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83 Insee Références – Édition 2023 – Fiche 1.5 – Origines des conjoints des immigrés et des descendants d’immigrés  1. Immigrés vivant en couple selon leur pays de naissance et celui de leur conjoint en % Pays de naissance Hommes immigrés vivant en couple avec un conjoint… Femmes immigrées vivant en couple avec un conjoint… Ni immigré ni descendant d’immigré Descendant d’immigrés Immigré Endogame Ni immigré ni descendant d’immigré Descendant d’immigrés Immigré Endogame Afrique 20 13 67 70 19 11 70 73 Maghreb 20 15 65 73 14 15 72 79 Algérie 21 15 64 73 16 20 64 78 Maroc, Tunisie 19 15 65 74 12 11 77 80 Autres pays d’Afrique, dont : 20 8 72 62 31 3 66 57 Afrique sahélienne 17 13 70 64 20 5 75 67 Afrique guinéenne ou centrale 20 4 76 64 29 3 68 57 Asie 15 12 73 75 29 10 62 62 Turquie, Moyen-Orient, dont : 14 17 69 76 8 9 83 88 Turquie 6 20 74 89 3 10 87 96 Autres pays d’Asie, dont : 16 6 78 74 42 10 48 45 Asie du Sud-Est 19 8 73 67 34 13 53 49 Europe 33 9 57 56 38 7 55 51 Europe du Sud 35 12 54 58 31 8 61 61 Portugal 25 11 64 69 19 7 75 76 Espagne, Italie 51 13 36 39 49 11 41 39 Autres pays de l’UE27 39 6 55 47 51 7 42 36 Autres pays d’Europe 23 6 72 59 37 4 59 46 Amérique, Océanie 39 7 55 47 49 8 43 33 Ensemble 25 12 64 65 29 9 62 61 Note : les couples endogames correspondent aux unions formées avec un immigré ou descendant d’immigrés originaire du même pays. Lecture : 51 % des hommes immigrés originaires d’Espagne ou d’Italie vivent avec un conjoint ni immigré ni descendant d'immigrés. 39 % forment une union endogame. Champ : France hors Mayotte, personnes vivant en couple en logement ordinaire. Source : Insee, enquêtes Emploi 2019-2020.  2. Descendants d’immigrés vivant en couple selon leur pays d’origine et celui de leur conjoint en % Pays de naissance des parents immigrés Descendants de deux parents immigrés vivant en couple avec un conjoint… Descendants d’un seul parent immigré vivant en couple avec un conjoint… Ni immigré ni descendant d’immigré Descendant d’immigrés Immigré Endogame Ni immigré ni descendant d’immigré Descendant d’immigrés Immigré Endogame Afrique 30 34 36 53 64 19 17 15 Maghreb 28 36 36 55 61 22 17 18 Algérie 30 38 33 55 60 24 16 22 Maroc, Tunisie 26 33 41 55 62 19 19 13 Autres pays d’Afrique, dont : 42 24 34 39 78 9 14 6 Afrique sahélienne 32 28 40 50 50 31 20 9 Afrique guinéenne ou centrale 56 22 22 23 81 3 17 6 Asie 30 32 38 52 81 12 7 7 Turquie, Moyen-Orient, dont : 18 31 52 72 75 17 8 12 Turquie 15 30 55 77 59 29 12 25 Autres pays d’Asie, dont : 47 33 20 24 85 9 6 4 Asie du Sud-Est 54 33 13 14 87 9 5 2 Europe 71 19 11 18 84 11 5 6 Europe du Sud 71 19 11 19 83 12 5 7 Portugal 61 23 17 30 81 14 5 11 Espagne, Italie 77 16 7 13 84 12 5 6 Autres pays de l’UE27 74 19 7 11 85 9 6 3 Autres pays d’Europe 59 13 28 22 87 6 7 0 Amérique, Océanie 60 14 26 23 73 18 9 11 Ensemble 50 26 24 35 80 13 8 8 Note : les couples endogames correspondent aux unions formées avec un immigré ou descendant d’immigrés originaire du même pays. Lecture : 77 % des descendants de deux parents immigrés originaires d’Espagne ou d’Italie vivent avec un conjoint ni immigré ni descendant d’immigrés. 13 % forment une union endogame. Champ : France hors Mayotte, personnes vivant en couple en logement ordinaire. Source : Insee, enquêtes Emploi 2019-2020.

84 Immigrés et descendants d’immigrés en France – Insee Références – Édition 2023 1.6 Situation familiale avant la migration En 2019‑2020, parmi les immigrés arrivés adultes en France métropolitaine, c’est‑à‑dire à 18 ans ou plus, 22 % ont déjà eu un enfant avant de migrer et 60 % ont déjà connu une première union    figure 1. Ces proportions varient logiquement avec l’âge au moment de la migration : les immigrés les plus âgés au moment de leur arrivée en France métropolitaine sont les plus nombreux à avoir déjà connu une union ou à avoir déjà eu au moins
un enfant au moment de leur installation. Ainsi, 83 % des personnes arrivées en France après 30 ans ont déjà été en couple avant la migration, contre 39 % de celles qui se sont installées
en France métropolitaine entre 18 et 24 ans. Avoir fondé un couple ou une famille avant la migration est moins courant pour les hommes que pour les femmes. Ainsi, 52 % des hommes arrivés adultes en France métropolitaine ont déjà rencontré un conjoint avant la migration, contre 67 % des femmes. L’écart est moindre en ce qui concerne la naissance des enfants : 20 % des hommes ont déjà au moins un enfant au moment de leur arrivée en France métropolitaine, alors que c’est le cas de 24 %
des femmes. Cette différence se retrouve à tous les âges à l’arrivée. Elle peut s’expliquer en partie par des motifs de migration différents entre femmes et hommes : les femmes rejoignent plus souvent un conjoint déjà installé en France métropolitaine, tandis que les hommes sont plus nombreux à attendre d’être installés avant de fonder une famille, avec une personne immigrée ou non. Notamment, parmi les immigrés arrivés à l’âge adulte et vivant en France métropolitaine en 2019‑2020, 15 % des hommes ont obtenu leur premier titre de séjour en qualité de conjoint d’une Française et 5 % ont bénéficié d’un regroupement familial. Ces proportions s’établissent à 22 % et 15 % pour les femmes. Parmi les hommes, les immigrés arrivés adultes d’un pays européen ont le plus souvent constitué un couple avant la migration : c’est le cas notamment de 77 % des hommes portugais    figure 2. La vie conjugale débutée avant la migration est au contraire moins fréquente pour les immigrés arrivés d’Asie ou d’Afrique. Cela s’explique en partie par un âge à la migration plus avancé pour les immigrés européens (arrivés en moyenne à 30 ans) que pour ceux venus d’Asie (26 ans) ou d’Afrique (28 ans). Parmi les femmes immigrées, celles qui ont le plus souvent formé un couple avant de migrer sont celles nées au Maroc ou en Tunisie (77 %), au Portugal (78 %) ou en Turquie ou au Moyen‑Orient (79 %). Enfin, les femmes nées au Portugal, en Afrique guinéenne ou centrale, dans un pays d’Afrique autre que ceux du Maghreb ou du Sahel, ou dans
un pays européen hors de l’Union européenne à 27 pays sont les plus nombreuses à être déjà
mères à leur installation en France métropolitaine    figure 3. Pour ces dernières, cela s’explique notamment par le fait qu’elles sont plus âgées au moment de la migration (30 ans, contre 28 ans en moyenne pour l’ensemble des immigrées arrivées à l’âge adulte).  Définitions Une première union est une relation ayant donné lieu à un mariage ou à un Pacs, ou une relation sans mariage ni Pacs mais avec une durée de cohabitation d’au moins six mois. Immigrés : voir Glossaire. 85 Insee Références – Édition 2023 – Fiche 1.6 – Situation familiale avant la migration  1. Histoire familiale des immigrés âgés de 18 à 59 ans selon leur âge à l’arrivée en France en % Âge à l’arrivée en France Effectifs (en milliers) Pas de première union au moment de l’enquête Rencontre du conjoint de la première union avant de migrer1 Pas d’enfant au moment de l’enquête Au moins un enfant avant de migrer Femmes Hommes Ensemble Femmes Hommes Ensemble 18-24 ans 1 160 14 50 24 39 27 6 4 5 25-29 ans 830 9 71 53 63 21 18 11 15 30 ans ou plus 970 7 86 79 83 20 54 45 50 Ensemble 2 970 10 67 52 60 23 24 20 22 1 Si la rencontre (ou la naissance) a eu lieu l’année de la migration, on considère que l’évènement a eu lieu avant la migration s’il a eu lieu dans le pays de départ. Lecture : 67 % des femmes immigrées arrivées en France à 18 ans ou plus ont rencontré leur premier conjoint avant la migration en France. Champ : France métropolitaine, personnes âgées de 18 à 59 ans vivant en logement ordinaire et ayant immigré en France à 18 ans ou plus. Sources : Ined-Insee, enquête Trajectoires et Origines 2 (2019-2020).  2. Première union formée avant la migration selon le pays de naissance Algérie Maroc, Tunisie Afrique sahélienne Afrique guinéenne ou centrale Autres pays d’Afrique Asie du Sud-Est Turquie, Moyen-Orient Chine Autres pays d’Asie Portugal Espagne, Italie Autres pays de l’UE27 Autres pays d’Europe Amérique, Océanie Ensemble Femmes Hommes 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 en % Note : si la rencontre a eu lieu l’année de la migration, on considère qu’elle a eu lieu avant la migration si elle a eu lieu dans le pays de départ. Lecture : 49 % des hommes immigrés d’Algérie arrivés en France à 18 ans ou plus ont rencontré leur premier conjoint avant la migration en France. Champ : France métropolitaine, personnes âgées de 18 à 59 ans vivant en logement ordinaire et ayant immigré en France à 18 ans ou plus. Sources : Ined-Insee, enquête Trajectoires et Origines 2 (2019-2020).  3. Naissance d’un enfant avant la migration selon le pays de naissance Algérie Maroc, Tunisie Afrique sahélienne Afrique guinéenne ou centrale Autres pays d’Afrique Asie du Sud-Est Turquie, Moyen-Orient Chine Autres pays d’Asie Portugal Espagne, Italie Autres pays de l’UE27 Autres pays d’Europe Amérique, Océanie Ensemble 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 en % Femmes Hommes Note : si la naissance a eu lieu l’année de la migration, on considère qu’elle a eu lieu avant la migration si elle a eu lieu dans le pays de départ. Lecture : 12 % des femmes immigrées d’Algérie arrivées en France à 18 ans ou plus ont eu un premier enfant avant la migration en France. Champ : France métropolitaine, personnes âgées de 18 à 59 ans vivant en logement ordinaire et ayant immigré en France à 18 ans ou plus. Sources : Ined-Insee, enquête Trajectoires et Origines 2 (2019-2020).

86 Immigrés et descendants d’immigrés en France – Insee Références – Édition 2023 1.7 Configuration familiale actuelle En 2019‑2020, 62 % des immigrés de 18 à 59 ans résidant en France métropolitaine en logement ordinaire vivent en couple (soit 2,6 millions d’immigrés), contre 54 % des non‑immigrés du même âge    figure 1. Cette proportion varie selon le lieu de naissance : de 47 % pour les immigrés nés en Afrique guinéenne ou centrale à 70 % pour les immigrés nés en Turquie ou au Moyen‑Orient. Ces différences peuvent traduire des différences de comportement, mais aussi de structure des âges des immigrés selon leur origine géographique    fiche 1.3. En effet, un âge moyen plus élevé explique une plus grande fréquence de la vie en couple, notamment pour les immigrés d’Asie du Sud‑Est : ils ont en moyenne 46 ans, contre 41 ans pour l’ensemble des immigrés, et 66 % vivent en couple. Les immigrés vivent beaucoup plus souvent avec un conjoint et des enfants que les non‑immigrés : la vie en couple avec au moins un enfant concerne 49 % d’entre eux, contre 38 % des non‑immigrés. La part des familles nombreuses est également plus élevée parmi les immigrés : 18 % vivent en couple avec au moins trois enfants, tandis que ce n’est le cas que de 7 % des non‑immigrés. La vie en famille nombreuse est particulièrement plus fréquente pour les immigrés nés en Afrique ou en Asie, alors qu’elle est nettement plus rare chez ceux nés en Europe, en Amérique ou en Océanie. 9 % des immigrés âgés de 18 à 59 ans sont parents d’une famille monoparentale ; cette
proportion est la même que pour les non‑immigrés. Cette situation est, comme pour les non‑immigrés, beaucoup plus fréquente pour les femmes immigrées (15 %) que pour les hommes immigrés (2 %). Elle concerne 12 % des immigrés d’Afrique, contre 5 % de ceux d’Asie. 7 % des immigrés âgés de 18 à 59 ans sont enfants d’une famille, contre 12 % de leurs homologues non immigrés. Enfin, un peu plus d’un immigré de 18 à 59 ans sur cinq vit seul ou hors famille : cette proportion est inférieure à celle des non‑immigrés du même âge, pour qui elle s’établit à un sur quatre. 43 % des descendants d’immigrés de 18 à
59 ans résidant en France métropolitaine vivent en couple, soit 19 points de moins que les immigrés et 12 points de moins que les personnes ni immigrées ni descendantes d’immigrés    figure 2. Cette part varie avec
le lieu de naissance du parent immigré :
elle est plus faible lorsque celui‑ci est né en Afrique ou en Asie, et relativement plus élevée lorsqu’il est né en Europe. Ces écarts sont notamment liés à des différences de structure des âges : les descendants d’immigrés sont en moyenne plus jeunes que le reste de la population, et ce d’autant plus que leurs parents sont issus d’une vague migratoire récente.
Aussi, la part des descendants d’immigrés
de 18 à 59 ans qui sont enfants d’une famille (25 %), qui n’ont donc pas encore décohabité, est bien plus élevée que celle observée parmi les personnes ni immigrées ni descendantes d’immigrés (10 %). Même à classe d’âge
donnée, les descendants d’immigrés habitent plus souvent chez leurs parents que les personnes ni immigrées ni descendantes d’immigrés. 9 % des descendants d’immigrés âgés de 18 à 59 ans sont parents d’une famille monoparentale, soit une proportion proche de celle observée chez les personnes ni immigrées ni descendantes d’immigrés (8 %). Cette configuration concerne avant tout les femmes.  Définitions Une personne est considérée comme enfant d’une famille si elle est célibataire (n’a jamais été mariée) et si elle vit sans conjoint ni enfant dans le même logement qu’au moins un de ses parents. Il n’y a pas de limite d’âge. Une famille comprend au moins deux personnes résidant dans le même logement, soit un couple et ses enfants éventuels, soit un adulte avec son ou ses enfants (famille monoparentale). Une personne vivant hors famille est une personne qui vit seule ou avec d’autres personnes, mais qui ne vit ni avec un conjoint, ni avec un de ses enfants, ni avec son père ou sa mère. Immigrés, logement ordinaire, descendants d’immigrés : voir Glossaire. 87Insee Références – Édition 2023 – Fiche 1.7 – Configuration familiale actuelle  1. Configuration familiale des immigrés de 18 à 59 ans selon le pays de naissance en % Effectifs (en milliers) Enfants d’une famille Seuls ou hors famille Vie en couple Parents
d’une famille
mono- parentale Sans enfant Avec
1 enfant Avec
2 enfants Avec
3 enfants ou plus Ensemble Afrique, dont : 2 190 6 24 9 10 17 24 60 12 Algérie 580 6 20 10 9 19 27 65 11 Maroc, Tunisie 780 4 20 9 12 18 28 67 9 Afrique sahélienne 230 4 32 6 9 15 23 53 12 Afrique guinéenne ou centrale 380 7 27 9 9 13 16 47 19 Asie, dont : 680 6 20 12 15 22 19 68 5 Asie du Sud-Est 90 6 22 15 17 22 12 66 6 Turquie, Moyen-Orient 290 7 15 7 14 21 28 70 8 Europe, dont : 1 190 9 20 20 18 19 8 65 7 Europe du Sud 480 8 22 19 20 17 6 62 7 Autres pays de l’UE27 360 4 21 21 19 20 7 67 8 Amérique, Océanie 200 8 24 21 14 16 7 58 10 Femmes immigrées 2 230 6 18 14 13 17 16 60 15 Hommes immigrés 2 020 8 26 11 13 19 20 63 2 Immigrés de 18 à 30 ans 840 28 36 14 8 7 4 33 3 Immigrés de 31 à 49 ans 2 320 2 17 9 14 23 24 70 10 Immigrés de 50 à 59 ans 1 100 0 22 20 16 16 16 68 12 Ensemble des immigrés 4 260 7 22 13 13 18 18 62 9 Ensemble des non-immigrés 28 680 12 25 16 14 17 7 54 9 Ensemble des 18-59 ans 32 940 11 25 16 14 17 9 56 9 Lecture : en 2019‑2020, 13 % des immigrés âgés de 18 à 59 ans vivent en couple sans enfant. Champ : France métropolitaine, personnes âgées de 18 à 59 ans vivant en logement ordinaire. Sources : Ined‑Insee, enquête Trajectoires et Origines 2 (2019‑2020).  2. Configuration familiale des descendants d’immigrés de 18 à 59 ans selon le pays
de naissance des parents immigrés en % Effectifs (en milliers) Enfants d’une famille Seuls ou hors famille Vie en couple Parents
d’une famille mono- parentale Sans enfant Avec
1 enfant Avec
2 enfants Avec
3 enfants ou plus Ensemble Afrique, dont : 1 780 31 23 6 8 11 11 36 10 Algérie 730 24 24 7 8 12 13 40 12 Maroc, Tunisie 690 30 23 7 9 11 11 38 9 Afrique sahélienne 140 45 16 4 6 8 9 27 12 Afrique guinéenne ou centrale 110 52 22 4 6 5 4 19 6 Asie, dont : 360 44 21 8 8 11 5 32 4 Asie du Sud-Est 140 39 24 9 10 11 2 32 4 Turquie, Moyen-Orient 160 42 19 8 7 12 9 36 4 Europe, dont : 1 570 14 23 15 15 18 6 54 9 Europe du Sud 1 200 13 22 15 15 20 6 56 9 Autres pays de l’UE27 270 17 27 16 15 13 6 50 6 Amérique, Océanie 40 28 29 9 11 9 3 32 13 Femmes descendantes d'immigrés 1 840 22 21 10 12 13 8 43 14 Hommes descendants d’immigrés 1 910 28 24 11 10 15 8 44 3 Descendants d’immigrés de 18 à 30 ans 1 360 59 23 8 5 3 1 17 1 Descendants d’immigrés de 31 à 49 ans 1 720 8 20 7 13 24 15 59 13 Descendants d’immigrés de 50 à 59 ans 670 2 29 24 17 12 6 59 11 Ensemble des descendants d’immigrés 3 760 25 23 10 11 14 8 43 9 Ni immigrés ni descendants d’immigrés 24 930 10 25 17 14 17 7 55 8 Ensemble des 18-59 ans 32 940 11 25 16 14 17 9 56 9 Lecture : en 2019‑2020, 10 % des descendants d’immigrés âgés de 18 à 59 ans vivent en couple sans enfant. Champ : France métropolitaine, personnes âgées de 18 à 59 ans vivant en logement ordinaire. Sources : Ined‑Insee, enquête Trajectoires et Origines 2 (2019‑2020). 88 Immigrés et descendants d’immigrés en France – Insee Références – Édition 2023 1.8 Fécondité En 2021, en France, l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) des femmes nées à l’étranger s’établit à 2,3 enfants par femme en moyenne, contre 1,7 pour celles nées en France    figure 1. Il est le plus élevé pour les femmes nées au Maghreb (2,5) et dans les autres pays d’Afrique (3,3). À l’inverse, l’ICF des femmes nées en Europe du Sud est le plus faible, à 1,6. L’ICF des femmes nées à l’étranger est relativement stable depuis 2006, passant de 2,3 à 2,4 en 2014, en partie à la suite de l’intégration dans le champ de Mayotte, devenue département d’outre‑mer en 2011, dans les estimations de population    figure 2, puis revenant à 2,3 en 2021. Celui des femmes nées en France diminue, de 1,9 de 2006 à 2012 à 1,7 en 2021. Alors que l’ICF permet de suivre les évolutions de la fécondité d’une année à l’autre, la descendance finale permet de mesurer la fécondité d’une génération donnée, une fois sa vie féconde terminée. La descendance finale des femmes immigrées résidant en France métropolitaine nées entre 1960 et 1974, donc âgées de 45 à 60 ans en 2019‑2020, est de 2,3 enfants    figure 3 ; les femmes immigrées arrivées en France avant l’âge de 15 ans ont une descendance finale légèrement inférieure, de 2,2 enfants. Aux mêmes âges, la fécondité des descendantes d’un seul parent immigré est légèrement inférieure à celle des femmes ni immigrées ni descendantes d’immigrés (1,8 enfant contre 1,9 enfant), tandis que celle des femmes ayant deux parents immigrés est légèrement supérieure (2,0 enfants). La descendance finale des immigrées varie selon le pays d’origine. Les immigrées d’Afrique hors Maghreb nées entre 1960 et 1974 ont eu 2,9 enfants. La fécondité est la plus faible pour les immigrées européennes hors Europe du Sud et pour les immigrées asiatiques hors Turquie et Moyen‑Orient (1,8 enfant). La fécondité des descendantes d’immigrés originaires d’Europe du Sud ou du Maghreb est proche de celle des femmes ni immigrées ni descendantes d’immigrés. Quel que soit le lien à la migration, la fécondité des femmes diminue avec le niveau d’éducation. Les femmes immigrées ayant un diplôme supérieur au baccalauréat ont eu en moyenne 1,7 enfant, soit près d’un enfant de moins que celles avec un diplôme inférieur au baccalauréat ou sans diplôme (2,7 enfants). Pour les femmes ayant un diplôme supérieur au baccalauréat, l’écart de descendance finale entre femmes immigrées et femmes ni immigrées ni descendantes d’immigrés est très faible (0,1 enfant). Par ailleurs, la descendance finale des femmes immigrées diminue au fil des générations. Celles nées entre 1950 et 1954 ont eu en moyenne 2,9 enfants au cours de leur vie, contre 2,3 pour celles nées entre 1970 et 1974. Cette diminution au fil des générations s’observe également pour les femmes non immigrées, mais elle est de moindre ampleur.  Définitions L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF), ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d’enfants qu’aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l’année considérée à chaque âge demeuraient inchangés. La descendance finale est le nombre moyen d’enfants des femmes appartenant à une même génération lorsqu’elles parviennent en fin de vie féconde (de 15 à 50 ans), en ne tenant pas compte de leur mortalité. C’est la somme des taux de fécondité par âge d’une génération. Immigrés, descendants d’immigrés : voir Glossaire.  Pour en savoir plus • « Fécondité et migration, comment mesurer la fécondité des immigrées ? », Documents de travail n° 2023‑05, Insee, février 2023. • « Combien les femmes immigrées ont‑elles d’enfants ? », Insee Première n° 1939, février 2023. • « Bilan démographique 2022 », Insee Première n° 1935, janvier 2023. • « La descendance finale reste légèrement supérieure à 2 enfants par femme pour les femmes nées dans les années 1970 », Insee Focus n° 239, juin 2021.