Formation-Emploi-2025.pdf

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101 Insee Références – Édition 2025 – Fiche 1.4 – Apprentis en formation  1. Évolution des effectifs d’apprentis selon le diplôme préparé, de 1982 à 2023 0 200 000 400 000 600 000 800 000 1 100 000 1982 1987 1992 1997 2002 2007 2012 2017 2023 effectifs au 31 décembre Diplôme de niveau bac pro BEP et certification professionnelle Diplôme de niveau bac+2 CAP et mention complémentaire Diplôme de niveau bac+3 ou plus Lecture : Au 31 décembre 2023, 400 838 apprentis préparent un diplôme de niveau bac+3 ou plus. Champ : France hors Mayotte jusqu’en 2010, France à partir de 2011. Source : Depp, enquête SIFA.  2. Évolution de la part des apprentis selon le sexe et l’âge, de 1982 à 2023 0 2 4 6 8 10 12 14 1982 1987 1992 1997 2002 2007 2012 2017 2023 en % Femmes de 25 à 29 ans¹ Hommes de 25 à 29 ans¹ Femmes de 15 à 19 ans Hommes de 15 à 19 ans Femmes de 20 à 24 ans Hommes de 20 à 24 ans 1 Données non disponibles avant 2006. Lecture : Au 31 décembre 2023, 6,4 % des filles âgées de 15 à 19 ans suivent un apprentissage. Champ : France métropolitaine jusqu’en 2005, France hors Mayotte de 2006 à 2018, France à partir de 2019. Sources : Depp, enquête SIFA ; Insee, estimations de population.  3. Part des apprentis selon l’âge et la région, fin 2023 © IGN-Insee 2024 9,0 12,0 5,0 en % France : 9,3 % a. Part des apprentis parmi les 15-19 ans Lecture : Au 31 décembre 2023 en Île‑de‑France, 6,4 % des jeunes âgés de 15 à 19 ans sont apprentis. Champ : France. Sources : Depp, enquête SIFA ; Insee, estimations de population. © IGN-Insee 2024 11,0 14,0 8,0 en % France : 12,7 % b. Part des apprentis parmi les 20-24 ans Lecture : Au 31 décembre 2023 en Île‑de‑France, 18,1 % des jeunes âgés de 20 à 24 ans sont apprentis. Champ : France. Sources : Depp, enquête SIFA ; Insee, estimations de population.

102 Formations et emploi – Insee Références – Édition 2025 1.5 Cumul emploi‑études En France, en 2023, parmi les 5,3 millions de jeunes âgés de 15 à 29 ans poursuivant leurs études en formation initiale, 22 % occupent un emploi    figure 1. Parmi eux, 11 % sont apprentis, 2 % sont en stage rémunéré et 10 % occupent un autre type d’emploi    figure 2. Le cumul emploi‑études croît avec l’âge. Seuls 12 % des jeunes de 15 à 19 ans poursuivant leurs études initiales occupent un emploi alors que c’est le cas de 41 % des 20‑24 ans et de 69 % des 25‑29 ans. En vingt ans, le cumul emploi‑études des 15‑29 ans a augmenté : il n’était que de 12 % en 2003, et a oscillé autour de 13 % entre 2005 et 2017. Depuis 2018, il a progressé, plus particulièrement en 2021 (+5 points), pour atteindre 22 % des 15‑29 ans en études initiales en 2023. Cette forte augmentation provient principalement de l’apprentissage, sous l’effet de la loi de 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », puis des aides exceptionnelles aux employeurs d’apprentis, dans le contexte de la crise sanitaire. Au‑delà de l’apprentissage, la hausse reflète aussi en partie le dynamisme de l’emploi des jeunes sur cette période. En 2023, les jeunes qui étudient dans le supérieur long ont plus souvent un emploi (40 % d’entre eux) que ceux qui étudient dans le supérieur court (30 %) et dans le secondaire (11 %). Pour ces derniers, il s’agit dans près des trois quarts des cas de contrats d’apprentissage et de stages. Les femmes sont presque autant en situation de cumul emploi‑études que les hommes (22 % contre 23 %). Elles sont moins souvent en apprentissage (9 % contre 13 %) mais occupent plus souvent un emploi hors apprentissage (13 % contre 10 %). En moyenne, entre 2021 et 2023, 25 % des jeunes en cumul emploi‑études âgés de 15 à 29 ans travaillent le soir ou la nuit contre 31 % de l’ensemble des 15‑64 ans en emploi : cela concerne peu les apprentis (13 %), tandis que le travail le soir ou la nuit est plus fréquent dans les emplois hors stage et apprentissage (35 %) ainsi que pour les stagiaires (37 %)    figure 3. Le travail le week‑end est plus fréquent pour les jeunes en cumul emploi‑études (45 %) que pour l’ensemble des 15‑64 ans (42 %), mais les apprentis (33 %) et les stagiaires (32 %) sont moins concernés. Par ailleurs, 36 % des jeunes de 15‑29 ans en cumul emploi‑études sont des employés contre 26 % des 15‑64 ans en emploi. Ils sont sous‑représentés parmi les cadres (16 % contre 21 %). Les seuls apprentis sont encore moins souvent cadres (9 %) et se répartissent majoritairement parmi les professions intermédiaires, les ouvriers et les employés, groupes socioprofessionnels dans lesquels ils sont surreprésentés par rapport aux 15‑64 ans en emploi. Toutefois, avec le développement de l’apprentissage dans l’enseignement supérieur, sous l’effet de la loi de 2018, de plus en plus d’apprentis occupent des postes de cadre ou de profession intermédiaire alors que la part des ouvriers a décru sensiblement (33 %, contre 43 % en 2016). Les 15‑29 ans en cumul emploi‑études travaillent massivement dans le secteur tertiaire : 79 % dans l’ensemble, contre 77 % des 15‑64 ans en emploi. C’est également le cas pour les apprentis (68 %), bien qu’ils soient surreprésentés dans l’industrie (15 %) et la construction (12 %).   Définition Cumul emploi‑études : situation où la personne déclare à la fois être en formation initiale et avoir un emploi pendant une semaine donnée (emploi au sens du BIT, voir Glossaire).  Pour en savoir plus • « Une photographie du marché du travail en 2023 », Insee Première no 1987, mars 2024. • « Les « jobs » étudiants début 2020 : quatre fois sur dix, des emplois de serveurs, caissiers ou vendeurs », Insee Focus no 322, mars 2024.

103 Insee Références – Édition 2025 – Fiche 1.5 – Cumul emploi‑études  1. Part des jeunes avec un emploi parmi ceux qui poursuivent leurs études initiales, entre 2003 et 2023 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 2003 2007 2011 2015 2019 2023 en % 20-24 ans Ensemble des 15-29 ans 15-19 ans Note : À la suite des changements de questionnaires en 2013 puis en 2021, les données ont été rétropolées afin de rendre comparables les années 2003-2013 d’une part, les années 2014 et ultérieures d’autre part.  Lecture : En 2023, 12,3 % des jeunes de 15 à 19 ans poursuivant leurs études initiales occupent un emploi. Champ : France métropolitaine jusqu’en 2013, France hors Mayotte à partir de 2014, personnes âgées de 15 à 29 ans vivant en logement ordinaire, en études initiales. Sources : Insee, enquêtes Emploi ; calculs Depp.  2. Type d’emploi des jeunes en études initiales selon le cycle d’études et le sexe en 2023 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 Ensemble Femmes Hommes Supérieur long Supérieur court Secondaire Apprentissage Stage Emploi hors apprentissage et hors stage en % Note : Les stages de la fonction publique sont inclus dans l’emploi. Lecture : En 2023, 9,0 % des femmes âgées de 15 à 29 ans en études initiales sont en apprentissage. Champ : France hors Mayotte, personnes âgées de 15 à 29 ans vivant en logement ordinaire, en études initiales. Sources : Insee, enquête Emploi 2023 ; calculs Depp.  3. Caractérisation des emplois occupés par les jeunes qui poursuivent leurs études initiales, entre 2021 et 2023 moyenne des années 2021-2022-2023, en % Caractéristique des emplois Jeunes de 15-29 ans en études initiales Ensemble des 15-64 ans Apprentissage Emploi hors stage et apprentissage Stage Ensemble Conditions de travail Soir ou nuit 12,6 35,2 37,2 24,7 30,6 Week-end 32,9 60,0 31,6 45,3 41,9 Catégorie socioprofessionnelle Agriculteurs, artisans, commerçants et chefs d’entreprise 0,5 1,2 0,3 0,8 7,4 Cadres 9,3 17,7 52,5 16,3 21,2 Professions intermédiaires 26,7 20,3 25,0 23,5 25,1 Employés 29,5 46,5 11,3 36,2 26,3 Ouvriers 33,0 11,6 3,7 20,8 19,4 Non déterminée 1,0 2,8 7,3 2,3 0,5 Secteur d’activité économique Agriculture 3,5 1,1 1,5 2,2 2,4 Industrie 14,9 5,4 6,1 9,8 12,7 Construction 12,4 1,0 3,3 6,4 6,5 Tertiaire 68,0 88,6 87,0 79,0 76,9 Non déterminé 1,2 3,8 2,1 2,5 1,5 Notes : Les stages de la fonction publique sont inclus dans l’emploi. Le travail « le soir ou la nuit » correspond au travail entre 20 heures et 5 heures du matin au moins une fois au cours des quatre semaines de référence. Le travail « le week-end » correspond au travail au moins un samedi ou au moins un dimanche au cours des quatre semaines de référence. Lecture : En moyenne en 2021, 2022 et 2023, 32,9 % des jeunes de 15 à 29 ans qui cumulent leurs études initiales avec un apprentissage travaillent le week-end. Champ : France hors Mayotte, personnes vivant en logement ordinaire, en emploi. Sources : Insee, enquêtes Emploi 2021, 2022 et 2023 ; calculs Depp.

104 Formations et emploi – Insee Références – Édition 2025 1.6 Éducation, comparaisons européennes Dans le prolongement de ses précédentes stratégies décennales, l’Union européenne (UE) s’est fixé en 2021 de nouveaux objectifs chiffrés en matière d’éducation et de formation à l’horizon 2025 ou 2030 : mettre en place des dispositifs éducatifs pour les enfants dès l’âge de 3 ans ; limiter les sorties précoces du système éducatif et de la formation ; doter les jeunes d’un socle de compétences de base et numériques ; disposer d’une large part de jeunes adultes diplômés de l’enseignement supérieur ; fournir aux jeunes en cours de formation professionnelle des expériences significatives dans le monde du travail. L’un des objectifs consiste à ce que la part des individus âgés de 25 à 34 ans diplômés de l’enseignement supérieur soit d’au moins 45 % en 2030. En 2023, cette part atteint 43 % en moyenne dans les pays de l’UE, alors qu’elle est de 52 % en France    figure 1. L’Espagne (52 %), les Pays‑Bas (55 %) et la Suède (54 %) dépassent aussi la moyenne européenne et la cible fixée. Au contraire, l’Allemagne (38 %) et l’Italie (31 %) sont en deçà. Dans tous les pays de l’UE, la part des diplômés de l’enseignement supérieur parmi les 25‑34 ans est plus élevée pour les femmes que pour les hommes. Cet écart est de 11 points en moyenne dans l’UE (49 % pour les femmes contre 38 % pour les hommes) ; il est un peu moindre en France (56 % contre 48 %). Par ailleurs, l’UE s’est fixé comme objectif que la part de sortants précoces parmi les 18‑24 ans soit inférieure à 9 % en 2030. En 2023, au sein de l’UE, 10 % des jeunes de cette tranche d’âge ont quitté prématurément l’éducation et la formation. La France est déjà au‑dessous de ce seuil (8 %) à l’instar de la Belgique (6 %)    figure 2. À l’inverse, l’Allemagne (13 %) et l’Italie (11 %) sont au‑dessus de la moyenne européenne. Entre 2003 et 2023, la proportion de jeunes de 18‑24 ans sortants précoces a diminué tant dans l’UE (de 16 % à 10 %) qu’en France (de 11 % à 8 %). La baisse de la part de sortants précoces a été particulièrement forte au Portugal, passant de 41 % à 8 %, tandis que la situation n’a pas évolué en Allemagne (13 %). Dans l’UE, davantage de jeunes hommes (11 %) que de jeunes femmes (8 %) sont sortants précoces. C’est aussi le cas en France (10 % contre 6 %). De façon générale, la part de diplômés de l’enseignement supérieur parmi les 25‑34 ans varie en sens inverse de la part de sortants précoces parmi les 18‑24 ans. Ainsi, l’Irlande comprend une grande part de diplômés de l’enseignement supérieur (63 %) et peu de sortants précoces (4 %) alors qu’à l’inverse, la Roumanie comprend une part relativement faible de diplômés du supérieur (23 %) et une part élevée de sortants précoces (17 %).   Définitions L’indicateur européen de sortants précoces mesure la part des jeunes âgés de 18 à 24 ans qui sont en dehors de tout système de formation (formelle et non formelle) et qui sont peu ou pas diplômés (niveaux Cite 0 à 2 ; en France, détenant au plus le diplôme national du brevet). Diplômés de l’enseignement supérieur : diplômés des niveaux 5 (« supérieur court »), 6 (licence), 7 (master) et 8 (doctorat) de la Cite 2011. Cite : Voir Glossaire.  Pour en savoir plus • « Les objectifs de l’Union européenne en matière d’éducation et de formation pour 2030 : où en est la France en 2024 ? », Note d’information no 24.18, Depp, mai 2024. • Repères et références statistiques, Depp, édition 2024. • « Éducation en Europe », in France, portrait social, coll. « Insee Références », édition 2024.