151
Insee Références – Édition 2021 – Fiche 4.5 – Accès à la culture
1. Nombre d’équipements culturels
par bassin de vie en 2020
Source : Deps, ministère de la Culture, 2020.
2. Dépenses culturelles des collectivités
territoriales en 2018
© IGN-Insee 2021
130
123
116
136
147
en euros par habitant
Sources : DGFip, ministère chargé des Finances ; Deps,
ministère de la Culture, 2020.
3. Répartition des équipements culturels selon la densité de population des communes,
en 2020
en %
Communes
denses
Communes de
densité intermédiaire
Communes
peu denses
Communes très
peu denses
Ensemble
Arts du spectacle
63
32
4
0
100
Arts visuels
59
26
11
4
100
Cinéma
31
37
31
1
100
Lieux de lecture publique
9
18
60
13
100
Librairies labellisées
60
34
6
0
100
Patrimoine artistique et monumental
28
32
32
7
100
Enseignement artistique
63
34
3
0
100
Ensemble des équipements culturels
18
23
49
10
100
Part de la population concernée
38
30
29
4
100
Lecture : 63 % des équipements culturels dédiés aux arts du spectacle (théâtre, danse, cirque, musique) sont implantés dans des
communes densément peuplées.
Champ : France.
Source : Deps, ministère de la Culture, 2020.
4. Répartition des équipements culturels selon la taille des aires d’attraction des villes,
en 2020
en %
Aire
de Paris
700 000
habitants
ou plus
(hors Paris)
200 000
à moins
de 700 000
habitants
50 00
à moins
de 200 000
habitants
Moins
de 50 000
habitants
Communes
hors
attraction
des villes
Arts du spectacle
32
18
21
17
11
1
Arts visuels
12
22
32
14
17
3
Cinéma
16
16
18
15
23
13
Lieux de lecture publique
8
13
20
22
18
19
Librairies labellisées
23
22
22
21
11
1
Patrimoine artistique et monumental
13
10
21
22
20
14
Enseignement artistique
28
19
22
20
10
0
Ensemble des équipements culturels
11
13
20
21
18
16
Part de la population concernée
19
20
24
18
12
7
Lecture : 1 % des établissements dédiés aux arts du spectacle sont situés dans des communes situées hors de l’attraction d’une ville,
32 % le sont dans l’aire de Paris.
Champ : France.
Source : Insee ; Deps, ministère de la Culture, 2020.
152 La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021 En 2018, en France, deux tiers des personnes de 15 ans ou plus déclarent avoir pratiqué au moins une activité sportive au cours des 12 derniers mois figure 1. Cette pratique est plus fréquente dans les départements d’outre‑mer (DOM) avec 76 % de pratiquants aux Antilles‑Guyane et 80 % à La Réunion. En métropole, la part de la population pratiquant du sport est la plus élevée en Auvergne‑Rhône‑Alpes et en Île‑de‑France (70 %) et la plus basse dans les Hauts‑de‑France (59 %). La nature des activités pratiquées explique en partie les écarts entre les régions. À La Réunion, la marche et la course sont davantage plébiscitées (63 % de pratiquants contre 40 % en moyenne en France). C’est aussi le cas des sports aquatiques ou nautiques aux Antilles et en Guyane (33 % contre 20 % en moyenne). Le taux de pratique sportive plus élevé en Auvergne‑Rhône‑Alpes est dû en partie à la forte pratique des sports d’hiver ou de montagne (14 % contre 8 % en moyenne). La pratique du sport est couramment encadrée, le plus souvent au sein d’une association sportive affiliée à une fédération. En 2018, la pratique sportive fédérale est la plus développée dans les Pays de la Loire et en Bretagne (27 et 26 licences délivrées pour 100 habitants respectivement). Au contraire, elle est la moins développée dans les DOM (de 11 licences délivrées pour 100 habitants à Mayotte à 17 à La Réunion, contre 22 en moyenne en France), ainsi qu’en Île‑de‑France (19 licences pour 100 habitants). Certaines régions présentent des spécificités locales au regard des disciplines pratiquées. L’Auvergne‑Rhône‑Alpes représente plus de la moitié des licences de ski de France, la Nouvelle‑Aquitaine et l’Occitanie presque la moitié des licences de rugby à XV. En Île‑de‑France, le tennis fait presque jeu égal avec le football, qui reste le sport majoritaire dans toutes les régions. Enfin, dans les DOM, 4.6 Accès à la pratique sportive le sport fédéral est moins féminin (de 28 % de licences délivrées à des femmes à Mayotte à 36 % à La Réunion, contre 38 % pour l’ensemble de la France). La répartition des équipements sportifs est marquée par de fortes disparités selon les territoires. D’après les données disponibles en 2018, les courts de tennis et les salles de pratique collective sont surreprésentés en Île‑de‑France (respectivement 19 % et 33 % des équipements hors sports de nature, contre 15 % et 24 % en moyenne en France). Les sites et espaces de sport de nature sont plus fréquents dans les Pays de la Loire (19 %), en Provence‑Alpes‑Côte d’Azur (18 %) ou encore en Auvergne‑Rhône‑Alpes (18 % contre 12 % en moyenne). Les territoires les plus denses, l’Île‑de‑France et les départements regroupant de grandes villes, disposent d’une densité plus importante en nombre d’équipements par km², mais de moins d’équipements par habitant figures 2 et 3 : 14 équipements pour 10 000 habitants à Paris, 15 en Seine‑Saint‑Denis, 27 dans les Bouches‑du‑Rhône et 30 dans le Rhône (contre 46 pour la France). En revanche, certains territoires, tels que les Pyrénées‑Atlantiques (87 équipements pour 10 000 habitants), apparaissent mieux équipés du fait de leur plus faible peuplement relatif et de leur environnement propice aux sites de nature. Le taux d’équipement des DOM est plus faible que la moyenne française, variant de 12 équipements pour 10 000 habitants à Mayotte à 33 à La Réunion. Dans les collectivités d’outre‑mer, où les données sont également disponibles, il varie de 8 à Saint‑Martin à 59 à Wallis et Futuna. Définitions Une licence sportive est une adhésion à une fédération qui donne lieu au paiement d’une cotisation annuelle. Un équipement sportif est un lieu auquel toute personne peut accéder à titre individuel ou via une structure publique ou privée dans le but d’y pratiquer une activité physique ou sportive. Pour en savoir plus • Fiches régionales du sport 2020, Injep, août 2020. • « Les lieux de la pratique sportive en France », Fiches Repères, Injep, mai 2020. • « Baromètre national des pratiques sportives 2018 », Notes & Rapports, Injep, janvier 2019.
153
Insee Références – Édition 2021 – Fiche 4.6 – Accès à la pratique sportive
1. Pratique sportive, licences et équipements selon les régions en 2018
Taux de pratique
sportive (en %)
Nombre de licences
pour 100 habitants
Nombre d’équipements
sportifs pour 10 000 habitants
La Réunion
80,2
17,2
33,4
Guadeloupe
76,3
15,1
31,0
Martinique
14,9
26,7
Guyane
12,4
29,3
Auvergne-Rhône-Alpes
69,6
25,3
49,1
Île-de-France
69,5
19,3
23,4
Pays de la Loire
68,6
26,5
61,6
Centre-Val de Loire
66,4
23,8
62,6
Nouvelle-Aquitaine
65,4
24,3
58,9
Bretagne
65,4
26,4
54,6
Provence-Alpes-Côte d’Azur
64,7
22,0
38,6
Corse
21,6
36,6
Occitanie
64,6
23,4
59,2
Normandie
62,9
21,0
49,2
Bourgogne-Franche-Comté
61,7
21,8
55,8
Grand Est
59,9
22,1
55,6
Hauts-de-France
59,1
20,5
41,7
Mayotte
nd
10,9
12,0
Ensemble
65,7
22,4
46,2
nd : non disponible.
Lecture : en 2018, en Bourgogne-Franche-Comté, 61,7 % des individus de 15 ans ou plus ont déclaré avoir pratiqué une activité
sportive au cours des 12 derniers mois ; on compte 21,8 licences pour 100 habitants et 55,8 équipements pour 10 000 habitants.
Champ : personnes âgées de 15 ans ou plus résidant en France, DOM compris (taux de pratique sportive) ; France (licences) ;
France, COM compris (équipements).
Sources : Injep, Crédoc, direction des sports, Baromètre national des pratiques sportives 2018 ; Injep, recensement des licences et des
clubs sportifs 2018 ; ministère chargé des sports, traitements Injep/Medes, recensement des équipements sportifs, janvier 2018 ; Insee,
recensement de la population 2016.
2. Nombre d'équipements sportifs,
sites et espaces de sport de nature
pour 10 000 habitants début 2018
© IGN ‑ Insee 2021
Pour 10 000 habitants
72,1
60,9
52,7
37,1
Lecture : en 2018, Mayotte détient le plus faible taux
d'équipement (12 équipements pour 10 000 habitants),
contre 46 en moyenne française.
Source : ministère chargé des sports, traitements Injep/Medes,
recensement des équipements sportifs, janvier 2018 ; Insee,
recensement de la population 2016.
3. Densité d'équipements sportifs,
sites et espaces de sport de nature
début 2018
© IGN ‑ Insee 2021
Densité par km²
0,8
0,6
0,4
0,2
Lecture : en 2018, la Guyane détient la plus faible densité d'équipements (moins de 0,1 équipement par km²) contre 0,5 en moyenne française (COM comprises). Source : ministère chargé des sports, traitements Injep/Medes, recensement des équipements sportifs, janvier 2018.
154 La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021 Entre 2015 et 2019, les forces de sécurité ont constaté en moyenne chaque année 6,8 cambriolages pour 1 000 logements en France hors Mayotte. Pour ce type d’atteinte, environ 75 % des victimes portent plainte. Les départements les plus touchés sont situés en région parisienne, dans le nord de la France, le long de la vallée du Rhône, sur le pourtour méditerranéen et le long de la vallée de la Garonne, essentiellement sur l’axe Bordeaux‑Toulouse figure 1. Les départements aux plus faibles taux de cambriolages se situent dans le grand ouest (à l’exception de la Loire‑Atlantique), dans le centre de la France, de la Creuse à la Lozère, et en Corse. Dans les départements d’outre‑mer, la situation est contrastée avec le taux le plus élevé de France en Guyane, un taux élevé en Guadeloupe, mais des taux plus faibles que la moyenne nationale en Martinique et à La Réunion. Cette géographie reflète largement celle de la densité de la population, notamment en métropole. Le taux de cambriolage est plus élevé dans les pôles des villes que dans leurs couronnes figure 3. 49 % des cambriolages ont lieu dans les grandes aires d’attraction des villes (700 000 habitants ou plus, en incluant l’aire parisienne), alors que ces territoires rassemblent 36 % des logements. La fréquence du phénomène décroît toutefois globalement avec la taille de l’aire. Entre 2015 et 2019, les forces de sécurité ont constaté en moyenne chaque année 3,6 coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus pour 1 000 habitants en France hors Mayotte. Dans le cadre familial ou en dehors, les 4.7 Délinquance dans les territoires Avertissement Le taux de plainte pour coups et blessures varie selon les territoires et les années. Entre 2015 et 2019, les plaintes enregistrées pour coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus ont augmenté de 24 % en France hors Mayotte, y compris celles dans le cadre intrafamilial qui ont fortement augmenté ces dernières années avec de fortes disparités territoriales. En 2019, la hausse de ces dernières est nettement plus importante (+ 14 %) que celle des autres plaintes pour coups et blessures volontaires (+ 4 %), sans doute en lien avec un effet positif du Grenelle des violences conjugales, lequel a pu inciter les victimes à davantage déposer plainte et favoriser un meilleur accueil par les services de sécurité. Enfin, les données de la base des crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie (SSMSI) figurant dans cette fiche sont des cumuls annuels des données enregistrées et figées mensuellement : les requalifications de faits postérieurs au mois de comptabilisation ne sont pas prises en compte. victimes déposent plus rarement plainte (environ 25 % pour les violences physiques hors ménage et hors situation de vol). Le dépôt de plainte dépend également de la disposition et de la capacité des services à consigner les évènements rapportés. Ainsi, les données reflètent à la fois la réalité de la délinquance, la propension des victimes à porter plainte, et les conditions de l’accueil par les services de sécurité. Ces facteurs sont influencés par des évènements sociétaux (mouvement #MeToo) ou des politiques publiques (Grenelle des violences conjugales). Les départements les plus touchés sont situés dans le nord du pays, dans le bassin parisien au sens large et sur le pourtour méditerranéen et dans la vallée du Rhône figure 2. Le taux est également élevé dans le Doubs. Les départements les moins touchés se situent dans le centre méridional de la France et dans l’Ouest, notamment dans les zones éloignées des grandes métropoles (Nantes et Bordeaux en particulier). En outre‑mer, les taux enregistrés sont élevés, notamment en Guyane dont le taux départemental est le plus élevé de France, avec 7,7 faits pour 1 000 habitants par an en moyenne. Les communes hors attraction des villes sont moins touchées (2,1 coups et blessures volontaires pour 1 000 habitants) que les communes‑centres (5,6) et les autres communes des pôles (4,1). Les aires de 700 000 habitants ou plus, dont l’aire parisienne, sont un peu plus concernées que les autres. Elles concentrent 43 % des coups et blessures volontaires enregistrés, pour 39 % de la population. La fréquence du phénomène décroît également avec la taille de l’aire. Définitions Cambriolages, aires d'attraction des villes, coups et blessures volontaires : voir Glossaire. Pour en savoir plus • « Insécurité et délinquance en 2019 : bilan statistique », SSMSI, septembre 2020. • « Des risques de cambriolages de logements élevés dans les centres‑villes des agglomérations de Paris‑Lyon‑Marseille, mais plus faibles dans leurs quartiers de “grands‑ensembles” », Interstats Analyse n° 27, SSMSI, juin 2020. • « Les vols en France : une répartition centrée sur les grandes agglomérations », Interstats Analyse n° 14, SSMSI, décembre 2016.