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147 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 4.3 – Disparités territoriales de mortalité  1. Mortalité selon la cause et le sexe (moyenne annuelle 2009-2015) et mortalité périnatale (moyenne annuelle 2016-2018)   Taux standardisé de mortalité1 pour 100 000 habitants Mortalité périnatale pour 1 000 naissances Par cancers Par maladies cardiovasculaires Mortalité évitable par la prévention primaire Mortalité toutes causes Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes Auvergne-Rhône-Alpes 150,0 291,7 142,9 228,8 51,2 172,8 555,3 943,6 9,4 Bourgogne-Franche-Comté 157,2 309,0 153,3 250,6 62,1 203,5 586,6 1 021,8 9,8 Bretagne 154,9 326,7 167,8 270,6 69,1 235,5 599,4 1 063,1 9,6 Centre-Val de Loire 160,6 315,3 145,5 238,9 61,3 202,6 574,6 991,5 10,5 Corse 157,9 289,0 157,7 237,9 62,6 192,7 575,8 923,7 9,9 Grand Est 166,4 324,6 167,8 255,4 65,5 201,0 632,5 1 054,3 10,4 Hauts-de-France 178,9 370,3 180,8 285,6 77,3 262,9 694,2 1 205,6 10,2 Île-de-France 158,5 279,6 120,2 193,0 53,4 153,1 535,4 866,1 11,2 Normandie 164,7 333,9 158,3 263,7 66,4 226,8 604,0 1069,3 9,3 Nouvelle-Aquitaine 155,8 303,6 150,0 249,7 60,5 194,0 562,4 982,2 9,9 Occitanie 150,5 281,3 145,8 235,0 58,1 176,2 561,1 943,9 9,6 Pays de la Loire 153,4 313,5 144,3 238,1 55,2 202,6 544,6 966,8 8,9 Provence-Alpes-Côte d’Azur 147,6 283,3 135,5 219,0 59,6 181,7 560,3 938,5 10,2 Guadeloupe 130,6 239,1 160,5 234,5 55,7 206,1 596,8 1 009,9 20,3 Guyane 113,3 226,6 171,6 229,2 79,5 212,5 642,3 1 023,3 21,7 Martinique 133,5 235,9 137,1 208,0 42,8 148,6 560,9 925,1 20,0 La Réunion 130,9 283,3 204,7 295,0 69,5 230,3 661,2 1 118,5 12,6 Mayotte /// /// /// /// /// /// /// /// 17,1 France hors Mayotte 157,1 304,8 149,0 239,3 60,2 193,5 580,4 987,7 10,4 France /// /// /// /// /// /// /// /// 10.5 /// : absence de résultat pour Mayotte. 1 Taux standardisés sur l’âge pour 100 000 habitants (population de référence : recensement de la population 2006). Lecture : en moyenne annuelle, sur la période 2009-2015, le taux standardisé de mortalité par cancers chez les hommes est de 291,7 pour 100 000 habitants en Auvergne-Rhône-Alpes. En moyenne annuelle, sur la période 2016-2018, le taux de mortalité périnatale est de 9,6 pour 1 000 naissances en Bretagne. Champ : France (hors Mayotte pour la mortalité par cancers, par maladies cardio-vasculaires, pour la mortalité évitable et pour la mortalité toutes causes). Sources : Inserm-CépiDc ; Insee - Exploitation Fnors / PMSI-MCO (Atih) ; Insee - Exploitation Drees.  2. Sur ou sous-mortalité dans les EPCI en France, en moyenne annuelle sur la période 2009-2015 a. Mortalité générale

b. Mortalité évitable par la prévention primaire Écart à la valeur France métropolitaine : – 5 – 15 – 25

  • 45
  • 25
  • 15
  • 5 non disponible Lecture : au regard de la valeur France métropolitaine, les EPCI représentés en rouge présentent une surmortalité, ceux en gris clair n'en diffèrent pas et ceux en bleu présentent une sous-mortalité. Champ : France hors Mayotte. Sources : Inserm-CépiDc ; Insee - Exploitation Fnors.

148 La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021 L’indicateur d’accessibilité potentielle localisée permet de mesurer, pour chaque commune, l’accessibilité aux soins de ville. En France hors Mayotte, en 2019, la population a accès en moyenne à 3,9 consultations par an chez le médecin généraliste. L’accessibilité moyenne aux infirmiers s’élève à 152 équivalents temps plein (ETP) pour 100 000 habitants. Pour les masseurs‑kinésithérapeutes, elle correspond à 105 ETP pour 100 000 habitants et pour les sages‑femmes, à 18 ETP pour 100 000 femmes. Si l’accessibilité aux médecins généralistes a diminué entre 2015 et 2019, elle s’améliore pour les autres professionnels de santé cités, dont le nombre exerçant en libéral progresse plus vite que la population française (sous l’effet notamment d’une augmentation tendancielle des capacités de formation). Toutefois, ces moyennes masquent des disparités territoriales en matière d’accès aux soins. En Île‑de‑France et dans la plupart des régions limitrophes, l’accessibilité est inférieure à la moyenne pour ces quatre professions de santé. À l’inverse, dans le sud de la France et, dans une moindre mesure, les Hauts‑de‑France, l’accessibilité est globalement supérieure à la moyenne. Dans les départements d’outre‑mer (DOM), l’accessibilité aux médecins est limitée, alors que la densité des autres professions est forte. En 2019, l’accessibilité moyenne aux médecins généralistes est relativement homogène entre les régions. Il est toutefois plus facile de consulter un médecin généraliste dans le nord‑est et le long du littoral atlantique et méditerranéen, et plus difficile dans le centre et les DOM (à l’exception notable de La Réunion). Des disparités existent également entre les communes d’une même région    figure 1a.
En Corse, les 10 % des habitants les moins dotés ont une APL quatre fois inférieure à celle des 10 % des habitants les mieux dotés.
Au niveau national, le rapport interdécile pour les médecins généralistes est relativement faible par rapport à celui des autres professions (2,3). 4.4 Accessibilité aux professionnels de santé  Définition L’indicateur d’accessibilité potentielle localisée est un indicateur d’adéquation territoriale entre l’offre et la demande de soins de ville. Voir Glossaire.  Pour en savoir plus • « En 2018, les territoires sous‑dotés en médecins généralistes concernent près de 6 % de la population », Études et Résultats n° 1144, Drees, février 2020. • « Infirmiers, masseurs‑kinésithérapeutes
et sages‑femmes : l’accessibilité s’améliore malgré des inégalités », Études et Résultats n° 1100,
Drees, janvier 2019. • Visualisation des données de la Drees. L’accessibilité moyenne aux infirmiers    figure 1b et aux masseurs‑kinésithérapeutes    figure 1c est plutôt meilleure dans le sud‑est de la France. Elle s’avère particulièrement élevée dans les DOM (excepté en Guyane pour les masseurs‑kinésithérapeutes), tandis qu’elle est inférieure à la moyenne dans le centre de la métropole (excepté dans les Pays de la Loire pour les sages‑femmes). Pour les infirmiers,
les disparités sont plus marquées entre régions qu’au sein d’une même région. Ces dernières sont néanmoins importantes en Guyane, une des régions les mieux dotées. Les disparités d’accessibilité entre les communes d’une même région sont plus fortes en ce qui concerne les masseurs‑kinésithérapeutes : outre la Guyane, où les 10 % des habitants les moins bien dotés ont une accessibilité nulle, la Corse et la Nouvelle-Aquitaine se distinguent par un rapport interdécile supérieur à 5. Au niveau national, pour chacune des deux professions, les 10 %
des habitants les mieux dotés ont une accessibilité quatre fois supérieure aux 10 %
les moins bien dotés. L’implantation des sages‑femmes    figure 1d est plus hétérogène sur le territoire. Elle est nettement supérieure à la moyenne dans les DOM et également importante en Occitanie et en Auvergne‑Rhône‑Alpes. En revanche, elle est plus faible que la moyenne en Corse, dans les Hauts‑de‑France, en Centre‑Val de Loire, en Île‑de‑France et en Normandie. Le rapport interdécile est de 3,2 au niveau national. Il est particulièrement important en Bourgogne‑Franche Comté, où les 10 % des habitants les moins bien dotés ont une accessibilité 5 fois inférieure à celle des 10 % les mieux dotés. En Guyane et en Corse, les 10 % des habitants les moins bien dotés ont une accessibilité nulle.

149 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 4.4 – Accessibilité aux professionnels de santé a. Médecins généralistes Champ : France hors Mayotte, professionnels de santé libéraux ou salariés dans un centre de santé. Source : SNIIRAM 2019 (CNAM) ; populations municipales 2017 (Insee) ; distancier METRIC 2020 (Insee) ; calculs Drees (données provisoires, établies avec la consommation de soins 2018 et non 2019). b. Infirmiers 1 Équivalent temps plein. Champ : France hors Mayotte, professionnels de santé libéraux ou salariés dans un centre de santé. Source : SNIIRAM 2019 (CNAM) ; populations municipales 2017 (Insee) ; distancier METRIC 2020 (Insee) ; calculs Drees (données provisoires, établies avec la consommation de soins 2018 et non 2019).  1. Accessibilité potentielle localisée par commune et professionnel de santé en 2019 c. Masseurs-kinésithérapeutes 1 Équivalent temps plein. Champ : France hors Mayotte, professionnels de santé libéraux. Source : SNIIRAM 2019 (CNAM) ; populations municipales 2017 (Insee) ; distancier METRIC 2020 (Insee) ; calculs Drees (données provisoires, établies avec la consommation de soins 2018 et non 2019). d. Sages-femmes 1 Équivalent temps plein. Champ : France hors Mayotte, professionnels de santé libéraux. Source : SNIIRAM 2019 (CNAM) ; populations municipales 2017 (Insee) ; distancier METRIC 2020 (Insee) ; calculs Drees (données provisoires, établies avec la consommation de soins 2018 et non 2019).

150 La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021 En France, l’offre d’équipements culturels (bibliothèques, théâtres, cinémas, musées, monuments nationaux, conservatoires, etc.) résulte d’un héritage historique et d’une politique volontariste menée par l’État puis par les collectivités territoriales tout au long du XXe siècle, puis du XXIe siècle pour quelques grands équipements comme la Philharmonie de Paris, le Centre Pompidou‑Metz, le Louvre‑Lens ou encore le Mucem à Marseille. En 2019, 21 600 équipements culturels contribuent à l’offre culturelle en France hors Mayotte, soit en moyenne 33 équipements pour 100 000 habitants. Leur implantation territoriale est contrastée : plus présents dans les agglomérations, ils sont concentrés dans les capitales régionales et le long du littoral méditerranéen    figure 1. Les territoires sont ainsi diversement pourvus selon la densité urbaine : à l’exception des lieux de lecture publique et des musées et monuments, plus de la moitié des équipements sont situés dans des communes densément peuplées    figure 3. La présence d’équipements culturels sur un territoire varie aussi selon le type d’équipement : si les quelque 15 500 bibliothèques, médiathèques et points d’accès au livre sont les équipements de proximité par excellence, présents dans les communes hors attraction des villes (19 %) comme dans les aires plus denses et attractives, les théâtres et autres lieux de spectacle, par exemple, sont bien plus présents dans les grandes villes et dans l’aire de Paris    figure 4. L’Île‑de‑France, et en premier lieu Paris, concentrent un nombre d’équipements culturels élevé en raison de l’héritage historique de la ville‑capitale qui bénéficie de plusieurs siècles de centralisme notamment culturel. Les départements d’outre‑mer, en revanche, restent les moins dotés en termes d’équipements culturels. Le principe de subsidiarité prévaut désormais en matière de financement public de la culture. L’effort financier est largement pris en charge par les collectivités territoriales à l’échelon le plus proche du citoyen : les communes et les groupements de commune assument 57 % de la dépense culturelle publique, contre 28 % pour l’État, 9 % pour les départements et 6 % pour les régions. Les collectivités territoriales sont donc les premières contributrices à la culture.
En 2018, les collectivités territoriales ont dépensé 4.5 Accès à la culture en moyenne 138 euros par habitant pour la culture. La dépense culturelle par habitant est la plus importante en Provence‑Alpes‑Côte d’Azur (173 euros), puis en Île‑de‑France (157 euros) et en Occitanie (148 euros), tandis que Mayotte (34 euros) et la Martinique (39 euros) sont les collectivités qui dépensent le moins    figure 2. En 2018, les dépenses du ministère de la Culture s’élèvent à plus de 3,5 milliards d’euros. Cet investissement dicté notamment par l’entretien et le fonctionnement des grands équipements culturels nationaux, représente 196 euros par habitant en Île‑de‑France, où la dépense est nettement plus élevée en raison du nombre d’équipements labellisés comme les musées et théâtres nationaux par exemple, contre 21 euros par habitant en moyenne hors Île‑de‑France.
La Guyane et Provence‑Alpes‑Côte d’Azur sont
les mieux dotées après l’Île‑de‑France, avec 28 euros par habitant. À l’opposé, Mayotte et
La Réunion, avec respectivement 5 et 8 euros par habitant sont les régions les moins pourvues, la Guadeloupe et la Martinique se situent également sous la moyenne hors Île‑de‑France. Près de 140 600 établissements forment le secteur marchand culturel. Ils représentent 5 % de l’ensemble des secteurs marchands et contribuent pour 4 % à sa valeur ajoutée. Plus d’un tiers du chiffre d’affaires des domaines culturels marchands est porté par les activités d’audiovisuel et de multimédia (cinéma, radio, télévision, jeu vidéo). L’Île‑de‑France se singularise par rapport à toutes les autres régions. La part des établissements culturels marchands (9 %) y est deux fois plus importante que dans l’ensemble des autres régions (4 % en moyenne) ; cette part n’est que de 3 % dans les Hauts‑de‑France ou en Corse, par exemple. L’Île‑de‑France concentre plus de quatre établissements culturels sur dix et rassemble 60 % des salariés du secteur culturel marchand.  Pour en savoir plus • Chiffres clés de la culture et de la communication, Deps, ministère de la Culture, 2020. • Atlas régional de la culture, édition 2018, Deps, ministère de la Culture, 2019. • « La culture, une activité capitale », Insee Première
n° 1644, avril 2017.