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95 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 1.2 – Unités urbaines  1. Répartition de la population française en 2017 selon la taille de l’unité urbaine Population Part (en %) Nombre d’unités urbaines Nombre de communes Agglomération de Paris 10 785 092 16,1 1 411 200 000 à 1 999 999 habitants 16 824 170 25,2 35 1 325 100 000 à 199 999 habitants 3 819 001 5,7 26 333 50 000 à 99 999 habitants 5 052 310 7,6 72 641 20 000 à 49 999 habitants 4 358 378 6,5 144 813 10 000 à 19 999 habitants 3 368 678 5,0 242 798 5 000 à 9 999 habitants 4 225 139 6,3 612 1 268 2 000 à 4 999 habitants 4 428 918 6,6 1 335 1 991 Hors unité urbaine 13 919 171 20,8 /// 27 388 Ensemble 66 780 857 100,0 2 467 34 968 /// : absence de résultat due à la nature des choses. Lecture : 7 % de la population vit dans les 1 991 communes qui composent les 1 335 unités urbaines de 2 000 à 4 999 habitants. Champ : France. Source : Insee, recensement de la population 2017, composition communale des unités urbaines 2020.  3. Part des jeunes adultes et des seniors dans la population en 2017 selon la taille de l’unité urbaine Hors unité urbaine 2 000 à 4 999 habitants 5 000 à 9 999 habitants 10 000 à 19 999 habitants 20 000 à 49 999 habitants 50 000 à 99 999 habitants 100 000 à 199 999 habitants 200 000 à 1 999 999 habitants Agglomération de Paris 0 5 10 15 20 25 30 60 ans ou plus 18 à 29 ans en % Lecture : en 2017, 17 % des habitants de l’agglomération de Paris ont de 18 à 29 ans. Champ : France hors Mayotte. Source : Insee, RP 2017, composition communale des unités urbaines 2020.  2. Part de la population française en 2017 vivant dans une unité urbaine © IGN‑ Insee 2021 en % 30 40 50 60 70 80 90 Lecture : en 2017, dans l’Ain, 67 % des habitants vivent dans une unité urbaine. Source : Insee, recensement de la population 2017, composition communale des unités urbaines 2020.  4. Passage des unités urbaines (UU) 2010 aux unités urbaines 2020 Unités urbaines de 2010 Unités urbaines de 2020 UU disparues 37 UU apparues 236 UU à périmètre
communal identique 1 952 UU absorbant une commune ou plus 113 UU perdant une commune ou plus 48 Scissions de UU 26 54 Fusions de UU 89 43 Changements complexes 24 21 Ensemble 2 289 2 467 Lecture : 89 unités urbaines de 2010 fusionnent pour donner 43 unités urbaines de 2020. Champ : France. Source : Insee, composition communale des unités urbaines 2020.

96 La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021 La grille de densité caractérise les communes en fonction de la répartition de la population sur leur territoire. Définie en 2011 par Eurostat, cette grille permet de comparer le degré d’urbanisation des pays européens, avec une méthodologie homogène. Plus la population est concentrée et nombreuse, plus la commune est considérée comme dense. La méthode retenue est relativement indépendante des découpages administratifs de chaque pays. En effet, l’appartenance à un niveau de la grille n’est pas liée à la densité moyenne de population calculée sur l’ensemble de la commune (incluant les surfaces non habitées comme les forêts, la montagne et les champs) ; la définition retenue par l’Union européenne prend en compte la présence au sein de la commune de zones concentrant un grand nombre d’habitants sur une faible surface. Ces zones denses sont déterminées à partir d’un découpage du territoire en carreaux de 1 km de côté. Une commune dont plus de la moitié de la population habite dans une zone dense est qualifiée de « dense ». L’analyse du territoire est naturellement plus fine dans les pays qui comportent des communes de petite taille. Il s’agit d’une approche dite « morphologique », complémentaire des approches « fonctionnelles » qui, elles, analysent les liens entre territoires (aires d’attraction des villes, zones d’emploi, bassins de vie). La grille européenne définit trois niveaux de densité : les communes densément peuplées, les communes de densité intermédiaire et les communes rurales. Au niveau français, les communes rurales sont réparties entre les communes peu denses et les communes très peu denses, pour affiner la description des territoires faiblement peuplés. En France, en 2017, 25 millions d’habitants vivent dans des communes densément peuplées, soit 38 % de la population. Ces 774 communes denses représentent 2 % des communes françaises. Les communes de densité intermédiaire rassemblent 29 % de la population au sein de 10 % des communes françaises. Sur le reste du territoire, 30 775 communes sont rurales (peu denses ou très peu denses) : elles représentent 88 % de l’ensemble des communes de France et 89 % de la superficie du territoire. 29 % de la population française vit dans les communes peu denses et 4 % dans les communes très peu denses    figures 1 et 2. 1.3 Grille de densité communale  Pour en savoir plus • « Une croissance démographique marquée dans les espaces peu denses », Insee Focus n° 177, décembre 2019. • « 38 % de la population française vit dans une commune densément peuplée », Insee Focus n° 169, novembre 2019. • « Une nouvelle approche sur les espaces à faible et forte densité », in La France et ses territoires, coll. « Insee Références », édition 2015. En métropole, cinq régions comptent plus du quart de leur population dans des communes denses : Île‑de‑France (86 %), Provence‑Alpes‑Côte d’Azur (48 %), Hauts‑de‑France (32 %), Auvergne‑Rhône‑Alpes (30 %) et Grand Est (27 %). À l’inverse, dans six régions métropolitaines, la part d’habitants vivant dans des communes très peu denses est plus importante que la moyenne nationale : la Bourgogne‑Franche‑Comté (11 %), la Corse (9 %), suivies du Centre‑Val de Loire, de la Nouvelle‑Aquitaine, de l’Occitanie et du Grand Est (toutes situées entre 6 % et 7 %). Dans les DOM, où la taille moyenne des communes est plus élevée qu’en France métropolitaine, la répartition de la population et des communes selon la grille de densité se distingue nettement de la métropole. En Guyane, les communes denses et de densité intermédiaire concentrent une proportion de la population proche de la moyenne métropolitaine. Dans les autres DOM, la part de la population vivant dans les communes denses et de densité intermédiaire est supérieure à 80 %. À l’inverse, les communes très peu denses sont rares dans les DOM : la Guyane en compte quatre (qui représentent seulement 1 % de sa population et 14 % du territoire) et les autres DOM n’en ont aucune    figure 3. 33 % de la population française vit dans des communes rurales, soit une part plus importante que la moyenne européenne (27 % en 2018 pour l’Union européenne à 28 pays). Dans la plupart des pays frontaliers de la France, la part de la population vivant dans des communes rurales est inférieure : 18 % en Suisse et en Belgique, 23 % en Allemagne, 25 % en Italie et 26 % en Espagne. Le Luxembourg est le seul des voisins de la France à présenter une part plus importante de sa population dans ce type de communes (41 %).

97 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 1.3 – Grille de densité communale  1. Grille de densité communale Champ : France, limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020. Source : Insee, recensement de la population 2017.  2. Répartition des communes et de la population selon la densité des communes en 2017   Communes Population Superficie Nombre Répartition (en %) Nombre Répartition (en %) En km² Répartition (en %) Communes denses 774 2,2 25 328 338 37,9 9 786 1,5 Communes de densité intermédiaire 3 419 9,8 19 571 931 29,3 62 674 9,8 Communes peu denses 18 763 53,7 19 492 576 29,2 378 900 59,4 Communes très peu denses 12 012 34,3 2 388 012 3,6 186 966 29,3 Ensemble 34 968 100 66 780 857 100,0 638 326 100,0 Lecture : en 2017, 3 419 communes françaises (soit 9,8 % des communes) sont de densité intermédiaire. Elles représentent 29,3 % de la population française. Champ : France, limites territoriales communales en vigueur au 1er janvier 2020. Sources : Insee, recensement de la population 2017, IGN : BDTopo 2020.  3. Répartition de la population selon la densité des communes en 2017 en % Communes denses Communes de densité intermédiaire Communes peu denses Communes très peu denses 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Île-de-France Provence-Alpes-Côte d'Azur Hauts-de-France Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Occitanie Centre-Val de Loire Normandie Pays de la Loire Nouvelle-Aquitaine Bretagne Bourgogne-Franche-Comté Corse Martinique Mayotte La Réunion Guyane Guadeloupe France de province (hors DOM) France métropolitaine DOM France Lecture : en 2017, 32 % des habitants des Hauts-de-France résident dans des communes denses. Champ : France, limites territoriales communales en vigueur au 1er janvier 2020. Source : Insee, recensement de la population 2017.

98 La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021 Le zonage en aires d’attraction des villes 2020 définit l’étendue de l’influence d’une ville sur les communes environnantes. Une aire est composée d’un pôle, défini à partir de critères de densité de population, de population totale et d’emploi, et d’une couronne, constituée des communes dont au moins 15 % des actifs occupés travaillent dans le pôle. Au sein du pôle, la commune la plus peuplée est appelée commune‑centre. Dans certains cas, dont Paris, l’aire peut comprendre plusieurs pôles. Les aires d’attraction des villes sont des entités économiques cohérentes. Une politique publique ciblée sur un pôle pourra avoir
des conséquences sur l’ensemble de l’aire.
Cette approche fonctionnelle de la ville permet d’étudier les disparités territoriales selon deux dimensions : la taille de l’aire et la distinction entre centre et périphérie. La définition des plus grandes aires d’attraction des villes est cohérente avec celle des cities et « aires urbaines fonctionnelles » utilisées par Eurostat et l’OCDE pour analyser le fonctionnement des villes. Ce zonage facilite ainsi les comparaisons internationales et permet de visualiser l’influence en France des grandes villes étrangères. Ainsi, sept aires sur le territoire français ont pour commune‑centre une ville localisée à l’étranger (Bâle, Charleroi, Genève, Lausanne, Luxembourg, Monaco et Sarrebruck). En France, 93 % de la population vit dans l’une des 699 aires d’attraction des villes, dont 682 aires en France métropolitaine et 17 aires dans les DOM    figure 1. Avec 13 millions d’habitants, l’aire d’attraction de Paris concentre à elle seule près d’un habitant sur cinq. Treize autres très grandes aires comptent 700 000 habitants ou plus : Lyon, Marseille‑Aix‑en‑Provence, Lille, Toulouse, Bordeaux, Genève‑Annemasse, Nantes, Luxembourg, Strasbourg, Sarrebruck, Montpellier, Rennes et Grenoble    figure 2. 1.4 Aires d’attraction des villes  Définitions Aire d’attraction d’une ville, pôle, couronne, commune‑centre, commune hors attraction des villes, très grande aire, grande aire, moyenne aire, petite aire : voir Glossaire.  Pour en savoir plus • « Aires d’attraction des villes : plus de 15‑29 ans et
de cadres dans les pôles et dans les grandes aires »,
Insee Première n° 1827, novembre 2020. • « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », Insee Focus n° 211, octobre 2020. Les 14 très grandes aires et les 47 grandes aires (200 000 à moins de 700 000 habitants) représentent ensemble 30 % des communes et accueillent 63 % de la population. Sur l’ensemble des aires, la population est plus présente dans les pôles (51 % de la population) que dans les couronnes (43 %). Les communes hors attraction des villes regroupent, elles, moins de 7 % de la population. Au sein des aires, la répartition de la population entre les pôles et les couronnes varie selon la taille de l’aire. Par ailleurs, le poids de la commune‑centre par rapport au reste du pôle est d’autant plus important que l’aire est petite    figure 3. Les cadres et les professions intellectuelles supérieures sont fortement représentés dans les pôles : 12 % des personnes de 15 ans ou plus vivant dans les pôles, 7 % dans les couronnes et 4 % dans les communes hors attraction des villes. Ce phénomène s’intensifie dans les très grandes aires : 20 % dans les communes‑centres et 15 % dans les autres communes en pôle. Dans six très grandes aires, les cadres représentent plus de 12 % de la population de 15 ans ou plus : Paris, Toulouse, Grenoble, Nantes, Lyon et Rennes. En revanche leur présence diminue avec la taille de l’aire : 8 % dans les grandes aires et moins de 6 % dans les moyennes aires (50 000 à moins de 200 000 habitants) et petites aires (moins de 50 000 habitants). Les ouvriers ont une localisation moins centrale, les pôles d’emplois industriels étant souvent situés en périphérie. Plus l’aire est grande, moins les ouvriers sont présents : ils ne représentent que 10 % des 15 ans ou plus dans les très grandes aires et 15 % dans les petites aires. Les employés sont représentés de façon homogène dans toutes les catégories de commune, quelle que soit la taille de l’aire, avec une présence moindre dans les communes‑centres des très grandes aires. La part des professions intermédiaires décroît avec la taille de l’aire.