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88 La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021 Pour en savoir plus • Notes et points de conjoncture nationaux. • Notes de conjoncture régionale. • Les tableaux de bord de la conjoncture. • Firlej A., Pawlowski É., « Des conséquences financières du premier confinement plus ou moins marquées selon les territoires », Insee Première n° 1850, avril 2021 • Givord P., Silhol J., « Confinement : des conséquences économiques inégales selon les ménages », Insee Première n° 1822, octobre 2020. • Canonero B., Gidrol J.-C., Mainguené A., « La fréquentation touristique se dégrade en septembre, après avoir repris quelques couleurs en juillet‑août », Insee Focus n° 215, novembre 2020. • Jauneau Y., Vidalenc J., « Durée travaillée et travail à domicile pendant le confinement : des différences marquées selon les professions », Insee Focus n° 207, octobre 2020 • Albouy V., Legleye S., « Conditions de vie pendant le confinement : des écarts selon le niveau de vie et la catégorie socioprofessionnelle », Insee Focus n° 197, juin 2020. • Galiana L. et al., « Retour partiel des mouvements de population avec le déconfinement », Insee Analyses n° 54, juillet 2020. • Le Fillâtre C., Martin J.-P., Koubi D., « Crise sanitaire : plus durement touchée pendant le confinement, l’économie francilienne se redresse ensuite moins vite qu’à l’échelle nationale », Insee Analyses Île‑de‑France n° 121, octobre 2020. • Eblé S., « 563 500 salariés, non‑salariés et intérimaires travaillent dans des secteurs très fortement impactés par la crise sanitaire », Insee Flash Hauts‑de‑France n° 98, juillet 2020. • « Les conséquences économiques de la crise sanitaire dans les Outre‑mer », Note Cerom, mars 2021. • Rouaud P., Sanzeri O., Belle R., « Les employeurs face à la crise sanitaire : arrêt des embauches et recours à l’activité partielle », Insee Analyses Provence‑Alpes‑Côte d’Azur n° 85, juillet 2020. Définition Les activités présentielles sont les activités mises en œuvre localement pour la production de biens et de services visant la satisfaction des besoins de personnes présentes dans la zone, qu’elles soient résidentes ou touristes.

Fiches

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  1. Zonages

92 La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021 La carte communale est restée assez stable pendant de longues années, hormis au début des années 70 avec la loi Marcellin qui a contribué à réduire d’environ 1 300 le nombre de communes. La loi du 16 mars 2015 relative à « l’amélioration du régime de la commune nouvelle, pour des communes fortes et vivantes » marque le début d’un grand mouvement de regroupement (environ 1 700 communes de moins en quatre ans)    figure 1. Depuis 2010, la majorité des communes nouvelles issues de regroupements sont concentrées dans le quart nord-ouest de la France    figure 2, en particulier dans la Manche ou le Maine‑et‑Loire. Quelques communes nouvelles se situent dans le sud du Massif central et dans les départements alpins. Le nord-est
et le sud de la France ne sont quasiment
pas concernés. Le fait intercommunal prend véritablement son essor avec la loi de février 1992 créant les « communautés de communes » et les « communautés de villes ». Il s’agit alors de groupements de communes à fiscalité propre dont les compétences reposent prioritairement sur le développement économique et l’aménagement du territoire. De 1993 à 2010, le nombre d’intercommunalités croît assez régulièrement dans le contexte de la loi de juillet 1999 relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale. Ainsi, alors que 469 établissements publics
de coopération intercommunale (EPCI)
à fiscalité propre existaient en 1993, le maximum est atteint en 2010 avec
2 611 groupements    figure 3. La loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (MAPTAM) de 2014 et celle portant nouvelle 1.1 Communes et établissements publics de coopération intercommunale organisation territoriale de la République (NOTRe) de 2015 aboutissent à réduire fortement le nombre d’EPCI à fiscalité propre en incitant les groupements faiblement peuplés à s’associer pour renforcer les coopérations et mutualisations. En 2020, il n’existe plus que
1 254 EPCI à fiscalité propre    figures 4, contre plus de 2 500 en 2012, mais ils regroupent la totalité des communes, hormis les quatre îles mono‑communales que sont Bréhat, Ouessant, Sein et Yeu. Par comparaison, en 1996, il y avait autant d’EPCI qu’en 2020 mais ils ne regroupaient alors que 37 % des communes et environ 45 % de la population. Depuis les années 2010, les formes juridiques de groupements à fiscalité propre sont globalement stabilisées. Les compétences sont plus ou moins étendues selon la nature juridique. Les communautés de communes ont sept compétences obligatoires : aménagement de l’espace, actions de développement économique (dont promotion du tourisme), gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations, gestion des aires d’accueil des gens du voyage, collecte et traitement des déchets ménagers et assimilés, assainissement des eaux usées, eau (traitement, adduction, distribution). Les compétences eau et assainissement leur ont été confiées début 2020. En plus de ce socle commun, les communautés d’agglomération sont compétentes pour tout ce qui concerne la politique de la ville et le logement. Les communautés urbaines ont également des compétences en matière scolaire et culturelle. Enfin, les métropoles disposent d’une quarantaine de compétences obligatoires qui touchent à la voirie, aux transports et à l’environnement, auparavant du ressort des départements ou des régions.  Définitions Un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre regroupe des communes pour l’exercice de leurs compétences autour d’un projet de développement local. Les EPCI à fiscalité propre regroupent les communautés de communes (CC), les communautés d’agglomération (CA), les communautés urbaines (CU) et les métropoles. Ils disposent du pouvoir fiscal de lever l’impôt. Commune, communauté d’agglomération, communauté urbaine, métropole : voir Glossaire.  Pour en savoir plus • Les collectivités locales en chiffres, édition 2020, DGCL, mai 2020. • « Entre 2019 et 2020, stabilité du nombre de groupements à fiscalité propre et de communes mais recul de 5 % du nombre de syndicats », Bulletin d’information statistique (BIS) n° 143, DGCL, mai 2020. • « Dix ans après la loi de réforme des collectivités territoriales, 34 970 communes dont 774 communes nouvelles », Bulletin d’information statistique (BIS)
n° 130, DGCL, mars 2019.

93 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 1.1 – Communes et établissements publics de coopération intercommunale  1. Nombre de communes en France depuis 1968 au 1er janvier de l'année 1968 1975 1999 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Nombre de communes 37 823 36 407 36 679 36 681 36 658 35 885 35 416 35 357 34 970 34 968 Champ : France. Source : Insee, code officiel géographique.  2. Communes nouvelles créées
depuis 2010 Champ : France métropolitaine. Source : direction générale des collectivités locales (DGCL), Banatic.  3. Nombre de groupements de communes à fiscalité propre 0 500 1 000 1 500 2 000 2 500 3 000 1993 1997 2001 2005 2009 2013 2017 2020 Champ : France. Source : direction générale des collectivités locales (DGCL) au 1er janvier de chaque année, Banatic.  4. Répartition des groupements selon le nombre d’habitants au 1er janvier 2020 Nombre de groupements Population Métropoles Communautés urbaines Communautés d’agglomération Communautés de communes Total EPCI à fiscalité propre Moins de 5 000 habitants /// /// /// 4 4 18 432 De 5 000 à moins de 15 000 /// /// /// 339 339 3 160 673 De 15 000 à moins de 30 000 /// /// 1 431 432 9 402 578 De 30 000 à moins de 50 000 /// /// 18 182 200 7 694 590 De 50 000 à moins de 100 000 /// 2 111 39 152 10 489 121 De 100 000 à moins de 300 000 7 9 87 2 105 16 953 719 300 000 habitants ou plus 14 3 5 /// 22 20 298 4922 Ensemble 21 14 222 997 1 254 /// Population regroupée1 (en millions) 18,0 3,1 23,4 22,1 68,0 2 /// Nombre de communes regroupées 903 658 7 461 25 883 34 964 2 /// /// : absence de résultat due à la nature des choses. 1 Population totale légale en vigueur en 2020 (millésimée 2017). À la différence de la population municipale, la population totale comprend des doubles comptes dès lors que l’on s’intéresse à un ensemble de plusieurs communes. 2 Bien qu’elle soit une collectivité territoriale, la métropole de Lyon est ici prise en compte dans le nombre de communes et dans le nombre d’habitants couverts par un EPCI à fiscalité propre car elle en exerce les compétences. Note : EPCI : établissement public de coopération intercommunale. Lecture : les 21 métropoles regroupent 18 millions d’habitants et 903 communes. Champ : France. Source : direction générale des collectivités locales (DGCL), Banatic.

94 La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021 Au 1er janvier 2020, 2 467 unités urbaines, nouvellement délimitées par l’Insee, façonnent le territoire français, dont près de 2 000 comportent moins de 10 000 habitants
 figure 1. 62 unités urbaines rassemblent plus de 100 000 habitants dont 36 plus de 200 000 habitants. 5 unités urbaines comptent plus d’un million d’habitants, parmi lesquelles l’agglomération parisienne avec 10,8 millions d’habitants. Huit personnes sur dix résident dans une unité urbaine et près de cinq sur dix dans une unité urbaine de plus de 100 000 habitants. La population est concentrée dans les plus grandes unités urbaines : une personne sur six vit dans l’unité urbaine de Paris et une sur quatre dans une unité urbaine de plus de 200 000 habitants (hors celle de Paris). Si elles représentent 80 % du nombre total d’unités urbaines, les unités urbaines de moins de 10 000 habitants n’abritent qu’une minorité de la population : 13 % des habitants, soit moins que dans l’agglomération parisienne. Au niveau régional, la part de la population vivant dans une unité urbaine est la plus faible en Bourgogne‑Franche‑Comté (57 %) et la plus élevée en Île‑de‑France (plus de 99 %) et dans les DOM, hors Guyane (98 % en moyenne). Au niveau départemental, cette proportion varie de 21 % pour la Creuse à plus de 99 % pour les Bouches‑du‑Rhône, Paris et tous les départements de la petite couronne
 figure 2. Certaines régions présentent de forts contrastes entre les départements. En Nouvelle-Aquitaine, la différence entre la Creuse (21 %) et la Gironde (87 %) est de 66 points. En Auvergne‑Rhône‑Alpes, cet écart atteint 60 points entre le Cantal (35 %) et le Rhône (95 %) et en Occitanie, la part de la population vivant dans une unité urbaine dans l’Hérault (89 %) dépasse de 53 points celle du Gers (36 %). Certaines régions sont plus homogènes comme la Corse (3 points d’écart entre les deux départements), l’Île‑de‑France (16 points), la Bretagne (17 points) ou le Centre‑Val de Loire (22 points). La structure de la population par âge varie selon la taille de l’unité urbaine. La part des jeunes adultes augmente avec la taille de l’unité urbaine
 figure 3. Parmi les 2 289 unités urbaines de 2010, 1 952 ont la même composition communale en 2020. Les changements affectant les 337 autres unités urbaines ont pris de multiples formes : 37 ont disparu, 161 ont soit absorbé soit perdu des communes depuis 2010, 26 se sont scindées en 54 nouvelles unités urbaines, 89 se sont regroupées en 43 nouvelles entités. Les 24 unités urbaines restantes engendrent 21 unités urbaines de 2020 selon des mécanismes plus complexes. Par ailleurs, 236 unités urbaines sont apparues sur la période
 figure 4. 124 communes appartenaient à une unité urbaine en 2010 mais plus en 2020 : 52 composent les 37 unités urbaines de 2010 qui disparaissent et 72 sont détachées d’unités urbaines existantes. Inversement, 520 communes appartiennent à une unité urbaine en 2020, mais pas en 2010 : 187 sont intégrées dans des unités urbaines existantes, les 333 restantes contribuent à l’apparition des 236 nouvelles unités urbaines. Au final, 7 580 communes appartiennent à une unité urbaine en 2020 contre 7 184 en 2010. En 2017, 79,2 % de la population vit dans une unité urbaine 2020 contre 78,5 % mesuré dix ans auparavant pour les unités urbaines 2010. Sur la période, la population augmente de 4,2 % dans les 7 060 communes qui sont dans une unité urbaine en 2010 et en 2020. Les 520 communes appartenant nouvellement à une unité urbaine 2020 apportent 860 000 nouveaux habitants tandis que 163 000 personnes habitent les communes n’appartenant plus à une unité urbaine. Les communes qui se sont intégrées aux unités urbaines entre 2010 et 2020 sont caractérisées par un rythme de croissance élevé de leur population, s’établissant à 16,2 % en 10 ans. En France, l’augmentation a été de 4,7 % sur la période. 1.2 Unités urbaines  Définitions La notion d’unité urbaine repose sur la continuité du bâti et le nombre d’habitants. Il s’agit d’une commune ou d’un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) qui compte au moins 2 000 habitants.  Pour en savoir plus • « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », Insee Focus n° 210, octobre 2020. • « Les zonages d’étude de l’Insee – Une histoire des zonages supracommunaux définis à des fins statistiques », Insee Méthodes n° 129, mars 2015. • « Le découpage en unités urbaines de 2010 », Insee Première n° 1364, août 2011.