Environnement 78 Trente ans de vie économique et sociale 1.5 • Chiffres clés de l’environnement, édition 2013, coll. « Repères », SOeS, octobre 2013. L’environnement en France, édition 2010 , coll. « Références », SOeS, mai 2010 (rapport publié tous les quatre ans depuis 1994). Portail Tout sur l’environnement :www.toutsurlenvironnement.fr. Pour en savoir plus C es trente dernières années, des événe - ments emblématiques ont contribué à renforcer la sensibilité environnementale des Français : la consécration de la notion de développement durable suite au rapport Brundtland de 1987 et au sommet de la Terre de Rio de 1992, la montée en puissance de l’information environnementale suite à la convention d’Aahruse tàl ac h a r t ed el ’ e n v i- ronnement, le processus du Grenelle de l’environnement, la mise en place de confé- rences environnementales annuelles, etc. Néanmoins, malgré une évolution favo - rable des modes de vie, de production et de consommation, la société française continue à exercer de fortes pressions sur l’environne- ment. Depuis 1980, la température moyenne en France métropolitaine n’a cessé de croître du fait de l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Depuis 1990, la France a réduit ses émissions de 13 % mais celles liées au transport, premier secteur émetteur, peinent à diminuer. Les pollutions dues aux rejets des sites industriels et des stations d’épuration urbaines ont été réduites, mais pas les pollutions diffuses, comme celles d’origine agricole ou liées aux trans- ports. Ainsi, les teneurs en phosphates dans les cours d’eau ont diminué de près de moitié depuis 1998 avec l’amélioration du traite- ment des eaux usées urbaines et le moindre recours aux engrais phosphatés, mais les nitrates restent stables dans les cours d’eau et progressent dans les eaux souterraines. Si la qualité moyenne de l’air s’est améliorée de 20 % depuis 1990, en grande partie grâce à la baisse des émissions de dioxyde de soufre, les seuils de protection de la santé pour certains polluants sont dépassés dans une station de mesure sur dix en 2011. Par ailleurs, pour satisfaire ses besoins, la France sollicite fortement les ressources natu- relles. Depuis 1980, chaque année, près de 60 000 hectares d’espaces naturels et agrico- les sont artificialisés. Depuis 1990,la consom- mation intérieure apparente de matières par habitant reste proche de 14 tonnes chaque année. En tenant compte des extractions inuti- lisées et des flux liés aux échanges extérieurs, la consommation totale atteint 24 tonnes. Il en découle une production élevée de déchets, de 5,5 tonnes par habitant en 2010. Toutefois, la quantité de déchets collectés par les munici- palités a augmenté de 25 % depuis 1996 et représente 600 kg par habitant en 2011, et la quantité annuelle de déchets ménagers valori- sés a crû, elle, de 60 % depuis dix ans. La contamination des milieux, la destruction des espaces naturels, la prolifération d’espèces invasives (frelon asiatique, jussie [plante], etc.) et la surexploitation des ressources entraînent une érosion de la biodiversité. Ainsi, les effectifs d’oiseaux inféodés aux milieux agricoles ont chuté de 35 % depuis 1990. Près de la moitié des zones humides se sont dégradées depuis 2000. Parallèlement, de nombreuses mesures sont prises pour restaurer l’état des milieux et maintenir les écosystèmes. Le réseau de sites protégés Natura 2000, créé à la fin des années 1990, couvre 13 % du territoire en 2012. La couverture des eaux sous juridiction française par des aires marines protégées est passée de moins de 0,1 % en 1980 à 2,4 % en 2012, soit 241 000 km². Les trente dernières années se caractérisent aussi par une évolution des activités écono - miques. Entre 2004 et 2011, le nombre d’em- plois environnementaux a crû de 36 %. En 2011, on en compte 455 600, principale - ment dans les domaines de l’eau, des déchets et des énergies renouvelables. /c110 Rapport Brundtland : publié par l’ONU en 1987, il consacre la notion de développement durable, « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». Convention d’Aahrus : adoptée par l’ONU en 1998, ratifiée par la France en 2002, elle consacre trois droits fondamentaux en matière d’environnement pour les citoyens : l’accès à l’information, la participation au processus décisionnel et l’accès à la justice. Consommation intérieure apparente de matières : voir annexe Glossaire . Définitions Environnement Fiches - Population et territoires 79 1.5 – 1,5 – 1,0 – 0,5 0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 1900 1910 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2012 en °C Écart par rapport à la température moyenne Écart moyen décennal
- Température moyenne annuelle en France métropolitaine entre 1900 et 2012 Champ : France métropolitaine. Note : l’évolution de la température moyenne annuelle est représentée sous forme d’écart de cette dernière à la température moyenne observée sur la période 1961-1990 (11,8°C). Source : Météo France. 0 20 40 60 80 100 120 2000 2002 2004 2006 2008 2011 concentration (indice base 100 en 2000) Ozone (0 ) 3 Indice global Particules de diamètre inférieur à 10 µm (PM ) 10 Dioxyde de soufre (SO ) 2 Dioxyde d’azote (NO ) 2 Dégradation Amélioration
- Indice de la pollution de l’air par polluant en milliers d’hectares 0 1 200 2 400 3 600 4 800 6 000 1981 1986 1991 1996 2001 2006 2010 0 2 4 6 8 10 en % Surfaces artificialisées (échelle de gauche) Part des surfaces artificialisées dans la surface totale (échelle de droite)
- Occupation physique du territoire Champ : France métropolitaine. Note : lesévolutions sontà étudier avec précaution car lesenquêtes successivesprésentent desruptures de série. Source :SSP, enquêtes Terutiet Teruti-Lucas. en millions de tonnes 0 5 10 15 20 25 30 35 40 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2000 Recyclage Incinération sans récupération d’énergie Stockage Incinération avec récupération d’énergie Compostage
- Traitement des déchets municipaux Champ : France. Sources : Ademe, traitement SOeS, hors déblais et gravats. Champ : France métropolitaine hors Corse. Sources : SOeS, BDQA ; Ademe, base de données nationale de la qualité de l’air ; LCSQA ; traitements : SOeS.
Régions françaises 80 Trente ans de vie économique et sociale 1.6 • La France et ses régions, coll. « Insee Références », édition 2010. Pour en savoir plus E n 2012, l’Île-de-France regroupe 18 % de la population résidant en France, devant Rhône-Alpes (10 %) et Provence - Alpes - Côte d’Azur (8 %) ; les départements d’outre-mer (Dom) représentent 3 % de la population totale. Entre 1982 et 2012, la population métropo- litaine est passée de 54 à 63 millions (+ 17 %). Durant cette période, seule la Champagne-Ardenne a perdu des habitants (1 %), alors qu’à l’extrême opposé, la popula- tion du Languedoc-Roussillon s’est accrue de 40 %. Les deux régions les plus peuplées en 2012 étaient déjà les plus peuplées il y a 30 ans : l’Île-de-France (+ 18 % sur la période) et Rhône-Alpes (+ 26 %). En troisième position, la région Provence - Alpes - Côte d’Azur (+ 24 %) a pris la place du Nord - Pas-de-Calais (+ 3 %). Par ailleurs, entre 1982 et 2012, la progression de la population dans les Dom va de 18 % en Martinique à 228 % en Guyane. Toutes les régions métropolitaines ont vieilli, mais pas au même rythme. Ainsi, en Basse-Normandie et Lorraine, la part des 60 ans ou plus a crû de 9 points, contre 6 points en moyenne ; le Limousin reste la région où la part des seniors est la plus élevée (31 % en 2012, en hausse de 6 points) et l’Île-de-France la région où cette part est la plus faible (18 % en 2012, en hausse de 4 points). Entre 1982 et 2012, la population des 20 - 59 ans, a augmenté en moyenne de 15 % en métropole avec des variations très fortes d’une région à l’autre. Ainsi, Languedoc- Roussillon est la région la plus dynamique (+ 37 %) à laquelle s’opposent le Limousin (– 2 %), l’Auvergne (– 1 %) et Champagne- Ardenne (– 1 %) ; en Bourgogne et Lorraine, l’augmentation n’est que de 2 %. En 2011, 27 millions de personnes ont un emploi, soit 14 % de plus qu’en 1989. Toutefois, l’emploi n’a pas ou peu progressé en Champagne- Ardenne (– 2 %), Lorraine et Limousin (+ 1 % dans les deux cas). La répartition régionale de l’emploi évolue très peu. L’Île-de-France reste en tête en 2011 avec 23 % des effectifs, devant Rhône-Alpes (10 %). Les Dom représentent 2 % de l’emploi national. Entre 1989 et 2011, l’emploi en métropole a progressé uniquement dans les secteurs des services, marchands et non marchands (+ 35 % et + 27 %), tandis qu’il a reculé de 21 % dans l’industrie. L’emploi industriel s’est particu- lièrement rétracté en Île-de-France (– 39 %), en Lorraine (– 29 %) et dans le Nord - Pas-de- Calais (– 28 %). Au cours de la période, la part de l’emploi industriel dans l’emploi total est passée de 20 % à 14 %. Elle demeure la plus élevée en Franche-Comté, Alsace et Picardie (environ 20 % des emplois en 2011 contre 30 % en 1989) et la plus faible en Île-de-France (moins de 10 %). L’Île-de-France reste néanmoins la première région industrielle puisqu’elle concentre 14 % de l’emploi industriel national, juste devant Rhône-Alpes (13 %). Sur la même période, l’agriculture a perdu 45 % de ses emplois, en particulier dans le Limousin, en Midi-Pyrénées, Basse et Haute- Normandie et en Bretagne. Alors qu’en 1989, l’agriculture pesait plus de 10 % de l’emploi dans cinq régions (Limousin, Poitou-Charentes, Bretagne, Midi-Pyrénées, Basse-Normandie), aucune région n’atteint 6 % en 2011. Les régions qui concentrent le plus grand nombre d’emplois agricoles en 2011 sont l’Aquitaine, les Pays de la Loire et la Bretagne : environ 9 % de l’emploi agricole français chacune. Au 1 er trimestre 2013, le taux de chômage dépasse 10 % en métropole. Il culmine à plus de 14 % dans le Languedoc-Roussillon et le Nord - Pas-de-Calais, régions où il a le plus augmenté depuis 1982 (+ 6 et + 5 points sur la période). Les régions les moins touchées sont la Bretagne et les Pays de la Loire (9 % de chômeurs) ; c’est en Basse-Normandie et Pays de la Loire que la hausse du taux de chômage a été la plus faible depuis 1982 (moins de 2 points). /c110 Secteur d’activité: voir annexe Glossaire. Définitions Régions françaises Fiches - Population et territoires 81 1.6 2. Évolution de la part de la population âgée de 60 ans ou plus entre 1982 et 2012 Source : Insee, estimations de population 1982 et 2012.
- Évolution de la population entre 1982 et 2012 Source : Insee, estimations de population 1982 (France Métropolitaine) et 2012 (France ) ; recensement 1982 (Dom).
- Évolution de l’emploi entre 1989 et 2011 Source : Insee, estimations d’emploi régional.
- Évolution de l’emploi dans le secteur industriel entre 1989 et 2011 Note : suite à un changement de nomenclature (passage de la NAP à la NAF), les séries de l’emploi départemental et sectoriel ont été rétropolées jusqu’en 1989 mais pas au-delà. Source : Insee, estimations d’emploi régional.
France dans l’Union européenne 82 Trente ans de vie économique et sociale 1.7 • La France dans l’Union européenne, coll. « Insee Références », à paraître en avril 2014. Site Internet d’Eurostat :http://epp.eurostat.ec.europa.eu/portal/page/portal/eurostat/home/ Site Internet du FMI : htpp://www.imf.org/external/ « De 55 à 65 millions d’habitants : pourquoi la population a-t-elle augmenté plus vite en France que dans les pays voisins ? », in France, portrait social, coll. « Insee Références », édition 2011. « Populations et tendances démographiques des pays européens (1980-2010) »,Population n° 1, Ined, 2011. Pour en savoir plus D epuis 1980, l’ Union européenne (UE) s’est élargie progressivement de neuf à vingt-huit pays. Elle ne prend réellement ce nom qu’au 1 er novembre 1993, suite autraité de Maastricht du 7 février 1992. Elle succède àl a Communauté économique européenne, issue du traité de Rome du 25 mars 1957, dont la France est l’un des six pays fondateurs. Dans ses contours de 2013, y compris la Croatie, l’UE s’étend sur 4,5 millions de km² et rassemble 508,3 millions d’habitants au 1 er janvier 2012. Les dix-neuf pays qui ont rejoint l’UE depuis 1980 représentent 61 % du territoire, mais seulement 39 % des habitants. L’UE s’est aussi agrandie par le biais de la réunification de l’Alle- magne en 1990. Au sein de l’UE, la France est le pays le plus étendu (14 % du territoire) et le deuxième pays le plus peuplé (13 % de la popula- tion) derrière l’Allemagne (16 % de la population). De 1980 à 2012, la population a augmenté de 10 % dans l’ensemble des 27 pays de l’UE actuelle hors Croatie. Elle a crû plus fortement en France (+ 18 % en France métropolitaine) que dans la plupart des autres grands pays européens : Allemagne (+ 5 %, y compris l’ancienne République démocratique alle- mande), Italie (+ 8 %) et Royaume-Uni (+ 12 %). C’est en Espagne que la population a le plus augmenté (+ 24 %), du fait d’un solde migratoire particulièrement élevé. Dans l’ensemble de l’UE, la part des person- nes âgées de 65 ans ou plus est passée de 13 % en 1980 à 18 % en 2012. En France métropolitaine, la progression est un peu moins marquée : de 14 % à 17 %. Ce vieillis- sement démographique, dû à la fois à la baisse de la fécondité et à celle de la mortalité aux âges élevés, a été plus précoce dans plusieurs pays du Nord et de l’Ouest, comme la Suède, l’Allemagne ou le Royaume-Uni. Certains pays du Sud les ont aujourd’hui rattrapés, comme l’Italie, la Grèce ou le Portugal. En 2012 comme en 1980, l’Allemagne reste l’un des deux pays comportant la plus grande part de personnes âgées, mais l’Italie a remplacé la Suède dans le duo de tête. Le produit intérieur brut (PIB)de l’UE (hors Croatie) représente 19 % du PIB mondial en 2012. Cette part est calculée en parité de pouvoir d’achat (PPA), afin d’éliminer les diffé- rences de niveaux de prix nationaux. Au sein de l’UE, y compris la Croatie, les cinq premiers pays en termes de PIB, toujours en PPA, sont l’Allemagne (20 % du PIB de l’UE en 2012), la France (14 %), le Royaume-Uni (14 %), l’Italie (12 %) et l’Espagne (9 %). Toutefois, en moyenne par habitant, sept pays les devancent, le Luxembourg étant largement en tête. De 1980 à 2012, le PIB en volume par habitant a augmenté un peu plus faiblement, en moyenne, dans l’Europe à 12 (périmètre à la date de 1986) qu’aux États-Unis ou au Japon. Jusqu’au début des années 1990, il a crû beaucoup plus rapide- ment au Japon qu’aux États-Unis ou en Europe, avant que la tendance s’inverse jusqu’au début des années 2000. Les rythmes de croissance des trois zones ont ensuite été proches jusqu’à la crise de 2007-2008, qui a débouché sur une récession de l’ensemble des pays industrialisés en 2009. Des divergences réapparaissent ensuite : en 2012, les pays européens affichent toujours un PIB en volume par habitant nettement inférieur à son niveau de 2008, contrairement aux États-Unis et au Japon. Au sein de l’UE, les situations sont toutefois contrastées : depuis vingt ans, parmi les cinq grands pays européens, la croissance du PIB par habitant a été la plus forte au Royaume-Uni et la plus faible en Italie. À partir du milieu des années 2000, la croissance française par habi- tant est nettement inférieure à celle de l’Alle- magne. En 2012, parmi les cinq pays, seule l’Allemagne affiche un PIB en volume par habi- tant supérieur à son niveau d’avant la crise. /c110 Union européenne, traité de Maastricht, Communauté économique européenne, produit intérieur brut, parité de pouvoir d’achat (PPA): voir annexe Glossaire . Définitions France dans l’Union européenne Fiches - Population et territoires 83 1.7 0 5 10 15 20 25 Irlande Chypre Slovaquie Pologne Luxembourg Roumanie République tchèque Pays-Bas Malte Slovénie Hongrie Royaume-Uni Estonie Belgique Danemark France métropolitaine Croatie Espagne Autriche Lituanie Finlande Lettonie Bulgarie Suède Portugal Grèce Allemagne (y c. RDA) Italie en % 2012 1980 2. Proportion de la population âgée de 65 ans ou plus Source : Eurostat, extraction au 8 septembre 2013. Date d’entrée États membres 1957 Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas 1973 Danemark, Irlande, Royaume-Uni 1981 Grèce 1986 Espagne, Portugal 1995 Autriche, Finlande, Suède 2004 Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Slovénie 2007 Bulgarie, Roumanie 2013 Croatie
- L’élargissement progressif de l’Union européenne 75 100 125 150 175 200 1980 1984 1988 1992 1996 2000 2004 2008 2012 Japon États-Unis Europe à 12 France indice base 100 en 1980
- PIB en volume par habitant depuis 1980 Note : sur la période 1980-1994, la série « Europe à 12 » a été reconstruite à l’appui des données en base 1991. Le calcul pour les années antérieures à 1991 se fonde sur l’application des taux de croissance du PIB en volume de l’Europe à 12 hors ex-Allemagne de l’Est au PIB de l’Allemagne réunifiée en
- En 1980 et 1981, la population en France est estimée par rétropolation à partir des évolutions en France métropolitaine. Sources : Eurostat, extraction au 8 septembre 2013 (PIB ; population en Europe des douze hors France) ; Insee (population en France) ; Banque mon- diale (population des États-Unis et du Japon). 90 100 110 120 130 140 150 160 1991 1994 1997 2000 2003 2006 2009 2012 Royaume-Uni Espagne Allemagne France Italie indice base 100 en 1991
- PIB en volume par habitant dans cinq grands pays de l’UE depuis 1991 Note : contrairement à la figure 3, on ne remonte ici qu’en 1991 car la s érie historique n’est disponible que pour l’ensemble de l’Europe à 12. Sources : Eurostat, extraction au 8 septembre 2013 (sauf la population en France) ; Insee (population en France). Fiches thématiques