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129 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 3.5 – Disparités territoriales de salaires  1. Salaire net mensuel moyen
en équivalent temps plein par zone d’emploi en 2017 © IGN-Insee 2021 en euros non disponible 1 850 2 000 2 150 2 300 Lecture : dans la zone d’emploi de Paris, le salaire net mensuel moyen en équivalent temps plein est de
3 130 euros. Champ : France hors Mayotte, salariés en EQTP du privé et des entreprises publiques, y compris bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation ; hors apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs. Source : Insee, base Tous salariés 2017.  2. Écart de salaire entre les zones d’emploi aux plus bas salaires et celles aux plus hauts salaires en 2017 Salaire net mensuel moyen à temps plein (en euros) 20 % des zones aux plus bas salaires 1 821 20 % des zones aux plus hauts salaires 2 576 Écart (en %) 34,4 Contribution à l’écart (en points) des différences de…  … niveau de poste 18,5 … densité de population 7,2 … taille des entreprises 1,9 … secteur d’activité 1,4 … taux de chômage 1,2 … temps de travail (temps partiel, etc.) 0,4 … sexe 0,2 … âge 0,0 … stabilité des emplois 0,0 Écart inexpliqué 3,6 Lecture : l’écart de salaire entre les 20 % des zones d’emploi aux plus bas salaires et les 20 % des zones d’emploi aux plus hauts salaires est de 34,4 %. Les différences de niveau de poste (profession et catégorie socioprofessionnelle) expliquent 18,5 points de cet écart. Champ : France hors Mayotte, salariés en EQTP du privé et des entreprises publiques, y compris bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation ; hors apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs. Source : Insee, base Tous salariés 2017. a. Lié au niveau des emplois © IGN-Insee 2021 en % – 7 – 0,5 + 0,5

  • 4 non disponible Lecture : dans la zone d’emploi de Paris, le niveau des emplois explique des salaires 13 % supérieurs à la moyenne nationale. Champ : France hors Mayotte, salariés en EQTP du privé et des entreprises publiques, y compris bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation ; hors apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs. Source : Insee, base Tous salariés 2017. b. Lié à la nature de l’activité en % – 2,5 – 0,5 + 0,5
  • 2 non disponible © IGN-Insee 2021 Lecture : dans la zone d’emploi de Bastia, la nature de l’activité explique des salaires 4 % inférieurs à la moyenne nationale. Champ : France hors Mayotte, salariés en EQTP du privé et des entreprises publiques, y compris bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation ; hors apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs. Source : Insee, base Tous salariés 2017.  3. Écart de salaire entre zone d’emploi et moyenne nationale en 2017

130 La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021 En 2019, le taux de chômage au sens du BIT s’établit en moyenne à 8,4 % de la population active en France hors Mayotte. En France métropolitaine, les régions du sud (Provence‑Alpes‑Côte d’Azur et Occitanie) et les Hauts‑de‑France se démarquent avec un taux de chômage nettement supérieur à la moyenne nationale (de 9,7 à 10,4 %)    figure 1. Au contraire, en Île‑de‑France et dans les régions de l’ouest (Bretagne et Pays de la Loire) et de l’est (Auvergne‑Rhône‑Alpes et Bourgogne‑Franche‑Comté), le chômage est plus faible (de 7,0 à 7,4 %). Du fait de son poids démographique, l’Île‑de‑France fait baisser la moyenne nationale de façon notable (8,4 % hors Île‑de‑France contre 8,2 % pour l’ensemble de la métropole). Dans les DOM hors Mayotte, le taux de chômage est nettement supérieur (de 14,9 % en Martinique à 21,3 % à La Réunion).
À Mayotte enfin, le taux de chômage atteint 30,1 % au 2e trimestre 2019. Ces disparités régionales persistent dans le temps    figure 2. En effet, alors que le taux de chômage s’élevait en moyenne à 10,3 % en 2014 en France hors Mayotte, les régions de métropole où le taux de chômage était le plus faible (de 8,8 à 9,2 % en Île‑de‑France et dans les régions de l’ouest et de l’est) ou le plus élevé (de 10,6 à 12,5 % dans les Hauts‑de‑France et les régions du sud) sont toujours les mêmes en 2019. Le constat est identique pour les DOM, à l’exception de Mayotte où le taux de chômage s’est accru de plus de 10 points en cinq ans. Entre 2014 et 2019, toutes les régions, excepté Mayotte, ont néanmoins bénéficié d’une baisse continue du chômage (– 1,9 point sur la période en France hors Mayotte). En outre, la baisse est plus marquée dans les régions aux taux de chômage les plus élevés en 2014. Cela peut refléter un effet de rattrapage ou un marché du travail plus flexible. Les disparités territoriales de chômage sont encore plus marquées à un niveau infra‑régional   3.6 Chômage dans les territoires  figure 3, avec un écart de plus de un à cinq entre la zone d’emploi des Herbiers‑Montaigu dans les Pays de la Loire (4,3 % de chômeurs en moyenne en 2019) et celle du Sud à La Réunion (23,9 %). Dans les Hauts‑de‑France, le chômage est plus élevé à l’est de la région (14,2 % dans la zone d’emploi de Maubeuge, contre 7,4 % dans celle d’Arras) et sur la côte nord (13,5 % dans la zone d’emploi de Calais). En Occitanie, il l’est principalement le long du littoral méditerranéen (taux de chômage le plus élevé de métropole, à 15,7 %, dans la zone d’emploi d’Agde‑Pézenas, contre 4,9 % plus au nord dans celle de Rodez), tout comme l’est de la région voisine Provence‑Alpes‑Côte d’Azur avec un taux de chômage de 11,4 % dans la zone d’emploi de Sainte‑Maxime par exemple. En Bretagne, le taux de chômage est plus homogène (de 4,5 % dans la zone d’emploi de Vitré à 8,4 % dans celle de Guingamp), de même qu’en Bourgogne‑Franche‑Comté (5,2 % dans la zone d’emploi de Beaune contre 9,5 % dans celle de Montbéliard). Enfin, outre‑mer, les disparités territoriales sont moins marquées aux Antilles (entre 19,6 % et 23,6 % en Guadeloupe et de 13,4 % à 16,7 % en Martinique) qu’à La Réunion (de 17,4 % dans le nord à 23,9 % dans le sud). En moyenne en France hors Mayotte, le taux de chômage est similaire pour les femmes (8,4 % en 2019) et les hommes (8,5 %). En revanche, l’écart est particulièrement marqué aux Antilles, mais de façon inverse entre la Guadeloupe (18,6 % pour les hommes contre 22,2 % chez les femmes) et la Martinique (12,9 % pour les femmes contre 17,1 % parmi les hommes). Quelle que soit la région, le chômage est nettement plus élevé chez les actifs âgés de 15 à 24 ans que parmi les plus âgés. En effet, chez les jeunes, la population active est d’une part restreinte (les personnes en études ou en formation n’étant en général pas considérées comme actives), et d’autre part moins expérimentée et relativement moins diplômée que le reste de la population.  Définitions Chômage au sens du BIT, population active,
taux de chômage localisé,
zone d’emploi : voir Glossaire.  Pour en savoir plus • « Chômage et territoires : quels modèles de performance ? », Note d’analyse de France Stratégie n° 93, juillet 2020. • « Activité, emploi et chômage en 2019 et en séries longues », Insee Résultats, juin 2020.

131 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 3.6 – Chômage dans les territoires  1. Taux de chômage en 2019 en % Femmes Hommes 15 à 24 ans 25 à 49 ans 50 ans ou plus Ensemble Évolution
2014/2019 (en points) Auvergne-Rhône-Alpes 7,3 7,2 17,1 6,7 5,3 7,3 – 1,5 Bourgogne-Franche-Comté 7,2 7,5 18,5 6,5 5,6 7,4 – 1,8 Bretagne 6,9 7,1 17,5 6,3 5,1 7,0 – 1,8 Centre-Val de Loire 7,9 8,1 20,1 7,2 5,8 8,0 – 1,5 Corse 9,4 7,7 20,8 7,7 6,4 8,5 – 2,1 Grand Est 7,9 8,2 19,4 7,3 6,2 8,1 – 2,0 Hauts-de-France 10,2 10,6 25,6 9,2 7,3 10,4 – 2,1 Île-de-France 7,2 7,5 13,5 7,1 5,9 7,4 – 1,4 Normandie 8,1 8,5 21,8 7,3 5,8 8,3 – 1,9 Nouvelle-Aquitaine 7,9 7,7 19,5 7,1 5,6 7,8 – 1,8 Occitanie 9,9 10,0 23,6 9,2 7,3 10,0 – 2,0 Pays de la Loire 7,1 7,0 18,4 6,3 4,9 7,1 – 1,7 Provence-Alpes-Côte d’Azur 9,7 9,7 21,7 9,0 7,4 9,7 – 1,8 France métropolitaine, hors Île-de-France 8,3 8,4 20,4 7,6 6,1 8,4 – 1,8 France métropolitaine 8,1 8,2 19,0 7,5 6,1 8,2 – 1,7 Guadeloupe 22,2 18,6 52,7 20,8 14,5 20,5 – 3,2 Martinique 12,9 17,1 48,0 16,2 8,2 14,9 – 4,5 Guyane 20,0 19,8 39,6 19,8 12,3 19,9 – 2,2 La Réunion 21,7 21,0 45,9 19,9 15,7 21,3 – 5,1 France hors Mayotte 8,4 8,5 19,6 7,8 6,3 8,4 – 1,9 Mayotte 35,4 25,7 /// /// /// 30,1 10,5 /// : absence de résultat due à la nature des choses. Source : Insee, taux de chômage localisés ; enquête Emploi Mayotte, situation au 2e trimestre.  2. Taux de chômage en 2014 et en 2019 en % 2014 2019 Bretagne Pays de la Loire Auvergne-Rhône-Alpes Bourgogne-Franche-Comté Île-de-France Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Grand Est Normandie Corse Provence-Alpes-Côte d'Azur Occitanie Hauts-de-France Martinique Guyane Guadeloupe La Réunion Mayotte 0 4 8 12 16 20 24 28 32 Champ : France. Source : Insee, taux de chômage localisés ; enquête Emploi Mayotte, situation au 2e trimestre.  3. Taux de chômage par zone d’emploi en 2019 en % 4,3 7,0 8,4 10,0 16,0 © IGN-Insee 2021 Champ : France, zones d’emploi 2020. Source : Insee, taux de chômage localisés ; enquête Emploi Mayotte, situation au 2e trimestre.

132 La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021 Le niveau de diplôme acquis en fin d’étude est déterminant dans l’insertion professionnelle des jeunes. En 2017, 45 % des jeunes de 25 à 34 ans, qui ne sont pas en études, ont un diplôme de l’enseignement supérieur. Cette proportion est très variable selon les départements, signalant les différences d’attractivité des territoires pour les jeunes diplômés    figure 1a. Ils sont fortement surreprésentés à Paris (81 %) et dans les Hauts‑de‑Seine (71 %). Dans six autres départements, ils représentent également plus de la moitié des 25 à 34 ans, qui ne sont pas en études : deux départements d’Île‑de‑France, les Yvelines et le Val‑de‑Marne, ainsi que des départements dotés de grandes métropoles régionales (Haute‑Garonne, Rhône, Loire‑Atlantique et Ille‑et‑Vilaine). Dans ces départements, l’offre de formation dans l’enseignement supérieur est importante et le marché du travail offre des possibilités d’emploi pour les jeunes diplômés. Entre 2007 et 2017, la part de jeunes diplômés du supérieur a progressé dans l’ensemble des départements, passant de 40 à 45 % en France hors Mayotte, mais de façon hétérogène. Cette progression est forte dans des départements où la part des diplômés était peu élevée en 2007    figure 1b : Guadeloupe, Seine‑Saint‑Denis, Martinique et La Réunion. Mais c’est aussi le cas à Paris et dans les Hauts‑de‑Seine. Quant aux sorties précoces de formation initiale, elles révèlent les difficultés des jeunes, et sont elles aussi plus ou moins fréquentes selon les territoires. Parmi les jeunes de 16 à 24 ans qui ne sont pas en études, 22 % n’ont pas de diplôme ou au plus le brevet des collèges en 2017. Mayotte et la Guyane se distinguent avec plus de la moitié des jeunes qui sont peu ou pas diplômés (respectivement 67 % et 53 %)    figure 2a. Ces derniers représentent également près d’un jeune sur trois à La Réunion, en Seine‑Saint‑Denis, 3.7 Niveaux de diplômes des jeunes dans les Pyrénées‑Orientales et dans plusieurs départements des Hauts‑de‑France. Ce sont aussi des départements où le taux de chômage est élevé et le niveau de vie inférieur à la moyenne métropolitaine. Dans le Nord et en Seine‑Saint‑Denis, la part de jeunes diplômés du supérieur est cependant proche de la moyenne nationale (44 % et 41 %). Entre 2007 et 2017, la proportion de jeunes peu ou pas diplômés est passée de 27 % à 22 % en France hors Mayotte. Plus d’un quart des jeunes de 16 à 24 ans non scolarisés sont toujours peu ou pas diplômés dans un département de métropole sur dix, à la Réunion, en Guyane et à Mayotte. Dix ans plus tôt, c’était le cas dans tous les DOM (hors Mayotte) et dans six départements de métropole sur dix    figure 2b.  En France y compris Mayotte, la part des peu ou pas diplômés est plus élevée chez les jeunes hommes (24 % contre 20 % chez les femmes), tandis que les femmes sont plus souvent diplômées du supérieur (51 % contre 40 % des hommes). Seules la Guyane et Mayotte se distinguent : en Guyane, les femmes sont à la fois plus nombreuses parmi les peu ou pas diplômés et parmi les diplômés du supérieur ; à Mayotte, les différences entre femmes et hommes sont très faibles.  Définitions Les jeunes qui ne sont pas en études sont ici les jeunes qui ont déclaré ne pas être inscrits dans un établissement d’enseignement. Les diplômes de l’enseignement supérieur sont les diplômes délivrés par les établissements d’enseignement supérieur (BTS, DUT, licence, master, etc.). La part des jeunes diplômés du supérieur est le nombre de jeunes de 25 à 34 ans qui sont diplômés du supérieur et qui ne sont pas en études, rapporté au nombre de jeunes de 25 à 34 ans qui ne sont pas en études. La part des jeunes peu ou pas diplômés est le nombre de jeunes de 16 à 24 ans qui ne sont pas en études et n’ayant pas de diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges, rapporté au nombre de jeunes de 16 à 24 ans qui ne sont pas en études.  Pour en savoir plus • « Géographie de l’école », douzième édition, MENESR‑Depp, 2017. • « Aller étudier ailleurs après le baccalauréat : entre effets de la géographie et de l’offre de la formation », Insee Première n° 1727, janvier 2019.