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138 La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021 En 2018, le taux d’administration civile est en moyenne de 73,1 équivalents temps plein pour 1 000 habitants    figure 1. Il oscille entre 80 et 100 dans les DOM et atteint 144 à Paris. Il est particulièrement élevé dans les départements moins peuplés et moins denses du centre de la France ainsi que dans les départements des chefs‑lieux de régions (Côte‑d’Or, Ille‑et‑Vilaine, Haute‑Garonne, etc.), principalement en raison de la répartition des agents de la fonction publique de l’État (FPE). Le taux d’administration civile est supérieur à 77 dans les aires d’attraction de plus de 200 000 habitants    figure 3. À l’opposé, dans les aires de moins de 50 000 habitants (62) et
les communes hors d’attraction des villes (35), ces taux sont inférieurs à la moyenne nationale. Le taux d’administration civile de la FPE augmente avec le nombre d’habitants (de 11 en moyenne dans les communes hors d’attraction des villes à 39 pour l’aire de Paris). Celui de la fonction publique territoriale (FPT) est maximal pour les aires de taille moyenne (50 000 à 700 000 habitants ; 28) et celui de la fonction publique hospitalière (FPH) pour les aires de plus petite taille (de moins 200 000 habitants ; 19). Finalement, le taux d’administration civile est le plus élevé dans les aires de préfectures peu peuplées (Privas (178), Foix (174)) et dans celles d’anciennes préfectures régionales de taille modeste (Poitiers (115), Besançon (103) et Limoges (97)). Il est plus faible dans des sous‑préfectures très peuplées : Lens‑Liévin (55), Mulhouse (57) et Le Havre (63). Quelle que soit la taille des aires, les taux d’administration civile sont toujours nettement supérieurs dans la commune‑centre que dans la couronne, notamment pour des raisons d’implantation historique et de facilité d’accès pour les employés comme pour les usagers. 3.10 Emploi public  Définition Le taux d’administration civile, c’est‑à‑dire hors militaires, est défini comme le nombre d’équivalents temps plein (ETP) civils au 31 décembre (un agent à mi‑temps compte pour un demi ETP), rapporté à
1 000 habitants. Ce taux n’intègre pas les personnels militaires de la gendarmerie, or ils ont en charge les fonctions de police dans les zones rurales et périurbaines ; dans ces zones, le taux d’administration est minimisé en moyenne de 2,8 pour 1 000 habitants.  Pour en savoir plus Rapport annuel sur l’état de la fonction publique 2020, DGAFP, novembre 2020. Entre 2011 et 2018, le taux d’administration civile augmente dans 77 départements    figure 2, en particulier, dans les DOM (+ 1 ETP en moyenne par an pour 1 000 habitants en Guadeloupe et en Martinique). À l’inverse, il baisse dans plusieurs départements du bassin parisien, notamment la Somme (– 0,4 chaque année). Ces évolutions résultent d’une hausse générale pour la FPT et la FPH et d’une baisse pour la FPE dans 48 départements. Par ailleurs, le taux d’administration civile a baissé entre 2011 et 2018 dans l’aire de Paris et dans sept des aires de 700 000 habitants ou plus. Dans l’aire de Paris, l’emploi public a augmenté, mais à un rythme moins rapide qu’au niveau national et que la population locale. Dans les autres grandes aires, l’emploi public a augmenté plus vite qu’en moyenne mais moins vite que la population. Le recul du taux d’administration civile est le plus sensible dans les aires à la croissance démographique dynamique (Nantes, Bordeaux, Toulouse et Montpellier), du fait de l’inertie des dotations en services et emplois publics. Pour les autres aires, le taux d’administration civile augmente. Cette hausse est plus marquée dans les moyennes et petites aires (moins de 200 000 habitants), qui ont une dynamique démographique inférieure à la moyenne nationale. Le taux d’administration civile de l’État diminue quel que soit le type d’aire, particulièrement dans les communes de la couronne. Le taux d’administration de la FPT décroît dans l’aire d’attraction de Paris, mais il est stable dans les autres grandes aires et augmente d’autant plus que l’aire est petite. À l’instar de la FPT, le taux d’administration hospitalier diminue dans les grandes aires et augmente dans les petites
et moyennes.

139 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 3.10 – Emploi public  1. Taux d’administration civile
au 31 décembre 2018 © IGN-Insee 2021 78 72 67 63 en ETP pour 1 000 habitants non disponible Champ : ensemble de la fonction publique ; emplois principaux, agents civils, situés en métropole et DOM (hors Mayotte), hors collectivités d’outre-mer (COM) et étranger, hors bénéficiaires de contrats aidés. Source : Insee ; Siasp et estimations de population.  2. Évolution annuelle moyenne du taux
d’administration civile entre 2011 et 2018 © IGN-Insee 2021 en ETP pour 1 000 habitants par an 0,49 0,27 0,15 – 0,01 non disponible Champ : ensemble de la fonction publique ; emplois principaux, agents civils, situés en métropole et DOM (hors Mayotte), hors collectivités d’outre-mer (COM) et étranger, hors bénéficiaires de contrats aidés. Source : Insee ; Siasp et estimations de population.  3. Taux d’administration civile en 2018 et évolution entre 2011 et 2018 par taille d’aire d’attraction des villes en ETP pour 1000 habitants   Fonction publique de l’État Fonction publique territoriale Fonction publique hospitalière Ensemble de la fonction publique Aire de Paris   Taux d’administration au 31/12/2018 39 26 14 79 Évolution annuelle moyenne entre 2011 et 2018 – 0,02 – 0,05 – 0,03 – 0,11 Autres aires de 700 000 habitants ou plus   Taux d’administration au 31/12/2018 35 28 15 77 Évolution annuelle moyenne entre 2011 et 2018 – 0,03 0,00 – 0,04 – 0,07 Aires de 200 à 700 000 habitants   Taux d’administration au 31/12/2018 32 28 18 79 Évolution annuelle moyenne entre 2011 et 2018 – 0,01 0,03 0,10 0,12 Aires de 50 à 200 000 habitants   Taux d’administration au 31/12/2018 27 28 19 75 Évolution annuelle moyenne entre 2011 et 2018 0,00 0,14 0,10 0,24 Aires de moins de 50 000 habitants   Taux d’administration au 31/12/2018 22 21 19 62 Évolution annuelle moyenne entre 2011 et 2018 0,00 0,23 0,16 0,39 Communes hors attraction des villes   Taux d’administration au 31/12/2018 11 15 9 35 Évolution annuelle moyenne entre 2011 et 2018 – 0,03 0,01 0,07 0,06 Ensemble   Taux d’administration au 31/12/2018 31 26 16 73 Évolution annuelle moyenne entre 2011 et 2018 0,00 0,06 0,05 0,11 Champ : ensemble de la fonction publique ; emplois principaux, agents civils, situés en métropole et DOM (hors Mayotte), hors collectivités d’outre-mer (COM) et étranger, hors bénéficiaires de contrats aidés. Source : Insee, Siasp et recensement de la population.

4. Disparités de revenus
et de conditions de vie des ménages Fiches 142 La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021 En France métropolitaine, en Martinique et à La Réunion, la moitié de la population a un niveau de vie supérieur à 21 030 euros en 2017. Ce chiffre masque toutefois des situations contrastées selon les territoires. Dans quatre départements, le niveau de vie médian est nettement plus élevé : Paris (27 400 euros), les Hauts‑de‑Seine (27 090 euros), les Yvelines (26 130 euros) et la Haute‑Savoie (25 700 euros)    figure 1. Viennent ensuite les départements abritant la plupart des capitales régionales et d’autres situés dans le bassin parisien et le long des frontières allemande, suisse et italienne. À l’inverse, les niveaux de vie médians sont en net retrait dans les DOM et en Seine‑Saint‑Denis (inférieurs à 18 000 euros) et dans une moindre mesure dans les départements de l’Aude, du Pas‑de‑Calais, de la Creuse et des Pyrénées‑Orientales (entre 18 000 et 19 000 euros). Au niveau intercommunal, les niveaux de vie sont plus élevés dans les territoires frontaliers et à proximité des grandes villes    figure 3. Ces disparités de niveau de vie se traduisent par des différences notables en matière de pauvreté. Avec un taux de pauvreté inférieur à 10 %, les situations de pauvreté sont moins fréquentes en Haute‑Savoie, en Vendée, dans les Yvelines et en Savoie    figure 2. Au contraire, la pauvreté est plus marquée en Haute‑Corse et dans les départements du nord et du pourtour méditerranéen (près de 20 %), tout en restant nettement en deçà de la Seine‑Saint‑Denis (28 %) 4.1 Disparités de niveau de vie Avertissement Le Fichier localisé social et fiscal (Filosofi) de 2017 couvre l’ensemble des ménages fiscaux ordinaires de France métropolitaine, de la Martinique et de La Réunion, dont le revenu disponible est positif ou nul hors population vivant en collectivités (foyers, hôpitaux, maisons de retraite, etc.). Du fait de la moindre qualité des sources, la Guadeloupe, la Guyane et Mayotte ne sont pas intégrées dans Filosofi, l’enquête Budget de famille est donc utilisée pour ces départements. Cette enquête couvre les ménages ordinaires, hors population vivant en collectivités (foyers, hôpitaux, maisons de retraite, etc.). et des DOM. En Martinique et en Guadeloupe, le taux de pauvreté est deux fois plus élevé que sur l’ensemble de la France (14,9 %). Il est même quatre fois plus élevé en Guyane et cinq fois plus à Mayotte. La Réunion est dans une situation intermédiaire avec un taux de pauvreté de 38 %. Au niveau intercommunal, les villes apparaissent souvent plus pauvres que leur environnement proche    figure 4. Les disparités territoriales de revenu et de pauvreté sont marquées selon d’une part, la localisation au sein des aires d’attraction des villes (pôle ou couronne), et d’autre part, le nombre d’habitants de l’aire. Quelle que soit la taille de l’aire, à l’exception de celles de moins de 50 000 habitants, le taux de pauvreté varie quasiment du simple au double en passant de la couronne au pôle, la ville‑centre au sein du pôle étant plus concernée, sauf à Paris    figure 5. Les niveaux de vie médians sont en effet généralement plus faibles dans les pôles que dans les couronnes. Hors de l’attraction des villes, ils sont un peu plus faibles qu’au niveau national et le taux de pauvreté lui est proche. Par ailleurs, le niveau de vie médian progresse au fur et à mesure que la population de l’aire s’accroît et le taux de pauvreté recule même si l’effet est moins net. Toutefois, les aires de moins de 50 000 habitants présentent des spécificités : la population des pôles y est moins défavorisée que dans les plus grands pôles en matière de pauvreté et de moindres différences apparaissent avec les habitants des couronnes environnantes.  Définitions Niveau de vie, médiane, taux de pauvreté, aires d’attraction des villes : voir Glossaire.  Pour en savoir plus • « Une pauvreté marquée dans les DOM, notamment en Guyane et à Mayotte », Insee Première n° 1804, juillet 2020. •  « Un niveau de vie et des disparités de revenus plus élevés en Île‑de‑France et dans les communes denses », Insee Focus n° 196, juin 2020. • « 43 % des personnes à très haut revenu habitent en Île‑de‑France », Insee Focus n° 192, mai 2020.

143 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 4.1 – Disparités de niveau de vie  1. Niveau de vie médian en 2017 Lecture : dans l’Ain, le niveau de vie médian annuel est de 22 640 euros. Champ : personnes appartenant à des ménages fiscaux en logement ordinaire dont le revenu disponible est positif ou nul ; Guadeloupe, Guyane, Mayotte, personnes appartenant à des ménages ordinaires. Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Filosofi 2017 pour la France métropolitaine, La Réunion, la Martinique ; Insee, enquête Budget de famille 2017 pour la Guadeloupe, Guyane, Mayotte.  2. Taux de pauvreté en 2017 Note : dans Filosofi, le seuil de pauvreté est fixé à 60 % du niveau de vie médian métropolitain, alors que dans enquête Budget de famille, il est est fixé à 60 % du niveau de vie médian national.  Champ : personnes appartenant à des ménages fiscaux en logement ordinaire dont le revenu disponible est positif ou nul ; Guadeloupe, Guyane, Mayotte, personnes appartenant à des ménages ordinaires. Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Filosofi 2017 pour la France métropolitaine, La Réunion, la Martinique ; Insee, enquête Budget de famille 2017 pour la Guadeloupe, Guyane, Mayotte.  3. Niveau de vie médian par EPCI en 2017 Champ : France métropolitaine, Martinique et La Réunion, personnes appartenant à des ménages fiscaux en logement ordinaire dont le revenu disponible est positif ou nul. Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Filosofi 2017, géographie au 01/01/2020.  4. Taux de pauvreté par EPCI en 2017 Champ : France métropolitaine, Martinique et La Réunion, personnes appartenant à des ménages fiscaux en logement ordinaire dont le revenu disponible est positif ou nul. Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Filosofi 2017, géographie au 01/01/2020.  5. Taux de pauvreté et niveau de vie médian selon la taille d’aire d’attraction des villes
en 2017 Taux de pauvreté (en %) Niveau de vie médian (en euros par an) Ville Couronne Ville Couronne 700 000 habitants ou plus 17,2 9,3 21 990 23 220 200 000 à 700 000 habitants 20,3 11,2 19 530 21 720 50 000 à 200 000 habitants 21,5 10,9 18 750 21 050 Moins de 50 000 habitants 17,6 12,3 19 230 20 350 Communes hors attraction des villes 14,9 19 760 Champ : France métropolitaine, Martinique et La Réunion, personnes appartenant à des ménages fiscaux en logement ordinaire dont le revenu disponible est positif ou nul.  Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi) 2017.