuis 1 à 4 ans sont en emploi. Champ : France hors Mayotte, personnes âgées de 60 ans ou moins vivant en logement ordinaire, sorties depuis 1 an ou plus de formation initiale. Source : Insee, enquête Emploi 2023. 2. Taux d’activité des personnes sorties de formation initiale depuis 1 à 4 ans, selon le sexe 75 80 85 90 95 100 1980 1984 1988 1992 1996 2000 2003 2007 2010 2014 2017 2020 2023 en % Hommes Ensemble Femmes Note : À la suite des changements de questionnaires en 2013 puis en 2021, les données ont été rétropolées afin de rendre comparables les années 2003-2013 d’une part, les années 2014 et ultérieures d’autre part. Lecture : En 2023, 85,2 % des personnes sorties de formation initiale depuis 1 à 4 ans sont actifs. Champ : France métropolitaine jusqu’en 2013, France hors Mayotte à partir de 2014, personnes vivant en logement ordinaire, sorties depuis 1 à 4 ans de formation initiale. Source : Insee, enquêtes Emploi annuelles jusqu’en 2002, enquêtes Emploi en continu à partir de 2003. 3. Part du halo autour du chômage selon la durée écoulée depuis la sortie de formation initiale 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 2003 2005 2007 2009 2011 2014 2017 2019 2021 2023 en % Depuis 1 à 4 ans Depuis 5 à 10 ans Depuis 11 ans ou plus Note : À la suite des changements de questionnaires en 2013 puis en 2021, les données ont été rétropolées afin de rendre comparables les années 2003-2013 d’une part, les années 2014 et ultérieures d’autre part. Lecture : En 2023, 6,6 % des personnes sorties de formation initiale depuis 1 à 4 ans sont dans le halo du chômage. Champ : France métropolitaine jusqu’en 2013, France hors Mayotte à partir de 2014, personnes âgées de 60 ans ou moins vivant en logement ordinaire, sorties depuis 1 an ou plus de formation initiale. Source : Insee, enquêtes Emploi.
112 Formations et emploi – Insee Références – Édition 2025 2.3 Chômage en phase d’insertion professionnelle Après la fin des études, l’insertion des jeunes est progressive. Ceux qui viennent de terminer leurs études sont plus souvent au chômage que ceux présents depuis plus longtemps sur le marché du travail. En 2023, parmi les actifs qui ont terminé leur formation initiale depuis un à quatre ans, 14 % sont au chômage au sens du Bureau international du travail (BIT), contre 9 % parmi ceux ayant fini leurs études depuis cinq à dix ans, et 6 % parmi ceux ayant au moins onze ans d’ancienneté sur le marché du travail figure 1. Dans cette phase d’insertion professionnelle, un à quatre ans après la sortie de formation initiale, le taux de chômage diffère fortement selon le niveau de diplôme. En 2023, il s’élève à 42 % parmi les peu ou pas diplômés (qui ont au mieux le brevet des collèges), alors qu’il est de 7 % pour les diplômés de niveau bac+5 ou plus figure 2a. Les écarts selon le diplôme diminuent avec l’ancienneté sur le marché du travail : plus de dix ans après la fin de leurs études, le taux de chômage est de 10 % pour les peu ou pas diplômés, contre 4 % pour les plus diplômés. Depuis 2002, le taux de chômage des jeunes sortis depuis un à quatre ans est plus faible pour les femmes que pour les hommes (13 % contre 15 % en 2023), alors que c’était le contraire avant 2002 figure 2b. Outre la tertiarisation des emplois qui a globalement favorisé l’embauche des femmes, les jeunes femmes sont aussi plus diplômées que leurs homologues masculins. Les fluctuations conjoncturelles du chômage affectent l’ensemble des actifs, quelle que soit leur ancienneté sur le marché du travail, et, à ancienneté donnée, quel que soit leur niveau de diplôme. Cependant, ces fluctuations sont plus marquées pour les jeunes ayant terminé leurs études depuis un à quatre ans, car ils occupent plus souvent des emplois à durée limitée en début de carrière figure 3. Ainsi, entre 2014 et 2023, à la faveur de l’amélioration conjoncturelle du marché du travail, le taux de chômage a davantage baissé pour les actifs sortis récemment de formation initiale (‑6 points) que pour les plus anciens (‑2 points pour ceux sortis depuis au moins onze ans). Entre 2008 et 2013, les actifs sortis depuis un à quatre ans avaient été plus touchés par la crise économique de 2008‑2009 (+6 points, contre +3 points pour l’ensemble des actifs en France métropolitaine). Par ailleurs, depuis 2021, parmi les actifs sortis récemment de formation, l’écart entre le taux de chômage des peu ou pas diplômés et celui des diplômés du supérieur a légèrement diminué (+33 points en moyenne entre 2021 et 2023, contre +38 points dans les années 2010). Définitions Un actif est une personne en emploi ou au chômage. Un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus qui répond simultanément à trois conditions : être sans emploi durant une semaine donnée ; être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines ; avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois. Les démarches actives considérées sont variées : étudier des annonces d’offres d’emploi, se rendre à un salon professionnel, mobiliser son réseau social ou prendre des conseils auprès de France Travail, etc. Un sortant de formation initiale est une personne qui a terminé ses études depuis un an sans avoir connu auparavant une interruption de plus d’un an.
113 Insee Références – Édition 2025 – Fiche 2.3 – Chômage en phase d’insertion professionnelle 1. Taux de chômage en 2023 selon la durée écoulée depuis la sortie de formation initiale, par diplôme et par sexe en % Caractéristiques Depuis 1 à 4 ans Depuis 5 à 10 ans Depuis 11 ans ou plus Sexe Femmes 12,9 9,1 5,6 Hommes 15,5 9,6 5,6 Niveau de diplôme Bac+5 ou plus 6,8 4,8 3,6 Bac+3 ou bac+4 10,7 6,9 3,8 Bac+2 11,0 6,6 3,9 Baccalauréat ou équivalent 18,2 10,9 5,7 CAP, BEP ou équivalent 17,5 11,7 6,4 Aucun diplôme, brevet des collèges 42,4 29,9 10,1 Ensemble 14,2 9,3 5,6 Lecture : En 2023, 12,9 % des femmes sorties de formation initiale depuis 1 à 4 ans sont au chômage. Champ : France hors Mayotte, personnes vivant en logement ordinaire, actives, sorties depuis 1 an ou plus de formation initiale. Source : Insee, enquête Emploi 2023. 2. Taux de chômage des personnes sorties de formation initiale depuis 1 à 4 ans 0 10 20 30 40 50 60 en % Aucun diplôme, brevet des collèges CAP, BEP, baccalauréat Diplôme du supérieur 1980 1986 1992 1998 2004 2010 2016 2023 a. Selon le diplôme
en % 0 5 10 15 20 25 30 35 Femmes Hommes 1980 1986 1992 1998 2004 2010 2016 2023 b. Selon le sexe Note : À la suite des changements de questionnaires en 2013 puis en 2021, les données ont été rétropolées afin de rendre comparables les années 2003-2013 d’une part, les années 2014 et ultérieures d’autre part. Lecture : En 2023, 8,7 % des diplômés du supérieur sortis de formation initiale depuis 1 à 4 ans sont au chômage. Champ : France métropolitaine jusqu’en 2013, France hors Mayotte à partir de 2014, personnes vivant en logement ordinaire, actives, sorties depuis 1 an ou plus de formation initiale. Source : Insee, enquêtes Emploi annuelles jusqu’en 2002, enquêtes Emploi en continu à partir de 2003. 3. Taux de chômage après la fin des études selon la durée écoulée depuis la sortie de formation initiale 0 5 10 15 20 25 30 1980 1986 1992 1998 2004 2010 2016 2023 en % Depuis 1 à 4 ans Depuis 5 à 10 ans Depuis 11 ans ou plus Note : À la suite des changements de questionnaires en 2013 puis en 2021, les données ont été rétropolées afin de rendre comparables les années 2003-2013 d’une part, les années 2014 et ultérieures d’autre part. Lecture : En 2023, 14,2 % des personnes sorties de formation initiale depuis 1 à 4 ans sont au chômage. Champ : France métropolitaine jusqu’en 2013, France hors Mayotte à partir de 2014, personnes vivant en logement ordinaire, actives, sorties depuis 1 an ou plus de formation initiale. Source : Insee, enquêtes Emploi annuelles jusqu’en 2002, enquêtes Emploi en continu à partir de 2003.
114 Formations et emploi – Insee Références – Édition 2025 2.4 Statuts des emplois Les jeunes ayant récemment terminé leurs études travaillent plus souvent que leurs aînés en contrat à durée déterminée (CDD) ou en intérim. En 2023, cette situation concerne 23 % des personnes en emploi sorties de formation initiale depuis un à quatre ans, contre 7 % de celles qui ont terminé leurs études depuis onze ans ou plus figure 1. Ces dernières sont plus souvent indépendants : 15 %, contre 7 % des personnes ayant achevé leurs études depuis un à quatre ans. Ils ont aussi davantage d’emplois à durée indéterminée (CDI ou fonctionnaire) : 77 % contre 65 %. La situation des jeunes à leur entrée sur le marché du travail dépend du niveau de diplôme. Ainsi, en 2023, parmi les personnes en emploi sorties de formation initiale depuis un à quatre ans, 69 % des diplômés de l’enseignement supérieur long ont obtenu un CDI ou le statut de fonctionnaire, contre 59 % des personnes diplômées d’au plus le baccalauréat. Les diplômés du supérieur long sont aussi plus souvent indépendants (9 % contre 4 %). Au contraire, les moins diplômés accèdent davantage à l’emploi via les CDD et l’intérim (28 % contre 18 %) ou l’alternance et les stages (7 % contre 3 %). Par ailleurs, les femmes sont plus souvent que les hommes en CDD, et moins souvent en intérim, en alternance ou en stage. Ces écarts se résorbent en partie lorsque la sortie de formation est plus ancienne. Entre 1990 et le milieu des années 2010, la part des CDD et de l’intérim dans l’emploi s’est globalement accrue, quels que soient le niveau de diplôme et l’ancienneté sur le marché du travail figure 2. La tendance s’est ensuite inversée, la part des CDD et de l’intérim dans l’emploi diminuant de 9 points entre 2017 et 2023. Le recul a été plus marqué pour les moins diplômés et les jeunes entrants sur le marché du travail, pour qui cette part était particulièrement haute en 2017. Pour les jeunes sortis depuis un à quatre ans de formation initiale diplômés au plus du baccalauréat, elle est ainsi passée de 42 % à 28 %. Les jeunes en phase d’insertion professionnelle sont davantage touchés par le sous-emploi : en 2023, 6 % se trouvent dans cette situation, contre 4 % de leurs aînés sur le marché du travail figure 3. Pourtant, la part d’emploi à temps partiel des jeunes est de 13 %, comme pour les personnes sorties de formation initiale depuis cinq à dix ans, et inférieure à celle des personnes sorties depuis onze ans ou plus (18 %). Quand les jeunes sont à temps partiel, ils sont donc plus nombreux à subir cette situation. Quelle que soit l’ancienneté sur le marché du travail, les femmes et les moins diplômés sont les plus concernés par le temps partiel et le sous-emploi. Parmi les jeunes sortis depuis un à quatre ans de formation initiale, 7 % des femmes sont en situation de sous-emploi, contre 6 % des hommes, et 11 % des diplômés d’au plus le baccalauréat sont dans ce cas, contre 3 % des diplômés du supérieur long. Définitions Les diplômes de l’enseignement supérieur long regroupent les diplômes de niveau bac+3 ou plus. Les diplômes de l’enseignement supérieur court désignent les diplômes de niveau bac+2. Le sous-emploi recouvre les personnes ayant un emploi à temps partiel qui souhaitent travailler plus d’heures et qui sont disponibles pour le faire, qu’elles recherchent ou non un emploi. Sont aussi incluses les personnes ayant involontairement travaillé moins que d’habitude, pour cause de chômage partiel par exemple, qu’elles travaillent à temps plein ou à temps partiel. Sortant de formation initiale : voir Glossaire. Pour en savoir plus • « Insertion professionnelle », in France portrait social, coll. « Insee Références », édition 2024. • « Une photographie du marché du travail en 2023 – L’emploi augmente modérément, le chômage se stabilise après sept années de baisse », Insee Première no 1987, mars 2024. • « Femmes et Hommes : une lente décrue des inégalités », in Femmes et hommes, l’égalité en question, coll. « Insee Références », édition 2022.