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99 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 1.4 – Aires d’attraction des villes  1. Aires d’attraction des villes selon le nombre d’habitants en 2017 Champ : France, limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020. Source : Insee, zonage en aires d’attraction des villes 2020.  2. Répartition des communes et de la population selon la taille des aires d’attraction
des villes en 2017   Nombre d’aires Communes Population Nombre Répartition (en %) Nombre Répartition (en %) Aire de Paris 1 1 929 5,5 13 024 518 19,5 700 000 habitants ou plus (hors Paris) 13 2 733 7,8 13 136 668 19,7 200 000 à moins de 700 000 habitants 47 5 698 16,3 15 731 876 23,6 50 000 à moins de 200 000 habitants 126 7 824 22,4 12 295 213 18,4 Moins de 50 000 habitants 512 7 852 22,5 8 125 598 12,2 Communes hors attraction des villes /// 8 932 25,5 4 466 984 6,7 Ensemble 699 34 968 100,0 66 780 857 100,0 /// : absence de résultat due à la nature des choses. Note : pour les aires dont le pôle est situé à l’étranger, la taille est définie à partir de la population totale, tandis que le nombre de communes et le nombre d’habitants se réfèrent à la partie française uniquement. Lecture : en 2017, 47 aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants en France regroupent 16,3 % des communes et 23,6 % des habitants. Champ : France entière, limites territoriales communales en vigueur au 1er janvier 2020. Source : Insee, recensement de la population 2017.  3. Répartition de la population selon la taille des aires d’attraction des villes
et la catégorie des communes en 2017 en % Communes- centres Autres communes en pôle Communes
des couronnes Communes hors attraction des villes Ensemble Aire de Paris 16,8 64,1 19,1 /// 100,0 700 000 habitants ou plus (hors Paris) 27,4 24,5 48,1 /// 100,0 200 000 à moins de 700 000 habitants 30,7 15,4 53,9 /// 100,0 50 000 à moins de 200 000 habitants 34,3 6,0 59,6 /// 100,0 Moins de 50 000 habitants 46,7 6,6 46,7 /// 100,0 Communes hors attraction des villes /// /// /// 100 100,0 Ensemble 27,9 22,9 42,6 6,7 100,0 /// : absence de résultat due à la nature des choses.  Lecture : en 2017, dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants, 30,7 % de la population vit dans une commune-centre. Champ : France, limites territoriales communales en vigueur au 1er janvier 2020. Source : Insee, recensement de la population 2017.

100 La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021 La France est découpée en 305 zones d’emploi dont les tailles varient de moins de 10 000 à plus de 4 millions d’emplois pour celle de Paris.
Une zone d’emploi est un ensemble de communes dans lequel la plupart des actifs résident et travaillent, et où les établissements peuvent trouver l’essentiel de leur main‑d’œuvre. Huit zones d’emploi comptent moins
de 10 000 emplois. Elles sont toutes situées
dans les Antilles ou en Corse. La moitié des zones ont moins de 45 000 emplois
figure 1. L’emploi reste très concentré dans les zones les plus denses. À elle seule, la zone de Paris représente 15 % de l’emploi total. Six autres zones dépassent 400 000 emplois : Lyon, Toulouse, Bordeaux, Marseille, Lille et Nantes. Ces sept zones concentrent 21 % de la population et 28 % de l’emploi total en 2017,
ce qui représente 490 emplois par km 2.
Leur poids a légèrement augmenté depuis 2000 (+ 1,4 point). Les autres groupes ont des
densités d’emploi beaucoup plus faibles,
allant de 90 à 11 emplois par km 2 pour les
plus petites. Par construction, toutes les zones constituées concentrent l’emploi des actifs qui y résident, mais à des degrés différents. Certaines ont un nombre d’emplois plus important que le nombre d’actifs de la zone. Elles ont alors une 1.5 Zones d’emploi fonction de pôle attractif très important. Au contraire, d’autres ont moins d’emplois qu’elles n’hébergent d’actifs occupés et présentent un caractère plus résidentiel
figure 2. Les grandes métropoles ont un ratio nombre d’emplois par actif occupé parmi les plus élevés, car elles attirent de nombreux actifs qui viennent y travailler. À l’inverse, les zones d’emploi autour de Paris ou les zones frontalières ont un ratio inférieur à 0,8, car une part importante de leurs actifs va travailler respectivement à Paris ou de l’autre côté de la frontière. Une zone fait exception, celle de Versailles à l’ouest de Paris qui affiche un ratio supérieur à 1 en raison notamment d’une part importante d’emplois de cadres occupés en grande partie par des actifs résidant dans la zone. La part des cadres augmente avec la taille de la zone, tandis que celle des ouvriers diminue. Ainsi, dans les zones d’emploi de plus de 400 000 emplois, il y a 28 % de cadres et 14 % d’ouvriers, contre 9 % de cadres et 28 % d’ouvriers dans les zones d’emploi de moins de 30 000 emplois
figure 3. Comme pour les ouvriers, la part des artisans et des agriculteurs diminue au fur et à mesure que la taille de la zone augmente. Les zones d’emploi sont également bien adaptées à l’analyse territoriale du chômage
figure 4 ( fiche 3.6). Méthode Ce zonage d’études est régulièrement mis à jour pour tenir compte de l’évolution des économies locales. En 2020, l’Insee et la Dares, service statistique du ministère en charge du travail et de l’emploi, ont révisé ce zonage en s’appuyant sur une méthodologie développée par Eurostat. La méthode repose sur l’analyse des déplacements domicile‑travail et un algorithme qui permet de constituer des agrégations de communes maximisant la part d’actifs qui y résident et travaillent. Cette méthode européenne permet ainsi de se comparer plus facilement entre pays européens. Un autre objectif était d’avoir une méthode la plus homogène possible sur le territoire français. Contrairement aux zones précédentes construites région par région, les nouvelles zones sont issues de critères nationaux de qualité, comme par exemple le taux de stables – qui représentent la part des actifs résidant et travaillant dans la zone sur l’ensemble des actifs résidents – dont l’objectif a été fixé à 70 % pour l’ensemble des zones d’emploi. L’Île‑de‑France a également fait l’objet d’un traitement différent pour tenir compte de la très forte polarisation des flux vers Paris : la part des actifs qui résident et travaillent dans la même zone est inférieure à celles du reste du territoire. Pour éviter d’avoir une seule zone d’emploi qui recouvre la région, une analyse complémentaire a permis de construire un découpage à partir des territoires de projets de la région (Établissement public territorial de la métropole du Grand Paris). Avec cette nouvelle méthode, le nombre d’actifs est plus équilibré entre les zones que dans la précédente nomenclature de 2010. C’est particulièrement vrai autour des grandes métropoles qui, précédemment, avaient tendance à agréger de nombreuses communes. La nouvelle méthode permet de limiter la taille des plus grandes zones d’emploi, laissant ainsi émerger d’autres zones autour de ces grands pôles. Les zones d’emploi sont ainsi plus homogènes qu’avec le zonage de 2010 : il y a moins de zones d’emploi de faible taille et plus de zones d’emploi de taille intermédiaire, comportant entre 30 000 et 100 000 emplois. 101 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 1.5 – Zones d’emploi  1. Population et emploi selon la taille des zones d’emploi Nombre de zones d’emploi Population 2017 Nombre d’emplois
2017 Évolution de l’emploi 2000-2017 (en %) Part de l’emploi total (en %) Densité d’emploi (nombre d’emplois/km²) 2000 2017 Nombre d’emplois Moins de 30 000 95 6 146 573 1 962 978 2,5 7,5 7,0 11,3 De 30 000 à 45 000 59 6 197 708 2 168 851 4,1 8,1 7,8 15,7 De 45 000 à 60 000 37 5 354 065 1 905 453 4,1 7,2 6,8 22,1 De 60 000 à 100 000 57 12 066 499 4 504 723 5,8 16,6 16,2 38,5 De 100 000 à 400 000 50 22 776 808 9 450 980 9,6 33,7 33,9 89,6 Plus de 400 000 7 13 982 686 7 897 764 14,8 26,9 28,3 489,6 Ensemble 305 66 524 339 27 890 749 9,0 100,0 100,0 43,7 Lecture : 95 zones d’emploi ont moins de 30 000 emplois, elles concentrent 6,147 millions d’habitants et 1,963 millions d’emplois. L’emploi a augmenté de 2,5 % entre 2000 et 2017 et sa part dans l’emploi total est passée de 7,5 % à 7,0 %. Champ : France hors Mayotte. Source : Insee, estimations d’emploi, recensement de la population 2017.  2. Nombre d’emplois par actif occupé
par zone d’emploi en 2017 © IGN‑Insee 2021 1,01 1,05 0,95 0,80

Lecture : la zone d’emploi de Toulouse offre plus
de 1,05 emploi par actif occupé qui y réside. Source : Insee, recensement de la population 2017.  3. Catégorie sociale selon la taille des zones d’emploi en 2017 Plus de 400 000 100 000 à 400 000 60 000 à 100 000 45 000 à 60 000 30 000 à 45 000 Moins de 30 000 Nombre d’emplois 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Agriculteurs Artisans Cadres Professions intermédiaires Employés Ouvriers en % de l’emploi total Champ : France. Source : Insee, recensement de la population 2017.  4. Taux de chômage par zone d’emploi
au 4e trimestre 2019 © IGN‑Insee 2021 en % 6 8 10 non disponible Champ : France hors Mayotte. Source : Insee, taux de chômage localisé.

2. Population, logement et territoires Fiches

104 La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021 Au 1er janvier 2020, la France compte 16,1 millions d’habitants jeunes âgés de moins de 20 ans et 13,8 millions de seniors âgés de 65 ans ou plus. Les jeunes représentent ainsi 24,0 % de la population et les seniors, 20,5 %. Parmi les jeunes, les hommes sont plus nombreux que les femmes, puis cela s’inverse avec l’âge, les femmes ayant une espérance de vie plus élevée de près de 6 ans. En 2020, les femmes représentent 48,9 % des jeunes, 51,0 % des personnes âgées de 20 à 64 ans, 56,9 % des seniors et 61,1 % des 75 ans ou plus. La structure par âge de la population varie d’un département à l’autre. Avec une part de seniors supérieure à 26 %, la population est plus âgée dans la majorité des départements du grand quart sud-ouest (jusque la Nièvre et la Saône‑et‑Loire, mais excepté les départements des capitales régionales) ainsi que dans l’Orne, les Côtes d’Armor, les Alpes‑de‑Haute‑Provence et le Var    figure 1. Cela peut résulter, selon les départements, soit d’un afflux de nouveaux retraités en provenance des grandes agglomérations, soit du départ des jeunes non compensé par des arrivées. Trois départements comptent plus de 30 % de seniors : la Nièvre, le Lot et la Creuse ; les habitants âgés de 75 ans ou plus y représentent plus de 14,4 % de la population contre 9,5 % en moyenne nationale. À l’inverse, la population est plus jeune en Guyane (41,5 % de jeunes) et à Mayotte (53,8 %), cette part étant inférieure à 30 % ailleurs,    figure 2. Les départements de la grande couronne de l’Île‑de‑France ainsi que le Nord sont aussi relativement jeunes (plus de 26 % des habitants y ont moins de 20 ans). Enfin, le département de Paris est singulier : les parts de jeunes et de seniors sont parmi les plus faibles de France. Les Parisiens âgés de 20 à 29 ans, souvent étudiants ou en premier emploi, sont en revanche surreprésentés :18,0% contre 11,1 % au niveau national. Entre 2010 et 2020, l’indice de vieillissement augmente de 67 à 86 seniors pour 100 jeunes en France    figure 5. Le vieillissement de la population touche tous les territoires. Cette évolution est plus modérée dans quelques départements. En Seine‑Saint‑Denis, dans
le Val‑de‑Marne, en Haute‑Garonne et dans le Rhône, la population est plutôt jeune et en âge 2.1 Spécificités démographiques en matière d’âge d’avoir des enfants. Dans les Alpes‑Maritimes, en Corrèze et dans le Tarn‑et‑Garonne, les habitants sont plutôt âgés mais la croissance des seniors reste inférieure à la moyenne nationale. En revanche trois départements de la Normandie (Calvados, Eure et Orne) et plus à l’est, la Haute‑Marne, la Meuse, la Haute‑Saône, les Ardennes et les Vosges sont les plus touchés par le vieillissement. Cela résulte d’un double effet : une faible présence de jeunes renforcée par une très forte baisse de leur proportion dans la population entre 2010 et 2020 et un renforcement de la présence de seniors    figures 3 et 4. La population diminue dans ces départements, hormis dans le Calvados et l’Eure. En dix ans, la population a vieilli dans tous les DOM hors Mayotte. L’indice y croît plus fortement qu’en métropole, passant de 32 seniors pour 100 jeunes en 2010 à 53 en 2020. Mais ils ont connu des trajectoires différentes. En Martinique et en Guadeloupe, de nombreux jeunes sont partis en métropole pour finir leurs études ou trouver un premier emploi, et la population qui arrive sur le territoire est moins nombreuse et plus âgée qu’avant. Ainsi, la population en Martinique est désormais plus âgée que dans l’ensemble de la France avec 106 seniors pour 100 jeunes en 2020. Ce phénomène a touché la Guadeloupe plus tardivement et la structure de sa population y est désormais identique à celle de la France. À La Réunion, la population reste plus jeune, mais les écarts se sont fortement réduits. L’excédent des naissances sur les décès soutient toujours la croissance de la population mais à un rythme moins élevé que lors des décennies précédentes. La Guyane et Mayotte restent les deux départements français où la population est la plus jeune en 2020. La population de la Guyane compte 15 seniors pour 100 jeunes et celle
de Mayotte 5 (53,8 % de jeunes contre 2,6 %
de seniors).  Définition L’indice de vieillissement correspond au nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 personnes de moins de 20 ans.