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131 Insee Références – Édition 2025 – Fiche 2.12 – Mobilités et situation en début de carrière  1. Temps passé dans les différentes situations depuis la sortie de formation et accès à l’emploi en % Niveau de diplôme Part de temps passé depuis la sortie de formation1 Accès au 1er emploi2 Accès au 1er emploi à durée indéterminée (EDI) En emploi à durée limitée En emploi à durée indéterminée Au chômage En inactivité (hors formation) En formation (ou reprise d’études) Temps d’accès moyen au 1er emploi (en mois) Part des jeunes ayant déjà obtenu un EDI en 2023 Temps d’accès moyen au 1er EDI (en mois)3 Ensemble 23 49 17 8 3 7 84 19 Diplôme du supérieur 20 65 9 5 1 4 92 15 Doctorat 26 64 6 3 1 3 89 18  Doctorat santé 23 69 3 4 1 2 94 17  Doctorat hors santé 28 59 10 2 1 4 85 20 Écoles 10 78 6 5 1 3 97 9  Écoles d’ingénieurs 10 80 5 4 1 3 97 9  Écoles de commerce 10 77 7 5 1 4 98 10 Bac+5 19 68 7 5 1 4 93 14 Bac+3 ou bac+4 hors santé-social 21 59 10 7 3 4 90 15 Bac+2 ou bac+3 santé-social 26 67 4 2 1 1 97 17 Bac+2 hors santé-social 22 59 12 5 2 5 90 17 CAP, BEP, baccalauréat ou équivalent 27 41 18 9 5 8 79 23 Baccalauréat ou équivalent 28 43 16 8 5 8 80 22 CAP, BEP ou équivalent 25 37 26 10 2 9 77 25 Aucun diplôme, brevet des collèges 19 17 39 20 5 22 62 34 1 Période entre la date de fin de formation initiale et la date de l’enquête à l’automne 2023. 2 Champ restreint à l’ensemble des jeunes ayant eu au moins un emploi. 3 Champ restreint à l’ensemble des jeunes ayant eu au moins un emploi à durée indéterminée. Lecture : Les jeunes sortis de formation initiale en 2017 diplômés d’un doctorat ont passé en moyenne 6 % de leur temps au chômage entre leur sortie de formation et l’automne 2023. Champ : France, jeunes de la génération 2017 (sortis de formation initiale en 2017). Source : Céreq, enquêtes auprès de la génération 2017.  2. Transitions entre la situation un an après la sortie de formation et la situation à l’automne 2023 en % Situation principale un an après la sortie de formation initiale Situation principale à l’automne 2023 Situation un an après la sortie de formation initiale Emploi à durée limitée Emploi à durée indéterminée Chômage Inactivité (hors formation) Formation (ou reprise d’études) Ensemble Ensemble 15 63 14 5 3 100 100 Emploi 14 74 8 2 2 100 68  Emploi à durée limitée 21 63 10 3 3 100 38  Emploi à durée indéterminée 8 82 6 3 1 100 30 Chômage 18 42 31 5 4 100 18 Inactivité ou formation 16 39 20 18 7 100 14 Diplôme du supérieur 10 79 6 3 2 100 100 Emploi 10 82 5 2 1 100 84  Emploi à durée limitée 15 74 6 3 2 100 52  Emploi à durée indéterminée 6 87 4 2 1 100 32 Chômage 15 66 13 4 2 100 9 Inactivité ou formation 11 61 13 11 4 100 7 CAP, BEP, baccalauréat ou équivalent 20 55 16 5 4 100 100 Emploi 20 64 10 3 3 100 63  Emploi à durée limitée 27 54 13 2 4 100 31  Emploi à durée indéterminée 13 74 8 3 2 100 32 Chômage 18 43 29 6 4 100 21 Inactivité ou formation 22 36 21 12 9 100 16 Aucun diplôme, brevet des collèges 17 29 35 14 5 100 100 Emploi 23 49 19 5 4 100 25  Emploi à durée limitée 27 44 19 8 2 100 9  Emploi à durée indéterminée 14 58 20 8 0 100 16 Chômage 18 22 52 3 5 100 42 Inactivité ou formation 12 23 25 34 6 100 33 Lecture : Parmi les jeunes diplômés du supérieur sortis de formation initiale en 2017 qui étaient en emploi un an après, 82 % sont en emploi à durée indéterminée à l’automne 2023. Champ : France, jeunes de la génération 2017 (sortis de formation initiale en 2017). Source : Céreq, enquêtes auprès de la génération 2017.

132 Formations et emploi – Insee Références – Édition 2025 2.13 Inégalités en début de carrière À l’automne 2023 (date de l’enquête), la situation professionnelle des jeunes sortis de formation initiale en 2017 diffère selon leurs caractéristiques individuelles : sexe, diplôme, lieu de résidence ou encore ascendance migratoire. Environ six ans après la fin de leurs études, les jeunes femmes occupent un peu moins souvent un emploi que les jeunes hommes (77 % contre 80 %) alors qu’elles sont davantage détentrices d’un diplôme et notamment de l’enseignement supérieur    figure 1. Elles sont autant au chômage (13 %), mais un peu plus souvent inactives que les hommes (9 % contre 7 %). Comme les hommes, les femmes en emploi disposent dans huit cas sur dix d’un emploi à durée indéterminée. En revanche, elles exercent plus fréquemment leur profession à temps partiel (14 % contre 6 %), même si ce temps partiel est moins souvent subi (31 % contre 41 %). Par ailleurs, leurs rémunérations salariales mensuelles primes incluses sont inférieures de 9 % en moyenne à celles des jeunes hommes. Parmi les diplômés du supérieur, le taux d’emploi s’élève à 87 % pour les jeunes femmes et 91 % pour les jeunes hommes en septembre 2023. Pour les jeunes moins diplômés, des écarts genrés s’observent dès le début de l’insertion professionnelle et demeurent prononcés au cours des six premières années sur le marché du travail. Parmi les diplômés du baccalauréat uniquement, 73 % des femmes sont en emploi en septembre 2023 contre 80 % pour les hommes. Parmi ceux arrivés sur le marché du travail peu ou pas diplômés, le différentiel de taux d’emploi est plus conséquent : en septembre 2023, 40 % des femmes occupent un emploi contre 50 % de leurs homologues masculins. Entre la fin des études en 2017 et l’automne 2023, le vécu professionnel des femmes est un peu moins favorable que celui des hommes. Bien que plus diplômées, leur temps passé en emploi à durée indéterminée sur la période est moindre (48 % contre 50 %)    figure 2. Le chômage est presque autant présent dans leur parcours (16 % du temps total contre 17 %), voire supérieur lorsqu’elles sont diplômées d’un CAP ou BEP. Des différences d’insertion existent aussi selon le lieu de résidence à la fin des études. Les jeunes originaires d’un quartier relevant de la politique de la ville (QPV) en 2017 ont passé 28 % de leurs six premières années sur le marché du travail au chômage, soit presque deux fois plus que les autres jeunes (15 %). De plus, l’emploi à durée indéterminée n’a représenté qu’un peu plus du tiers de leur temps sur cette période, mais en moyenne la moitié de celui des autres jeunes. En septembre 2023, leur taux d’emploi demeure inférieur de 12 points à celui des jeunes ne résidant pas dans un QPV. Ces écarts s’expliquent en partie par le fait que les jeunes qui habitent dans les QPV sont moins diplômés, mais des écarts restent significatifs à niveau de diplôme donné. Le début de carrière varie également selon l’ascendance migratoire des jeunes. Arrivant sur le marché du travail avec un niveau d’études en moyenne inférieur, les jeunes ayant au moins un parent immigré font l’expérience d’une insertion professionnelle plus difficile. En moyenne, entre septembre 2017 et septembre 2023, ils ont été plus longuement au chômage et ont passé moins de temps en emploi à durée indéterminée que les jeunes sans ascendance migratoire directe. L’écart de temps passé au chômage est notamment substantiel parmi les jeunes dotés d’un diplôme du supérieur de niveau bac+2 ou bac+3/4. Finalement, en septembre 2023, 73 % des jeunes descendants d’immigrés sont en emploi contre 79 % des autres jeunes.   Définitions Emploi à durée indéterminée, taux d’emploi, peu ou pas diplômés, quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV), descendant d’immigrés : voir Glossaire.  Pour en savoir plus • « Inégalités de genre en début de vie active, un bilan décourageant », Céreq Bref no 442, juillet 2023. • « L’accès à l’emploi des immigrés et enfants d’immigrés de la Génération 2017 », Céreq Bref no 434, mars 2023.

133 Insee Références – Édition 2025 – Fiche 2.13 – Inégalités en début de carrière  1. Situation principale des jeunes sur le marché du travail depuis leur sortie de formation initiale Emploi à durée indéterminée Emploi à durée limitée Chômage Inactivité en formation-études Inactivité (hors formation-études) Fin des études a. Femmes b. Hommes 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 en % en % 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Sept-17 Sept-18 Sept-19 Sept-20 Sept-21 Sept-22 Sept-23 Sept-17 Sept-18 Sept-19 Sept-20 Sept-21 Sept-22 Sept-23 Lecture : En septembre 2023, 61,6 % des femmes sorties d’études initiales en 2017 sont en emploi à durée indéterminée. Champ : France, jeunes de la génération 2017 (sortis de formation initiale en 2017). Source : Céreq, enquêtes auprès de la génération 2017.  2. Insertion professionnelle selon le diplôme, le sexe, le lieu de résidence et l’ascendance migratoire en % Niveau de diplôme Ensemble Sexe Résidant dans un QPV1 Ascendance migratoire Femmes Hommes Résidents Non- résidents Au moins un parent immigré Aucun parent immigré Part de temps passé au chômage 17 16 17 28 15 19 16 Diplôme du supérieur 9 9 9 13 8 12 8 Doctorat 7 7 7 15 6 7 7 Écoles d’ingénieurs et de commerce 6 8 5 11 6 8 6 Bac+5 8 8 7 12 7 10 7 Bac+3 ou bac+4 hors santé-social 10 10 9 12 9 14 8 Bac+2 ou bac+3 santé-social, bac+2 11 10 12 15 10 15 10 CAP, BEP, baccalauréat ou équivalent 18 20 17 29 17 21 18 Baccalauréat ou équivalent 16 17 15 27 15 19 15 CAP, BEP ou équivalent 26 30 23 32 24 28 25 Aucun diplôme, brevet des collèges 39 39 39 45 38 40 39 Part de temps passé en emploi à durée indéterminée 49 48 50 36 51 46 50 Diplôme du supérieur 65 63 68 57 66 62 66 Doctorat 64 62 66 64 64 66 63 Écoles d’ingénieurs et de commerce 78 74 82 78 78 79 78 Bac+5 68 66 70 62 69 67 68 Bac+3 ou bac+4 hors santé-social 59 56 64 47 60 51 62 Bac+2 ou bac+3 santé-social, bac+2 61 60 62 52 61 53 62 CAP, BEP, baccalauréat ou équivalent 41 37 45 33 42 38 42 Baccalauréat ou équivalent 43 39 46 33 43 39 43 CAP, BEP ou équivalent 37 28 44 32 37 36 37 Aucun diplôme, brevet des collèges 17 15 19 14 18 18 17 1 Quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) à la fin des études en 2017. Note : Les parts de temps sont calculées sur la période allant de la fin des études en 2017 à la date d’enquête en 2023. Lecture : De 2017 à 2023, les femmes diplômées d’un doctorat en 2017 ont passé 7 % de leur temps au chômage. Champ : France, jeunes de la génération 2017 (sortis de formation initiale en 2017). Source : Céreq, enquêtes auprès de la génération 2017.

134 Formations et emploi – Insee Références – Édition 2025 2.14 Domaine de formation et situation d’activité des jeunes La situation professionnelle des jeunes est liée à leur niveau de diplôme : plus celui‑ci est élevé, plus les chances d’avoir un emploi s’accroissent, et celles d’être au chômage diminuent. Ainsi, en moyenne sur la période 2019‑2023, le taux d’emploi des titulaires d’un doctorat sortis de formation initiale depuis un à dix ans dépasse 90 %, de même que pour les diplômés d’école de commerce ou d’ingénieurs    figure. À l’opposé, seules 37 % des personnes non diplômées sont en emploi, et leur taux de chômage est de 38 %, contre 12 % en moyenne pour l’ensemble des personnes sorties de formation initiale depuis un à dix ans. Le domaine d’études joue aussi un rôle déterminant dans les débuts de carrière, ceux‑ci présentant des différences marquées selon la spécialité du diplôme au sein d’un même niveau. Ainsi, en moyenne entre 2019 et 2023, le taux de chômage des titulaires d’une licence sortis de formation initiale depuis un à dix ans est de 8 % lorsqu’ils sont spécialisés dans les services aux personnes, contre 16 % lorsqu’ils sont spécialisés en lettres et arts. Pour les titulaires d’un baccalauréat professionnel, ce taux varie de 8 % (dans l’agriculture, la pêche, la forêt, les espaces verts) à 21 % (dans la communication et l’information). Certaines spécialités favorisent particulièrement l’insertion en début de carrière, de sorte que ce critère supplante le niveau d’études. Notamment les diplômés du paramédical et du social sont particulièrement peu confrontés au chômage quel que soit leur niveau de diplôme : 6 % des diplômés d’un CAP‑BEP et moins de 4 % des titulaires d’un diplôme de niveau bac+2 dans cette spécialité sont au chômage, soit trois fois moins que la moyenne des titulaires d’un autre diplôme de niveau équivalent. La part relative des femmes et des hommes varie d’un diplôme à l’autre. Parmi les diplômés sortis de formation initiale depuis un à dix ans, les femmes représentent 90 % des actifs titulaires d’un diplôme paramédical et social de niveau CAP‑BEP, 88 % des actifs titulaires d’un diplôme de niveau bac+2 de travailleur social et 73 % des actifs titulaires d’un diplôme de niveau bac+2 dans la santé. Au contraire, seuls 27 % des actifs diplômés d’écoles d’ingénieurs sont des femmes. À niveau de diplôme équivalent, les femmes s’orientent davantage vers les filières de services aux personnes ou de sciences humaines et de droit. Inversement, elles sont très peu présentes dans les filières de mécanique, électricité et électronique. La part de temps partiel diffère selon le niveau de diplôme, le temps partiel étant plus répandu dans les domaines d’études où les femmes sont les plus présentes. Plus de 30 % des titulaires d’un CAP ou BEP spécialisés dans les services aux personnes ayant un emploi travaillent à temps partiel, dix fois plus que les sortants d’une école de commerce ou d’ingénieurs.   Définitions Les domaines d’études ont été constitués à partir de la nomenclature des spécialités de formation (NSF). Taux de chômage, nomenclature des spécialités de formation (NSF) : voir Glossaire.  Pour en savoir plus • « Enquête 2020 auprès de la Génération 2017. Sortants du supérieur : le niveau de diplôme ne résume pas les trajectoires d’insertion », Céreq Bref no 426, septembre 2022. • « Enseignement supérieur », in Femmes et hommes, l’égalité en question, coll. « Insee Références », édition 2022.