IMMFRA23.pdf

Type: Document | Status: ready

144 Immigrés et descendants d’immigrés en France – Insee Références – Édition 2023 5.5 Conditions de logement En 2019‑2020, parmi les personnes de 18 à 59 ans vivant en France métropolitaine en logement ordinaire, 53 % appartiennent à un ménage propriétaire de son logement    figure 1. L’accession à la propriété est plus rare pour les ménages de personnes immigrées (32 %). Alors que les immigrés d’Asie du Sud‑Est font plus souvent partie de ménages propriétaires que la population sans ascendance migratoire ou ultramarine (61 % contre 59 %), seuls 13 % des immigrés d’Afrique sahélienne et 17 % de ceux d’Afrique guinéenne ou centrale résident au sein d’un ménage propriétaire. L’accès à la propriété augmente avec l’âge et la durée de présence en France : les immigrés d’Afrique subsaharienne, en moyenne plus jeunes et arrivés plus récemment, sont moins susceptibles d’être propriétaires que l’ensemble des immigrés. À l’inverse, les immigrés d’Europe du Sud (47 %) et du reste de l’Union européenne (UE) à 27 (49 %) le sont davantage. Ces tendances se retrouvent parmi les descendants d’immigrés, qui, entre 18 et 59 ans, sont par ailleurs 28 % à vivre chez leurs parents : ceux d’Afrique vivent moins souvent en ménage propriétaire que ceux d’Europe, en moyenne plus âgés    fiche 1.3. L’accès à la propriété est également plus rare pour les personnes natives d’Outre‑mer (32 %) et leurs descendants (38 %). Plus de quatre personnes sur dix vivent dans un logement loué. Tandis que pour les personnes sans ascendance migratoire, la location en secteur privé est plus fréquente que celle en logement social (27 % contre 11 %), c’est l’inverse pour les immigrés (28 % contre 35 %). En particulier, plus d’un immigré d’Afrique subsaharienne sur deux réside en logement social. Les immigrés d’origine algérienne résident aussi fréquemment dans ce type de logement (49 %) ; ils sont nombreux à s’être installés dans les grandes agglomérations à leur arrivée en France dans les années 1960. Les descendants d’immigrés vivent aussi plus souvent en logement social (27 %) qu’en location privée (21 %). Cette surreprésentation en logement social est largement liée aux moindres revenus et à l’âge plus jeune des immigrés et descendants d’immigrés par rapport au reste de la population. Les immigrés sont surreprésentés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), qui comptent une part importante de logements sociaux : 23 % d’entre eux y résident, contre 7 % de l’ensemble de la population de 18 à 59 ans    figure 2. Le quartier de résidence varie en fonction de l’origine : plus de 30 % des immigrés du Maghreb et d’Afrique subsaharienne vivent dans des QPV, contre 9 % des immigrés d’Asie du Sud‑Est et 7 à 8 % des immigrés d’origine européenne. La situation des descendants de deux parents immigrés est proche de celle des immigrés (20 % résident en QPV) ; ce n’est pas le cas des descendants d’un seul parent immigré (9 %). En 2019‑2020, 12 % de la population de 18 à 59 ans vit dans un logement suroccupé. Les immigrés (26 %) sont plus concernés que leurs descendants (17 %) ou que la population sans ascendance migratoire (8 %)    figure 3. En effet, les ménages immigrés, surreprésentés dans les grandes agglomérations    fiche 5.3 où les surfaces sont plus petites, sont en moyenne plus nombreux par logement, pour un nombre de pièces plus faible. Les immigrés d’Afrique et leurs descendants, ainsi que les immigrés de Chine et les descendants d’immigrés de Turquie et du Moyen‑Orient, vivent plus souvent dans un logement suroccupé ; les descendants d’immigrés d’Europe du Sud (6 %) en pâtissent moins que l’ensemble de la population.  Définitions Un logement est suroccupé quand il lui manque au moins une pièce par rapport à la norme d’« occupation normale » calculée en fonction de la composition du ménage, de l’âge et du statut conjugal de ses membres (voir détail dans le glossaire). Logement ordinaire, immigrés, descendants d’immigrés : voir Glossaire.  Pour en savoir plus • « Le logement des immigrés vivant en France en 2018 », L’essentiel de l’immigration n° 2021‑74, novembre 2021. • « Les déterminants du statut d’occupation des logements et de la mobilité résidentielle des ménages immigrés », in Les conditions de logement en France, coll. « Insee Références », édition 2017.

145 Insee Références – Édition 2023 – Fiche 5.5 – Conditions de logement  1. Statut d’occupation du logement selon l’ascendance migratoire ou ultramarine en %   Propriétaire Locataire secteur privé Locataire secteur social ou 1 % patronal Autres1 dont personnes habitant chez leurs parents2 Immigrés, dont : 32 28 35 4 9 Algérie 22 26 49 3 8 Maroc, Tunisie 29 25 44 3 6 Afrique sahélienne 13 26 57 4 5 Afrique guinéenne ou centrale 17 26 52 5 9 Asie du Sud-Est 61 21 14 4 8 Turquie, Moyen-Orient 34 24 39 3 9 Chine 51 36 8 6 9 Europe du Sud 47 33 14 7 10 Autres pays de l’UE27 49 32 12 6 6 Descendants d’immigrés, dont : 46 21 27 5 28 Algérie 33 20 44 3 26 Maroc, Tunisie 35 23 38 4 34 Afrique sahélienne 17 17 63 3 48 Afrique guinéenne ou centrale 24 26 47 3 54 Asie du Sud-Est 54 24 13 8 44 Turquie, Moyen-Orient 41 26 27 6 47 Europe du Sud 62 20 12 6 15 Autres pays de l’UE27 60 22 13 5 18 Natifs d’Outre-mer 32 32 31 6 10 Descendants de natifs d’Outre-mer 38 27 31 4 24 Sans ascendance migratoire ou ultramarine 59 27 11 4 11 Ensemble 53 27 16 4 13 1 Logé gratuitement, refus de répondre, ne sait pas. 2 Les personnes vivant chez leurs parents sont catégorisées selon le statut d’occupation du ménage. Note : le statut d’occupation est celui du ménage. Lecture : en 2019-2020, 32 % des immigrés de 18 à 59 ans vivent dans un ménage propriétaire de son logement. Champ : France métropolitaine, personnes âgées de 18 à 59 ans vivant en logement ordinaire. Sources : Ined-Insee, enquête Trajectoires et Origines 2 (2019-2020).  2. Résidence dans un quartier prioritaire de la politique de la ville selon l’ascendance migratoire ou ultramarine Ensemble Sans ascendance migratoire ou ultramarine Immigrés et descendants d'immigrés, dont : Algérie Maroc, Tunisie Afrique sahélienne Afrique guinéenne ou centrale Asie du Sud-Est Turquie, Moyen-Orient Chine Europe du Sud Autres pays de l’UE27 Descendants d’un seul parent immigré Descendants de deux parents immigrés Outre-mer 0 10 20 30 40 en % Immigrés ou natifs d’Outre-mer Descendants d’immigrés ou de natifs d’Outre-mer Lecture : en 2019-2020, 31 % des immigrés d’Algérie résident en quartier prioritaire de la politique de la ville. Champ : France métropolitaine, personnes âgées de 18 à 59 ans vivant en logement ordinaire. Sources : Ined-Insee, enquête Trajectoires et Origines 2 (2019-2020).  3. Résidence en logement suroccupé selon l’ascendance migratoire ou ultramarine 0 10 20 30 40 50 Sans ascendance migratoire ou ultramarine Immigrés et descendants d'immigrés, dont : Algérie Maroc, Tunisie Afrique sahélienne Afrique guinéenne ou centrale Asie du Sud-Est Turquie, Moyen-Orient Chine Europe du Sud Autres pays de l’UE27 Outre-mer en % Ensemble Immigrés ou natifs d’Outre-mer Descendants d’immigrés ou de natifs d’Outre-mer Lecture : en 2019-2020, 26 % des immigrés vivent dans un logement suroccupé. Champ : France métropolitaine, personnes âgées de 18 à 59 ans vivant en logement ordinaire. Sources : Ined-Insee, enquête Trajectoires et Origines 2 (2019-2020).

146 Immigrés et descendants d’immigrés en France – Insee Références – Édition 2023 5.6 Santé et recours aux soins L’état de santé général des immigrés est moins bon que celui des non‑immigrés : 60 % des femmes immigrées se déclarent en bonne ou très bonne santé générale en 2019 et 11 % en mauvaise ou très mauvaise santé, contre respectivement 71 % et 7 % des femmes ni immigrées ni descendantes d’immigrés    figure 1. Chez les hommes immigrés ces proportions sont de 66 % et 10 %, contre 74 % et 7 % pour ceux sans ascendance migratoire directe. Les immigrés sont en moyenne plus âgés, mais ces différences persistent à structure d’âge identique. L’état de santé général des descendants d’immigrés est similaire à celui des personnes ni immigrées ni descendantes d’immigrés. Les immigrés sont plus souvent en surpoids ou obèses que les non‑immigrés. Cette différence est plus marquée chez les femmes (51 % des immigrées sont en surpoids ou obèses, contre 40 % des femmes ni immigrées ni descendantes d’immigrés et 38 % des descendantes d’immigrés) que chez les hommes (57 %, contre 49 % et 47 %). Enfin, les immigrés présentent plus souvent un syndrome dépressif que le reste de la population, indépendamment de l’âge et du sexe. Les femmes immigrées sont particulièrement concernées : près d’une d’entre elles sur cinq est atteinte d’un tel syndrome. La population immigrée se distingue par
de plus faibles consommations d’alcool et de tabac que la population non immigrée. Ainsi, 9 % des femmes immigrées déclarent fumer quotidiennement du tabac, contre 17 % des non‑immigrées    figure 2. Ces proportions sont de 18 % et 22 % chez les hommes. Parmi les personnes immigrées, 2 % des femmes et 5 % des hommes présentent une consommation d’alcool à risque chronique, contre 3 % des femmes et 9 % des hommes ni immigrés ni descendants d’immigrés. Enfin, sept femmes immigrées sur dix ne pratiquent aucune activité sportive hebdomadaire, contre une femme sur deux du reste de la population. Les hommes immigrés sont 58 % à ne pas faire de sport chaque semaine, contre 43 % des descendants d’immigrés et 48 % des hommes sans ascendance migratoire. Les consommations de soins des immigrés et des non‑immigrés sont proches. Cependant,
les immigrés se rendent plus souvent à l’hôpital que les personnes ni immigrées ni descendantes d’immigrés (+ 8 points pour les femmes immigrées et + 3 points pour les hommes immigrés), et moins souvent chez
les dentistes, orthodontistes, kinésithérapeutes, ostéopathes et chiropracteurs    figure 3. La consultation d’un médecin généraliste dans
les douze derniers mois ne semble pas dépendre de l’origine migratoire, mais elle est plus fréquente chez les femmes.  Définitions L’indicateur de santé général s’appuie sur la déclaration des enquêtés à la question : « comment est votre état de santé général ? ». Les réponses possibles sont : « très bon », « bon », « assez bon », « mauvais » et « très mauvais ». L’indice de masse corporelle est le rapport du poids en kilogrammes et de la taille en mètres au carré. Au‑dessus de 25, un adulte est considéré comme en surpoids, obèse au‑delà de 30. En dessous de 18, un adulte est en insuffisance pondérale. Les syndromes dépressifs sont détectés par un auto‑questionnaire, le PHQ‑9, qui détermine la fréquence à laquelle le répondant a été gêné lors des quinze derniers jours par les neuf symptômes cliniques de la dépression, dont les deux premiers sont dits « marqueurs » : le peu d’intérêt ou de plaisir à faire les choses et la tristesse, la déprime ou le désespoir. Le fait d’être gêné plus de la moitié du temps par au moins deux symptômes dont l’un des deux symptômes marqueurs indique un syndrome dépressif. À partir de cinq symptômes présents plus de la moitié des jours, le syndrome est qualifié de majeur. La consommation d’alcool à risque chronique renvoie à la consommation de plus de 14 verres standard par semaine pour les femmes ou 21 pour les hommes et/ou à au moins une alcoolisation ponctuelle importante (6 verres ou plus en une occasion) par semaine. Immigrés, descendants d’immigrés : voir Glossaire.  Pour en savoir plus « Premiers résultats de l’enquête santé européenne (EHIS) 2019 ‑ Métropole, Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte », Les dossiers de la Drees n° 78, avril 2021. 147Insee Références – Édition 2023 – Fiche 5.6 – Santé et recours aux soins  1. Indicateurs de santé des personnes immigrées et non immigrées en %   Femmes Hommes Immigrées Descendantes d’immigrés Ni immigrées
ni descendantes d’immigrés Immigrés Descendants d’immigrés Ni immigrés
ni descendants d’immigrés État de santé général             Très bon ou bon 60 73 71 66 79 74 Assez bon 29 20 22 24 16 19 Mauvais ou très mauvais 11 7 7 10 5 7 Indice de masse corporelle             Maigreur 2 8 6 2 4 3 Normal 47 54 55 41 49 47 Surpoids 33 22 25 42 34 36 Obésité 18 16 15 15 13 13 Syndrome dépressif             Syndrome majeur 7 6 4 4 3 3 Syndrome mineur 11 8 7 8 4 6 Lecture : 71 % des femmes ni immigrées ni descendantes d’immigrés se déclarent en bonne ou très bonne santé. Champ : France métropolitaine, personnes âgées de 15 ans ou plus vivant en logement ordinaire. Sources : Drees‑Irdes, Enquête santé européenne 2019 (EHIS), calculs Drees.  2. Déterminants de santé des personnes immigrées et non immigrées en %   Femmes Hommes Immigrées Descendantes d’immigrés Ni immigrées
ni descendantes d’immigrés Immigrés Descendants d’immigrés Ni immigrés
ni descendants d’immigrés Fumeur quotidien 9 17 17 18 22 22 Consommation d’alcool quotidienne 4 4 6 12 10 16 Consommation d’alcool à risque chronique 2 3 3 5 7 9 Pas de consommation d’alcool 56 41 22 49 34 12 Pas d’activité sportive hebdomadaire 71 53 52 58 43 48 Pas de consommation quotidienne de légumes 31 39 30 41 45 45 Lecture : 22 % des femmes ni immigrées ni descendantes d’immigrés ne consomment pas du tout d’alcool. Champ : France métropolitaine, personnes âgées de 15 ans ou plus vivant en logement ordinaire. Sources : Drees‑Irdes, Enquête santé européenne 2019 (EHIS), calculs Drees.  3. Recours à des soins ou services de santé dans les douze derniers mois en %   Femmes Hommes Immigrées Descendantes d’immigrés Ni immigrées
ni descendantes d’immigrés Immigrés Descendants d’immigrés Ni immigrés
ni descendants d’immigrés Médecin généraliste 88 87 89 83 77 80 Médecin spécialiste ou chirurgien 53 57 52 42 36 42 Dentiste ou orthodontiste 55 62 61 51 57 54 Recours à l’hôpital
(soin de jour ou hospitalisation) 35 31 27 30 27 27 Kinésithérapeuthe, ostéopathe, chiropracteur 29 34 37 20 28 31 Psychologue, psychothérapeute ou psychiatre 8 8 9 4 4 6 Vaccination contre la grippe saisonnière 17 15 21 18 16 19 Lecture : 89 % des femmes ni immigrées ni descendantes d’immigrés ont eu recours au moins une fois à un médecin généraliste
au cours des douze derniers mois. Champ : France métropolitaine, personnes âgées de 15 ans ou plus vivant en logement ordinaire. Sources : Drees‑Irdes, Enquête santé européenne 2019 (EHIS), calculs Drees. 148 Immigrés et descendants d’immigrés en France – Insee Références – Édition 2023 5.7 Handicap et limitations fonctionnelles En novembre 2020, selon l’enquête EpiCov, 6 %
des immigrés de 15 ans ou plus se déclarent handicapés et 34 % déclarent au moins une limitation fonctionnelle sévère ou modérée, contre respectivement 5 % et 32 % de l’ensemble de la population    figure 1. Parmi les descendants d’immigrés, 5 % des individus se déclarent handicapés et 33 % ont au moins une limitation fonctionnelle. La proportion de personnes déclarant des limitations fonctionnelles est plus élevée parmi les immigrés et descendants d’immigrés originaires d’Europe (respectivement 39 % et 37 %), en moyenne plus âgés    fiche 1.3. Cependant, à sexe et âge identiques, les immigrés et dans une moindre mesure les descendants d’immigrés – toutes origines confondues – ont une probabilité significativement plus élevée d’être handicapés ou de déclarer des limitations fonctionnelles que le reste de la population. Les immigrés âgés de 65 ans ou plus sont plus souvent concernés par un handicap ou une limitation fonctionnelle que la population générale aux mêmes âges    figure 2. Les écarts sont particulièrement marqués chez les femmes : 15 % des femmes immigrées de 65 ans ou plus sont handicapées, contre 10 % des femmes du même âge en population générale. De même, 61 % des femmes immigrées de 65 ans ou plus déclarent au moins une limitation fonctionnelle, contre 56 % de l’ensemble des femmes aux mêmes âges. Les immigrées nées dans un pays hors d’Europe sont particulièrement concernées : 22 % de celles âgées de 65 ans ou plus se déclarent handicapées et 64 % déclarent au moins une limitation fonctionnelle. Les immigrés âgés de 15 ans ou plus déclarent plus souvent une difficulté sévère ou modérée pour monter un étage ou marcher plus de 500 mètres (20 %) ou pour voir (10 %) que l’ensemble de la population (respectivement 16 % et 7 %). Les immigrés sont plus nombreux à cumuler plusieurs difficultés (15 %, contre 12 % dans l’ensemble de la population). Les descendants d’immigrés se distinguent peu de l’ensemble de la population au regard du type et du nombre de difficultés rapportées. Parmi les personnes handicapées ou celles ayant au moins une limitation fonctionnelle, les immigrés d’origine européenne et leurs descendants déclarent plus souvent recevoir une aide de professionnels et/ou de proches dans leur vie quotidienne que l’ensemble de la population    figure 3. Parmi les personnes handicapées, le recours à une aide est, à l’inverse, moins fréquent parmi les immigrés originaires d’un pays hors d’Europe et leurs descendants.  Avertissement Ces résultats sont issus de l’enquête EpiCov, qui est une des rares sources permettant de mesurer à la fois le handicap et les limitations fonctionnelles, sur des échantillons suffisamment grands pour étudier
la population immigrée et descendante d’immigrés, y compris par sexe et âge. Toutefois, du fait de ses modalités de collecte spécifiques, le pourcentage de personnes se déclarant handicapées dans l’enquête EpiCov est plus faible que celui observé habituellement dans d’autres enquêtes (5 % contre 9 %). Pour cette
raison, les résultats doivent être interprétés davantage en matière d’écart entre catégories qu’en matière de niveau dans l’absolu.  Définitions La notion de handicap est approchée par l’indicateur GALI (Global Activity Limitation Indicator ou indicateur de restriction globale d’activité). Sont considérées comme handicapées les personnes répondant « oui, fortement » à la question : « Êtes‑vous
limité(e), depuis au moins six mois, à cause d’un problème de santé, dans les activités que les gens font habituellement ? ». Les limitations fonctionnelles concernent les personnes déclarant des difficultés ou une impossibilité à réaliser seules un certain nombre d’actions simples (dans l’enquête EpiCov : voir, entendre, monter un étage d’escalier ou marcher sur 500 mètres et se souvenir de quelque chose ou se concentrer). Immigrés, descendants d’immigrés : voir Glossaire.  Pour en savoir plus • « Élargir les sources d’étude quantitative de la population handicapée : Que vaut l’indicateur « GALI » ? »,
Les dossiers de la Drees n° 74, février 2021. • « Handicap et autonomie : des enjeux d’inclusion… y compris dans les statistiques », Le blog de l’Insee, février 2021. • « EpiCov : cinq questions sur une enquête inédite à propos de la crise sanitaire », Le blog de l’Insee, juin 2021. 149 Insee Références – Édition 2023 – Fiche 5.7 – Handicap et limitations fonctionnelles  1. Part des personnes handicapées ou ayant au moins une limitation fonctionnelle selon l’ascendance migratoire en %     Personnes handicapées1 Personnes ayant au moins une limitation sévère ou modérée Immigrés Ensemble, dont : 6 34 Europe 6 39 Maghreb 7 32 Autres pays d’Afrique 6 25 Asie, Amérique ou Océanie 6 30 Descendants d’immigrés Ensemble 5 33 Europe 5 37 Maghreb 4 29 Autres pays d’Afrique 4 29 Asie, Amérique ou Océanie 4 30 Ni immigrés ni descendants d’immigrés 5 32 Ensemble de la population 5 32 1 Voir avertissement ci-contre. Lecture : 6 % des immigrés se déclarent handicapés au sens de l’indicateur GALI. Champ : personnes âgées de 15 ans ou plus, résidant en France métropolitaine et Martinique, Guadeloupe et La Réunion, hors Ehpad, maisons de retraite et prisons.  Sources : Inserm-Drees, enquête EpiCov, novembre 2020.  2. Part des personnes handicapées ou ayant au moins une limitation fonctionnelle selon l’ascendance migratoire, par sexe et par âge en % Immigrés Non-immigrés Ensemble de la population Ensemble dont immigrés d’Europe dont immigrés hors Europe Handicap1 Femmes 15-64 ans 5 5 5 3 4 65 ans ou plus 15 11 22 9 10 Hommes 15-64 ans 4 3 5 3 3 65 ans ou plus 10 10 10 7 7 Ensemble (15 ans ou plus) 6 6 6 5 5 Au moins une limitation fonctionnelle sévère ou modérée Femmes 15-64 ans 33 34 32 30 30 65 ans ou plus 61 59 64 55 56 Hommes 15-64 ans 22 24 20 20 21 65 ans ou plus 48 51 44 47 48 Ensemble (15 ans ou plus) 34 39 30 32 32 1 Voir avertissement ci-contre. Lecture : 3 % des femmes non immigrées âgées de 15 à 64 ans se déclarent handicapées au sens de l’indicateur GALI. Champ : personnes âgées de 15 ans ou plus, résidant en France métropolitaine et Martinique, Guadeloupe et La Réunion, hors Ehpad, maisons de retraite et prisons.  Sources : Inserm-Drees, enquête EpiCov, novembre 2020.  3. Part de personnes déclarant recevoir une aide de professionnels et/ou de proches dans leur vie quotidienne, en raison de leur handicap, d’un problème de santé ou d’une perte d’autonomie, selon l’ascendance migratoire 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 Personnes handicapées Personnes ayant au moins une limitation fonctionnelle sévère ou modérée en % Immigrés d'Europe Descendants d'immigrés hors Europe Immigrés hors Europe Ni immigrés ni descendants d'immigrés Descendants d'immigrés d'Europe Ensemble de la population Lecture : parmi les personnes handicapées au sens de l’indicateur GALI, 43 % des immigrés originaires d’un pays d’Europe déclarent avoir reçu une aide de professionnels et/ou de proches dans leur vie quotidienne, en raison de leur handicap, d’un problème de santé ou d’une perte d’autonomie. Champ : personnes âgées de 15 ans ou plus se déclarant fortement limitées ou limitées mais pas fortement, ou âgées de 65 ans ou plus, résidant en France métropolitaine et Martinique, Guadeloupe et La Réunion, hors Ehpad, maisons de retraite et prisons. Sources : Inserm-Drees, enquête EpiCov, novembre 2020.