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87 Insee Références – Édition 2025 – Éclairages – Mesurer précisément l’insertion des sortants de formation initiale...  1. Taux d’emploi salarié en France des lycéens professionnels et étudiants de niveau CAP à BTS après leur sortie d’études en 2021 0 10 20 30 40 50 60 70 6 mois 12 mois 18 mois 24 mois en % CAP Bac pro BTS Ensemble Lecture : 40 % des lycéens professionnels de CAP sortant d’études en 2021 occupent un emploi salarié dans le secteur privé 24 mois après leur sortie d’études. Champ : France hors Mayotte, sortants en 2021 d’une dernière année de formation professionnelle de niveau CAP à BTS en lycée public ou privé sous contrat (hors mentions complémentaires qui représentent 2 % des lycéens sortants en 2021), 6 à 24 mois après la fin de leurs études. Sources : Dares-Depp, InserJeunes.  2. Taux d’emploi salarié en France des diplômés français de moins de 30 ans de 2022 50 60 70 80 90 100 6 mois 12 mois 18 mois en % Master enseignement Master hors enseignement Licence professionnelle Licence générale Lecture : 12 mois après l’obtention de leur licence générale en 2022 à moins de 30 ans, 59 % des diplômés français occupent un emploi salarié en France. Champ : France, diplômés en 2022 et âgés de moins de 30 ans. Source : MESR-Sies, InserSup.

88 Formations et emploi – Insee Références – Édition 2025 Cependant, ces dispositifs ont aussi des limites, car certaines poursuites d’études, notamment celles à l’étranger, ne sont pas repérables dans les sources administratives mobilisées. Ces poursuites ne sont donc pas comptabilisées, conduisant à surestimer l’effectif de sortants des formations. La comparaison avec les enquêtes préexistantes indique toutefois que l’effet sur les taux d’emploi est limité. D’autre part, les emplois non salariés, les salariés des particuliers-employeurs, ainsi que les emplois à l’étranger ne sont pas pris en compte dans le champ, car ils ne dépendent pas des établissements employeurs français et ne sont pas inclus dans la DSN. Ces taux d’emploi ne sont pas directement comparables aux estimations de taux d’emploi réalisées précédemment à partir des enquêtes. La transition des enquêtes IVA‑IPA à InserJeunes a conduit à une diminution des taux d’emploi de 10 points en moyenne entre les deux sources. L’impact de la mesure 6 mois après la sortie (janvier) au lieu de 7 mois est de ‑6 points sur le taux d’emploi [Caron, Midy, 2022]. Par ailleurs, l’effet de la différence de champ précitée, comme la non‑prise en compte de l’emploi non salarié et la poursuite d’études à l’étranger, a été estimé à 4 points de pourcentage en moyenne pour les sortants d’apprentissage, et à 2 points pour les sortants de voie professionnelle scolaire. Pour InserSup, la non‑couverture de l’emploi à l’étranger contribue pour 3 à 5 points de pourcentage au moindre niveau du taux d’emploi à 30 mois, et celle de l’emploi non salarié pour 3 à 6 points alors que sur le seul champ salarié en France, les taux d’emploi issus des enquêtes et InserSup sont quasi identiques. Cependant, pour les emplois et les reprises d’études à l’étranger, il n’existe pas de source administrative mobilisable permettant d’obtenir des données exhaustives. De même, les situations de non‑emploi (chômage ou inactivité) ne peuvent être quantifiées. C’est pourquoi le Sies continue à mener une enquête complémentaire, pour mesurer notamment le taux d’emploi global.  Auteurs : Cindy Reist (Depp) Antonin Aubry (Sies) Kendrick Herzberg (Sies) Emeline Jounin (Dares)  Méthodes Modifications à venir dans les dispositifs Dans InserJeunes, des travaux sont en cours pour l’intégration en fin d’année 2024 du champ des lycéens professionnels et étudiants des niveaux CAP à BTS relevant du ministère chargé de l’agriculture. Dans InserSup, le périmètre sera élargi dans les prochaines années. Le remplacement des DUT par les BUT et la couverture partielle des données disponibles dans les fichiers administratifs pour les doctorats ont conduit à différer leur intégration : en 2025 pour les BUT et en 2026 pour les doctorats. Les emplois non salariés viendront bientôt compléter la DSN dans le dispositif InserSup et sont en cours d’instruction dans le dispositif InserJeunes.

89 Insee Références – Édition 2025 – Éclairages – Mesurer précisément l’insertion des sortants de formation initiale...  Pour en savoir plus • Aubry A., Bah S., Herzberg K., « InserSup – Note méthodologique », Revue, MESR, décembre 2024a. • Aubry A., Bah S., Herzberg K., « Le taux d’emploi salarié en France des diplômés en 2022 de licence générale à 6, 12 et 18 mois », Note flash du Sies no 21, MESR, juillet 2024b. • Aubry A., Bah S., Herzberg K., « Le taux d’emploi salarié en France des diplômés en 2022 de licence professionnelle et master à 6, 12 et 18 mois », Note flash du Sies no 20, MESR, juillet 2024c. • Caron N., Midy L., « Enjeux statistiques du système d’information InserJeunes sur l’insertion professionnelle », Article présenté aux Journées de méthodologie statistique de l’Insee, 2022. • Jounin E., Lemaire É., Loiseau C., « Insertion professionnelle des apprentis de niveau CAP à BTS deux ans après leur sortie d’études en 2021 : 71 % sont en emploi salarié dans le secteur privé en juillet 2023 », Note d’information no 24.31, Depp, juillet 2024a. • Jounin E., Lemaire É., Loiseau C., « Insertion professionnelle des lycéens professionnels de niveau CAP à BTS deux ans après leur sortie d’études en 2021 : 55 % sont en emploi salarié dans le secteur privé en juillet 2023 », Note d’information no 24.30, Depp, juillet 2024b.  Définitions La formation professionnelle est un processus d’acquisition de connaissances et de compétences requises dans des métiers spécifiques ou plus largement sur le marché de l’emploi. Ce processus peut intervenir en cours de formation initiale (par exemple apprentissage, lycée professionnel, etc.) ou de formation continue. Le diplôme universitaire de technologie (DUT) est un diplôme universitaire national de niveau bac+2. L’accès à sa préparation est subordonné à l’obtention du diplôme du baccalauréat ou au bénéfice d’un niveau jugé équivalent. Cette formation, professionnalisante et généraliste, se propose à la fois de mener à l’insertion professionnelle immédiate et de permettre la poursuite des études supérieures. Ce diplôme du premier cycle se situe ainsi au niveau 5 du cadre national des certifications professionnelles et de la classification internationale type de l’éducation (Cite). Depuis 2021, le DUT est un diplôme intermédiaire du bachelor universitaire de technologie (BUT), de niveau bac+3, instauré cette année-là. Le diplôme du Bachelor universitaire de technologie (BUT) est un diplôme national universitaire de niveau bac+3 (niveau 6 du cadre national des certifications professionnelles). L’accès à sa préparation est subordonné à l’obtention du diplôme du baccalauréat ou au bénéfice d’un niveau jugé équivalent. Cette formation, professionnalisante et généraliste, se propose à la fois de mener à l’insertion professionnelle immédiate et de permettre la poursuite des études supérieures. La licence professionnelle est un diplôme universitaire national professionnalisant de niveau bac+3, créé en 1999 en partenariat avec les entreprises et les branches professionnelles dans le but de favoriser l’insertion professionnelle. Accessible après une deuxième année de licence, un BTS, un DUT ou l’équivalent, sa formation se déroule en deux semestres. Depuis l’entrée en vigueur du nouveau cadre national des formations en 2014, l’intitulé est défini par un nom de domaine et de mention dont la liste est fixée par arrêté ministériel. Le master est un diplôme universitaire national du deuxième cycle dont la formation se déroule en quatre semestres après la licence ou l’équivalent. Les deux années sont désignées par master 1 et master 2. Ce diplôme constitue le deuxième degré du système LMD (licence/master/doctorat). De 2002 à 2014, ces masters se répartissaient entre les voies à finalité professionnelle et les voies à finalité de recherche. Depuis, la mise en œuvre du nouveau cadre national des formations conduit à ne plus faire cette distinction. Le grade de master est conféré aux titres d’ingénieurs et à d’autres diplômes délivrés notamment par les écoles normales supérieures, les écoles de commerce, d’architecture ou d’art. Ce grade permet l’accès à la préparation d’un doctorat. Le certificat d’aptitude professionnelle (CAP) donne une qualification d’ouvrier ou d’employé qualifié dans un métier déterminé. Il existe environ 200 spécialités de CAP dans les secteurs industriels, commerciaux et des services. Ce diplôme du premier cycle se situe ainsi au niveau 3 du cadre national des certifications professionnelles et de la classification internationale type de l’éducation (Cite). Le brevet de technicien supérieur (BTS) est un diplôme national délivré au titre d’une spécialité professionnelle de l’enseignement supérieur de niveau bac+2. Il se prépare généralement en section de technicien supérieur (STS) pendant quatre semestres après le baccalauréat ou après une formation ou un diplôme considéré comme équivalent. Il existe plus d’une centaine de spécialités tertiaires, industrielles ou agricoles (on parle alors de brevet de technicien supérieur agricole ou BTSA). Ce diplôme du premier cycle se situe ainsi au niveau 5 du cadre national des certifications professionnelles et de la classification internationale type de l’éducation (Cite). Depuis la rentrée scolaire de 2003, le système LMD, fondé sur la licence, le master et le doctorat, a progressivement remplacé le Deug, la maîtrise, le diplôme d’études approfondies (DEA) et le diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS). La licence est un diplôme de niveau bac+3, le master de niveau bac+5 et le doctorat de niveau bac+8. Ce schéma « 3-5-8 » répond à la volonté d’harmonisation initiée par le Processus de Bologne pour faciliter les mobilités internationales des étudiants. Il tend aussi à se diffuser dans les filières de l’enseignement supérieur non rattachées aux universités. Grands établissements : catégorie spécifique d’établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPCSP). Cette catégorie a été créée pour des établissements qui, en raison de leurs particularités, ne peuvent pas être organisés selon les règles des universités ou des autres catégories d’établissements.

Fiches

93 Fiches L’école et ses sortants

94 Formations et emploi – Insee Références – Édition 2025 1.1 Durée de scolarisation À la rentrée scolaire 2022, 51 % des jeunes âgés de 14 à 29 ans sont scolarisés    figure 1. Ce taux diminue avec l’âge, particulièrement entre 18 et 24 ans : 78 % des jeunes de 18 ans sont scolarisés, 50 % à 21 ans et 21 % à 24 ans. Les garçons terminent leurs études plus tôt que les filles ; la différence de taux de scolarisation est particulièrement marquée entre 19 et 23 ans. En vingt ans, le taux de scolarisation des 14‑29 ans a augmenté de 9 points. En particulier, celui des 20‑24 ans s’est fortement accru (+14 points entre 1992 et 2022), en lien avec la hausse de la scolarisation dans l’enseignement supérieur. Après une forte croissance au début des années 1990, puis une relative stabilité, le taux de scolarisation des 20‑24 ans est reparti en légère hausse en 2008 et a augmenté plus fortement en 2020 et 2021. Il se stabilise en 2022. Bien qu’à un niveau moindre, la scolarisation des jeunes de 25 ans a presque doublé sur la période. Pour les 16‑19 ans, le taux de scolarisation est resté relativement stable. En 2022, l’espérance de scolarisation à 2 ans, ou durée moyenne espérée de scolarisation d’un enfant âgé de 2 ans, est estimée à 18 ans et 11 mois, comme en 2021    figure 2. Elle se décompose en 8 ans et 2 mois dans le primaire, 6 ans et 10 mois dans le secondaire hors apprentissage, 2 ans et 8 mois dans le supérieur hors apprentissage et 1 an et 2 mois en apprentissage. L’espérance de scolarisation est un peu plus élevée pour les filles (19 ans et 2 mois) que pour les garçons (18 ans et 6 mois). En moyenne, les filles poursuivent des études secondaires et supérieures (hors apprentissage) plus longues que les garçons, mais passent moins de temps en apprentissage. Cette espérance de scolarisation a nettement progressé entre 2014 et 2021, d’un mois en moyenne par an    figure 3. En effet, la scolarisation dans l’enseignement supérieur a continué sa hausse, tandis que la durée d’études espérée dans le premier et le second degré s’est stabilisée. Entre 1985 et 1995, l’espérance de scolarisation avait augmenté de près de deux années. Cette forte hausse provenait de la prolongation des études jusqu’au bac, avec l’objectif d’amener « 80 % d’une génération au niveau du baccalauréat », ainsi que de la poursuite des études dans l’enseignement supérieur. Puis, entre la fin des années 1990 et 2008, l’espérance de scolarisation avait légèrement baissé, d’environ 6 mois. Cela résultait notamment de la diminution des redoublements dans le premier et le second degré. Enfin, entre 2008 et 2014, l’espérance de scolarisation s’était stabilisée sous l’effet de deux évolutions contraires. La durée d’études espérée a augmenté dans l’enseignement supérieur, portée à la fois par un accès plus fréquent au baccalauréat et par la réforme licence‑master‑doctorat (LMD), qui a conduit à décaler les sorties du niveau bac+2 (Deug) au niveau bac+3 (licence) et les sorties du niveau bac+4 (maîtrise) au niveau bac+5 (master). Dans le même temps, la durée d’études espérée s’est rétractée dans l’enseignement scolaire, sous l’effet de la diminution des redoublements et de la réforme de 2009 du baccalauréat professionnel, qui s’obtient désormais en trois ans contre quatre précédemment.   Définitions Le taux de scolarisation est le rapport entre le nombre d’élèves, d’étudiants et d’apprentis en formation initiale d’un âge déterminé, inscrits dans un établissement d’enseignement, et le nombre de jeunes de cet âge. L’espérance de scolarisation à 2 ans est le nombre d’années pendant lesquelles un enfant âgé de 2 ans peut espérer être scolarisé, en fonction des taux de scolarisation observés aux différents âges à une date donnée. Elle est calculée comme la somme des taux de scolarisation observés aux différents âges de 2 ans jusqu’à 29 ans. Un taux de scolarisation de 80 % pour un âge donné contribue à hauteur de 0,8 an à la durée espérée d’études. La durée espérée d’études diffère de la durée d’études dite « réelle » qui ne peut être connue que quand une génération a entièrement achevé ses études.  Pour en savoir plus • L’état de l’École, Depp, édition 2024. • « Le système éducatif », in Repères et références statistiques, Depp, édition 2024. • « L’espérance de scolarisation à 2 ans en France a augmenté d’un an et demi depuis 1985 », Note d’information no 22.05, Depp, février 2022.