57 Insee Références – Édition 2025 – Dossiers – Des parcours d’entrée dans la vie adulte diversifiés et marqués... Annexe 1 – Répartition des jeunes entrés en 6e en 2007 selon leur situation annuelle vis-à-vis de l’entrée dans la vie active entre 2015 et 2023, par trajectoire-type en % en % Cumul emploi-études (alternance ou stage) a. Études longues avec accès direct à l’emploi stable (15 %) b. Cumul emploi-études avant un emploi stable (18 %) e. Allers-retours emploi-NEET (15 %) f. NEET de longue durée (8 %) 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Ni en formation, ni en emploi (NEET) En emploi autre Non-réponse En emploi CDI En études sans emploi Cumul emploi-études (autres) d. Études courtes avec accès à l’emploi stable (31 %) en % c. Études longues sans accès direct à l’emploi stable (13 %) 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 en % en % en % 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 NEET : ni en emploi, ni en études, ni en formation. Lecture : 8 % des jeunes entrés en 6e en 2007 sont rattachés à la trajectoire-type d’entrée dans la vie active « NEET de longue durée ». Parmi eux, en mars 2023, 10 % sont en CDI. Champ : France hors Mayotte, jeunes entrés en 6e pour la première fois en 2007. Source : Depp-Insee-Sies, enquête Entrée dans la vie adulte (EVA) 2007.
58 Formations et emploi – Insee Références – Édition 2025 Annexe 2 – Répartition des jeunes entrés en 6 e en 2007 selon leur situation annuelle vis‑à‑vis de l’accès à l’autonomie résidentielle entre 2015 et 2023, par trajectoire‑type en % en % 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 en % 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 en % en % en % 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 Seul avec aide des parents Colocation sans aide des parents Colocation avec aide des parents Non réponse Couple sans aide des parents Couple avec aide des parents Seul sans aide des parents Domicile parental a. Décohabitation précoce et aidée mais réversible (12 %) b. Décohabitation précoce aidée puis mise en couple (14 %) c. Mise en couple précoce (8 %) d. Décohabitation pour s’assumer seul (15 %) e. Décohabitation tardive puis mise en couple (17 %) f. Décohabitation tardive sans aide des parents vers le logement seul ou la colocation (18 %) 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 en % 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 g. Absence de décohabitation (16 %) Lecture : 16 % des jeunes entrés en 6e en 2007 sont rattachés à la trajectoire‑type d’accès à l’autonomie résidentielle « absence de décohabitation ». Parmi eux, en mars 2023, 93 % vivent chez leurs parents. Champ : France hors Mayotte, jeunes entrés en 6e pour la première fois en 2007. Source : Depp‑Insee‑Sies, enquête Entrée dans la vie adulte (EVA) 2007. 59 Insee Références – Édition 2025 – Dossiers – Depuis 2018, l’apprentissage s’ouvre massivement aux formations... Depuis 2018, l’apprentissage s’ouvre massivement aux formations du supérieur et des services À la suite de la loi de 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », qui a réformé l’apprentissage, et de l’introduction en 2020 d’une aide exceptionnelle aux employeurs d’apprentis dans un contexte de crise sanitaire, le nombre d’apprentis en France a plus que doublé en cinq ans, pour atteindre 1 021 500 apprentis en décembre 2023. La hausse du nombre d’apprentis concerne tous les niveaux de diplôme, mais elle est particulièrement marquée dans l’enseignement supérieur. Les apprentis de l’enseignement supérieur deviennent ainsi majoritaires : 62 % des apprentis en 2023 contre 39 % en 2017. En lien avec cette augmentation dans le supérieur, les formations préparées en apprentissage relèvent désormais plus souvent des services que de la production. Dans le même temps, la part des femmes parmi les apprentis a augmenté mais elle reste encore minoritaire. Par ailleurs, le taux de rupture des contrats d’apprentissage au cours des neuf premiers mois de contrat a légèrement augmenté entre 2017 et 2022 (+2 points, pour atteindre 21 % en moyenne). Dans le secondaire, les apprentis viennent plus souvent d’un milieu favorisé que les lycéens professionnels. En IUT et en licence professionnelle, l’origine sociale des apprentis est similaire à celle des étudiants de la voie scolaire. En master, écoles d’ingénieurs et de commerce, elle est plutôt moins favorisée que celle des étudiants de la voie scolaire. Après leur formation, les apprentis s’insèrent mieux sur le marché du travail que leurs homologues de la voie scolaire, notamment dans le secondaire. Une partie d’entre eux trouvent un emploi dans l’entreprise où ils ont fait leur apprentissage, et plus globalement le profil de la population des apprentis diffère de celui des élèves de la voie professionnelle sous statut scolaire, en termes d’origine sociale et de parcours scolaire. Les apprentis peuvent également différer des autres élèves ou étudiants par d’autres caractéristiques, plus difficiles à mesurer, comme la motivation, le réseau de l’entourage ou la connaissance des codes du monde du travail. En 2023, 9 % des 16‑29 ans sont en apprentissage [Demongeot, Lombard, 2024]. Ce type de formation initiale, alternant périodes de travail chez un employeur et périodes de formation en centre de formation, s’est progressivement ouvert à de nouveaux diplômes (niveaux et spécialités). La loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » de 2018 et l’aide exceptionnelle au recrutement d’apprentis introduite en 2020 dans un contexte de crise sanitaire ont profondément transformé les modalités de l’apprentissage et renforcé son attractivité encadré 1. Entre 2017, année précédant la loi, et décembre 2023, le nombre d’apprentis a été multiplié par 2,4, passant de 429 900 à 1 021 500 selon l’enquête SIFA sources, figure 1 et fiche 1.4. Cette hausse, sans précédent, porte de 17 à 30 % la part d’apprentis au sein des formations susceptibles d’être suivies de cette manière. Le nombre de centres de formation d’apprentis (CFA) a été multiplié par trois entre 2017 et 2023. Le nombre d’employeurs, publics et privés, accueillant un apprenti a doublé entre 2017 et 2021 encadré 2. Cette hausse de l’apprentissage s’est accompagnée d’une augmentation du taux de rupture des contrats d’apprentissage entre 2017 et 2022, légère dans l’ensemble mais marquée dans le supérieur encadré 3. Sur la même période, le nombre de contrats de professionnalisation, l’autre voie de l’alternance, a fortement baissé pour les publics ayant aussi accès à l’apprentissage : 69 700 contrats de professionnalisation ont été signés par des moins de 30 ans en 2022, soit 115 500 contrats en moins en cinq ans [Plé, 2024].
60 Formations et emploi – Insee Références – Édition 2025 Encadré 1 – La loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » de 2018 et les aides au recrutement assouplissent l’entrée en apprentissage pour les jeunes et les employeurs La loi du 5 septembre 2018 assouplit les critères pour établir un contrat d’apprentissage. Il est désormais possible de signer un contrat jusqu’à l’âge de 29 ans révolus au lieu de 25 ans précédemment. Il n’est plus obligatoire d’avoir trouvé un employeur avant de s’inscrire en CFA : le contrat de travail, dit contrat d’apprentissage, doit être signé dans les trois mois suivant le début de la formation. Si le contrat est rompu, l’apprenti peut poursuivre sa formation pendant six mois au sein du CFA, ce qui lui laisse du temps pour retrouver un contrat. La rupture de contrat après la période d’essai est également facilitée dans le but d’améliorer l’attractivité de ces contrats auprès des employeurs. La réforme de 2018 simplifie les aides perçues par les employeurs d’apprentis : une aide unique remplace différents dispositifs, avec un périmètre restreint (établissements de moins de 250 salariés et certains niveaux de diplôme). Le cas échéant, son niveau diminue en deuxième puis en troisième année d’exécution du contrat. En 2020, dans le contexte de la crise sanitaire, une aide exceptionnelle à l’embauche est mise en place pour l’ensemble des contrats d’apprentissage figure. Jusqu’en 2022, cette aide se substitue à l’aide unique pour la première année de contrat. En janvier 2023, l’aide unique est supprimée : seule demeure l’aide à l’embauche. La réforme facilite aussi l’ouverture de CFA : il n’est désormais plus nécessaire de conventionner avec l’État ou un conseil régional. Le financement de l’apprentissage est également transféré des conseils régionaux aux opérateurs de compétences (Opco) et aux branches professionnelles en lien avec France compétences. Aides versées aux employeurs d’apprentis à partir de 2019 selon la date de signature du contrat Année du contrat Première année Deuxième année Troisième année Période du 1er janvier 2019 au 30 juin 2020 du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2022 Éligibilité Apprentis préparant une formation de niveau inférieur ou égal au baccalauréat pour la France métropolitaine, inférieur ou égal à bac+2 pour les DROM, établissements de moins de 250 salariés. Apprentis préparant une formation de niveau inférieur ou égal au baccalauréat pour la France métropolitaine, inférieur ou égal à bac+2 pour les DROM, établissements de moins de 250 salariés. Montant 4 125 € Période du 1er juillet 2020 au 31 décembre 2022 Éligibilité Tous les apprentis1 Montant 8 000 € pour un majeur, 5 000 € pour un mineur 2 000 € 1 200 € Période du 1er janvier 2023 au 31 décembre 2024 Éligibilité Tous les apprentis1 Montant 6 000 € Pas d’aide 1 Depuis le 1er juillet 2020, les employeurs de 250 salariés ou plus peuvent bénéficier de l’aide s’ils ont atteint le taux de 5 % de contrats favorisant l’insertion professionnelle (contrats d’alternance, contrats CIFRE et VIE) ou au moins 3 % d’alternants et une progression significative du nombre d’alternants. Note : Les critères d’attribution des aides et les montants définis dans cette figure sont à date de décembre 2024. Champ : France. Source : Journal officiel.
61 Insee Références – Édition 2025 – Dossiers – Depuis 2018, l’apprentissage s’ouvre massivement aux formations... 1. Effectifs d’apprentis par niveau et par année 0 200 000 400 000 600 000 800 000 1 000 000 1 200 000 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016 2018 2020 2023 BEP effectifs Bac+2 Bac+3 Bac+5 ou plus Niveau bac pro1 Niveau CAP1 hors BEP 1 Y compris mentions complémentaires. Note : À la suite de la réforme de 2008, les BEP disparaissent progressivement, essentiellement au profit du baccalauréat professionnel en trois ans. Lecture : En fin d’année 2023, 239 293 apprentis sont en formation de niveau bac+5 ou plus. Champ : France. Source : Depp, enquête SIFA, situation au 31 décembre de l’année scolaire. La hausse du nombre d’apprentis est particulièrement forte dans le supérieur En six ans, le nombre d’apprentis du secondaire a été multiplié par 1,5, pour atteindre 385 600 en 2023. La hausse est plus marquée dans le supérieur : 635 800 jeunes y sont apprentis, 3,8 fois plus qu’en 2017. En conséquence, 62 % des apprentis préparent un diplôme du supérieur en 2023, contre 39 % en 2017. Le nombre d’apprentis dans le supérieur a bien plus rapidement progressé que le nombre total d’étudiants sur la période (+15 %). La hausse est particulièrement marquée pour les sections de technicien supérieur (STS), les licences professionnelles et les écoles de commerce [Brouillaud, Ndao, 2022]. Sur dix personnes préparant un BTS, plus de quatre le font en apprentissage en 2023 contre deux en 2017. Les apprentis désormais plus nombreux dans les formations des services que dans celles de la production Le nombre d’apprentis augmente dans toutes les spécialités de formation. La hausse est plus forte dans les spécialités des services, au sens de la nomenclature des spécialités de formation (NSF), davantage présentes dans le supérieur : +468 000 apprentis entre 2017 et 2023. Il s’agit de formations liées notamment au commerce, à la santé, à la communication et à l’informatique. La hausse est plus faible dans celles de la production, plus représentées dans le secondaire (formations liées notamment à l’agriculture, à la construction et aux matériaux) : +110 000 pendant la même période. En conséquence, en 2023, la majorité des apprentis se forment dans une spécialité des services : 63 %, contre 42 % en 2017 figure 2. Dans le même temps, la part d’apprentis relevant d’une spécialité de production s’est repliée, atteignant 35 % contre 57 % auparavant. Une part mineure d’apprentis étudient une spécialité dite « disciplinaire » (sciences, droit, lettres, etc.), le plus souvent dans le supérieur long. Cette inversion du poids relatif des spécialités traduit à la fois la hausse de la part d’apprentis dans les services pour tous les niveaux de diplôme (par exemple, +7 points au niveau baccalauréat professionnel, +21 points au niveau bac+2) et la croissance particulièrement forte des effectifs du supérieur, où les apprentis des services sont plus présents.