109
Insee Références – Édition 2021 – Fiche 2.3 – Taille et composition des ménages
1. Part de personnes vivant seules selon l'âge, par lieu de résidence
0
10
20
30
40
50
60
70
en %
Communes‑
centres
Autres communes
du pôle
Communes
de la couronne
Communes hors
attraction
des villes
Communes‑
centres
Autres communes
du pôle
Communes
de la couronne
Communes hors
attraction
des villes
Femmes
Hommes
15 à 24 ans
25 à 64 ans
65 à 79 ans
80 ans ou plus
Lecture : dans les communes-centres, 27 % des femmes de 15 à 24 ans vivent seules.
Champ : France, population des ménages âgée de 15 ans ou plus.
Source : Insee, recensement de la population 2017.
2. Composition des ménages selon le lieu de résidence
en %
Communes-
centres
Autres communes
du pôle
Communes
de la couronne
Communes hors
attraction des villes
Ensemble
Une personne seule
47
36
29
34
36
Moins de 25 ans
7
3
1
1
3
25 à 64 ans
25
20
15
16
19
65 ans ou plus
15
13
13
17
14
Un couple sans enfant
21
22
30
31
25
Une famille avec enfants
27
38
38
31
34
Couple avec un enfant
7
10
12
10
10
Couple avec deux enfants
7
11
13
10
10
Couple avec trois enfants ou plus
4
6
5
4
5
Famille monoparentale
10
11
8
7
9
Ménage complexe
5
5
3
4
4
Comprenant un ou plusieurs enfants
1
2
1
1
1
Ensemble
100
100
100
100
100
Lecture : dans les communes-centres, 21 % des ménages sont composés d’un couple sans enfant et 47 % d’une personne seule.
Champ : France, population des ménages.
Source : Insee, recensement de la population 2017.
3a. Part de ménages d’une personne
© IGN‑Insee 2021
en %
38
37
36
34
Lecture : dans le Finistère, 40 % des ménages sont
composés d’une personne seule.
Champ : France, population des ménages.
Source : Insee, recensement de la population 2017.
3b. Part de ménages comprenant
un ou plusieurs enfants
© IGN‑Insee 2021
en %
38
35
33
31
Lecture : dans la Creuse, 27 % des ménages comprennent
un ou plusieurs enfants.
Champ : France, population des ménages.
Source : Insee, recensement de la population 2017.
110
La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021
Sur la période 2016‑2018, en France hors
Mayotte, l’indicateur conjoncturel de
fécondité (ICF) s’établit à 1,89 enfant par femme.
Variable selon les régions
figure 1, il est
supérieur à la moyenne nationale dans la moitié
nord de l’Hexagone, excepté dans la région
Grand Est, dans le quart sud‑est et dans les
départements d’outre‑mer sauf en Martinique.
Partout, la fécondité des femmes nées
à l’étranger est plus élevée que celle des
femmes nées en France, mais l’impact est
en général assez faible car leur part est très
minoritaire (13 % des 15‑50 ans en moyenne).
Ainsi, en dehors de l’Île‑de‑France et de la
Guyane, le niveau de la fécondité reflète
surtout celui des femmes nées en France.
L’ICF dépasse 2,30 enfants par femme dans
deux départements ultra‑marins et deux
franciliens : la Guyane (3,77), La Réunion (2,38),
la Seine‑Saint‑Denis (2,42) et le Val‑d’Oise (2,31).
En dehors de La Réunion, la population de ces
départements comprend une forte proportion
(plus de 20 %) de femmes de 15 à 50 ans nées
à l’étranger mais plusieurs départements
connaissent une fécondité supérieure à la
moyenne, comme la Mayenne (2,00) ou l’Aisne
(1,97), alors que la proportion de femmes nées
à l’étranger y est inférieure à 10 %.
En métropole, les différences sont marquées
au sein des aires d’attraction des villes
figure 2. L’ICF est plus faible dans les
communes‑centres que dans le reste des pôles
(constitués de la banlieue essentiellement) et
dans les couronnes. Les disparités sont d’autant
2.4 Fécondité
plus marquées que l’aire est peuplée.
Dans les grandes villes, il est fréquent de
s’éloigner des centres pour fonder une famille
ou l’agrandir, et d’emménager là où les prix sont
moins élevés. Aussi l’aire d’attraction de Paris
est‑elle particulièrement contrastée : 1,48 enfant
par femme à Paris, 2,16 dans le reste du pôle et
2,00 dans la couronne.
En 2016‑2018, l’âge moyen à l’accouchement
est de 30,6 ans en France hors Mayotte
figure 3. Il est plus élevé dans un cinquième
des arrondissements. La plupart d’entre eux
contiennent de grandes villes ; les maternités
sont en effet assez tardives dans leurs centres,
où réside une forte proportion de diplômées
de l’enseignement supérieur. L’âge moyen
atteint 33,6 ans dans la ville de Paris. En
revanche, dans les aires d’attraction de moins
de 200 000 habitants, les femmes accouchent
en moyenne à près de 30 ans, avec peu de
différences au sein de l’aire.
Entre 2006‑2008 et 2016‑2018, l’ICF a diminué
de 0,12 enfant par femme, passant de 2,01 à
1,89. La diminution est la plus forte dans l’Ouest
et la région Grand Est
figure 4. Elle est la
plus faible en Île‑de‑France, dans le centre de
l’Hexagone et le Sud‑Est. Dans une trentaine
d’arrondissements, dont ceux de grandes villes
comme Marseille, Nice, Strasbourg et Bordeaux,
la fécondité est stable ou a un peu augmenté.
En effet, l’ICF a peu varié dans les grands pôles.
En revanche, l’âge moyen à l’accouchement y a
un peu plus augmenté : + 1,0 an contre + 0,8 an
en moyenne.
Définitions
L'indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) est la
somme des taux de fécondité par âge observés une
année donnée. C’est le nombre d’enfants qu’aurait une
femme tout au long de sa vie si les taux de fécondité
observés à chaque âge l’année donnée demeuraient
inchangés.
Aire d’attraction des villes, commune‑centre,
pôle, couronne, âge moyen à l’accouchement,
arrondissement : voir Glossaire.
Pour en savoir plus
• « Bilan démographique 2019 ‑ La fécondité se stabilise
en France », Insee Première n° 1789, janvier 2020.
• « Baisse récente de la fécondité en France : tous les
âges et tous les niveaux de vie sont concernés »,
Insee Focus nº 136, décembre 2018.
• « La fécondité dans les régions depuis les années
1960 », Insee Première n° 1430, janvier 2013.
• « Les disparités géographiques de fécondité en
France », Espace Populations Sociétés n° 3, 2011.
• « La fécondité dans les régions à la fin des années
1990 : davantage de naissances à la campagne »,
Insee Première n° 963, avril 2004.
111
Insee Références – Édition 2021 – Fiche 2.4 – Fécondité
1. Indicateur conjoncturel de fécondité par arrondissement sur la période 2016-2018
Note : les indicateurs ont été calculés avec les données de
2016, 2017 et 2018, pour améliorer leur précision.
Lecture : si une femme avait tout au long de sa vie les taux
de fécondité observés à chaque âge dans l’arrondissement
de Bordeaux en 2016-2018, elle aurait 1,65 enfant.
Champ : France, femmes âgées de 15 à 50 ans.
Source : Insee, recensement de la population 2016 (exploitation
principale) et statistiques de l’état civil 2016 à 2018 ; situation
démographique 2018 pour Mayotte.
2. Indicateur conjoncturel de fécondité selon l’emplacement de la commune de résidence
au sein des aires d’attraction des villes sur la période 2016-2018
nombre moyen d’enfants par femme
France
DOM
Métropole
Aire
d’attraction
de Paris
Autres aires de métropole
Moins de
200 000 habitants
200 000 à
2,5 millions habitants
Pôle
1,88
2,56
1,86
1,98
1,84
1,77
dont : commune-centre
1,73
2,70
1,69
1,48
1,83
1,69
reste du pôle
2,07
2,11
2,07
2,16
1,91
1,95
Couronne
1,97
2,27
1,96
2,00
1,93
1,97
Hors aires d’attraction des villes
1,92
2,66
1,90
///
///
///
Ensemble
1,89
2,45
1,87
1,97
1,88
1,83
/// : absence de résultats due à la nature des choses.
Note : les indicateurs ont été calculés avec les données de 2016, 2017 et 2018, pour améliorer leur précision.
Lecture : si une femme avait tout au long de sa vie les taux de fécondité observés à chaque âge dans la couronne de l’aire de Paris
en 2017, elle aurait 2,00 enfants. Champ : France hors Mayotte, femmes âgées de 15 à 50 ans en années révolues.
Source : Insee, recensement de la population 2016 (exploitation principale) et statistiques de l’état civil 2016 à 2018.
3. Âge moyen à l’accouchement
par arrondissement sur la période
2016-2018
Note : les indicateurs ont été calculés avec les données de
2016, 2017 et 2018, pour améliorer leur précision.
Lecture : si une femme avait tout au long de sa vie les taux
de fécondité observés à chaque âge dans l’arrondissement
de Bordeaux, elle aurait ses enfants en moyenne à 31,8 ans.
Champ : France, femmes âgées de 15 à 50 ans.
Source : Insee, recensement de la population 2016
(exploitation principale) et statistiques de l’état civil 2016 à
2018 ; situation démographique 2018 pour Mayotte.
4. Évolution de l’indicateur conjoncturel
de fécondité par arrondissement
entre 2006-2008 et 2016-2018
Note : les indicateurs ont été calculés avec les données de
2016, 2017 et 2018, pour améliorer leur précision.
Lecture : dans l’arrondissement de Bordeaux, l’indicateur
conjoncturel de fécondité a augmenté de 0,04 enfant par
femme entre 2007 et 2017.
Champ : France hors Mayotte, femmes âgées de 15 à 50 ans.
Source : Insee, recensements de la population 2006 et 2016
(exploitation principale) et statistiques de l’état civil 2006 à
2008, et 2016 à 2018.
112
La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021
Entre 2007 et 2017, la population a augmenté
de 0,5 % par an en moyenne en France hors
Mayotte. Le solde naturel induit une hausse
de 0,4 % de la population, bien supérieure à la
progression due au solde migratoire apparent
(+ 0,1 %)
figure 1.
Le dynamisme démographique des aires
d’attraction des villes diffère selon l’importance
de leur population. Dans l’aire de Paris, la plus
peuplée avec 13 millions d’habitants en 2017,
la population évolue comme la moyenne
nationale. Les autres aires de 700 000 habitants
ou plus connaissent le plus fort dynamisme
démographique, + 0,9 % en moyenne par an sur
la période. Elles abritent 20 % de la population et
expliquent 38 % de la croissance démographique
nationale sur dix ans. La croissance dépasse
1 % par an pour les aires de Montpellier,
Toulouse, Bordeaux, Nantes, Rennes et Lyon.
Seul le dynamisme démographique de celles de
Grenoble, Lille et Marseille‑Aix‑en‑Provence est
inférieur à 0,5 %. En deçà de 700 000 habitants, le
taux de croissance de la population est moindre,
entre + 0,4 % en moyenne pour les aires de
200 000 à moins de 700 000 habitants et + 0,1 %
pour celles de moins de 50 000 habitants. Les
baisses de population se concentrent parmi les
plus petites aires. La moitié des aires de moins
de 50 000 habitants perdent des habitants,
contre un quart pour celles ayant de 50 000 à
200 000 habitants et seulement 6 pour les 60 aires
comptant 200 000 habitants ou plus.
Les hausses de population les plus
significatives se concentrent dans les aires de
la façade Atlantique, du pourtour occidental
méditerranéen, de la frontière suisse, de la
Corse, de la Guyane et de La Réunion. À l’inverse,
les aires qui perdent annuellement au moins
0,1 % de leur population entre 2007 et 2017 se
répartissent majoritairement le long d’une ligne
allant des Ardennes à la Creuse mais aussi en
Normandie, dans l’est des Hauts‑de‑France, ainsi
qu’en Martinique.
La croissance due au solde naturel reflète la
jeunesse de la population dans les DOM et dans
les aires les plus peuplées. Ainsi toutes celles
2.5 Dynamisme démographique des aires d’attraction des villes
de 200 000 habitants ou plus, à l’exception
de Quimper, bénéficient d’un excédent des
naissances sur les décès qui stimule la croissance
démographique à la fois dans les pôles et les
couronnes
figure 2. De 2007 à 2017, le solde
des naissances et des décès est négatif dans
les petites aires où la population est plus âgée,
du centre et du quart sud‑ouest du territoire
mais aussi de la pointe de la Bretagne. Parmi les
aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants,
le solde naturel induit une baisse annuelle
de population qui atteint ou dépasse 0,3 % à
Royan, Monaco‑Menton (partie française), Les
Sables‑d’Olonne, Montluçon, Vichy, Lannion et
Montceau‑les‑Mines.
Le solde migratoire apparent des pôles est
globalement déficitaire, sauf dans le quart
sud‑ouest et la façade atlantique. À l’inverse, les
couronnes sont attractives et les arrivées plus
nombreuses que les départs stimulent leur
croissance sur l’ensemble du territoire, sauf dans
le nord-est et les DOM. Par ailleurs, c’est dans
les communes hors attraction des villes, que le
taux de croissance de la population dû au solde
migratoire est le plus important (+ 0,5 %). Les
différences entre les entrées et les sorties sur le
territoire de l’aire sont déficitaires dans le nord‑est
de la France et dans le centre ainsi que dans les
DOM. Dans ces aires y compris celle de Paris,
l’attractivité des couronnes ne compense pas le
déficit migratoire des pôles. Dans les régions de
la moitié sud et du grand ouest, les habitants qui
s’installent dans les aires sont plus nombreux
que ceux qui les quittent. Seules les aires de
Grenoble, Nice et des vallées alpines voient
partir plus d’habitants qu’elles n’en accueillent.
La contribution de l’excédent migratoire à la
croissance démographique est particulièrement
élevée sur la façade atlantique et en Occitanie où
l’attractivité est effective à la fois au sein des pôles
et des couronnes.
Définitions
Solde naturel, solde migratoire apparent, aire
d’attraction des villes, pôle, couronne : voir Glossaire.
Pour en savoir plus
• « Le dynamisme démographique faiblit entre 2013
et 2018, avec la dégradation du solde naturel », Insee
Focus n° 221, décembre 2020.
• « Aires d’attraction des villes : plus de 15‑29 ans et de
cadres dans les pôles et dans les grandes aires »,
Insee Première n° 1827, novembre 2020.
• « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire
d’attraction d’une ville », Insee Focus n° 211,
octobre 2020.