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Rapport travail et Cohésion sociale Cahier économiques n° 101 34 Tableau 28: Emplois potentiels correspondant aux heures supplémentaires Industrie 5 922 724 8 148 Construction 2 717 441 6 68 Commerce, Horeca 12 376 1 429 9 309 Transports, Communications 6 070 579 10 152 Intermédiation financière 17 878 2 052 9 447 Immobilier, Services aux entreprises 8 044 979 8 201 Administration publique, Education 6 049 841 7 151 Autres services 12 278 1 604 8 307 Total 71 334 8 649 8 1 783 1 nombre total d'heures supplémentaires effectuées pendant la semaine de référence / 40h par semaine Source: STATEC, EFT 2005 nombre d'emplois potentiels durant la semaine de référence 1 nombre d'heures supplémentaires nombre de salariés nombre moyen d'heures supplémentaires par salarié Finalement, toujours selon l’enquête sur les forces de travail et tel que mentionné dans le tableau synthétique en début de chapitre, près de 18% des salariés enquêtés en 2005 déclarent travailler à temps partiel dont moins de 8% seraient disposés à travailler un nombre d’heures plus élevé. La raison la plus souvent évoquée pour travailler à temps partiel (un tiers des déclarants) est la garde d’enfants ou d’adultes dépendants. Pour observer l’évolution de l’emploi à temps partiel il convient cependant d’utiliser les données exhaustives de l’Inspection Générale de la Sécurité Sociale (IGSS) qui incluent les frontaliers et permettent ainsi une comparaison avec l’évolution de l’emploi salarié intérieur. Selon cette source, 13.6% des salariés, soit près de 40 000 personnes, travaillent à temps partiel en 2005. Cette différence s’explique aisément par une définition différente selon les deux sources. En effet, dans l’EFT, le salarié qui travaille moins de 40h par semaine (ou 38 heures pour les fonctionnaires internationaux) déclarera travailler à temps partiel alors que l’IGSS considère comme travailleur à temps partiel, toute personne qui travaille moins de 0.75 x 173 heures, soit 129.75 heures par mois. Selon les données de l'IGSS, la durée de travail a baissé de 0.4% en 2005 après une hausse de 0.1% en 2004. D'après les données de l'EFT, la baisse aurait même été de 1.1% en 2005 contre +1.3% en 2004. Indépendamment de la source statistique utilisée, cette diminution est plus importante que celle observée sur le long terme (-0.2% en moyenne), la raison principale étant la hausse tendancielle du travail à temps partiel. La réduction de la durée de travail en 2005 a été compensée par l'évolution plus marquée de l'emploi salarié. Celui-ci progresse de 3.2%, d'après les données de l'IGSS, alors que les heures de travail déclarées notent une hausse de 2.8%. Selon les données de l'IGSS, l'évolution du travail à temps partiel (+6.1% en 2005) est supérieure à celle du travail à plein temps (+3.8%). Environ 70% des personnes travaillant à temps partiel résident au Luxembourg (60% pour l'ensemble des travailleurs). Tout comme pour l'emploi total, la progression des frontaliers travaillant à temps partiel (+11.1% en 2005) est supérieure à celle des résidants (+3.9% en 2005). En général, les résidants sont plus occupés dans un emploi à temps partiel que les frontaliers: presque 16% des résidants travaillent à temps partiel contre 11% environ pour les frontaliers. Notons encore que selon les données de la caisse nationale des prestations familiales, 3 189 congés parentaux ont été indemnisés en moyenne par mois en 2005, dont 41% à mi-temps. Le congé parental à mi-temps représente ainsi plus de 3% du travail à temps partiel au Luxembourg et même 6% si l'on considère qu'une tâche à plein temps est occupée à moitié par la personne travaillant à mi-temps et à moitié par un remplaçant mi-temps. En 2005, 63% des parents optant pour le congé parental à mi-temps étaient des résidants. 1.1.10.2 Le travail précaire Dans la présente partie, seuls les contrats à durée déterminée et le travail intérimaire seront détaillés. Les travailleurs pauvres seront analysés dans la partie 3 du présent document. En 2005, 5.3% des salariés ont travaillé sous un contrat à durée déterminée contre 4.8% en 2004. Ce taux atteint 6.2% chez les étrangers et 4.6% chez les

Rapport travail et Cohésion sociale Cahier économiques n° 101 35 nationaux. En considérant l’âge des salariés, on constate que près de 2/3 des salariés âgés entre 15-19 ans bénéficient d’un CDD dont la majorité couvre une période de formation (apprentis, stagiaires) ou une période probatoire. Tableau 29: Salariés bénéficiant d’un contrat à durée déterminée Tous âges 15-19 20-24 Moyenne 2001-20054 .4 49.715 .5 Source :S TATEC, EFT Année Pourcentaged es salariés bénéficiant d'un contrat à durée déterminée Quant au travail intérimaire, bien que sa part dans l’emploi salarié total reste relativement modeste avec 2.1% contre 15% en Zone euro, il affiche cependant une croissance annuelle moyenne de quelque 9% sur les 10 dernières années contre près de 4% pour l’emploi salarié intérieur. Hors travail intérimaire, l’emploi salarié intérieur croît de 3.1% en 2005 (contre 3.2% en l’incluant). En 2005, le nombre de travailleurs intérimaires atteint, en moyenne par mois, 6 145 personnes. Dans l'ensemble des services fournis principalement aux entreprises (NACE 74) 1 le travail intérimaire représente plus de 20%. Selon une étude récente d'Eurostat 2 , le Luxembourg est, par rapport au nombre de personnes occupées dans l'ensemble de l'économie marchande non financière 3 , l'Etat le plus spécialisé dans le domaine de la sélection et fourniture de personnel 4 . Cette forte "spécialisation" du Luxembourg s'explique en grande partie par la problématique du détachement 5 . Ainsi, 14.2% des travailleurs intérimaires déclarés à la sécurité sociale (un peu moins de 800 personnes) ont été détachés dans un pays étranger en 2004 et cette tendance est à la hausse (11.1% en 2003 et 7% en 2002). Concernant les entreprises utilisatrices, 26.4% d’entre-elles sont domiciliées en dehors du Luxembourg en 2004, contre 20.9% en 2003 et 16.8% en 2002. Le phénomène du détachement, fortement lié aux charges patronales luxembourgeoises plus faibles 6 , semble donc gagner en importance. Pour ce qui est de l’évolution du nombre d'entreprises qui font appel à ce type d'emploi, cette dernière s’accélère à nouveau depuis 2004 (+ 15% en 2005 et +10% en 2004 contre +2.4% en moyenne par an entre 2000 et 2003 et +18.5% en moyenne sur la période allant de 1996 à 1999). Le nombre d’entreprises faisant appel au travail intérimaire passe ainsi de 560 en 1995 à près de 1 500 en 2005. En 2005, l’évolution du nombre de travailleurs intérimaires ralentit au second semestre passant de plus de 20% au premier trimestre à moins de 10% aux troisième et quatrième trimestres. Cette décélération vient surtout de l'industrie, de l'Horeca et de l'intermédiation financière et assurances, qui avaient enregistré de fortes progressions du travail intérimaire en 2004. A l’inverse, le secteur de la construction qui avait noté une baisse en 2004, connaît à nouveau une progression du travail intérimaire en 2005 (+8.9% sur les onze premiers mois). Au niveau sectoriel, les principaux utilisateurs du travail intérimaire sur les 11 premiers mois de 2005, restent la construction (26.7% de l'emploi intérimaire) et l'industrie (25.5%), suivies par le commerce (10.3%), l'immobilier, location et services aux entreprises (9.2%), l'Horeca( 7.5%), les transports et communications (4.9%) et l'intermédiation financière et des assurances (4.6%).


1 Cette sous-branche comprend les activités juridiques, comptables et de conseil de gestion (NACE 74.1), les activités d'architecture et d'ingénierie (NACE 74.2), les activités de contrôle et analyses techniques (NACE 74.3), la publicité (NACE 74.4), la sélection et fourniture de personnel (NACE 74.5), les enquêtes et sécurité (NACE 74.6), les activités de nettoyage (NACE 74.7) et les services divers fournis principalement aux entreprises (74.8). 2 http://epp.eurostat.cec.eu.int/cache/ITY_OFFPUB/KS-NP-06-013/FR/KS-NP-06-013-FR.PDF. 3 NACE C-K, sauf la section J (secteur financier). 4 L'emploi dans cette sous-branche se compose au Luxembourg à 98% du personnel occupé par les agences d'intérimaires et fourniture de personnel temporaire et à 2% des employés de la sélection de personnel et placement. 5 L’on entend par détachement le fait qu’un travailleur est envoyé par l’entreprise dont il relève normalement, sur le territoire d’un autre État membre afin d’y effectuer temporairement un travail pour le compte de celle-ci. (cf. Règlement (CEE) 1408/71 du Conseil, du 14 juin 1971, http://www.secu.lu/legis/EURO-INT/EU1408.71/TITDEUX.html). 6 Le "Rapport mobilité: Saar-Lor-Lux-Rheinland-Pfalz" (http://www.wec-europa.org/download/rapport_mobilite_sllr_2005.pdf) illustre bien cette problématique à la page 41. Rapport travail et Cohésion sociale Cahier économiques n° 101 36 Tableau 30: Travail intérimaire (à la fin du mois) 1995 2000 2001 2002 2003 2004 20051 T1 T2 T3 T4 Moyennes mensuelles Nombre d'intérimaires 2 483 4 473 4 758 4 720 5 055 5 489 6 145 5 851 6 424 6 497 5 807 Heures travaillées (milliers) 1 367 2 471 2 640 2 601 2 771 3 017 3 488 790 928 907 863 Nombre de contrats 3 065 11 202 12 203 12 749 14 480 16 605 18 677 16 709 18 887 19 475 … Entreprises utilisatrices 560 1 131 1 144 1 172 1 214 1 356 1 540 1 340 1 559 1 682 … 1995-1999 2000-2004 Variations annuelles en % Nombre d'intérimaires 11.7 4.5 6.4 -0.8 7.1 8.6 12.0 11.7 11.7 7.8 9.2 Heures travaillées 11.3 4.4 6.8 -1.5 6.6 8.9 15.6 18.7 18.7 10.9 12.9 Nombre de contrats 40.1 9.6 8.9 4.5 13.6 14.7 14.4 25.3 13.5 7.5 … Entreprises utilisatrices 19.5 4.0 1.2 2.4 3.6 11.7 14.8 12.1 16.2 16.6 … 1 Nombre de contrats, Entreprises utilisatrices: 11 mois Source: IGSS, Ministère du Travail et de l'Emploi Année 2005 Tableau 31: Travail intérimaire par branche (au cours du mois) 1995 2000 2001 2002 2003 2004 20051 T1 T2 T3 T4 Moyennes mensuelles Nombre d'intérimaires 2 483 4 473 4 758 4 720 5 055 5 489 6 145 5 851 6 424 6 497 5 807 Heures travaillées (milliers) 1 367 2 471 2 640 2 601 2 771 3 017 3 488 790 928 907 863 Nombre de contrats 3 065 11 202 12 203 12 749 14 480 16 605 18 677 16 709 18 887 19 475 … Entreprises utilisatrices 560 1 131 1 144 1 172 1 214 1 356 1 540 1 340 1 559 1 682 … 1995-1999 2000-2004 Variations annuelles en % Nombre d'intérimaires 11.7 4.5 6.4 -0.8 7.1 8.6 12.0 11.7 11.7 7.8 9.2 Heures travaillées 11.3 4.4 6.8 -1.5 6.6 8.9 15.6 18.7 18.7 10.9 12.9 Nombre de contrats 40.1 9.6 8.9 4.5 13.6 14.7 14.4 25.3 13.5 7.5 … Entreprises utilisatrices 19.5 4.0 1.2 2.4 3.6 11.7 14.8 12.1 16.2 16.6 … 1 Nombre de contrats, Entreprises utilisatrices: 11 mois Source: IGSS, Ministère du Travail et de l'Emploi Année 2005 Notons encore que les données figurant dans les tableaux 30 et 31 ne sont pas identiques; le premier est construit à partir des fichiers de l’IGSS et reprend les salariés intérimaires et le personnel administratif des agences d'intérimaires (NACE 74.502) inscrits à la fin du mois alors que le tableau 31 se base sur le rapport "Travail intérimaire" de l'IGSS et du Ministère du Travail, qui reprend les travailleurs intérimaires occupés par les entreprises au cours du mois. Etant donné les durées relativement courtes des missions, le nombre d'intérimaires est plus élevé dans le second tableau. En considérant l’évolution du nombre moyen de jours par contrat intérimaire par catégorie professionnelle au mois de mars de chaque année, on ne constate que de faibles variations à l’exception des directeurs et cadres supérieurs où le nombre moyen de jours par contrat varie de 114 en 2000 à 20 en 2004 pour remonter à 80 jours en 2005. A l’intérieur de cette catégorie professionnelle, c’est aux spécialistes de l’informatique que revient le plus grand nombre de contrats, à l’exception de 2004 ou 32 contrats de mission ont été conclus avec des mathématiciens/statisticiens. Pour ce qui est des premiers, c’est sans surprise en 2000 que le nombre moyens de jours par contrat de mission était le plus élevé. La ventilation par sexe fait apparaître que les contrats de mission dans les professions intermédiaires et administratives sont le plus souvent conclus avec des femmes alors que pour le travail manuel et les postes de directions ils reviennent largement aux hommes.