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15 Insee Références – Édition 2024 – Vue d’ensemble – Un panorama de l’agriculture en France en 2010), tandis que l’emploi familial, fréquent dans les exploitations, diminue au profit de salariés permanents non familiaux. Dans les ménages agricoles, il est fréquent que l’un des conjoints travaille en dehors de l’exploitation, et hors activité agricole, ce qui permet de diversifier les sources de revenus    encadré 2. Le travail saisonnier est par ailleurs fréquent dans l’agriculture (11 % des ETP agricoles, en 2020 comme en 2010), notamment en cultures fruitières (où 41 % des ETP en 2020 sont des saisonniers), en maraîchage et horticulture (26 %), et viticulture (16 %) [Givois, 2023]    fiche 2.5. L’activité agricole est associée à des conditions de travail spécifiques    fiche 2.6 : salariés agricoles et chefs d’exploitation travaillent davantage en position debout ou dans des postures fatigantes ou pénibles que les autres salariés et indépendants, ils portent plus souvent des charges lourdes et subissent davantage de secousses ou vibrations. Ils sont aussi davantage exposés à des risques physiques liés notamment au bruit intense ou aux poussières. Les exploitants travaillent fréquemment les week‑ends ou sans s’accorder de jours de repos pendant 48 heures consécutives. Ils sont nombreux à travailler au‑delà de 40 heures par semaine. Les exploitants agricoles sont de plus en plus diplômés : en 2020, 55 % d’entre eux ont au moins le baccalauréat et 27 % un diplôme de l’enseignement supérieur [Agreste, 2023]    fiche 2.7, contre respectivement 38 % et 17 % en 2010 [Forget et al., 2019 ; Agreste 2023]. Les pratiques culturales face aux enjeux de la transition écologique Les écosystèmes agricoles rendent de nombreux services aux agriculteurs et à la société. Cependant, les activités agricoles fragilisent aussi ces écosystèmes. L’agriculture est le premier émetteur d’ammoniac dans l’air et les intrants agricoles peuvent être des sources de pollution des eaux et des sols [Antoni et al., 2024, dans cet ouvrage]. Restrictions d’eau et risques climatiques causent à leur tour des pertes de rendement agricole. Conscients des enjeux, les agriculteurs s’engagent de plus en plus vers des pratiques agricoles plus soucieuses de l’environnement : 36 000 exploitations sont certifiées à Haute Valeur Environnementale au 1er janvier 2023 et plus de 60 000 exploitations sont engagées dans une démarche de production dite biologique (soit 14 % des exploitations), un nombre multiplié par 2,5 en dix ans [Agence Bio, 2023]    figure 6. La part de la surface agricole conduite en  6. Surface cultivée en agriculture biologique et nombre d’exploitations depuis 1995 0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000 70 000 0 500 1 000 1 500 2 000 2 500 3 000 3 500 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016 2018 2020 2022 nombre d'exploitations surface, en milliers d'hectares Surfaces certifiées AB Surfaces en conversion AB AB : Agriculture Biologique ; SAU : Surface Agricole Utilisée. Note : Les données pour Mayotte ne sont disponibles qu'à partir de 2016. Les SAU en agriculture biologique représentent 10,7 % de la SAU totale en 2022. Lecture : En 2022, la France compte 60 483 exploitations agricoles engagées dans une démarche de production biologique. 2,43 millions d’hectares sont certifiés en agriculture biologique et 0,44 million d’hectares en conversion vers l’agriculture biologique. Champ : France. Source : Agence Bio.

16 Transformations de l’agriculture et des consommations alimentaires – Insee Références – Édition 2024 agriculture biologique augmente et représente désormais 11 % de la surface agricole utilisée (SAU). Les exploitations en agriculture biologique sont plus petites que celles en agriculture conventionnelle. Elles affichent généralement des résultats économiques par unité de production (hectare ou unité de cheptel) supérieurs [Devauvre, 2024, dans cet ouvrage] mais les résultats économiques par exploitant ne le sont pas toujours, du fait de la plus petite taille des exploitations. D’autres pratiques ont également évolué, notamment le recours aux produits phytosanitaires. En arboriculture (vergers) notamment, la quantité moyenne de substances actives appliquée par hectare a baissé de 15 % entre 2012 et 2018 [Espinosa, 2023]. Au sein de ces substances actives, la quantité de celles issues de produits de biocontrôle (produits phytopharmaceutiques utilisant des mécanismes naturels) a augmenté, pour devenir majoritaire en 2018. Dans le même temps, les quantités appliquées de substances actives classées cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR) ont diminué de 29 %. Ces évolutions s’expliquent notamment par le retrait sur le marché d’un certain nombre de produits particulièrement toxiques pour la santé et par l’augmentation du recours à des produits de biocontrôle. Les aléas climatiques, les vagues de chaleur et les épisodes de sécheresse renforcent la problématique de l’accès et de la consommation d’eau pour l’agriculture, essentiellement consacrée à l’irrigation des cultures (et dans une moindre mesure à l’abreuvement des animaux ou au nettoyage des installations)    fiche 4.2. La consommation d’eau varie quant à elle selon les années, en fonction des conditions climatiques. La gestion de l’eau, et plus globalement l’adaptation des cultures et pratiques face aux conséquences du changement climatique, sont ainsi un enjeu important des années à venir pour l’agriculture. Encadré 1 – Plus de 20 % des dépenses de consommation des ménages pour l’alimentation Les ménages consacrent en moyenne autour de 21 % de leurs dépenses de consommation à l’achat de produits alimentaires (y compris boissons et restauration hors domicile), proportion relativement stable depuis la fin des années 1990. Un quart des dépenses alimentaires est consacré à la restauration hors domicile (restaurant, cantine, etc.) [Insee, 2023a]. La structure des dépenses de consommation à domicile par grands groupes de produits a évolué lentement ces dix dernières années [Samson, 2024, dans cet ouvrage]. La viande représente toujours le principal poste de dépenses en produits alimentaires pour la consommation à domicile. D’après l’Insee, les ménages y consacrent 19 % de leur budget alimentaire en 2022 (viandes y compris plats préparés) devant les produits du rayon « pains et céréales » (17 %, y compris pâtes alimentaires, riz, etc.), les produits laitiers et les boissons alcoolisés (11 % à 12 % chacun), les légumes (9 %, frais ou préparés), les fruits et les produits sucrés (7 % chacun) [Insee, 2023a]. La part du budget alimentaire consacré à la viande toutefois diminue en dix ans (‑3 points), tandis qu’augmentent celles des « pains et céréales » (+3 points), des légumes (+2 points) et des fruits (+1 point). Les évolutions sont plus marquées en volume, avec notamment ‑6 % en dix ans sur la consommation de viande et de produits laitiers [Insee, 2023a]. Le choix des produits dans chaque catégorie alimentaire est assez sensible au prix. Si le porc reste en tête des viandes les plus consommées (38 % du volume de viande consommée en 2022 à domicile ou hors domicile), le poulet dépasse pour la première fois en 2022 la consommation de viande bovine (26 %) [SSP‑FranceAgrimer, 2023]. En 2022, dans un contexte de forte inflation, les ménages privilégient des viandes moins onéreuses (volailles plutôt que viande bovine), malgré une hausse de prix plus marquée en 2022 pour la viande de poulet. La quantité de biens alimentaires achetés par les ménages est en forte baisse depuis fin 2021, mais en hausse en valeur du fait de l’inflation [Insee, 2023b]. Mi‑2023, la moitié des ménages disent avoir changé leurs habitudes alimentaires sur un an du fait de l’inflation : ils ont changé de gamme de produits (17 %), ont consommé moins (14 %), ou ont diversifié les lieux d’achat (12 %).

17Insee Références – Édition 2024 – Vue d’ensemble – Un panorama de l’agriculture en France Encadré 2 – Une forte dispersion dans les revenus et niveaux de vie des ménages d’exploitants agricoles Niveau de vie des ménages d’exploitants agricoles : de quoi parle‑t‑on ? Au sein des ménages agricoles, l’activité agricole n’est pas la seule source de revenus des exploitants et de
leur famille. En prenant en compte l’ensemble des ressources financières des exploitants agricoles et des
personnes qui résident habituellement avec eux, déduction faite des impôts directs payés par les ménages,
le revenu disponible des ménages d’exploitants agricoles (ménages dont un des membres est exploitant tel que défini au recensement agricole) s’élève en 2020 à 49 600 euros en moyenne. Il provient à hauteur d’un tiers de revenus tirés de l’exploitation agricole (au sens des bénéfices agricoles déclarés pour l’impôt sur le revenu). Un peu moins de la moitié (45 %) du revenu disponible provient d’autres revenus d’activité professionnelle (essentiellement des revenus d’activité salariée, perçus par l’exploitant ou les autres membres de son ménage) et un cinquième (22 %) de revenus du patrimoine (par exemple des loyers de terres louées). Viennent ensuite les ressources en provenance de pensions (15 %), notamment de retraite, les agriculteurs étant souvent âgés, et des prestations sociales à hauteur de 4 % [Givois, 2024]. De ces ressources, sont retirés les impôts directs, qui pèsent pour 19 % du revenu disponible1. Parmi les personnes appartenant à un ménage d’exploitants agricoles, une sur deux a un niveau de vie par unité de consommation (UC) inférieur à 22 800 euros en 2020    figure A. Les niveaux de vie varient fortement selon les ménages : 10 % des personnes dans un ménage d’exploitants agricoles ont un niveau de vie inférieur à 10 900 euros par UC et 10 % un niveau de vie supérieur à 44 600 euros par UC. 16 % des personnes résidant dans un ménage d’agriculteurs sont en situation de pauvreté monétaire, au sens où le niveau de vie de leur ménage est inférieur au seuil de pauvreté. Ce taux est de 14 % pour l’ensemble des personnes résidant en France, dans un ménage d’exploitants agricoles ou non. A. Niveau de vie et pauvreté monétaire des personnes au sein des ménages d’exploitants agricoles, selon la taille économique de l’exploitation en 2020 Taille des exploitations Répartition des ménages
(en %) Répartition des personnes
(en %) Niveau de vie des personnes
(en euros) Rapport interdécile D9/D1 Taux de pauvreté monétaire  (en %)1er décile (D1) Médiane 9e décile (D9) Micros 24 21 11 300 22 300 39 900 3,5 15,4 Petites 24 24 9 200 20 300 39 800 4,3 22,8 Moyennes 27 28 10 700 22 300 43 200 4,0 17,1 Grandes 25 28 13 600 26 900 54 800 4,0 9,8 Ensemble 100 100 10 900 22 800 44 600 4,1 16,2 Lecture : En 2020, les ménages agricoles sur une grande exploitation représentent 25 % de l’ensemble des ménages agricoles et les personnes résidant dans ces ménages 28 % de l’ensemble des personnes vivant dans un ménage agricole. La moitié des personnes dans un ménage agricole sur grande exploitation ont un niveau de vie en 2020 inférieur à 26 900 euros par unité de consommation. Champ : France métropolitaine, personnes des ménages fiscaux ayant un revenu disponible positif en 2020 et dont au moins un membre est exploitant au sens du recensement agricole. Sources : Agreste, recensement agricole 2020 ; DGFiP ; Insee‑DGFiP‑Cnaf‑Cnav‑CCMSA, fichier localisé social et fiscal (Filosofi) 2020. De fortes disparités selon les spécialisations agricoles et au sein des spécialisations Comme les revenus d’activité agricole, le niveau de vie des ménages d’exploitants et le taux de pauvreté monétaire varient fortement selon la spécialisation des exploitations    figure B. Le taux de pauvreté monétaire est le plus élevé chez les ménages avec un exploitant spécialisé dans l’élevage d’ovins‑caprins, de bovins viande, ou dans le maraîchage et l’horticulture : un quart des personnes de ces ménages agricoles sont pauvres selon cet indicateur. Il est moindre pour les personnes des ménages agricoles dont l’activité est la viticulture ou les grandes cultures (12 %). Le niveau de vie des ménages d’exploitants agricoles varie fortement selon la spécialisation des exploitations, mais aussi au sein de chaque spécialisation. La dispersion des niveaux de vie est 1 Par construction, la somme des parts des différentes ressources rapportées au revenu disponible excède 100 %, mais est bien ramenée à 100 % une fois déduits les ‑19 % que représentent les impôts. 18 Transformations de l’agriculture et des consommations alimentaires – Insee Références – Édition 2024 particulièrement forte parmi les ménages avec un exploitant à la tête d’une exploitation spécialisée dans le maraîchage ou l’horticulture : au sein de ces spécialisations, les 10 % des ménages les plus aisés ont un niveau de vie supérieur à 48 900 euros par UC en 2020, soit un montant près de 6 fois plus élevé que celui des 10 % les moins aisés, qui ont un niveau de vie inférieur à 8 900 euros par UC. B. Niveau de vie et pauvreté monétaire des ménages d’exploitants agricoles, selon la spécialisation de l’exploitation (Otex) en 2020 Orientation technico-économique des exploitations agricoles (Otex) Répartition des ménages
(en %) Répartition des personnes
(en %) Niveau de vie
(en euros) Rapport interdécile D9/D1 Taux de pauvreté monétaire1er décile (D1) Médiane 9e décile (D9) Viticulture 13 13 12 700 27 100 58 300 4,6 11,5 Grandes cultures 27 26 12 300 25 700 51 200 4,2 12,2 Porcins, volailles  5 5 11 900 23 900 45 400 3,8 13,5 Bovins lait 12 13 11 500 22 000 36 900 3,2 15,1 Fruits, autres cultures permanentes 4 3 10 400 23 700 48 700 4,7 17,6 Polyculture, polyélevage 11 12 10 400 22 300 41 400 4,0 17,7 Bovins mixte 3 3 10 700 20 800 35 200 3,3 17,8 Bovins viande 13 12 9 700 19 500 33 600 3,5 21,5 Ovins, caprins, autres herbivores 9 9 9 100 19 600 35 500 3,9 23,6 Maraîchage, horticulture 4 4 8 900 20 600 48 900 5,5 24,9 Ensemble des ménages agricoles 100 100 10 900 22 800 44 600 4,1 16,2 Lecture : Parmi les personnes vivant dans un ménage agricole dont l’exploitant est spécialisé en maraîchage ou horticulture, les 10 % les moins aisées ont un niveau de vie en 2020 inférieur à 8 900 euros par unité de consommation (UC), tandis que les 10 % les plus aisées ont un niveau de vie supérieur à 48 900 euros par UC. Champ : France métropolitaine, personnes des ménages fiscaux ayant un revenu disponible positif en 2020 et dont au moins un membre est exploitant au sens du recensement agricole. Sources : Agreste, recensement agricole 2020 ; DGFiP ; Insee‑DGFiP‑Cnaf‑Cnav‑CCMSA, fichier localisé social et fiscal (Filosofi) 2020. Le niveau de vie augmente avec la taille des exploitations, sauf pour les microexploitations Le niveau de vie des ménages agricoles augmente, et le taux de pauvreté monétaire baisse, avec la taille économique des exploitations : 23 % de personnes pauvres parmi celles vivant dans un ménage d’exploitants agricoles lorsque l’exploitant est à la tête d’une petite exploitation, 17 % si elle est de taille moyenne, et 10 % s’il s’agit d’une grande exploitation. Les ménages d’exploitants de très petites exploitations, les microexploitations, font exception : leur taux de pauvreté atteint 15 %, plus proche de la situation des exploitants d’une moyenne ou grande exploitation que de celle des exploitants des petites exploitations    figure A. Dans les ménages exploitant des microexploitations, le niveau de vie est à la fois plus élevé que dans les petites et la composition des ressources est très différente : 4 % seulement du revenu disponible provient des bénéfices agricoles, contre 20 % pour les ménages sur de petites exploitations, et la part des pensions (notamment retraites) y est en revanche bien plus élevée : 33 % contre 16 %. La part des autres ressources (revenus d’autres activités professionnelles et revenus du patrimoine) y est identique. Ces microexploitations peuvent correspondre à une activité agricole en complément d’autres revenus d’activité ou des pensions de retraite pour des exploitants agricoles âgés ayant conservé une petite activité sur l’exploitation. Outre les questions de revenu des ménages d’exploitants agricoles, dont la rémunération tirée du patrimoine, peut être examiné aussi le patrimoine en tant que tel (les terres en propriété, les bâtiments, etc.), qui n’entre pas dans les indicateurs de niveaux de vie analysés ici. L’activité agricole nécessite du capital, et de ce fait, le patrimoine des ménages d’agriculteurs peut être élevé [Badufle, 2021 ; Jeanneaux, Velay, 2021]. En 2018, la moitié des ménages dont la personne de référence est un exploitant agricole en activité avait un patrimoine supérieur à 438 000 euros (nets des emprunts personnels ou professionnels), alors que la médiane du patrimoine net est de 117 000 euros pour l’ensemble des ménages résidant en France [Insee, 2021]. Auteur : Samuel Givois (Service de la statistique et de la prospective, ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire) 19 Insee Références – Édition 2024 – Vue d’ensemble – Un panorama de l’agriculture en France Autrice : Isabelle Robert‑Bobée (Service de la statistique et de la prospective, ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire)  Définitions Le taux d’auto‑approvisionnement est le ratio entre la production et la consommation intérieure dans son ensemble – alimentation humaine, animale et industrie de transformation. L’excédent brut d’exploitation (EBE) est la somme de la valeur ajoutée (production diminuée des consommations intermédiaires) et des subventions d’exploitation de laquelle on déduit les charges salariales, les impôts et les charges de fermage. Il permet de rémunérer les exploitants, rembourser les annuités d’emprunts et constituer une réserve pour l’autofinancement. La taille économique d’une exploitation est appréhendée à partir de sa production brute standard (PBS). Les microexploitations ont une PBS inférieure à 25 000 euros ; les petites, entre 25 000 et 100 000 euros ; les moyennes, entre 100 000 et 250 000 euros et les grandes plus de 250 000 euros. L’orientation technico‑économique des exploitations (Otex) est le classement des exploitations selon leur(s) production(s) principale(s) en fonction des productions brutes standard (PBS) relatives aux différentes orientations pratiquées. La surface agricole utilisée (SAU) comprend les terres arables (y compris pâturages temporaires, jachères, cultures sous abri, jardins familiaux, etc.), les surfaces toujours en herbe (STH) et les cultures permanentes (vignes, vergers, etc.). Les surfaces agricoles et les cheptels déclarés au recensement agricole sont valorisés selon des coefficients permettant de calculer leur production brute standard (PBS). Cette PBS est une production potentielle de chacune des exploitations, calculée selon les prix et les rendements d’une année donnée. Les coefficients de PBS représentent la valeur de la production potentielle par hectare ou par tête d’animal présent, hors toute aide. Ils sont exprimés en euros. Leur valeur est régionalisée lorsque c’est possible. Ces coefficients sont volontairement structurels, calculés en moyenne sur cinq années. Les ménages d’exploitants agricoles regroupent les exploitants agricoles et l’ensemble des personnes qui résident habituellement avec eux dans le même logement. Les revenus agricoles correspondent aux bénéfices agricoles, qui peuvent également être des déficits (revenus agricoles négatifs). Le revenu disponible d’un ménage comprend les revenus d’activité (nets des cotisations sociales), les revenus du patrimoine, et les prestations sociales (y compris les pensions de retraite et les indemnités de chômage), nets des impôts directs (comme l’impôt sur le revenu). Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d’unités de consommation (UC), qui vaut 1 pour le premier adulte, 0,5 pour les autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 pour celles de moins de 14 ans. Le niveau de vie médian est celui au‑dessus duquel se situe la moitié de la population, l’autre moitié se situant en dessous. Une personne est considérée comme pauvre lorsqu’elle vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Ce seuil est égal à 60 % du niveau de vie médian de l’ensemble des résidents en France. Il s’agit de pauvreté dite monétaire, car appréhendée à partir des revenus financiers.