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127 Insee Références – Édition 2025 – Fiche 2.10 – Insertion des diplômés du supérieur  1. Taux de poursuite d’études par année universitaire, selon le diplôme obtenu 2018-2019 2019-2020 2020-2021 2021-2022 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Master Licence professionnelle Licence générale en % Lecture : Parmi les diplômés d’un master ayant validé ce diplôme l’année universitaire 2021-2022, 25 % poursuivent leurs études l’année suivante. Champ : France, personnes diplômées, de moins de 30 ans et de nationalité française, issues des universités, des instituts catholiques ou des instituts d’études politiques.  Source : MESR-Sies, InserSup 2019-2022.  2. Taux d’emploi salarié en France à 18 mois, selon l’année de la diplomation Master hors enseignement Master enseignement Licence professionnelle Licence générale en % 2018-2019 2019-2020 2020-2021 2021-2022 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Lecture : Parmi les diplômés d’un master enseignement ayant validé ce diplôme l’année universitaire 2021-2022, 92 % occupent un emploi salarié en France 18 mois après leur diplomation. Champ : France, personnes diplômées, de moins de 30 ans et de nationalité française, issues des universités, des instituts catholiques ou des instituts d’études politiques.  Source : MESR-Sies, InserSup 2019-2022.  3. Insertion des sortants à l’issue de l’année universitaire 2021-2022, selon le sexe et le diplôme en % Catégorie d’étude Taux d’emploi salarié en France à 18 mois Répartition par type d’emploi Part dans l’ensemble des sortants En CDI En CDD Titulaire de la fonction publique Autres Licence professionnelle 81,3 75,7 17,5 2,0 4,8 19,3 Femmes 80,5 70,6 22,8 2,4 4,2 8,6 Hommes 81,9 79,8 13,3 1,7 5,2 10,7 En droit, économie et gestion 78,9 75,7 17,0 2,7 4,7 7,5 En lettres, langues et arts 68,9 62,5 32,8 0,9 3,8 0,4 En sciences humaines et sociales 74,5 54,0 38,2 3,6 4,2 2,1 En sciences, technologies et santé 85,3 80,5 13,3 1,3 5,0 9,3 Licence générale 55,3 47,0 37,4 5,6 10,0 18,2 Femmes 55,7 47,8 38,6 4,3 9,3 11,7 Hommes 54,5 45,6 35,2 7,8 11,4 6,5 En droit, économie et gestion 54,2 47,3 31,3 11,5 9,9 3,6 En lettres, langues et arts 49,4 48,4 39,0 1,4 11,2 4,7 En sciences humaines et sociales 58,0 45,4 41,1 3,9 9,6 5,1 En sciences, technologies et santé 58,9 47,4 36,3 6,8 9,5 4,9 Master hors enseignement 73,4 64,9 28,8 2,5 3,8 50,1 Femmes 73,7 61,3 32,2 2,5 4,0 30,5 Hommes 72,9 70,7 23,4 2,5 3,4 19,6 En droit, économie et gestion 74,8 70,1 22,4 3,5 4,0 21,9 En lettres, langues et arts 59,4 52,1 40,9 2,0 5,0 5,1 En sciences humaines et sociales 74,6 49,1 45,3 2,1 3,5 10,3 En sciences, technologies et santé 75,4 72,7 22,6 1,3 3,3 12,9 Master enseignement 92,1 10,9 15,8 72,5 0,7 12,3 Femmes 92,3 10,9 14,8 73,7 0,6 9,2 Hommes 91,3 10,9 18,9 69,0 1,2 3,1 Lecture : Parmi les femmes diplômées d’une licence professionnelle ayant validé ce diplôme l’année universitaire 2021-2022, 80,5 % occupent un emploi salarié en France 18 mois après leur diplomation, et 70,6 % d’entre elles sont en CDI. Champ : France, personnes diplômées, de moins de 30 ans et de nationalité française, issues des universités, des instituts catholiques ou des instituts d’études politiques.  Source : MESR-Sies, InserSup 2022.

128 Formations et emploi – Insee Références – Édition 2025 2.11 Trajectoires en début de carrière En septembre 2023, soit environ six ans après leur entrée sur le marché du travail, 79 % des jeunes sortis de formation initiale en 2017 (« génération 2017 ») ont un emploi, 13 % se déclarent au chômage, 3 % suivent une formation et 5 % sont inactifs dans une autre situation    figure 1. Leur insertion dans la vie active s’est inscrite dans un contexte économique plus favorable que pour les jeunes sortis en 2010 au cours des premières années. Ainsi, la part des personnes se déclarant au chômage dans la génération 2017 était de 16 % en février 2020, alors qu’elle était de 19 % en février 2013 pour les jeunes de la génération 2010 (dernière enquête Génération). Au cours des six années suivant la fin de leurs études, 95 % des jeunes de la génération 2017 ont connu une expérience professionnelle, et 84 % un emploi à durée indéterminée    figure 2. En début de carrière professionnelle, le taux d’emploi des jeunes augmente rapidement, passant de 50 % en septembre 2017 à 64 % six mois après. Au terme de la première année, ce taux s’élève à 69 %. Par la suite, la part des jeunes en emploi croît plus lentement, à l’exception d’une légère baisse en 2020, dans le contexte de la chute de l’activité économique et du gel des embauches consécutifs à la crise sanitaire. Cette croissance est portée par les emplois à durée indéterminée, alors que la part des emplois à durée limitée fléchit au bout d’un an après la sortie de formation. Le début de carrière des jeunes varie nettement selon le niveau de diplôme. Les diplômés de l’enseignement supérieur bénéficient des parcours les plus favorables, caractérisés par un accès rapide à l’emploi, notamment à durée indéterminée. Dès septembre 2017, près des deux tiers ont un emploi, dont la moitié à durée indéterminée. Six années plus tard, en septembre 2023, neuf sur dix sont en emploi, et huit sur dix en emploi à durée indéterminée. Ils ont moins été touchés par la crise sanitaire que les moins diplômés. Les diplômés qui ont au plus le baccalauréat ont des parcours professionnels moins favorables que ceux du supérieur. Le chômage demeure très présent tout au long des six premières années après la sortie de formation, notamment au tout début de la phase d’insertion (plus de 30 % dans les premiers mois). Leur intégration dans l’emploi est relativement rapide, mais l’accès à l’emploi à durée indéterminée plus tardif que pour les diplômés du supérieur. Ce n’est qu’au bout d’un an après la sortie des études qu’ils sont plus nombreux à occuper un emploi à durée indéterminée qu’un emploi à durée limitée. Les jeunes peu ou pas diplômés ont des parcours caractérisés principalement par le chômage. Quelques mois après leur sortie de formation initiale, en septembre 2017, près de la moitié d’entre eux sont au chômage et c’est encore le cas d’un tiers d’entre eux en septembre 2023. Malgré tout, la part de ceux en emploi est passée de 14 % en septembre 2017 à 46 % six ans plus tard, très souvent avec un contrat à durée limitée. Au cours des six premières années de vie active, seuls 77 % des peu ou pas diplômés ont fait l’expérience d’un emploi, contre la quasi‑totalité des autres jeunes.   Définitions Les chômeurs au sens des enquêtes Génération sont les personnes sans emploi et déclarant en rechercher un.  Le chômage au sens des enquêtes Génération ne respecte pas exactement les mêmes critères que le chômage au sens du BIT. Les emplois à durée indéterminée regroupent les contrats à durée indéterminée, les fonctionnaires et les indépendants. Les emplois à durée limitée sont ceux qui ont un terme fixé, défini dans le contrat de travail qui lie le salarié à son employeur. Dans les enquêtes Génération, ils regroupent les contrats à durée déterminée (CDD), dont ceux en contrats aidés, les missions d’intérim et les contrats en alternance.  Pour en savoir plus • « Quand l’école est finie. Premiers pas dans la vie active de la Génération 2017 », Céreq Enquêtes no 3, décembre 2022. • « Enquête 2020 auprès de la Génération 2017. Des parcours contrastés, une insertion plus favorable, jusqu’à... », Céreq Bref no 422, mai 2022.

129 Insee Références – Édition 2025 – Fiche 2.11 – Trajectoires en début de carrière  1. Situation principale des jeunes sur le marché du travail depuis leur sortie de formation initiale Emploi à durée indéterminée Chômage Emploi à durée limitée Inactivité en formation-études Inactivité (hors formation-études) Fin des études 0 20 40 60 80 100 Sept-17 Sept-18 Sept-19 Sept-20 Sept-21 Sept-22 Sept-23 en % 0 20 40 60 80 100 Sept-17 Sept-18 Sept-19 Sept-20 Sept-21 Sept-22 Sept-23 en % a. Ensemble de la génération 2017 b. Diplômes du supérieur 0 20 40 60 80 100 Sept-17 Sept-18 Sept-19 Sept-20 Sept-21 Sept-22 Sept-23 en % 0 20 40 60 80 100 Sept-17 Sept-18 Sept-19 Sept-20 Sept-21 Sep-22 Sept-23 en % c. CAP, BEP, baccalauréat d. Aucun diplôme, brevet des collèges Lecture : En septembre 2023, 62,7 % des jeunes sortis de formation initiale en 2017 sont en emploi à durée indéterminée. Champ : France, jeunes de la génération 2017 (sortis de formation initiale en 2017). Source : Céreq, enquête 2023 auprès de la génération 2017.  2. Insertion professionnelle selon le diplôme en % Niveau de diplôme A occupé un emploi au cours… Occupe un emploi … de la première année1 … des trois premières années1 … des six premières années1 1 an après la fin de formation 3 ans après la fin de formation 6 ans après la fin de formation Diplôme du supérieur 97 99 99 83 84 89 Doctorat 98 99 99 88 87 95 Écoles d’ingénieurs et de commerce 99 99 99 87 87 91 Bac+5 99 100 100 85 86 91 Bac+3 ou bac+4 hors santé-social 95 97 97 79 79 85 Bac+2 ou bac+3 santé-social, bac+2 96 99 99 83 84 88 CAP, BEP, baccalauréat ou équivalent 86 92 95 63 68 75 Baccalauréat ou équivalent 86 93 96 65 70 77 CAP, BEP ou équivalent 83 88 91 54 60 69 Aucun diplôme, brevet des collèges 51 64 77 25 39 46 Ensemble 87 92 95 68 72 78 1 Suivant la fin de formation initiale. Lecture : Parmi les jeunes diplômés du supérieur sortis de formation initiale en 2017, 97 % a occupé au moins un emploi au cours de la première année suivant sa sortie de formation initiale. Champ : France, jeunes de la génération 2017 (sortis de formation initiale en 2017). Source : Céreq, enquête 2023 auprès de la génération 2017.

130 Formations et emploi – Insee Références – Édition 2025 2.12 Mobilités et situation en début de carrière Les jeunes sortis de formation initiale en 2017 (« génération 2017 ») ont mis sept mois, en moyenne, pour accéder à leur premier emploi    figure 1. L’accès au premier emploi à durée indéterminée intervient en moyenne environ un an et demi après la fin des études, comme pour les jeunes sortis de formation en 2010. Les diplômés du supérieur mettent en moyenne un peu plus d’un an pour obtenir un premier emploi à durée indéterminée, alors que les diplômés du secondaire mettent presque deux ans. Les transitions sur le marché du travail entre la situation un an après la fin de formation et celle de l’automne 2023 (date de l’enquête) sont fréquentes. Parmi les 18 % de jeunes se déclarant au chômage à un an, 60 % occupent un emploi à l’automne 2023, dans sept cas sur dix à durée indéterminée    figure 2. Parmi les inactifs en septembre 2018 (14 %), 55 % ont un emploi cinq ans plus tard. Les mouvements inverses sont moins fréquents : 88 % des jeunes en emploi à un an le sont encore à l’automne 2023. La transition du chômage vers l’emploi dépend fortement du niveau de diplôme. Ainsi, parmi les 9 % de diplômés du supérieur au chômage un an après la fin de leurs études, 81 % ont un emploi à l’automne 2023, qui dans plus de huit cas sur dix est à durée indéterminée. Ce taux de transition vers l’emploi est de 61 % pour les 21 % de chômeurs diplômés du secondaire, avec sept emplois sur dix qui sont à durée indéterminée. Pour les 42 % de jeunes peu ou pas diplômés au chômage en septembre 2018, l’accès à l’emploi est encore plus difficile : seuls 40 % connaissent cette transition vers l’emploi entre ces deux dates, plus de la moitié sont encore au chômage à l’automne 2023. Près des deux tiers des jeunes en emploi à durée limitée un an après la fin des études sont en emploi à durée indéterminée à l’automne 2023. Cette part s’élève à 74 % pour les diplômés du supérieur, alors qu’elle est de 54 % pour les diplômés du secondaire et de 44 % pour les peu ou pas diplômés. Pour autant, l’emploi à durée indéterminée n’est pas gage de stabilité dans l’emploi : 82 % des jeunes en emploi à durée indéterminée un an après leur sortie de formation initiale sont encore dans cette situation à l’automne 2023, les autres ayant changé de façon volontaire ou subie. Ce taux de maintien en emploi à durée indéterminée croît très nettement avec le niveau de diplôme, variant de 58 % pour les peu ou pas diplômés à 87 % pour les plus diplômés. Entre leur sortie de formation initiale en 2017 et l’automne 2023, soit une période d’environ six ans, les jeunes de la génération 2017 ont passé en moyenne 72 % de leur temps en emploi (49 % en emploi à durée indéterminée), 17 % au chômage et 11 % en inactivité (3 % en reprise d’études ou en formation). Les peu ou pas diplômés ont passé moins de temps en emploi (36 %) qu’en recherche d’emploi (39 %). Pour eux, l’emploi à durée indéterminée n’a représenté en moyenne que 17 % du temps en six ans. Les diplômés du supérieur n’ont, au contraire, vécu qu’une faible durée de chômage dans leur parcours (9 % du temps total), qui est caractérisé par une prépondérance de l’emploi à durée indéterminée (65 % de la période). Les diplômés du secondaire se retrouvent dans une situation intermédiaire.  Définitions Les emplois à durée indéterminée regroupent les contrats à durée indéterminée, les fonctionnaires et les indépendants. Les chômeurs au sens des enquêtes Génération sont les personnes sans emploi et déclarant en rechercher un.  Le chômage au sens des enquêtes Génération ne respecte pas exactement les mêmes critères que le chômage au sens du BIT. Les emplois à durée limitée sont ceux qui ont un terme fixé, défini dans le contrat de travail qui lie le salarié à son employeur. Dans les enquêtes Génération, ils regroupent les contrats à durée déterminée (CDD), dont ceux en contrats aidés, les missions d’intérim et les contrats en alternance. Peu ou pas diplômés : voir Glossaire.