113
Insee Références – Édition 2021 – Fiche 2.5 – Dynamisme démographique des aires d’attraction des villes
1. Évolution de la population entre 2007 et 2017 selon la taille des aires d’attraction
des villes
Ensemble
Aire de Paris
700 000 habitants
ou plus
(hors Paris)
200 000
à 700 000
habitants
50 000
à 200 000
habitants
Moins de
50 000
habitants
Communes
hors attraction
des villes
– 0,6
– 0,4
– 0,2
0,0
0,2
0,4
0,6
0,8
1,0
Solde naturel
Solde migratoire apparent
Ensemble
en %
Lecture : entre 2007 et 2017, la population de l’aire de Paris croît de 0,5 point par an, + 0,9 point du fait du solde naturel et
– 0,4 point du solde migratoire apparent.
Champ : France hors Mayotte, limites territoriales communales en vigueur au 1er janvier 2020.
Source : Insee, recensements de la population de 2007 et 2017, état civil.
2. Évolution de la population entre 2007 et 2017 selon la taille des aires d'attraction
des villes et la catégorie de communes
– 0,6
– 0,4
– 0,2
0,0
0,2
0,4
0,6
0,8
1,0
en %
Pôle
Couronne
Ensemble des aires
Pôle
Couronne
Pôle
Couronne
Pôle
Couronne
Pôle
Couronne
Aire de Paris
700 000 habitants
ou plus (hors Paris)
200 000 à 700 000
habitants
50 000 à 200 000
habitants
Solde naturel
Solde migratoire apparent
Pôle
Couronne
Moins de
50 000 habitants
Lecture : entre 2007 et 2017, au sein de l’aire de Paris, la population de la couronne croît du fait du solde naturel et du solde
migratoire apparent, tandis que dans le pôle, le solde naturel est positif mais le solde migratoire est négatif.
Champ : France hors Mayotte, limites territoriales communales en vigueur au 1er janvier 2020, hors communes hors de
l’attraction des villes.
Source : Insee, recensements de la population de 2007 et 2017, état civil.
114 La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021 Entre 2007 et 2017, la population et l’emploi augmentent en France hors Mayotte, mais de manière plus soutenue pour la population (+ 4,6 % contre + 3,2 %). La population, et surtout l’emploi, sont de plus en plus concentrés dans les grandes agglomérations figure 1. Les aires d’attraction des villes de 700 000 habitants ou plus (y compris Paris) rassemblent ainsi 43,0 % de l’emploi en 2017, soit 1,4 point de plus en dix ans. Ces aires concentrent 38,9 % de la population (+ 0,8 point en dix ans). Inversement, le poids des aires d’attraction en dessous de 700 000 habitants recule, de même que celui des communes hors attraction des villes. Par exemple, les aires des villes de moins de 50 000 habitants ne concentrent plus en 2017 que 11,6 % de l’emploi (– 0,5 point par rapport à 2007) et 12,2 % de la population (– 0,4 point par rapport à 2007). Un marché de l’emploi favorable attire généralement de nouveaux arrivants et une population dynamique stimule l’emploi présentiel. Ainsi, de nombreux départements allient dynamisme démographique et croissance de l’emploi entre 2007 et 2017 (profil A) figures 2 et 3. C’est notamment le cas des départements de la petite couronne parisienne, ainsi que de la Seine‑et‑Marne et de l’Essonne. Par exemple, en Seine‑Saint‑Denis, la population et l’emploi augmentent, de respectivement 8,0 % et 12,5 % entre 2007 et 2017. Un deuxième espace longe la façade atlantique, du Morbihan à la frontière espagnole. Un troisième couvre les départements du littoral méditerranéen et de la Corse ainsi que l’ancienne région Rhône‑Alpes, à l’exception de la Loire, et une partie de l’Occitanie. Outre l’influence de grandes métropoles, le climat et la présence de littoraux et zones côtières attirent des actifs et retraités. Quelques départements comme le Nord et le Bas‑Rhin, bien que situés au sein d’espaces moins dynamiques, présentent un profil semblable, grâce au dynamisme des métropoles de Lille et Strasbourg. En outre‑mer, la croissance de l’emploi et de la population est forte en Guyane et à La Réunion. En dix ans, la population et l’emploi progressent respectivement de 26,1 % et 16,8 % en Guyane, et de 7,5 % et 20,8 % à La Réunion. La croissance de la population d’un territoire peut par exemple être liée à l’arrivée de retraités, 2.6 Dynamiques d’emploi et de population Définitions Les activités présentielles sont mises en œuvre localement et visent à satisfaire les besoins des personnes résidentes et des touristes. Aire d’attraction des villes : voir Glossaire. sans lien direct avec l’évolution de l’emploi. Ainsi, dans certains départements, l’emploi reste stable entre 2007 et 2017, voire diminue, alors que la population augmente. La croissance de la population s’explique en partie par le dynamisme de l’emploi dans des départements voisins. Parmi les départements où la croissance de la population est dynamique mais où l’emploi stagne (profil B), le Gers ou le Lot‑et‑Garonne sont voisins de départements très dynamiques d’Occitanie et de Nouvelle‑Aquitaine. Dans les départements où la hausse de la population va de pair avec une baisse de l’emploi (profil C), les territoires se « résidentialisent » : les actifs travaillent dans un grand pôle métropolitain voisin, comme à l’ouest et au nord de Paris, où de nombreux actifs travaillent en région parisienne, ou encore dans la Loire, la Mayenne, le Haut‑Rhin, proches respectivement de Lyon, Rennes et Bâle. La population et l’emploi reculent de concert dans plusieurs départements de l’est et du centre de la France métropolitaine mais aussi en Martinique (profil D). Dans le Grand Est, la baisse de l’emploi dans les départements en déprise est particulièrement marquée : – 8,6 % pour la Meuse, – 8,9 % pour les Vosges. Dans d’autres départements, l’emploi diminue mais la population reste stable sur la décennie (profil E). Ces départements sont souvent à proximité de départements en déprise comme en Bourgogne‑Franche‑Comté, dans le Grand Est ou à l’ouest du Massif central. Dans quelques rares départements, l’emploi augmente alors que la population diminue ou reste stable (profil F). C’est le cas notamment à Paris, où l’emploi augmente de 3,9 % en dix ans, tandis que la population diminue de 0,3 %. La baisse de la population est particulièrement forte en Guadeloupe (– 2,6 %) alors que l’emploi y augmente de 3,1 % entre 2007 et 2017.
115
Insee Références – Édition 2021 – Fiche 2.6 – Dynamiques d’emploi et de population
1. Répartition de la population et de l’emploi entre 2007 et 2017 selon la catégorie
des aires d’attraction des villes
en %
Population
Emploi
2007
2017
2007
2017
Aire de Paris
19,5
19,6
22,4
22,6
700 000 habitants ou plus (hors Paris)
18,5
19,2
19,2
20,4
200 000 à 700 000 habitants
23,9
23,9
23,2
22,9
50 000 à 200 000 habitants
18,6
18,4
18,1
17,6
Moins de 50 000 habitants
12,6
12,2
12,1
11,6
Communes hors attraction des villes
6,8
6,7
5,0
4,8
Ensemble
100,0
100,0
100,0
100,0
Champ : France hors Mayotte.
Source : Insee, recensement de la population.
2. Évolution de la population et de l’emploi entre 2007 et 2017
en %
Évolution
de la population
Évolution
de l’emploi
Répartition en 2017
Population
Emploi
A – Dynamisme de l’emploi et de la population
7,6
7,4
54,0
54,3
B - Dynamisme démographique
3,3
0,5
9,4
8,9
C - Résidentialisation
3,2
– 2,6
13,2
11,6
D - Déprise de l’emploi et de la population
– 4,0
– 6,7
4,5
4,0
E - Recul de l’emploi
0,4
– 3,4
12,5
11,1
F - Croissance de l’emploi
– 0,3
3,4
6,4
10,0
Ensemble
4,6
3,2
100,0
100,0
Champ : France hors Mayotte.
Source : Insee, recensement de la population, estimations de population.
3. Profils types des départements selon l’évolution de la population et de l’emploi entre
2007 et 2017
A ‑ Dynamisme de l’emploi et de la population
Profils types des départements
B - Dynamisme démographique
C - Résidentialisation
D - Déprise de l’emploi et de la population
E ‑ Recul de l'emploi
F ‑ Croissance de l'emploi
© IGN ‑ Insee 2021
non disponible
Champ : France hors Mayotte.
Source : Insee, recensement de la population, estimations d’emploi.
116
La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021
En 2017, le nombre de logements pour
1 000 individus est le plus élevé dans les
Hautes‑Alpes, avec 988 logements pour
1 000 individus, et le plus bas en Guyane, avec
344 logements pour 1 000 individus
figure 1.
Ces différences proviennent de plusieurs
facteurs. Tout d’abord, les ménages sont en
moyenne plus petits dans les zones rurales et
tout particulièrement dans les départements
du centre de la France, territoires caractérisés
par des phénomènes de vieillissement, et
par conséquent où vivent plus fréquemment
des personnes âgées isolées
figure 2. La
taille moyenne des ménages est également
particulièrement faible à Paris, du fait de la forte
présence de jeunes actifs et d’étudiants. Très
spécifique à Paris, ce phénomène est nettement
moins marqué dans les départements des autres
grandes métropoles françaises. De manière
plus générale, le dynamisme démographique
est déterminant, les territoires connaissant un
solde naturel relativement faible ont souvent un
nombre plus élevé de logements par habitant.
Ainsi, dans les départements dans le centre du
territoire métropolitain, les soldes naturels sont
plus faibles ; à l’inverse, sur la partie nord, ils sont
beaucoup plus élevés
figure 3.
Un nombre élevé de logements par individu
peut être également lié à la structure du parc de
logements, et en particulier à la forte présence
2.7 Disparités départementales du parc de logements
de logements non occupés en tant que
résidences principales. Ainsi, dans les
départements de la façade Atlantique, du
pourtour méditerranéen, des Alpes ou encore du
centre de la France, les résidences secondaires
et les logements occasionnels sont plus
nombreux
figure 4. Les logements vacants,
pour leur part, sont plus souvent localisés le
long d’une diagonale traversant le territoire
métropolitain depuis le nord‑est vers le
sud‑ouest
figure 5.
Enfin, le parc de logements sociaux est réparti
de manière hétérogène sur le territoire national.
Les logements sociaux sont en effet plus
fréquemment situés dans la partie nord de la
France
figure 6, et plus particulièrement
en Île‑de‑France : ainsi, en 2017, les logements
sociaux représentent 27 % du parc des
logements dans le Val‑de‑Marne.
1. Nombre de logements
© IGN - Insee 2021
Nombre de logements pour 1000 habitants
649
520
457
Lecture : en 2017, dans l’Ain, il y a 497 logements pour
1 000 habitants.
Source : Insee, recensement de la population 2017.
Définition
Un logement occasionnel est un logement ou une
pièce indépendante utilisée occasionnellement pour des
raisons professionnelles (par exemple, un pied‑à‑terre
professionnel d’une personne qui ne rentre qu’en fin de
semaine auprès de sa famille).
2. Taille moyenne des ménages
© IGN - Insee 2021
Taille moyenne des ménages
2,23
2,16
2,09
Lecture : en 2017, dans l’Ain, il y a en moyenne
2,33 personnes par ménage.
Source : Insee, recensement de la population 2017.
117
Insee Références – Édition 2021 – Fiche 2.7 – Disparités départementales du parc de logements
3. Solde naturel
© IGN - Insee 2021
en %
0,3
– 0
– 0,3
Lecture : en 2017, dans l’Ain, le solde entre les naissances
et les décès représente 0,3 % de la population de ce
département au 1er janvier.
Source : Insee, état civil 2017.
4. Taux de résidences secondaires
et logements occasionnels
© IGN - Insee 2021
en %
16
7,5
4
Lecture : en 2017, dans l’Ain, 5,5 % des logements
sont des résidences secondaires et logements
occasionnels.
Source : Insee, recensement de la population 2017.
5. Taux de logements vacants
© IGN - Insee 2021
en %
10
9
7
Lecture : en 2017, dans l’Ain, 8,1 % des logements sont
vacants.
Source : Insee, recensement de la population 2017.
6. Part de logements sociaux dans le parc
de logements
© IGN - Insee 2021
en %
15
11
7
Lecture : en 2017, dans l’Ain, 13,9 % des logements sont
des logements sociaux.
Source : Insee, recensement de la population 2017, Insee, RPLS
2017, SDES.