155
Insee Références – Édition 2021 – Fiche 4.7 – Délinquance dans les territoires
1. Taux de cambriolage moyen
entre 2015 et 2019
© IGN 2021
Taux pour 1 000 logements
4,1
5,9
7,8
10,2
non disponible
Lecture : dans le Finistère, en moyenne chaque
année entre 2015 et 2019, 3,5 cambriolages pour
1 000 logements sont enregistrés par la police et la
gendarmerie.
Champ : France hors Mayotte.
Sources : Service statistique ministériel de la sécurité intérieure
(SSMSI), Base des crimes et délits enregistrés par la police et la
gendarmerie ; Insee, recensement de la population 2017.
3. Taux de cambriolages et de coups et blessures volontaires entre 2015 et 2019
b. Selon la taille des aires d'attraction des
villes
Cambriolages
Coups et blessures volontaires
pour 1 000 habitants ou logements
0
2
4
6
8
10
Aire
de Paris
700 000 hab.
ou plus
200 000 à
700 000 hab.
50 000 à
moins de
200 000 hab.
Moins
de
50 000 hab.
Communes
hors attraction
des villes
Lecture : en moyenne chaque année, entre 2015 et 2019,
dans l’aire de Paris, 8,7 cambriolages pour 1 000 logements
et 4,2 coups et blessures volontaires pour 1 000 habitants
ont été enregistrés par la police et la gendarmerie.
Champ : France hors Mayotte, hors collectivités d'outre-mer.
Sources : SSMSI, Base des crimes et délits enregistrés par la
police et la gendarmerie ; Insee, recensement de la population
2017.
2. Taux de coups et blessures volontaires
moyen, sur personnes de 15 ans ou plus,
entre 2015 et 2019
© IGN 2021
2,5
3,1
3,9
5,6
Taux pour 1 000 habitants
non disponible
Lecture : dans le Finistère, en moyenne chaque année
entre 2015 et 2019, 2,7 coups et blessures volontaires
pour 1 000 personnes sont enregistrés par la police et la
gendarmerie.
Champ : France hors Mayotte.
Sources : SSMSI, Base des crimes et délits enregistrés par la police
et la gendarmerie ; Insee, recensement de la population 2017.
a. Selon la catégorie des aires d'attraction
des villes
0
2
4
6
8
10
Communes‑
centres
Autres
communes
des pôles
Communes
de la
couronne
Communes
hors attraction
des villes
pour 1 000 habitants ou logements
Cambriolages
Coups et blessures volontaires
Lecture : en moyenne chaque année, entre 2015 et
2019, dans les communes des couronnes des pôles,
6,3 cambriolages pour 1 000 logements et 2,3 coups
et blessures volontaires pour 1 000 habitants ont été
enregistrés par la police et la gendarmerie.
Champ : France hors Mayotte, hors collectivités d'outre-mer.
Sources : SSMSI, Base des crimes et délits enregistrés par la police
et la gendarmerie ; Insee, recensement de la population 2017.
156
La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021
Les dépenses du bloc communal (communes
et intercommunalités) représentent 57 % des
dépenses de l’ensemble des collectivités, celles
des départements 29 % et celles des régions 14 %.
Les dépenses des collectivités locales
se différencient en fonction de facteurs
géographiques, économiques et sociaux. Ainsi,
les dépenses par habitant des communes et de
leurs groupements sont plus importantes dans
les grandes communes
figure 1, en partie à
cause de charges dites « de centralité ». En effet,
les grandes communes mettent en œuvre des
services et des équipements qui sont utilisés non
seulement par leur population résidente mais
aussi par celle des communes avoisinantes. Les
frais de personnel expliquent l’augmentation des
dépenses avec la taille des communes : dans les
plus grandes communes, le nombre d’agents
municipaux par habitant est plus élevé et les
agents, plus qualifiés, en raison de la part moins
élevée des agents de catégorie C. À un degré
moindre, les dépenses par habitant sont aussi plus
élevées dans les communes les moins peuplées
(moins de 200 habitants), en raison de l’existence
de « coûts fixes ». Ce phénomène s’observe aussi
dans les communes touristiques ou de montagne,
qui font face à des dépenses spécifiques.
Les dépenses des départements sont liées en
grande partie aux dépenses sociales et sont
donc plus élevées dans les départements où le
revenu par habitant est plus faible. Les dépenses
des régions, orientées davantage vers l’activité
économique et la formation, sont, rapportées à
la population, plus élevées dans les régions dont
le PIB par habitant est faible.
Les dépenses de fonctionnement par habitant
sont les plus élevées dans les îles (Corse et îles
d’outre‑mer), en partie en raison de facteurs
géographiques (insularité, montagne, littoral),
économiques et sociaux (revenus des habitants
et des autres acteurs économiques plus faibles)
figure 2. En 2019, le cas de la Guyane est
particulier, car l’État a pris directement à sa
charge le revenu de solidarité active (RSA), ce
4.8 Comptes des collectivités locales
qui diminue mécaniquement les dépenses et
les recettes (le RSA étant habituellement à la
charge des départements). Les dépenses de
fonctionnement par habitant des collectivités
de Mayotte restent très inférieures à celles
des collectivités des autres territoires,
même si elles augmentent constamment.
En France métropolitaine, hors Corse, l’écart
entre les dépenses de fonctionnement par
habitant des collectivités les plus élevées
(Provence‑Alpes‑Côte d’Azur) et les dépenses les
moins élevées (Bretagne) est d’environ 25 %.
Les dépenses d’investissement par habitant
sont les plus faibles à Mayotte, en Guyane et
en Martinique. En France métropolitaine, les
collectivités du quart Nord‑Est investissent le
moins, tandis que celles du Sud et d’Auvergne‑
Rhône‑Alpes investissent le plus. Ainsi, en France
métropolitaine, hors Corse, l’écart entre les
dépenses d’investissement par habitant les plus
élevées (Auvergne‑Rhône‑Alpes) et les moins
élevées (Hauts‑de‑France) est de 28 %.
En dehors de l’outre‑mer, l’endettement des
collectivités est plus important en Île‑de‑France,
dans les Hauts‑de‑France et en Provence‑Alpes‑
Côte d’Azur. Il est en revanche le plus contenu en
Bretagne et dans les Pays de la Loire.
Depuis 2014, la situation financière des
collectivités s’est améliorée, en raison d’un
ralentissement des dépenses de fonctionnement
et d’un repli des investissements en début de
mandat municipal. Sur l’ensemble de la période,
la hausse des dépenses de fonctionnement
entre 2014 et 2019 reste relativement contenue
figure 3 entre 0,1 % en moyenne par an
en Île‑de‑France et 1,1 % en Bretagne, pour
les collectivités de France métropolitaine.
L’endettement des collectivités se réduit
figure 4. Au cours du dernier mandat, les
disparités régionales se résorbent du point de
vue de l’épargne brute, l’investissement et
l’endettement des collectivités locales.
Définitions
L’épargne brute correspond aux recettes
de fonctionnement diminuées des dépenses de
fonctionnement.
Délai de désendettement : voir Glossaire.
Pour en savoir plus
• Les finances des collectivités locales en 2020, Rapport
pour l’Observatoire des finances et de la gestion
publique locales, DGCL‑OFGL, juillet 2020.
• Les collectivités locales en chiffres, Direction générale
des collectivités locales, édition 2020, mai 2020.
• « Les comptes consolidés des collectivités locales :
quelles disparités régionales ? », Direction générale des
collectivités locales, BIS n° 139, novembre 2019.
157
Insee Références – Édition 2021 – Fiche 4.8 – Comptes des collectivités locales
1. Dépense de fonctionnement par habitant selon la taille des communes en 2019
0
200
400
600
800
1 000
1 200
1 400 en euros par habitant
Moins
de 100
100
à 200
200
à 500
500
à 2 000
2 000
à 3 500
3 500
à 5 000
5 000
à 10 000
10 000
à 20 000
20 000
à 50 000
50 000
à 100 000
Plus de
100 0001 Ensemble1
Autres charges financières
et autres dépenses
de fonctionnement
Dépenses d’intervention
Frais de personnel
Achats et charges externes
nombre d'habitants
1 Hors Paris car à partir de 2019, les comptes de Paris cumulent ceux de la commune et du département.
Les dépenses de Paris se trouvent ainsi majorées et ne sont plus comparables avec celles des autres communes.
Source : DGFiP, calculs DGCL, comptes de gestion 2018.
2. Comptes consolidés des collectivités locales en 2019
Dépenses
de fonctionnement
Recettes
de fonctionnement
Épargne
brute
Dépenses
d’investissement
Recettes
d’investissement
Dette au
31/12/2019
Délai de
désendettement
(en années)
(en euros par habitant)
Auvergne-Rhône-Alpes
2 641
3 346
704
1 351
623
2 872
4,1
Bourgogne-Franche-Comté
2 555
3 113
557
1 082
535
2 413
4,3
Bretagne
2 358
2 976
618
1 118
519
2 328
3,8
Centre-Val de Loire
2 538
3 094
556
1 096
547
2 429
4,4
Corse
3 540
4 321
781
1 433
800
3 270
4,2
Grand Est
2 552
3 116
563
1 098
549
2 466
4,4
Hauts-de-France
2 825
3 371
546
1 058
526
2 820
5,2
Île-de-France
2 827
3 407
580
1 157
540
2 982
5,1
Normandie
2 613
3 205
592
1 209
569
2 344
4,0
Nouvelle-Aquitaine
2 660
3 258
598
1 171
615
2 541
4,2
Occitanie
2 842
3 448
606
1 247
613
2 885
4,8
Pays de la Loire
2 407
3 055
647
1 095
468
2 367
3,7
Provence-Alpes-Côte d’Azur
2 951
3 588
637
1 159
602
3 403
5,3
Guadeloupe
4 044
4 518
474
1 136
666
2 318
4,9
Guyane
2 731
3 082
351
718
519
1 007
2,9
Martinique
4 053
4 331
278
883
504
3 057
11,0
Mayotte
1 844
2 424
580
814
412
725
1,2
La Réunion
4 170
4 655
485
1 461
962
3 671
7,6
France métropolitaine
2 697
3 303
606
1 170
566
2 746
4,5
France
2 728
3 328
601
1 169
571
2 742
4,6
Source : DGCL, données DGFiP, comptes de gestion 2019.
3. Évolution annuelle moyenne
des dépenses de fonctionnement
par habitant entre 2014 et 2019
en %
Martinique
La Réunion
Guadeloupe
Île-de-France
Provence-Alpes-Côte d’Azur
Auvergne-Rhône-Alpes
Normandie
Corse
Occitanie
Grand Est
Pays de la Loire
Nouvelle-Aquitaine
Centre-Val de Loire
Hauts-de-France
Bourgogne-Franche-Comté
Bretagne
0
0,5
1,0
1,5
2,0
2,5
France
Note : hors Guyane en raison d'une évolution biaisée à
partir de 2019 par la baisse des dépenses liées au RSA
(prises en charge par l’État).
Source : DGCL, données DGFiP, comptes de gestion 2019.
4. Délai de désendettement des collectivités
locales depuis 2014
en années
2014
2015
2016
2017
2018
2019
3
4
5
6
7
8
Provence-Alpes-Côte d’Azur
Île-de-France
France
Pays de la Loire
Bretagne
Lecture : parmi les régions métropolitaines, la Bretagne
et les Pays de la Loire présentent les plus faibles délais de
désendettement.
Source : DGFiP, calculs DGCL, comptes de gestion.
5. Fiches régionales Fiches
160
La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021
Au 1er janvier 2018, 7 994 459 personnes
habitent en Auvergne‑Rhône‑Alpes
figure 1.
La population augmente de 0,6 % par an entre
2013 et 2018, plus qu’au niveau national (0,4 %).
C’est en Haute‑Savoie et dans l’Ain, bénéficiant
de l’attractivité professionnelle de la Suisse, ainsi
que dans le Rhône que la population croît le plus
figure 2. Ce dynamisme démographique est
un peu plus porté par le solde naturel que par les
migrations (+ 0,4 % par an sur la période, contre
+ 0,3 %). La fécondité en Auvergne‑Rhône‑Alpes
est identique à la moyenne nationale et le
vieillissement de la population comparable
(100 jeunes de moins de 20 ans pour
79 personnes âgées de 65 ans ou plus).
L’Auvergne‑Rhône‑Alpes est, avec un
produit intérieur brut (PIB) de 273 milliards
d’euros, la deuxième région française la
plus productrice de richesses derrière
l’Île‑de‑France
figure 4. Rapporté au
nombre d’habitants, la région conserve ce
classement, loin derrière l’Île‑de‑France et juste
devant Provence‑Alpes‑Côte d’Azur. Son PIB
par habitant est supérieur de 13 % à celui de
la moyenne des régions de métropole hors
Île‑de‑France. L’écart tient principalement à un
classement favorable de la région en matière
de productivité apparente du travail (PIB par
emploi), grâce à l’implantation d’activités à forte
valeur ajoutée. En Auvergne‑Rhône‑Alpes, le
PIB par emploi (78 900 euros en 2018) dépasse
largement celui des régions de province
(74 800 euros).
Le niveau de vie médian des habitants de la
région s’élève à 22 480 euros annuels, soit
830 euros de plus que le niveau de vie médian
national. L’Auvergne‑Rhône‑Alpes se place
au deuxième rang des régions, juste derrière
l’Île‑de‑France. Avec l’influence de la Suisse, le
niveau de vie médian en Haute‑Savoie est le plus
élevé de la région (26 600 euros) ; à l’opposé,
ceux des habitants de l’Allier et du Cantal sont
inférieurs à 20 600 euros.
5.1 Auvergne‑Rhône‑Alpes
Pour en savoir plus
L’essentiel sur Auvergne-Rhône-Alpes
Auvergne‑Rhône‑Alpes est l’une des régions les
moins touchées par la pauvreté : 12,7 % de sa
population vit sous le seuil de pauvreté. Seuls les
Pays de la Loire et la Bretagne affichent des taux
inférieurs. L’Allier détient le taux de pauvreté le
plus important de la région (15,5 %) ; à l’opposé,
ce taux est de 8,9 % en Haute‑Savoie.
La moitié des habitants âgés de 15 à 64 ans et non
scolarisés possèdent au minimum un diplôme
de niveau baccalauréat. Si la région abrite une
proportion importante de diplômés du supérieur
(37 % en 2017), les disparités sont fortes entre les
départements. Cette part dépasse 38 % en Isère
et en Haute‑Savoie et atteint 45 % dans le Rhône,
départements très urbanisés comportant de
grandes agglomérations. Dans le Cantal et l’Allier,
plus ruraux, 25 % des personnes sont diplômées
du supérieur. Dans la région, 18 % des habitants
sont peu ou pas diplômés, contre 20 % au niveau
national
figure 5.
Les habitants d’Auvergne‑Rhône‑Alpes sont
moins touchés par le chômage qu’au niveau
national. En 2019, 7,3 % de la population active
régionale est au chômage, soit 1,1 point de
moins qu’en France. Le Cantal est le département
français où le taux de chômage est le plus
faible (5,0 %), avec peu de créations d’emploi
mais une perte d’actifs, en lien avec la déprise
démographique de ce territoire.
En 2019, l’emploi croît de 1,4 % en
Auvergne‑Rhône‑Alpes et atteint 3,5 millions
d’emplois en fin d’année. Si le Rhône et la Savoie
figurent parmi les départements français où
l’emploi est le plus dynamique (respectivement
+ 2,2 % et + 2,1 %), l’Allier en revanche est l’un
de ceux où l’emploi diminue (‑ 0,3 %). L’industrie
regroupe 15 % des emplois de la région (12 % en
France)
figure 3. Ce secteur est plus représenté
dans l’Ain (21 %) et la Haute‑Loire (20 %).
1. Démographie
Population
en 2018
Taux d’évolution annuel moyen
de la population entre 2013 et 2018 (en %)
Nombre
d’enfants
par femme
en 2019
Indice de
vieillissement
de la population
en 20171
Ensemble
Dû au solde
naturel
Dû au solde
migratoire apparent
Auvergne-Rhône-Alpes
7 994 459
0,6
0,4
0,3
1,87
79,1
France hors Mayotte
66 732 538
0,4
0,3
0,0
1,872
79,9
1 Nombre de personnes de 65 ans ou plus pour 100 personnes de moins de 20 ans.
2 France y compris Mayotte.
Lecture : la population d’Auvergne-Rhône-Alpes a augmenté en moyenne de 0,6 % par an sur la période de 2013 à 2018, contre
0,4 % au niveau national.
Source : Insee, recensements de la population ; état civil, estimations de population.