133 Insee Références – Édition 2021 – Fiche 3.7 – Niveaux de diplômes des jeunes 1. Part des diplômés du supérieur parmi les 25-34 ans qui ne sont pas en études b. En 2007 © IGN – Insee 2021 en % 23 33 47 58 non disponible Champ : jeunes de 25 à 34 ans vivant en France hors Mayotte non inscrits dans un établissement d’enseignement. Source : Insee, recensement de la population 2007, exploitation principale. 2. Part des peu ou pas diplômés parmi les 16-24 ans qui ne sont pas en études b. En 2007 © IGN – Insee 2021 en % 19 22 25 52 non disponible Champ : jeunes de 16 à 24 ans vivant en France hors Mayotte non inscrits dans un établissement d’enseignement. Source : Insee, recensement de la population 2007, exploitation principale. a. En 2017 © IGN – Insee 2021 en % 23 33 47 58 Champ : jeunes de 25 à 34 ans vivant en France non inscrits dans un établissement d’enseignement. Source : Insee, recensement de la population 2017, exploitation principale. a. En 2017 © IGN – Insee 2021 en % 19 22 25 52 Champ : jeunes de 16 à 24 ans vivant en France non inscrits dans un établissement d’enseignement. Source : Insee, recensement de la population 2017, exploitation principale.
134 La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021 En 2017, la dépense intérieure de recherche et développement expérimental (DIRD) s’établit à 50,2 milliards d’euros. Les dépenses des entreprises (DIRDE) implantées en France sont de 33,0 milliards d’euros. L’Île‑de‑France en représente la plus grande part (42 %, soit 13,9 milliards d’euros) figure 1. Les dépenses des administrations (DIRDA) s’élèvent à 17,1 milliards d’euros, dont 37 % effectuées en Île‑de‑France, soit 6,4 milliards d’euros. L’Île‑de‑France, Auvergne‑Rhône‑Alpes, Occitanie et Provence‑Alpes‑Côte d’Azur sont les quatre régions les plus actives en matière de recherche et développement expérimental (R&D) : elles représentent 73 % de la DIRD (74 % de la DIRDE et 72 % de la DIRDA). En France, l’effort de recherche mesuré par le ratio DIRD/PIB s’élève à 2,19 %. Quatre régions se situent au‑dessus du niveau national : l’Occitanie (3,51 %), l’Île‑de‑France (2,86 %), Auvergne‑Rhône‑Alpes (2,64 %) et la région Provence‑Alpes‑Côte d’Azur (2,24 %) figure 2. Seules trois d’entre elles présentent un effort de recherche des entreprises supérieur à l’effort national : il atteint 2,08 % en Occitanie, 1,96 % en Île‑de‑France et 1,83 % en région Auvergne‑Rhône‑Alpes, contre 1,44 % au niveau 3.8 Recherche et développement expérimental Définitions Les travaux de Recherche et développement expérimental (R&D) ont été définis et codifiés par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ils englobent les travaux de création entrepris de façon systématique en vue d'accroître la somme des connaissances. Ils regroupent de façon exclusive les activités suivantes : la recherche fondamentale, la recherche appliquée, le développement expérimental. Les entreprises désignent les entreprises implantées sur le territoire français exécutant des travaux de R&D en interne. L’enquête est exhaustive pour les entreprises ayant des dépenses intérieures de R&D supérieures à 0,4 milliard d’euros et échantillonnée pour les autres. Les administrations désignent les organismes publics de recherche (EPST et EPIC), les services ministériels et les autres établissements publics ; les établissements d’enseignement supérieur et de recherche sous tutelle simple avec le ministère en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche, les autres établissements d’enseignement supérieur et de recherche, les centres hospitaliers universitaires et les centres de lutte contre le cancer ; les associations et les fondations. Seules les institutions sans but lucratif (ISBL) Pasteur, Curie, l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles) et l’INTS (Institut national de la transfusion sanguine), sont prises en compte en raison d’un manque de disponibilité de la localisation géographique des activités de R&D pour les autres ISBL. national. Ces trois régions se situent également au‑dessus du niveau national quant à l’effort de recherche des administrations : il est de 1,43 % pour l’Occitanie, de 0,89 % pour l’Île‑de‑France et de 0,81 % pour la région Auvergne‑Rhône‑Alpes, contre 0,75 % au niveau national. De même, l’effort de recherche des administrations de la région Provence‑Alpes‑Côte d’Azur se situe à 0,90 %. Fin 2017, la France emploie 611 500 personnes physiques dans le secteur de la R&D, dont 412 400 chercheurs et ingénieurs de R&D (y compris doctorants) figure 3. Une large majorité d’entre elles sont présentes dans les entreprises, aussi bien pour l’ensemble des effectifs de R&D (63 %) que pour les chercheurs (62 %). C’est en Île‑de‑France que les personnels de R&D sont les plus nombreux avec 222 200 personnes dont 163 600 chercheurs. En 2017, les effectifs de R&D représentent 2,0 % de la population active âgée de 15 à 64 ans, cette proportion étant de 1,3 % pour les chercheurs. Cette part varie sensiblement d’une région à l’autre, passant de 0,4 % dans les départements et les collectivités d’outre‑mer et en Corse jusqu’à 3,6 % en Île‑de‑France figure 4.
135
Insee Références – Édition 2021 – Fiche 3.8 – Recherche et développement expérimental
1. Dépense intérieure de recherche et
développement expérimental en 2017
0
6
12
18
24
Île‑de‑France
Auvergne‑Rhône‑Alpes
Occitanie
Provence‑Alpes Côte d’Azur
Nouvelle‑Aquitaine
Grand Est
Bretagne
Hauts‑de‑France
Pays de la Loire
Centre‑Val de Loire
Normandie
Bourgogne‑Franche‑Comté
DOM‑COM
Corse
en milliards d’euros
Entreprises
Administrations
Champ : France, entreprises et administrations (seules les
institutions sans but lucratif (ISBL) Pasteur, Curie, l'INRS et
l'INTS sont prises en compte).
Source : Mesri-Sies (données semi-définitives).
2. Effort de recherche en 2017
© 2021 MESRI‑SIES
en %
1,4
1,9
2,9
Champ : France métropolitaine, ensemble des entreprises
et administrations (seules les institutions sans but lucratif
(ISBL) Pasteur, Curie, l'INRS et l'INTS sont prises en compte).
Sources : Insee ; Mesri-Sies (données semi-définitives).
3. Effectifs de R&D
au 31 décembre 2017
0
50
100
150
200
250
Île‑de‑France
Auvergne‑Rhône‑Alpes
Occitanie
Provence‑Alpes Côte d'Azur
Nouvelle‑Aquitaine
Grand Est
Pays de la Loire
Bretagne
Hauts‑de‑France
Normandie
Bourgogne‑Franche‑Comté
Centre‑Val de Loire
DOM et COM
Corse
Chercheurs
Techniciens et
personnel support R&D
en milliers
Note : personnes physiques.
Champ : France, ensemble des entreprises et
administrations (seules les institutions sans but lucratif
(ISBL) Pasteur, Curie, l'INRS et l'INTS sont prises en
compte).
Source : Mesri-Sies (données semi-définitives).
4. Part de la population active participant
à des activités de R&D en 2017
0
1
2
3
4
en %
Île‑de‑France
Occitanie
Auvergne‑Rhône‑Alpes
Provence‑Alpes‑Côte d’Azur
France
Bretagne
Pays de la Loire
Bourgogne‑Franche‑Comté
Nouvelle‑Aquitaine
Centre‑Val de Loire
Grand Est
Normandie
Hauts‑de‑France
DOM et COM
Corse
Chercheurs
Techniciens
et personnel
support R&D
Note : personnes physiques.
Champ : France, population active de 15 à 64 ans,
ensemble des entreprises et administrations (seules les
institutions sans but lucratif (ISBL) Pasteur, Curie, l'INRS et
l'INTS sont prises en compte).
Sources : Insee ; Mesri-Sies (données semi-définitives).
136
La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021
En 2017, en France hors Mayotte, 6,4 millions
de salariés en équivalent temps plein (ETP)
travaillent dans des firmes multinationales
dans les secteurs marchands non agricoles,
dans 207 500 établissements.
Les multinationales sont le plus souvent des
entreprises de grande taille constituées de
plusieurs établissements qui peuvent être
dispersés sur le territoire. Ainsi, des petits
établissements peuvent être rattachés à des
multinationales dans des zones éloignées
des principaux pôles économiques. Néanmoins,
les emplois des firmes multinationales sont
très concentrés dans les zones d’emploi des
grands pôles économiques. Paris rassemble
1,3 million de salariés, soit 21 % de l’emploi des
multinationales, pour 17,4 % de l’emploi total.
Huit autres zones d’emploi en comptabilisent
ensemble autant, celles de Lyon, Toulouse,
Roissy, Lille, Versailles‑Saint‑Quentin, Bordeaux,
Marseille et Nantes.
Globalement, près d’un emploi salarié sur
deux en France relève d’une multinationale
dans les secteurs marchands. Dans les zones
d’emploi de Versailles ou Roissy, cette part
dépasse les 60 %
figure 1. Les firmes
multinationales jouent aussi un rôle important
dans l’économie locale de zones d’emploi plus
petites : à Bollène‑Pierrelatte, Bagnols‑sur‑Cèze,
Sablé‑sur‑Sarthe, Châtellerault, Gien ou
Segré‑en‑Anjou Bleu, elles génèrent de 55 % à
63 % de l’emploi salarié marchand local.
Un quart de l’emploi des multinationales est
porté par des firmes étrangères
figure 2.
Celles‑ci sont fortement implantées en
Île‑de‑France où les zones d’emploi de Paris,
Roissy, Marne‑la‑Vallée, Versailles‑Saint‑Quentin
et Saclay rassemblent 30 % des emplois salariés
des multinationales étrangères. Elles sont aussi
présentes dans les Hauts‑de‑France, le Grand Est
et en Auvergne‑Rhône‑Alpes mais peu présentes
dans l’Ouest et le sud de la France, les DOM et
la Corse. Dans le Grand Est, la zone d’emploi de
Strasbourg, frontalière de l’Allemagne, compte
37 000 emplois dépendants de multinationales
étrangères, principalement allemandes. Dans
cette région, les zones d’emploi, de tailles
nettement moins importantes, de Saint‑Louis,
Haguenau, Saint‑Avold, Sarrebourg, Forbach
3.9 Firmes multinationales et territoires
Définitions
Une firme multinationale est un groupe de sociétés
ayant au moins une unité légale en France et une à
l’étranger. Si le centre de décision est situé en France,
la multinationale est française, sinon elle est étrangère.
Les activités présentielles sont les activités mises en
œuvre localement pour la production de biens et de
services visant la satisfaction des besoins de personnes
présentes dans la zone, qu’elles soient résidentes ou
touristes. Les activités productives sont déterminées
par différence. Il s’agit des activités qui produisent des
biens majoritairement consommés hors de la zone et
des activités de services tournées principalement vers
les entreprises.
Zone d’emploi : voir Glossaire.
comptent plus de 30 % d’emplois dans des
multinationales étrangères.
Les firmes américaines contrôlent le plus
d’emplois (390 000 salariés). Elles sont très
implantées à Paris, Marne‑la‑Vallée, Lyon,
Versailles‑Saint‑Quentin et Saclay mais aussi
dans toutes les grandes agglomérations
françaises. Les multinationales allemandes
arrivent en seconde position avec près de
300 000 salariés. L’influence de l’Allemagne
est importante aussi dans le Nord à Lille, Lens,
Compiègne et Dunkerque aux côtés des firmes
belges ou britanniques. À Lyon et Grenoble,
les multinationales suisses comptent au total
15 000 emplois. Si les effets frontaliers sont
importants au nord et à l’est, l’Italie et l’Espagne
pèsent peu dans les zones d’emploi proches de
leurs frontières.
Les multinationales étrangères sont peu
présentes dans les activités présentielles
(20 % de leurs emplois)
figure 3, elles sont
néanmoins assez actives dans le commerce de
détail (180 000 salariés). Les multinationales
françaises sont davantage présentes dans ces
activités présentielles (42 % de leurs emplois),
surtout dans le commerce de détail, les travaux
de construction, la restauration et l’hébergement
ainsi que la santé. Dans les activités
productives
figure 4, les multinationales ont
souvent une activité industrielle, elles sont donc
plus présentes dans le nord de la France où ces
activités sont historiquement implantées.
137
Insee Références – Édition 2021 – Fiche 3.9 – Firmes multinationales et territoires
1. Part des firmes multinationales
dans l’emploi salarié en 2017
© IGN‑Insee 2021
en %
47,0
35,9
23,6
non disponible
Lecture : 35 % des emplois marchands non agricoles
de la zone d’emploi d’Alençon dépendent de firmes
multinationales.
Champ : France hors Mayotte, salariés des firmes
multinationales des secteurs marchands non agricoles.
Source : Insee, Lifi, Flores 2017.
2. Part des firmes multinationales
étrangères dans l’emploi salarié en 2017
© IGN‑Insee 2021
en %
23,1
14,2
7,8
non disponible
Lecture : 6 % des emplois marchands non agricoles
de la zone d’emploi d’Alençon dépendent de firmes
multinationales étrangères.
Champ : France hors Mayotte, salariés des firmes
multinationales des secteurs marchands non agricoles.
Source : Insee, Lifi, Flores 2017.
3. Part des firmes multinationales
dans l’emploi présentiel en 2017
© IGN‑Insee 2021
en %
44,8
32,2
20,2
non disponible
Lecture : 23 % des emplois présentiels de la zone d’emploi
d’Alençon dépendent de firmes multinationales.
Champ : France hors Mayotte, salariés des firmes
multinationales des secteurs marchands non agricoles.
Source : Insee, Lifi, Flores 2017.
4. Part des firmes multinationales
dans l’emploi productif en 2017
© IGN‑Insee 2021
en %
59,9
47,7
30,2
non disponible
Lecture : 49 % des emplois productifs de la zone d’emploi
d’Alençon dépendent de firmes multinationales.
Champ : France hors Mayotte, salariés des firmes
multinationales des secteurs marchands non agricoles.
Source : Insee, Lifi, Flores 2017.