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125 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 3.3 – Capacité touristique des territoires  1. Nuitées en 2019 Nuitées dans les hôtels Nuitées1 dans les campings Part de la population résidant dans la région (en millions) (en %) (en millions) (en %) Île-de-France 70,7 33,0 1,9 1,5 18,8 Auvergne-Rhône-Alpes 24,1 11,2 12,3 9,6 12,3 Provence-Alpes-Côte d’Azur 23,4 10,9 15,5 12,1 7,8 Occitanie 16,4 7,6 26,6 20,7 9,1 Nouvelle-Aquitaine 16,2 7,5 27,1 21,1 9,2 Grand Est 14,4 6,7 3,1 2,4 8,6 Hauts-de-France 9,2 4,3 3,0 2,3 9,3 Normandie 8,3 3,9 4,4 3,4 5,1 Bretagne 8,0 3,7 12,4 9,6 5,1 Pays de la Loire 7,4 3,4 12,9 10 5,8 Bourgogne-Franche-Comté 7,2 3,5 3,1 2,4 4,3 Centre-Val de Loire 6,1 2,8 2,2 1,7 4,0 Corse 3,2 1,5 4,1 3,2 0,5 France métropolitaine 214,6 100,0 128,6 100,0 100,0 1 Période d’avril à septembre. Lecture : en 2019, 33 % des nuitées dans les hôtels de métropole sont réalisées en Île-de-France, 1,5 % des nuitées en camping. 18,8 % de la population de France métropolitaine réside dans la région au 1er janvier 2018. Champ : hôtels et campings situés en France métropolitaine. Source : Insee en partenariat avec la DGE et les comités régionaux et départementaux du tourisme, enquête sur la fréquentation des hébergements touristiques ; Insee, recensement de la population.  2. Taux de fonction touristique Note : carte réalisée à partir du nombre de lits touristiques pour 100 habitants par commune (rayon de lissage : 20 km). Champ : France hors Mayotte, lits touristiques en hébergements marchands (hôtels,campings et autres hébergements collectifs touristiques) et non marchands (résidences secondaires). Source : Insee-DGE, capacité d’hébergements touristiques ; Insee, recensement de la population, traitements SDES.  3. Densité touristique Note : carte réalisée à partir du nombre de lits touristiques pour 100 habitants par commune (rayon de lissage : 20 km). Champ : France hors Mayotte, lits touristiques en hébergements marchands (hôtels,campings et autres hébergements collectifs touristiques) et non marchands (résidences secondaires). Source : Insee-DGE, capacité d’hébergements touristiques ; Insee, recensement de la population, traitements SDES.

126 La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021 La répartition des activités n’est pas homogène sur le territoire. Elle traduit certaines formes de spécialisation, du fait de facteurs géographiques et historiques. Sept groupes de zones d’emploi se distinguent selon leur orientation économique principale    figure 1. Le groupe des grandes agglomérations à forte concentration de fonctions métropolitaines rassemblent 17 zones d’emploi    figure 3. On y retrouve les grandes agglomérations comme Paris, Marseille, Lille, Lyon, Toulouse, Nantes, Rennes et Grenoble. Ce groupe concentre 36 % des emplois pour 30 % de la population et une part importante d’emplois de cadres dans les fonctions métropolitaines (fonctions de conception et de recherche, de gestion, de culture‑loisirs et de prestations intellectuelles) qui concernent en moyenne 19 % des emplois totaux. Ce taux varie de 4 % à 8 % pour les autres groupes de zones d’emploi    figure 4. Entre 2008 et 2017, l’emploi augmente plus fortement (+ 0,8 % en moyenne par an, contre + 0,4 % en France)    figure 2. Les autres grandes agglomérations dotées de gros employeurs rassemblent 52 zones d’emploi comme celles de Dijon, Amiens, Nice, Angers, Roubaix‑Tourcoing, ainsi que des zones d’emploi d’outre‑mer. Elles possèdent des caractéristiques similaires aux précédentes, mais de manière moins accentuée. La part des emplois de cadres de fonctions métropolitaines représente 8 % des emplois, supérieure de 1 à 3 points par rapport aux autres zones d’emploi. L’évolution de l ‘emploi y est moins favorable, + 0,2 % en moyenne par an. Dans le groupe des zones résidentielles (49 zones d’emploi), il y a moins d’emplois que d’actifs occupés : en moyenne 8 emplois pour 10 actifs occupés. Une part significative des actifs résidant dans ces territoires vont travailler dans des grands pôles d’emploi situés à proximité. Elles se situent autour de Paris et de Lyon, mais aussi sur les territoires frontaliers où beaucoup de résidents travaillent à l’étranger (Luxembourg, Bâle, Genève). 37 zones d’emploi sont spécialisées dans l’industrie, secteur qui représente en moyenne 26 % des emplois, soit deux fois plus que la moyenne nationale. 14 zones se trouvent dans les Pays de la Loire (Les Herbiers‑Montaigu, 3.4 Spécialisations économiques des territoires La Ferté‑Bernard) et en Bretagne (Vitré, Lamballe‑Armor). Elles sont spécialisées surtout dans l’agro‑alimentaire. Dans 38 zones d’emploi, l’économie est orientée vers l’agriculture, qui concentre 12 % des actifs occupés, soit quatre fois plus que la moyenne nationale. La plupart de ces zones d’emploi se situent dans un quart sud-ouest (Cognac, Libourne) et à l’Ouest (Vire Normandie, Carhaix‑Plouguer). Dans les DOM, elles se situent surtout en Guadeloupe et en Martinique.
Seules deux d’entre‑elles sont présentes dans le nord-est : Provins en Île‑de‑France et Épernay dans le Grand Est et trois à l’est (Beaune, Avallon et Cosne‑Cours‑sur‑Loire). 45 zones d’emploi présentent une forte orientation touristique, avec de nombreux campings et hôtels. Ces zones d’emploi sont principalement situées sur les littoraux et dans les Alpes. L’emploi a augmenté entre 2008 et 2017 plus fortement dans ces zones d’emploi (0,6 % en moyenne annuelle) que dans l’ensemble de la France. De nombreuses zones (68) ont une économie diversifiée. La part de l’emploi industriel y est proche de la moyenne nationale, même si pour celles situées dans le Grand Est elle est un peu plus élevée reflétant l’ancrage historique de la région dans ce secteur. Une part importante de ces zones est située dans les espaces ruraux de faible densité, formant une diagonale allant du sud‑ouest au nord‑est, ce qui explique que la part de l’emploi agricole y soit un peu plus élevée que la moyenne nationale. Entre 2008 et 2017, l’emploi a légèrement baissé dans les zones d’emploi diversifiées (– 0,05 % par an). La baisse est plus marquée dans les zones du nord-est, où l’emploi industriel est plus présent, alors que l’emploi augmente dans certaines zones d’emploi du sud, principalement autour de Toulouse.  Définition Une zone d’emploi est un ensemble de communes dans lequel la plupart des actifs résident et travaillent.

127 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 3.4 – Spécialisations économiques des territoires  1. Sept groupes de zones d’emploi selon leur orientation économique principale © IGN 2021 Grandes agglomérations à forte concentration de fonctions métropolitaines Zones résidentielles Zones spécialisées dans l'industrie Zones spécialisées dans l'agriculture Zones spécialisées dans le tourisme Zones à économie diversifiée Autres grandes agglomérations et dotées de gros employeurs Source : Insee, recensements de la population 2016 et 2017, Clap 2015, enquête sur la fréquentation des hébergements touristiques 2019.  2. Évolution annuelle de l'emploi entre 2008 et 2017 Grandes agglomérations à forte concentration de fonctions métropolitaines Zones spécialisées dans le tourisme Autres grandes agglomérations et dotées de gros employeurs Zones spécialisées dans l'agriculture Zones résidentielles Zones spécialisées dans l'industrie Zones à économie diversifiée – 0,2 0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 en % Champ : France hors Mayotte. Source : Insee, estimations d'emploi 2008-2017.  3. Emploi et population selon l’orientation économique des zones d’emploi en 2017 Nombre de zones d’emploi Nombre d’emplois (en millions) Population (en millions) Nombre d’emplois par actif Grandes agglomérations à forte concentration de fonctions métropolitaines 17 9,5 20,1 1,05 Autres grandes agglomérations et dotées de gros employeurs 52 6,8 17,5 1,00 Zones résidentielles 49 2,4 7,8 0,80 Zones spécialisées dans l’industrie 37 1,2 3,2 0,94 Zones spécialisées dans l’agriculture 38 1,0 2,9 0,95 Zones spécialisées dans le tourisme 45 1,9 5,4 0,96 Zones à économie diversifiée 68 3,4 9,6 0,97 Ensemble 306 26,2 66,5 1,00 Champ : France. Source : Insee, recensement de la population 2017.  4. Emploi selon l’orientation économique des zones d’emploi en 2017 Répartition de l’emploi par secteur (en %) Part des emplois (en %) Nombre de nuitées dans les hôtels et les campings par habitant Économie présentielle Économie productive Agriculture Administration publique Ensemble dont industrie Fonctions métropolitaines Établissements de 500 à 5 000 salariés Grandes agglomérations à forte concentration de fonctions métropolitaines 34,8 35,5 8,8 0,5 29,1 18,9 10 3,6 Autres grandes agglomérations et dotées de gros employeurs 33,4 29,8 12,4 2,1 34,7 7,6 20,2 5,3 Zones résidentielles 31,9 32,3 17,2 2,8 33,0 6,3 14,5 2,6 Zones spécialisées Dans l’industrie 26,8 40,1 25,6 6,1 27,1 5,1 21,6 4,5 Dans l’agriculture 29,8 25,6 13,8 11,9 32,7 4,3 15 6,7 Dans le tourisme 40,0 22,8 9,4 3,9 33,3 5,9 6,8 25,6 Zones à économie diversifiée 31,1 26,8 13,8 5,0 37,1 4,7 13,5 3,4 Ensemble 33,5 31,5 12,2 2,7 32,3 10,8 17,9 5,9 Champ : France. Source : Insee, recensement de la population 2017, Clap 2015, enquête sur la fréquentation des hébergements touristiques 2019.

128 La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021 En 2017 dans le secteur privé, le salaire mensuel net moyen en équivalent temps plein varie de 1 711 euros dans la zone d’emploi de Saint‑Flour à 3 133 euros dans celle de Paris    figure 1, avec une moyenne nationale à 2 314 euros. Dans les 20 % de zones d’emploi aux salaires mensuels moyens les plus élevés il est de 2 576 euros en moyenne, contre 1 821 euros dans les 20 % de zones d’emploi aux salaires mensuels moyens les plus faibles ; l’écart entre ces deux groupes atteint 755 euros, soit 34,4 %. Le déterminant principal des disparités territoriales est le niveau de qualification des postes occupés (au sens des professions et catégories socioprofessionnelles). Il explique 406 euros de l’écart de salaire moyen entre les zones d’emploi les mieux rémunérées et les zones les moins rémunérées, soit 18,5 % et plus de la moitié de l’écart total    figure 2. En effet, de manière générale, dans les grandes agglomérations, le niveau de qualification des postes occupés est plus élevé. Or le salaire moyen par catégorie socioprofessionnelle s’échelonne de 1 662 euros pour les employés à 4 841 euros pour les artisans, commerçants et chefs d’entreprise. Les écarts de salaire, par rapport à la moyenne nationale, imputables au niveau des postes, varient de – 12 % à + 14 %    figure 3a. Notamment dans la zone d’emploi de Paris, où 39 % des salariés sont cadres contre 19 % au niveau national, la structure des emplois explique à elle seule des salaires supérieurs de 13 % à la moyenne nationale. À l’inverse, dans la zone d’emploi de Propriano, où 45 % des salariés sont des employés contre 29 % au niveau national, elle contribue à des salaires inférieurs de 10 % à la moyenne nationale. Le deuxième déterminant est la densité de population. Elle explique un écart de salaire de 7,2 %, soit 158 euros, entre les zones d’emploi où les salariés sont les mieux rémunérés et 3.5 Disparités territoriales de salaires les zones où ils le sont le moins. Les effets d’agglomérations (externalités positives résultant notamment de la proximité des entreprises) peuvent être à l’origine de gains de productivité se répercutant sur les salaires. La meilleure rémunération des emplois citadins peut aussi traduire la compensation par les employeurs d’un coût de la vie plus élevé en ville, notamment pour le logement. Le troisième déterminant de ces disparités est la nature de l’activité de l’entreprise (secteur et taille d’entreprise), c’est‑à‑dire la composition du tissu productif (3,3 %). Au niveau national, le salaire mensuel moyen le plus faible s’établit à 1 671 euros dans l’hébergement‑restauration, et le plus élevé atteint 3 936 euros dans la cokéfaction‑raffinage. Le salaire moyen progresse avec la taille des entreprises, allant de 1 901 euros par mois dans les entreprises de moins de 10 salariés à 2 598 euros dans celles de 1 000 salariés ou plus. La composition du tissu productif a un effet à la hausse sur les salaires dans le nord-ouest, et à la baisse dans le sud de la métropole, en particulier sur le pourtour méditerranéen de la Corse et des DOM    figure 3b. Notamment dans la zone d’emploi de Sainte‑Maxime, où plus de la moitié des salariés travaille dans des entreprises de moins de 10 salariés (contre 20 % en France), la taille des entreprises explique des salaires de 3 % inférieurs à la moyenne nationale. À l’inverse, dans la zone d’emploi de Bollène‑Pierrelatte, tournée vers l’industrie nucléaire (11 % des salariés travaillent dans l’industrie extractive, l’énergie, l’eau, la gestion des déchets et de la pollution, contre 2 % en France), le secteur d’activité contribue à des salaires supérieurs de 3 % à la moyenne nationale. D’autres facteurs contribuent plus marginalement aux écarts de salaire entre zones d’emploi : les salaires sont plus élevés lorsque le taux de chômage est faible, lorsque les emplois sont à temps plein et davantage occupés par
des hommes.  Définitions Salaire mensuel net moyen, zone d’emploi :
voir Glossaire. Méthode Les calculs de contributions aux écarts de salaires moyens découlent d’une régression linéaire des salaires individuels pris en logarithme sur les variables explicatives listées dans la  figure 2. Le salaire utilisé le net mensuel en équivalent temps plein. Les individus sont pondérés en fonction de leur temps de travail.