Fiches thématiques
Systéme productif
Entreprises 134 Trente ans de vie économique et sociale 5.1 • « En 2012, plus d’immatriculations d’auto-entreprises, moins de créations de sociétés », Insee Première n° 1433, janvier 2013. Pour en savoir plus D u milieu des années 1980 jusqu’au début des années 2000, le nombre de créations d’entreprises a oscillé entre 200 000 et 260 000. De 2003 à 2010, il n’a cessé d’augmenter, passant de 215 000 en 2002 à 330 000 en 2008, puis 580 000 en 2009, année de mise en place du régime des auto-entrepreneurs.A p r è s avoir culminé à 620 000 en 2010, il s’est stabi- lisé autour de 550 000. Les caractéristiques des entreprises créées ont fortement évolué sur les 25 dernières années. Les sociétés, qui ne représentaient qu’un tiers des créations à la fin des années 1980, ont gagné en importance, particulièrement entre 1995 et 2007, année où elles ont atteint leur maximum (50 %). En 2009, leur part s’est effondrée à 26 % sous le coup de l’instauration du régime des auto-entrepreneurs qui a dopé les créations d’entreprises individuelles. En 2012, les sociétés ne représentent plus que 29 % des entreprises créées, 71 % des créations étant des entreprises individuelles. Concernant cette dernière catégorie, la part des femmes parmi les créateurs d’entreprises a lentement progressé, passant de 29 % au milieu des années 1980 à 31 % en 2000. La féminisation s’est ensuite amplifiée sur la dernière décennie, la part de créatrices attei- gnant 38 % en 2012. Entre 1990 et 2012, la part des créations d’entreprises ayant au moins un salarié est passée de 24 % à 5 %. Tout d’abord, les sociétés unipersonnelles se sont développées : à la fin des années 1980, plus de 50 % des sociétés créées étaient employeuses, elles ne sont plus que 16 % en 2012. Ensuite, la mise en place du régime des auto-entrepreneurs en 2009 est venue amplifier ce phénomène, la part des entreprises créées avec au moins un salarié passant alors de 13 % en 2008 à 5 % en 2012. Nouvelles ou anciennes, les entre - prises peuvent faire partie degroupes. Ceux-ci occupent dans l’économie une place en forte augmentation depuis 20 ans. Ainsi, alors qu’en 1994, les groupes contrôlaient 1,7 % desunités légales, ils en contrôlent 6 % en 2011. Sur la même période, la contribution des groupes à la valeur ajoutée est passée de 54 % à 66 % et leur part dans l’emploi salarié de 44 % à 63 %. Cette augmentation est plus marquée pour les unités légales petites ou moyennes, employant moins de 250 salariés, et particu- lièrement pour celles employant entre 10 et 250 salariés : en 2011, 37 % de ces dernières appartiennent à un groupe (64 % de leur valeur ajoutée et 56 % de leurs salariés), contre 11 % en 1994 (29 % de leur valeur ajoutée et 22 % de leurs salariés). Ce phéno- mène est analogue dans les petites unités de moins de 10 salariés (part de la VA qui passe de 7 % à 16 %). De manière générale, plus les unités légales sont grandes, plus l’appartenance à un groupe est forte : 3,5 % des unités de moins de 10 salariés sont dans un groupe, 92 % de celles employant entre 250 et 5 000 salariés, et la quasi-totalité des unités de 5 000 salariés ou plus. Dans le secteur de l’industrie, plus de 85 % de la valeur ajoutée (79 % de l’emploi sala- rié) provient des groupes. Ces proportions sont beaucoup plus fortes que pour l’ensemble de l’économie, et elles sont en augmentation depuis 1994. À l’inverse, l’acti- vité dans le secteur de la construction repose moins sur les groupes que dans l’ensemble de l’économie : les groupes n’y représentent que 39 % de l’emploi salarié du secteur et 41 % de sa valeur ajoutée. /c110 Auto-entrepreneur : régime mis en place le 1 er janvier 2009 pour les entrepreneurs individuels qui relèvent du régime fiscal de la micro-entreprise. Il offre des formalités de création d’entreprise allégées ainsi qu’un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations et contributions sociales et de l ’impôt sur le revenu. Groupe: ensemble de sociétés liées entre elles par des participations au capital et contrôlées par une même société. Unité légale : entité juridique de droit public ou privé. Ce peut être une personne morale ou une personne physique. Elle est obligatoirement déclarée aux administrations compétentes (greffes des tribunaux, Sécurité sociale, DGFIP, etc.) et enregistrée dans le répertoire Sirene. Définitions Entreprises Fiches - Système productif 135 5.1 150 250 350 450 550 650 1987 1992 1997 2002 2007 2012 en milliers
- Nombre annuel de créations d’entreprises de 1987 à 2012 Champ : France, créations d’entrerprises hors agriculture. Source : Insee, démographie des entreprises, de 1987 à 1999 : Sirene 2 série recalée ; à partir de 2000, Sirene 3. 1994 1999 2003 2007 2011 Effectifs Moins de 10 salariés 1,0 3,7 4,3 5,6 7,3 10 à 250 salariés 22,2 45,6 47,1 50,3 55,9 250 à 5 000 salariés 86,3 94,7 94,2 94,8 93,7 5 000 salariés ou plus 98,6 100,0 98,9 99,3 99,8 Nombre d’unités légales (UL) Moins de 10 salariés 0,7 2,0 2,5 3,2 3,5 10 à 250 salariés 11,2 28,1 29,7 32,7 37,4 250 à 5 000 salariés 77,6 91,2 91,1 92,5 92,0 5 000 salariés ou plus 98,7 100,0 97,8 98,3 99,2 Valeur ajoutée Moins de 10 salariés 7,0 12,7 13,0 17,7 15,5 10 à 250 salariés 29,0 54,5 54,1 58,2 63,6 250 à 5 000 salariés 89,5 96,1 96,3 96,7 96,3 5 000 salariés ou plus 99,3 100,0 99,8 99,8 99,9
- Groupes dans le système productif selon la taille des unités légales en % Champ : France. Lecture : en 1994, 11,2 % des unités légales de 10 à 250 salariés, étaient dans des groupes ainsi que 22,2 % de leurs salariés ; 29,0 % de leur valeur ajoutée était réalisée par ces groupes. Source : Insee, Lifi, Suse, Ésane. 25 30 35 40 45 50 1987 1992 1997 2002 2007 2012 en %
- Part des sociétés parmi les entreprises créées de 1987 à 2012 Champ : France, créations d’entrerprises hors agriculture. Note : 1987 - 1999 : Sirene 2 et nomenclature d’activité NAP (NAF rév. 1 à partir de
-
- série recalée ; à partir de 2000 : Sirene 3 et nomenclature d’activité NAF rév. 2. Source : Insee, démographie des entreprises, de 1987 à 1999 : Sirene 2- série recalée ; à partir de 2000, Sirene 3. 0 20 40 60 80 1994 1998 2002 2006 2011 en % Chiffre d'affaires Effectifs 1 Valeur ajoutée Nombre d'unité légales
- Poids des groupes de 1994 à 2011
- Les effectifs sont des effectifs salariés présents au 31 décembre. Champ : France. Source : Insee, Lifi, Suse, Ésane. 27 29 31 33 35 37 39 1987 1992 1997 2002 2007 2012 en %
- Part des femmes parmi les créateurs d’entreprise individuelle Champ : France, créations d’entrerprises hors agriculture. Source : Insee, démographie des entreprises, de 1987 à 1999 : Sirene 2 série recalée ; à partir de 2000, Sirene 3. 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 1994 1998 2002 2006 2011 en % Valeur ajoutée dans l’industrie Valeur ajoutée dans la construction Nombre d’unités légales dans l’industrie Nombre d’unités légales dans la construction 6.Part des groupes dans l’industrie et la construction Champ : France. Source : Insee, Lifi, Suse, Ésane. Agriculture 136 Trente ans de vie économique et sociale 5.2 • « L’agriculture, la forêt et les industries agroalimentaires »,Agreste Graph Agri, éditions 2012 et 2013. « Les comptes prévisionnels de l’agriculture française pour 2012 »,Agreste Les dossiersn° 15, janvier 2013. Site Internet Agreste : http://www.agreste.agriculture.gouv.fr/ Pour en savoir plus E n 1980, la branche « agriculture, sylvicul- ture et pêche » représentait 4,3 % de la valeur ajoutée totale de l’économie. En 2012, cette part n’est plus que de 2 %. L’agri- culture constitue l’essentiel de la branche, les activités de sylviculture et de pêche étant très marginales en France (à peine 0,1 % de la valeur ajoutée totale de l’économie en 2011). Plus largement, c’est toute la filière agroali - mentaire qui est en recul : la part des indus - tries agricoles et alimentaires (IAA) dans l’économie, de 3,1 % en 1980, n’est plus que de 1,9 % en 2012. Le recul de la part de l’agriculture traduit essentiellement la baisse relative des prix agricoles : à prix constants, sa part a très peu varié. À l’inverse, le recul de la part des IAA traduit avant tout une baisse relative d’activité. La branche « agriculture, sylviculture et pêche » pèse plus dans l’emploi que dans la valeur ajoutée. En 2012, elle emploie 837 000 personnes en équivalent temps plein, soit 3,3 % de l’emploi total. Cette part a toutefois diminué plus rapidement que la valeur ajoutée : en 1980, elle était de 9,3 %, soit près du triple. Les IAA représentent une part beaucoup plus faible dans l’emploi (2,3 % en 2012), mais celle-ci n’a que peu diminué (2,6 % en 1980). La situation de la branche agriculture est sensible à ces évolutions. Pour l’apprécier, l’indicateur retenu est le résultat agricole net par actif en termes réels. Calculé à partir de la valeur ajoutée nette, à laquelle sont ajoutées les subventions d’exploitation et retranchés les impôts sur la production, cet indicateur repré- sente la rémunération des facteurs de produc- tion. Pour lisser l’effet de la volatilité des prix, très élevée ces dernières années, le résultat agricole net par actif en termes réels et son évolution sont calculés à partir de moyennes triennales affectées à l’année centrale. Après une période de hausse de cet indi - cateur de 1988 à 1998, la tendance s’est inversée. En effet, pendant les années 1990, grâce à la contribution positive de la production en volume et des subventions ainsi qu’à la baisse continue de l’emploi, le revenu par actif a crû assez vivement malgré une évolution des prix de la produc - tion agricole défavorable. Dans les années 2000, le rythme de croissance de la produc - tion en volume s’essouffle, les subventions se stabilisent et l’emploi se réduit toujours mais à un rythme plus faible. Puis, après le creux de 2009, la situation se retourne et l’indicateur renoue avec la croissance les années suivantes. L’emploi agricole s’est beaucoup réduit, et, dans la mesure où celui-ci est majori - tairement non salarié et composé de chefs d’exploitation, cette réduction est allée de pair avec une diminution du nombre d’exploita- tions. Entre 1955 et 1979, ce sont essentielle- ment des petites exploitations (SAU inférieure à 20 ha) qui ont disparu. En 1955, elles repré- sentaient 80 % de l’ensemble des exploita- tions, en 1979, 60 % environ, et en 2010, 43 %. Parallèlement la part des exploitations moyennes passe de 18 % en 1955 à 36,5 % en 1979 et à 38 % en 2010. Les grandes struc- tures (exploitations dont la SAU dépasse 100 ha) occupent une place de plus en plus grande : 0,8 % en 1955, 2,7 % en 1979, 19 % en 2010. En conséquence la SAU moyenne des exploitations agricoles a augmenté : 19 ha en 1970, 23 ha en 1979, 28 ha en 1988, 56 ha en 2010. /c110 Branche agriculture: regroupement de l’ensemble des unités dont l’activité est réputée agricole au sens de la NAF. La branche agriculture comprend les exploitations agricoles, les entreprises de travaux agricoles, les coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA), les coopératives viticoles et les centres d ’insémination artificielle. SAU : superficie agricole utilisée. Elle comprend les terres arables, la superficie toujours en herbe et les cultures permanentes. Branche, valeur ajoutée, équivalent temps plein : voir annexe Glossaire. Définitions Agriculture Fiches - Système productif 137 5.2 0 2 4 6 8 10 12 1980 1984 1988 1992 1996 2000 2004 2008 2012 en % Industries agricoles et alimentaires Agriculture, sylviculture et pêche
- Part de l’agriculture et des industries agricoles et alimentaires dans l’emploi intérieur total en EQTP Champ : France. Source : Insee, comptes nationaux, base 2005. 0 2 4 6 8 10 1980 1984 1988 1992 1996 2000 2004 2008 2012 en % Industries agricoles et alimentaires Agriculture, sylviculture et pêche
- Part de l’agriculture et des industries agricoles et alimentaires dans la valeur ajoutée brute totale Champ : France. Source : Insee, comptes nationaux, base 2005. 60 70 80 90 100 110 120 130 1980 1984 1988 1992 1996 2000 2004 2008 indice base 100 en 2000, moyenne mobile sur 3 ans 2011
- Résultat agricole net par actif en terme réel Champ : France. Note : le résultat agricole net est calculé en moyenne triennale(moyenne 2009 à 2011 affectée à 2010). Source : Insee, comptes nationaux, base 2005. 0 10 20 30 40 50 1955 1970 1979 1988 2000 2010 en % Moins de 5 ha 5 à moins de 20 ha 20 à moins de 50 ha 50 à moins de 100 ha 100 ha et plus
- Répartition des exploitations agricoles selon leur taille SAU Champ : France métropolitaine. Source : Agreste, recensements agricoles. Industrie manufacturière 138 Trente ans de vie économique et sociale 5.3 • « L’industrie manufacturière en France depuis 2008 : quelles ruptures ? », inNote de conjoncture, coll. « Insee Conjoncture », décembre 2012. Pour en savoir plus E n 2012, la valeur ajoutée de l’ industrie manufacturières’élève à 181,4 Md€, 2,2 fois plus qu’en 1980. Mais dans le même temps sa part dans l’économie a reculé, de 20,6 % à 10 %, le taux de croissance annuel moyen global en valeur étant près du double de celui de l’industrie manufacturière (+ 4,9 % contre + 2,5 % en moyenne par an). Ce recul est essentiellement dû à la baisse des prix relatifs manufacturiers permise par des gains de productivité plus élevés que dans l’ensemble de l’économie. Il est lié également à l’externalisation d’une partie de l’activité manufacturière vers les services et le déplacement de la production vers des pays à bas coûts qui ont pesé aussi sur l’emploi. En 2012, l’industrie manufacturière emploie 2,8 millions de personnes en équivalent temps plein (EQTP), 43,1 % de moins qu’en 1980 (– 1,7 % en moyenne par an). Au cours de cette période, les effectifs ont progressé dans l’en- semble de l’économie (+ 0,5 % en moyenne par an) et le poids de l’emploi manufacturier n’at- teint plus que 10,8 % contre 22,1 % en 1980. La hiérarchie des branches manufacturières en termes de valeur ajoutée a peu varié en trente ans à part pour le textile-habillement-cuir-chaussure (désigné ensuite par textile). Les industries agro-alimentaires (IAA) sont depuis 1980 les premiers contributeurs à la valeur ajoutée manu- facturière (18,9 % en 2012). La métallurgie et les autres industries manufacturières (y compris réparation et installation) restent les deuxième et troisième contributeurs. Les matériels de trans- port occupent la quatrième place en 2012 mais la cinquième la plupart des années depuis la seconde moitié des années 1980, derrière les produits en caoutchouc, plastique et autres minéraux non métalliques, tandis que le textile a chuté de la cinquième à la onzième position. En termes d’emploi en EQTP, les IAA sont également les premiers contributeurs en 2012 (21,2 % de l’emploi manufacturier). En hausse depuis le début des années 1980, leur poids était alors inférieur à celui de la métal- lurgie et à celui du textile qui depuis a chuté. La part de l’emploi des autres branches manufacturières a peu varié sur la période. De 1980 à 2012, le volume de la produc - tion manufacturière a progressé de 1,3 % en moyenne par an. Il a augmenté deux fois plus vite au cours de la décennie 1990 qu’au cours de la précédente, avant de ralentir dans les années 2000. Avec la crise, entre 2008 à 2012, il a diminué pour atteindre un niveau de fin de période un peu supérieur à celui de la fin des années 1990. Au cours de la décennie 1990, la production de la pharmacie, du bois-papier-imprimerie et des IAA a ralenti et la baisse de la production du textile s’est accentuée. La dégradation de l’évolution de la production au cours des années 2000 précédant la crise a été très variable selon les branches. Enfin, la crise a moins affecté les IAA, les matériels de trans - port hors automobile, les autres industries manufacturières (y compris réparation et installation) et la pharmacie que les autres branches : leur production en volume dépasse en 2012 leur niveau de 2008. Le solde extérieur des produits manufactu- riers s’est détérioré au cours des années 1980, devenant négatif en 1987. En amélioration à partir du début des années 1990, il est redevenu positif en 1993. Il se dégrade fortement à partir de 1998 pour être à nouveau négatif depuis 2005 (– 33 Md€ en 2012). Le solde extérieur est négatif sur toute la période pour la cokéfaction- raffinage (sauf en 1998), les produits informati- ques, électroniques et optiques, le textile, les autres industries manufacturières et le bois- papier. Il est devenu négatif en 2000 pour la métallurgie et les produits en caoutchouc, plas- tique et autres minéraux non métalliques. Après des phases de déficit et d’excédent, il est négatif depuis 1998 pour les autres machines et équipements et depuis 2009 pour les équi- pements électriques. Il est positif sur toute la période pour les matériels de transport (hors automobile), les IAA, la pharmacie et la chimie (sauf en 1989 et 1990). /c110 Industrie manufacturière : correspond à la section C de la nomenclature d’activités française révision 2 (NAF rév. 2, 2008). Le niveau de nomenclature retenu ici est le niveau A38, soit 13 branches manufacturières. Définitions Industrie manufacturière Fiches - Système productif 139 5.3 0 2 4 6 81 0 1 2 1 4 1 6 1 8 2 0 2 2 24 Prod. caoutch., plastiq. ; autres prod. minér. non métall. Industries agro-alimentaires Autres industries manuf. ; répar.-instal. Matériels de transport Industrie chimique Industrie pharmaceutique Textile, habillement, cuir, chaussure Produits informatiques, électroniques, optiques Autres machines et équipements Bois-papier, imprimerie Cokéfaction et raffinage Ensemble des branches manufacturières 1 Équipements électriques Métallurgie et prod. métall., hors machines-équip. en % 2011 2 1980
- Part des branches dans l’emploi manufacturier en EQTP
- Poids de l’ensemble des branches manufacturières dans l’emploi EQTP de l’ensemble de l’économie.
- Année 2012 pour les IAA, cokéfaction-raffinage et matériels de transport etpour le poids de l’ensemble des branches manufacturières dans l’ensemble des branches. Champ : France. Source : Insee, comptes nationaux, base 2005. 0 2 4 6 81 0 1 2 1 4 1 6 1 8 2 0 2 2 Prod. caoutch., plastiq. ; autres prod. minér. non métall. Industries agro-alimentaires Autres industries manuf. ; répar.-instal. Matériels de transport Industrie chimique Industrie pharmaceutique Textile, habillement, cuir, chaussure Produits informatiques, électroniques, optiques Autres machines et équipements Bois-papier, imprimerie Cokéfaction et raffinage Ensemble des branches manufacturières 1 Équipements électriques Métallurgie et prod. métall., hors machines-équip. en % 1980 2012
- Part des branches dans la valeur ajoutée manufacturière à prix courants
- Poids de l’ensemble des branches manufacturières dans la valeur ajoutée de l’ensemble de l’économie. Champ : France. Source : Insee, comptes nationaux, base 2005. 0 2–6 4 –4 6–2 8 1 0 0 2–6 4 –4 6–2 8 1 0 Périodes 1980-1989 et 1989-2000 Périodes 2000-2007 et 2007-2012 Prod. caoutch., plastique ; autres prod. minér. non métall. Prod. caoutch., plastique ; autres prod. minér. non métall. Industries agro-alimentaires Industries agro-alimentaires Autres industries manuf. ; répar.-instal. Autres indust. manuf. ; répar.-instal.Matériels de transport Matériels de transportIndustrie chimique Industrie chimique Industrie pharmaceutique Industrie pharmaceutique Textile, habillement, cuir, chaussure Textile, habillement, cuir, chaussure Produits informat., électron., optiques Produits informatiques, électroniques, optiques Autres machines et équipements Autres machines et équipements Industrie manufacturière Industrie manufacturière Bois-papier, imprimerie Bois-papier, imprimerie Cokéfaction et raffinage Cokéfaction et raffinage Équipements électriques Équipements électriquesMétallurgie et prod. métall., hors machines-équip. Métallurgie et prod. métall., hors machines-équip. en %en % 1989-2000 2007-2012 2000-20071980-1989
- Taux de croissance annuel moyen de la production en volume Champ : France. Source : Insee, comptes nationaux, base 2005. Commerce 140 Trente ans de vie économique et sociale 5.4 L e commerce représente en 2012 11,2 % de la valeur ajoutée de l’ensemble des branches de l’économie, à peu près comme en 1980. Mais en volume, sa valeur ajoutée a crû en moyenne de 2,4 % par an depuis 1980 contre 1,8 % pour l’ensemble de l’économie. Les parts du commerce de détail (45 %), de gros (43 %) et automobile (12 %) dans la valeur ajoutée du commerce évoluent peu. Dans l’alimentaire non spécialisé, ces trente années ont été marquées par l’essor des grandes surfaces. En 2010, les grandes surfaces alimentaires (GSA) totalisaient 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires en volume (dont plus de la moitié réalisée par les hypermarchés) contre 26 milliards en 1980. Lespetites surfaces alimentairescomptaient pour 5 milliards en 2010 (en volume) contre 12 milliards en 1980. Très soutenue dans les années 1980, la crois- sance des GSA s’est progressivement infléchie, de 6 % de croissance annuelle moyenne à 3 % durant la décennie 1990, puis 2 % jusqu’à la récession de 2009. Les petites surfaces se sont repliées jusqu’à la fin des années 1990 (– 5 % en moyenne par an), avant que leur activité ne se stabilise puis se redresse (+ 1,5 % par an entre 2000 et 2010), portée par le dynamisme des magasins de surgelés et le regain d’intérêt pour les magasins de proximité. Ces années voient aussi l’émergence d’un nouveau format de vente venu d’Allemagne, le hard-discount (ou maxidiscompte). Au début des années 1980, cette forme de vente était rare en France. Elle a pris un essor rapide dans la première moitié des années 1990, sous l’impulsion des chaînes allemandes Aldi et Lidl. La grande distribution française a réagi en développant ses marques de distribu- teur et ses propres réseaux de hard discount. Dans un contexte réglementaire restrictif, cette expansion s’est poursuivie mais à un rythme ralenti, avec des surfaces de vente souvent inférieures à 300 m², c’est-à-dire deux à trois fois plus petites que la surface typique du format. Début 2012, la France compte environ 4 250 maxidiscomptes, répartis sur tout le territoire, avec la densité la plus forte dans le Nord, l’Est et le Sud. En 30 ans, les réseaux d’enseignes ont conquis le paysage commercial français. Début 2010, ils concentraient les deux tiers de la surface de vente et du chiffre d’affaires du commerce de détail en magasin, et près de 60 % de l’emploi. Ils dominent dans l’alimentaire non spécialisé, dont ils repré - sentent plus de 90 % de la surface de vente, du chiffre d’affaires et de l’emploi. Ils sont majoritaires dans l’habillement-chaussures et l’équipement du foyer, mais moins répandus dans l’artisanat commercial et la pharmacie. La majorité des réseaux du commerce de détail actifs en 2006-2007 avaient entre cinq et vingt-cinq ans d’existence, avec un pic de création à la fin des années 1990. L’explosion ducommerce électroniquevia l’internet est le phénomène majeur des 15 dernières années. En 2010, près d’un Fran- çais sur deux a déjà fait un achat en ligne. Pour le seul commerce de détail, le chiffre d’affaires par Internet des entreprises situées en France (toutes tailles confondues), prati- quement nul en 1999, est passé à 10 milliards d'euros en 2010 (+ 15 % par rapport à 2009). Les entreprises impliquées dans la vente en ligne aux particuliers et occupant au moins 10 personnes, au nombre de 15 400, ont enregistré un chiffre d’affaires de 31 milliards d’euros par Internet en 2010 (soit 5 % de leur chiffre d'affaires total). Celles appartenant au commerce de détail comptent pour 23 % de ce montant ce qui place ce secteur devant le commerce de gros (14 %) et le secteur des télécommunications (11 %). /c110 Les grandes surfaces alimentaires ont une surface de vente de 400 m² ou plus : supermarchés, magasins multi-commerces et hypermarchés. Les petites surfaces alimentaires ont une surface de vente inférieure à 400 m² : commerce de produits surgelés, alimentation générale, supérettes. Maxidiscompte : format de vente, proposant des prix extrêmement compétitifs grâce à la réduction du service de vente (aménagement minimal des magasins, assortiment limité). Réseau d’enseignes: ensemble de points de vente coordonnés par une entreprise « tête de réseau » par le biais d’un contrôle juridique ou financier (réseau dit intégré ou succursaliste) ou sous forme contractuelle (franchise, groupement...). Le commerce électroniquevia Internet est défini par le fait que la commande de biens ou de services est passée en ligne (le paiement pouvant être effectué hors ligne). Définitions Commerce Fiches - Système productif 141 5.4 0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000 70 000 80 000 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 0 20 0 0 40 0 0 60 0 0 80 0 0 10 000 12 000 14 000 16 000 Grandes surfaces alimentaires (échelle de gauche) Petites surfaces alimentaires (échelle de droite) en millions d’euros 1 en millions d’euros 1
- Chiffre d’affaires en volume des petites et grandes surfaces alimentaires entre 1980 et 2010
- Les chiffres d’affaires sont déflatés par l’indice des prix à la consommation base 100 en 1980. Champ : France. Source : Insee, comptes des secteurs du commerce. 0 2 4 6 8 10 1999 2003 2006 2007 2009 2010 en milliards d’euros
- Montant du chiffre d’affaires réalisé par Internet pour les secteurs du commerce de détail Champ : France. Source : Insee, enquêtes Commerce électronique (1999, 2003), EAE (2006, 2007), ESA (2009,2010).
- Nombre de magasins maxidiscompte pour 100 000 habitants Sources : Insee, répertoire Sirene, DADS, recensement de la population ; Dgfip, fichier ficsal de la Tascom. Services marchands 142 Trente ans de vie économique et sociale 5.5 • « Les services marchands en 2012 : net ralentissement de la croissance »,Insee Premièren° 1465, septembre 2013. « Les ressorts de l’économie des services : dynamique propre et externalisation », Insee Première n° 1163, novembre 2007. « L’ouverture à l’international des entreprises de services »,Insee Première n° 1090, juillet 2006. « L’essor des services depuis les années 60 »,Insee Première n° 498, décembre 1996. Pour en savoir plus E n 2012, la valeur ajoutée des services marchands (au sens strict) s’élève à 647 milliards d’euros. Elle représente 36 % de celle de l’ensemble des branches de l’éco - nomie, soit nettement plus que l’ensemble industrie-construction (19 %) ou que l’en - semble commerce-transports (16 %). Cette part des services dans la valeur ajoutée totale a progressé continûment depuis le milieu des années quatre-vingt (25 %) jusqu’à la crise de 2008-2009. Deux facteurs principaux ont contribué au développement des services depuis trente ans. En premier lieu, avec l’amélioration de leur niveau de vie, les ménages consomment une part toujours plus grande de services. Ainsi, la part des services marchands dans leur consommation est passée de 23 % en 1980 à 30 % en 2012, au détriment des produits manufacturés. De même, les entre - prises achètent de plus en plus de services pour produire : ils représentent 31 % de leurs achats en 2012 contre 20 % en 1980. Ces achats correspondent soit à des fonctions externalisées (nettoyage, sécurité, location de matériel ou de main-d’œuvre), soit à des fonctions dont l’importance croît (informa- tique, communication, recherche, publicité, contrôle de gestion, etc.). En 2011, les services marchands emploient 6,6 millions de personnes (salariés et non-salariés) enéquivalent temps plein(EQTP), soit plus du quart de l’emploi total (y compris emploi non marchand). Sur trente ans, leurs effectifs ont doublé (+ 3,4 millions), soit un accroissement de l’ordre de celui de l’emploi total. C’est dans les activités informatiques, classées dans l’ensemble information et communication, que le taux de croissance a été le plus élevé (+ 216 %, soit + 284 000 EQTP). Mais, en termes de nombre d’emplois supplémentai - res, ce sont les activités de services administra- tifs et de soutien qui ont c onnu la plus forte augmentation avec 1,2 million d’emplois nets créés, notamment dans l’intérim (576 000 EQTP en 2011 contre environ 150 000 en 1980). Dans une moindre mesure, on enregistre 796 milliers de créations nettes dans les activi- tés scientifiques et 477 milliers d’emplois dans les hôtels-cafés-restaurants sur la période. Entre 1980 et 2012, le commerce extérieur (hors tourisme) des services marchands s’est développé au rythme de l’internationalisa - tion de l’économie française. En effet, les activités de services peuvent s’échanger soit sur le marché mondial, comme l’ingénierie ou l’informatique, soit entre filiales du même groupe localisées dans des pays différents, comme la recherche et développement ou l’administration d’entreprises. Jusqu’au milieu des années quatre-vingt-dix, exportations et importations se sont peu ou prou équilibrées et le solde des échanges (hors solde touristique) est resté sous la barre du milliard d’euros en valeur absolue. De la seconde moitié des années quatre-vingt-dix à la première moitié des années deux mille, l’excé- dent a été la règle. Depuis lors, le déficit se creuse. Sur trente ans, la structure par grand type de produits des exportations s’est sensi- blement modifiée avec un accroissement de la part des services d’information et commu- nication au détriment de celle des autres acti- vités scientifiques. Celle des importations s’est un peu moins modifiée. /c110 Dans cette fiche, lesservices marchandssont entendus au sens strict et correspondent au champ défini en NAF rév. 2 par les sections hébergement et restauration (I), information et communication (J), activités immobilières (L), activités spécialisées, scientifiques et techniques (M), activités de services administratifs et de soutien (N), arts, spectacles et activités récréatives (R) et autres activités de services (S). Ici, les services marchands ne comprennent donc ni le commerce (G), ni les transports (H), ni les services financiers (K). Les activités immobilières incluent les loyers que les propriétaires auraient à payer s’ils étaient locataires du logement qu’ils habitent. Équivalent temps plein : voir annexe Glossaire . Définitions Services marchands Fiches - Système productif 143 5.5 15 20 25 30 35 40 1980 1984 1988 1992 1996 2000 2004 2008 2012 en % Commerce et transports Services marchands Industrie et construction
- Part des services marchands dans la valeur ajoutée de l’ensemble des branches de l’économie Champ : France. Note : valeur ajoutée brute par branche en valeur. Source : Insee, comptes nationaux, base 2005. 0 20 40 60 80 100 1980 1990 2000 2012 en % Hébergement et restauration Arts, spectacles, autres activités de service Activités scientifiques et techniques Information et communication Activités de services administ. et de soutien Activités immobilières
- Répartition par grande branche de la valeur ajoutée des services marchands Champ : France. Source : Insee, comptes nationaux, base 2005. 14 18 22 26 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2011 en %
- Part des emplois de services marchands dans l’emploi total Champ : France. Note : emploi intérieur total, salariés et non-salariés, en nombre d’équivalents temps plein. Source : Insee, comptes nationaux, base 2005. 0 20 40 60 80 100 1980 1990 2000 2011 en % Activités immobilières Information et communication Hébergement et restauration Arts, spectacles, autres activités de service Activités scientifiques et techniques Activités de services administ. et de soutien
- Répartition par grande branche de l’emploi des services marchands Champ : France. Note : emploi intérieur total, salariés et non-salariés, en nombre d’équivalents temps plein. Source : Insee, comptes nationaux, base 2005. 0 5 10 15 20 25 30 35 40 1980 1984 1988 1992 1996 2000 2004 2008 2012 – 5 – 4 – 3 – 2 – 1 0 1 2 3 Solde (échelle de droite) Exportations (échelle de gauche) Importations (échelle de gauche) en Md€ en Md€
- Exportations et importations de services marchands Champ : France. Source : Insee, comptes nationaux, base 2005. 0 20 40 60 80 100 1980 1990 2000 2012 1980 1990 2000 2012 en % Arts, spectacles et autres activités de service Information et communication Activités de services administratifs et de soutien Activités scientifiques et techniques Exportations Importations
- Répartition par grand type de produits des échanges extérieurs de services marchands Champ : France. Source : Insee, comptes nationaux, base 2005.