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2- Diffusion des indices de la production industrielle Dans l’« Informations Rapides », les indices sont diffusés aux niveaux A10, A17, A38 et exceptionnellement
A64 de la nomenclature agrégée (NA) associée à la NAF rév.2. Ils sont également diffusés selon les principaux
regroupements de l’industrie (MIG : Main Industrial Grouping) définis par Eurostat. Des niveaux plus détaillés, au niveau des divisions, des groupes et des classes de la NAF rév. 2, sont également
accessibles sur le site internet de l’Insee, dans la rubrique « séries chronologiques » (base de données macro- économiques). Au sein de cette rubrique, les indices mensuels de la production industrielle sont diffusés en
données brutes et en données CVS-CJO, jusqu’au niveau classe de la nomenclature NAF rev.2 et en séries
longues depuis 1990. Enfin, des séries selon des bases plus anciennes – de la base 1970 à la base 2010 – sont
également disponibles, pour des niveaux plus ou moins agrégés. 3- Transmission à Eurostat L’IPI fait partie des indicateurs européens principaux ( cf. chapitre 1). Il e st transmis à Eurostat qui calcule et
diffuse un agrégat sur la zone euro. Eurostat diffuse également les indices des différents pays membres (et
collecte aussi pour certains États non-membres). Les indices sont fournis « bruts » (hors correction des variations saisonnières ou des jours ouvrés), corrigés des
jours ouvrés (CJO) et corrigés des variations saisonnières et des jours ouvrés (CVS-CJO). 66 Chapitre 10 - évolutions méthodologiques et changements de base L’indice de la production industrielle existe en France, sous différentes formes, depuis 1924 et sa méthodologie
comme le champ suivi ont largement évolué pour répondre aux exigences de qualité, à l’évolution des préconisations et/ou réglementations des organisations internationales. L’essentiel des évolutions est en général
mené lors de changements de base. Depuis plusieurs décennies ces changements de base ont lieu tous les cinq
ans. 1- Pourquoi des rebasements ? Au cours du temps, le secteur industriel se transforme : de nouveaux produits apparaissent sur le marché, tandis
que d’autres disparaissent. De même, les processus de production changent. On assiste ces dernières décennies à
une accélération des phénomènes de délocalisation et de sous-traitance. Il est donc nécessaire d’adapter régulièrement le contenu des produits suivis dans l’indice de la production industrielle ( cf. chapitre 3). L’indice
de la production industrielle est calculé en variation par rapport à une année de base, en s’appuyant sur une liste
de produits bien précis. Au fur et à mesure que la période de référence s’éloigne, les déformations structurelles
font progressivement perdre sa pertinence à l’indice calculé si elles ne sont pas prises en compte. Il est également usuel de placer l’année de référence d’un indice (année où il vaut 100 en moyenne) sur une année pas trop
éloignée. Parallèlement, l’évolution des recommandations ou des concepts, y compris sur des domaines adjacents (comptabilité nationale, y compris changements de base des comptes nationaux, statistiques structurelles, théorie
des indices), l’amélioration des moyens techniques qui permettent des améliorations de qualité, rendent nécessaires des adaptations de la méthodologie et du mode de calcul de l’IPI. Pour toutes ces raisons, il est nécessaire de revoir régulièrement l’année de base mais également les séries
élémentaires composant l’indice, les indicateurs de production ou encore la méthodologie d’agrégation des
indices. Depuis 1980, les rebasements sont réalisés sur un rythme quinquennal et comprennent une mise à jour
des pondérations, une redéfinition des contours des séries et un référencement 100 une année donnée. Ils sont
également l’occasion de mettre en place un changement de nomenclature (cas du changement de base 2005). Ces
adaptations peuvent naturellement induire des révisions sur les indices, qui ne remettent généralement pas en
question les grands mouvements de l’indice. À partir de 2015, deux évolutions majeures conduisent à modifier profondément les processus de mise à jour de
l’IPI (cf. infra). Ces évolutions ne remettent pas en question la nécessité d’un changement de base tous les cinq
ans permettant d’actualiser l’année de référence et de prendre en compte d’éventuels changements conceptuels
ou méthodologiques complémentaires. 2- Les principales caractéristiques des deux derniers changements de base 2.1- La base 2010 Le passage à la base 2010 de l’indice de la production industrielle (IPI) a permis de répondre aux objectifs centraux d’un rebasement quinquennal : • la mise à jour des pondérations utilisées pour le calcul de l’indice ; • le changement de date de référence ; 67 • l’actualisation des séries-témoins. Par ailleurs, le passage à la base 2010 a été également l’occasion de satisfaire des objectifs complémentaires : • limiter la perte de couverture de l’IPI depuis la base 2005 ; en effet, au fur et à mesure que l’année de base s’éloigne, le taux de couverture de l’indice diminue ; des activités en perte de vitesse dont le poids était devenu trop faible ont été regroupées, tandis que
d’autres, en hausse, ont été ventilées dans des séries plus détaillées. Ainsi, l’indice en base 2010
comprenait moins de séries élémentaire que la base 2005, mais le taux de couverture a été maintenu
grâce à l’élargissement des séries à de nouveaux produits et à la création de nouvelles séries ( cf. chapitre 3) ; • améliorer les contours des séries et le suivi des produits, avec en particulier la suppression des distorsions et l’ajout de produits non suivis ; • améliorer la pertinence du jeu de séries, avec la suppression des séries problématiques, l’ajout de séries
utiles à l’analyse conjoncturelle, la fusion des séries trop petites et l’éclatement des branches les plus
dynamiques ; • augmenter le nombre de séries suivies en facturation, afin de se conformer aux préconisations de l’ONU : pour rapprocher l’IPI français des standards internationaux, l'Insee a augmenté le nombre de
séries observées en facturations puis déflatées et réduit le nombre de séries observées en quantités ( cf. chapitre 1 et 4) ;
• pour les campagnes mensuelles, améliorer la répartition des travaux entre les gestionnaires d’indices ; • créer de nouveaux contours de séries dans l’optique des prochains rebasements (« futurs IPI »). Ces séries seront intégrées petit à petit dans le calcul de l’IPI dans le cadre du nouveau rebasement annualisé (cf. infra). 2.2- La base 2015 2.2.1- Les innovations Depuis mars 2018 (pour les indices de janvier 2018), l’IPI est diffusé en base et référence 100 en 2015. Lors de
cette mise en place, outre le changement d’année de référence, deux évolutions majeures ont été mises en place
ou initiées et conduisent à modifier profondément les processus de mise à jour de l’IPI : • la mise en place d’un indice chaîné avec pondérations annuelles améliore la robustesse de l’indice sur
longue période et remplace le système d’actualisation des pondérations tous les cinq ans ; • un processus annuel de rénovation (partielle) des produits est mis en place (pour une première publication avec ces contours rénovés en 2019, cf. chapitre 3) afin de prendre en compte de façon plus
réactive les évolutions économiques.
Dans le cadre de ce processus de rénovation annuel, environ un cinquième des sous-classes de la NAF fait l’objet d’un examen chaque année. Cela permettra de lisser la charge de rebasement sur plusieurs années et de prendre
en compte plus rapidement des évolutions de produits intervenant dans certaines branches. Un calendrier prévisionnel a été établi sur ce premier cycle de cinq ans. Ce calendrier pourra être amendé au fur
et à mesure du cycle (si certaines branches prioritaires sont par exemple identifiées en raison d’une qualité
moindre). Il permet de garantir une revue exhaustive de l’ensemble des branches industrielles de la NAF, ce qui
n’était pas toujours le cas lors d’une revue réalisée au moment d’un changement de base quinquennal en raison
du temps contraint. 68 Cette revue annuelle peut conduire à de nombreuses opérations différentes, les principales étant recensées ici (on
se référera pour la terminologie aux chapitres 2 à 4) : • adaptation du mode de suivi (passage à un suivi en facturations pour certains produits notamment, ou
inversement si le suivi ne paraît alors pas le plus adapté) ; • suppression de produits dont la production n’est plus significative ; • inversement, création de nouvelles séries pour améliorer la couverture de l’IPI ou prendre en compte de
nouveaux produits ; dans le cas d’une telle création, l’intégration ne pourra être effective dans les
indices qu’après quelques années permettant d’apprécier les principales caractéristiques et la qualité de
la série ; • intégration de séries créées lors d’un rebasement précédent (« futurs IPI ») ; • redéfinition des contours de séries (regroupements de produits ProdEMB, cf. chapitre 2), fusion de
produits… ; • De nombreuses séries ne feront naturellement pas l’objet d’une évolution si la qualité est estimée
satisfaisante. 2.2.2- Calendrier du processus de revue annuelle des produits Compte tenu des différents processus de production intervenant dans cette opération, les travaux de chaque
vague se déroulent sur un an et demi environ (comme d’ailleurs lors des rebasements quinquennaux), en continu.
Hormis la première année d’initialisation de ce processus, les différents acteurs devront en parallèle terminer le
rebasement des branches commencées l’année précédente et initier le processus de revue du groupe de sous- classes de la NAF suivant. Le tableau 1 donne les grandes étapes au sein d’une vague de rénovation. Tableau 1 : principaux jalons d’une vague de rénovation
Juillet N-2 à Septembre N-2 Choix des sous-classes de la NAF à rebaser, en fonction des priorités (qualité, besoin
d’améliorer la couverture de la branche, existence de séries dans l’enquête à intégrer
dans les indices - « futurs IPI », ...) Septembre N-2 à Janvier N-1 Processus d’examen et de redéfinition des contours des séries ; introduction éventuelle de produits nouveaux, revue des déflateurs pour les séries suivies en facturations. Cette étape s’appuie notamment sur les dernières données de production issues de
l’enquête annuelle de production (et qui permettent notamment de confronter la production suivie dans l’IPI et la production totale de la branche). Février N-1 à août N-1 Les évolutions sur les séries étant actées, il s’agit alors de procéder aux préparatifs
avant intégration effective dans les indices : calcul des coefficients de productivité
pour les séries suivies en heures, rétropolation des séries en nouveau contour sur
longue période si besoin, calcul des pondérations sur les nouveaux contours, étude de
l’impact sur la saisonnalité, revue des modèles CVS... Septembre N-1 à Janvier N Prise en compte des diverses évolutions introduites dans les applications dédiées,
tirage du nouvel échantillon d’entreprises et ajustement des questionnaires sur les
produits ayant fait l’objet d’une évolution. Mars N Diffusion du premier indice IPI avec les changements de contours de séries pris en
compte en janvier N. Le délai de mise en place d’une vague de rénovation est donc de 20 mois entre le début des opérations et la diffusion d’un premier indice dans celui-ci. Il ne s'agit pas du délai entre l’introduction d’un nouveau
produit dans l’IPI et la diffusion de l’IPI avec la prise en compte de ce nouveau produit. Le nouveau produit doit
en effet être suivi en enquête mensuelle de branche 1 à 2 ans avant le début des opérations de rebasement
repoussant d’autant l’intégration effective dans l’indice (cf. tableau 2). Entre le moment où l’on décide d’intégrer un nouveau produit dans le processus de production et son 69 introduction effective dans le calcul de l’IPI, il faut au minimum 3,5 ans. Le calendrier ci-dessous détaille la
séquence correspondante. Ce délai peut être trop important pour des produits dont le poids économique évolue vite (produit émergent ou
activité de relocalisation). Dans ce cas, des créations hors processus standard peuvent être étudiées. L’introduction d’un nouveau produit dans l'EMB ne signifie toutefois pas uniquement créer une question supplémentaire sur le questionnaire ; il faut s'assurer que ce produit s'insère correctement dans l'ensemble des
processus de collecte des EMB et de calcul des indices. Un produit nouveau ne peut être introduit dans l'EMB
que s'il est possible de tirer un échantillon représentatif pour ce dernier et s'il est identifiable dans l'EAP. Il est
enfin nécessaire d’avoir un recul suffisant avant l’introduction effective dans les indices (pour l’estimation des
modèles CVS-CJO par exemple). Tableau 2 : étapes du processus conduisant à l’intégration d’un nouveau produit dans l’indice (cycle
standard) Lancement des opérations de rénovation avec des Naf incluant de nouveaux produits à créer, le plus souvent des produits innovants) Début septembre N-4 Propositions et validation : introductions de produits nouveaux Octobre N-4 à janvier N-3 Prise en compte des changements validés en janvier N-3 dans les applications dédiées à la gestion des opérations de nomenclature et de collecte Octobre N-3 Début de la collecte du (ou des) nouveau(s) produit(s) dans l'EMB Janvier N-2 Lancement des opérations pour la vague N (réinscription en N-2 de NAF pour lesquelles on souhaite utiliser dans l'IPI les nouveaux produits créés dans la vague de l'été N-4) Début septembre N-2 Propositions et validation : décision d'utiliser effectivement le(s) nouveau(x) produit(s) dans la nouvelle base (selon la qualité observée notamment) Octobre N-2 à janvier N-1 Opérations complémentaires liées à la rénovation prenant en compte le(s) nouveau(x) produit(s) (calcul des pondérations, rétropolation,etc.) Février N-1 à février N Rattachement du nouveau produit à une série IPI pour la campagne de janvier N Octobre N-1 Diffusion des indices incluant le (ou les) nouveau(x) produit(s) mars N 2.3- La rétropolation des séries Afin de garantir la disponibilité de données comparables sur longue période, il est nécessaire de rétropoler les
indices dans le cas des changements de base . Cette opération est essentielle mais généralement coûteuse, en
raison des modifications pouvant induire des incohérences sur certaines branches entre ancienne et nouvelle
base. Lors du rebasement 2010 pour la diffusion des indices à partir de janvier 2013, la rétropolation a conduit à créer
de nouvelles séries de janvier 1990 à décembre 2012, en s’appuyant sur les nouvelles données et les données de
la base précédente46. Cette période longue a été maintenue car l’IPI sert également d'indicateur de la production à l’Insee pour élaborer les comptes trimestriels. Lors du passage à la base 2015 (mars 2018), un important travail de rétropolation a également été effectué sur les pondérations afin de construire des séries de pondérations annuelles depuis 1990 ( cf. chapitre 6). En revanche,
dans la mesure où le contour des séries n’a pas été revu à ce moment, la rétropolation des indices aux niveaux
46 Hors exceptions et séries nouvelles, la rétropolation nécessitait de traiter quatre grands cas : • reconduction de la série sans modification (la série base 2005 est alors réutilisée en fixant à 100 la moyenne 2010 de
l’ancienne série) ; • modification du contour de la série avec suppression ou ajout de produits (le glissement annuel inverse de la série
base 2005 est appliqué aux informations connues de la série base 2010) ; • éclatement de la série (le glissement annuel inverse de la série base 2005 est alors appliqué à chacune des séries
éclatées) ; • fusion de séries (les séries base 2005 sont sommées et la moyenne fixée à 100 en 2010). 70 élémentaires (avant agrégation) était simple puisqu’elle s’appuie directement sur les évolutions des indices
élémentaires en base 2010. Avec la mise en place du processus de rénovation annuel des produits, les enjeux autour de la rétropolation
auraient pu devenir encore plus forts, avec potentiellement des modifications sur le suivi des séries chaque
année. À ce titre, la mise en place du chaînage avec pondérations annuelles permet de traiter ce sujet de façon
satisfaisante en ajustant les pondérations de façon à basculer des séries reposant sur les anciens contours à celles
s’appuyant sur les nouveaux contours. Les évolutions sur le passé sur longue période sont ainsi stabilisées. 3- Autres évolutions 3.1- La plate-forme Coltrane de collecte des enquêtes auprès des entreprises Pour permettre aux entreprises de répondre aux enquêtes de façon la plus simple possible, l’Insee généralise la
possibilité de répondre en ligne via un sit web unique. Depuis les premières enquêtes en ligne mises en place au
début des années 2000, plusieurs systèmes ont été développés. En s’appuyant sur l’expérience acquise, l’Insee a
conçu le projet Coltrane (COLlecte TRANsversale d’Enquêtes) qui visait à rassembler sous un même portail
toutes les enquêtes auprès des entreprises, avec deux enjeux forts : • généraliser et uniformiser la collecte en ligne pour toutes les enquêtes ; • offrir un point d'accès unique aux entreprises pour faciliter leur réponse et leur permettre de mieux
identifier les enquêtes qui relèvent effectivement de la statistique publique. Les répondants peuvent ainsi accéder au portail et visualiser l'ensemble des questionnaires qui leur sont adressés
à partir d'un compte de connexion unique. Coltrane vise aussi à alléger la charge de travail pour les services
enquêteurs. Il génère automatiquement tous les instruments de collecte et assure leur normalisation. Ainsi, les
questionnaires web accessibles depuis Coltrane sont générés à partir de leur description formelle, c'est-à-dire à
partir des métadonnées décrivant le questionnaire. Coltrane offre également plusieurs services comme, par exemple, la génération de différents types de courriers annonçant l’enquête, ceux utilisés pour les relances, ou
encore les demandes de questionnaires papier et téléchargeables. Les enquêtes mensuelles de branche ont intégré le dispositif Coltrane depuis mai 2017. 3.2- Délais de publication Pour les besoins de production du PIB flash à + 30 jours après la fin du trimestre, un IPI dit « précoce » est désormais calculé entre + 23 et + 25 jours après le dernier mois de chaque trimestre. Des tests de qualité sont en
cours et pourront le cas échéant conduire à raccourcir les délais de diffusion de l’IPI, si cela se fait sans perte de
qualité sensible (arbitrage rapidité de diffusion / qualité des indices). 3.3- Articulation avec les projets européens En 2012, Eurostat a lancé un projet pour intégrer l’ensemble des réglementations existantes en matière de
statistiques d’entreprises en établissant un cadre juridique transversal pour la collecte, la production, la transmission et la diffusion des statistiques européennes relatives à la description de la structure de l’économie,
de l’activité et de la compétitivité : c’est le projet de règlement FRIBS ( Framework Regulation Integrated
Business Statistics). Le règlement cadre FRIBS (adopté en 2019 par le Conseil et le Parlement européens) prévoit deux évolutions
majeures pour les indicateurs conjoncturels d’activité : • la prise en compte de l’unité d’activité économique (UAE ou Kind of Activity Unit (KAU)) comme
seule unité statistique des indicateurs conjoncturels. En effet, dans le règlement STS actuel, selon le
secteur d’activité, l’unité statistique est soit l’UAE (cas de l’IPI), soit l’entreprise. L’UAE correspond à
l’unité légale dans la quasi-totalité des cas alors que l’entreprise correspond à la plus petite combinaison 71 d'unités légales ( cf. glossaire) qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de
services jouissant d'une certaine autonomie de décision, notamment pour l'affectation de ses ressources
courantes ;

• la mise en place de nouveaux indicateurs d’activité : un indice de production dans les services et un
indice de volume des ventes pour l’ensemble du commerce et non plus pour le seul commerce de détail. L’IPI actuel est conforme aux dispositions prévues dans le prochain règlement cadre. D’autres indicateurs ont
fait l’objet de développements pour se conformer au nouveau règlement cadre FRIBS. C’est notamment le cas
avec la publication depuis mars 2017 des nouveaux indicateurs mensuels quantitatifs en volume sur les services
(indice de production dans les services) et le commerce (indice de volume des ventes dans le commerce).
D’autres développements sont encore en cours dans le cadre du projet «Insee 2025 » et visent à améliorer la
qualité, la pertinence, et la rapidité de disponibilité des indicateurs mensuels de production47. 47 Par exemple, en clarifiant ou en enrichissant l’offre d’indicateurs, en raccourcissant les délais de production et de publication, en optimisant les méthodes d’imputation de valeurs manquantes ou le plan de sondage utilisé pour sélectionner les
entreprises interrogées... 72 Glossaire Année de référence : année pour laquelle la moyenne annuelle d'un indice donné est égale à 100. Eurostat
impose que l'année de référence soit publiée au plus tard trois ans après (Ex : en janvier 2013, les indices sont en référence 2010). Année de base : année caractérisée par l'ancienneté des poids utilisés pour le calcul de l'IPI. Branche : une branche (ou branche d'activité) regroupe des unités de production homogènes, c'est-à-dire qui
fabriquent des produits (ou produisent des services) qui appartiennent au même item de la nomenclature d'activité économique considérée, tandis qu'un secteur regroupe des entreprises classées selon leur activité principale. Classe : niveau de ventilation à 4 positions de la nomenclature d’activités économiques (NAF). Classification de produits française (CPF) : la nomenclature des produits (associée à la nomenclature des activités économiques) en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la classification des produits française (CPF rév 2). Cette classification est identique à la nomenclature des produits de l'Union européenne (UE),
dénommée classification statistique des produits associée aux activités dans la CEE (CPA). La CPF rév 2
comporte sept niveaux de regroupement : 21 sections, 88 divisions, 261 groupes, 575 classes, 1342 catégories et
3142 sous-catégories. Elle a succédé à la CPF rév. 1 qui était en vigueur depuis le 1er janvier 2003. Coefficient technique : terme générique désignant les coefficients de productivité et les déflateurs. • Coefficient de productivité : à une série élémentaire suivie en heures travaillées est associée une série
de coefficients de productivité permettant d'obtenir des indices en volume. • Déflateur : séries d'indices des prix à la production. À une série élémentaire suivie en facturation est
associée une série de prix à la production permettant d'obtenir des indices en volume. Déflateur : de manière générale, un déflateur implicite mesure les variations de prix dans un domaine de l'économie en divisant la grandeur en valeur par cette même grandeur en volume. Les déflateurs implicites sont
nommés d'après l'agrégat utilisé. Les déflateurs du PIB, de la dépense de consommation finale, de la formation
de capital brute, des exportations et des importations mesurent les variations de prix dans leur domaine respectif
de l'économie. Ils sont utilisés pour corriger les agrégats des effets de l'inflation. Le déflateur du PIB s'écarte de
l'indice des prix à la consommation, en fonction notamment, de l'évolution des prix des importations, des
exportations et de la FBCF. Dénominateur : dénominateur utilisé pour le calcul d'un indice élémentaire. Il est égal à la moyenne annuelle des
numérateurs pour les DCA de l'année de référence (année pour laquelle la moyenne annuelle des indices est
égale à 100) pour la plupart des séries (hors celles relevant de l'agroalimentaire). Élaboration des statistiques annuelles d'entreprise / ESANE : le dispositif Esane combine des données administratives (obtenues à partir des déclarations annuelles de bénéfices que font les entreprises à l'administration fiscale et à partir des données annuelles de données sociales qui fournissent des informations sur
les salariés) et des données obtenues à partir d'un échantillon d'entreprises enquêtées par un questionnaire
spécifique pour produire des statistiques structurelles d'entreprises (enquête sectorielle annuelle/ESA). Enquêtes mensuelles de branche (EMB) : ces enquêtes obligatoires recueillent des données permettant de suivre
l’évolution mensuelle de la production industrielle. À partir de ces données, l’Insee calcule l’indice de la
production industrielle et en assure la publication chaque mois. Enquête annuelle de production (EAP) : l'enquête annuelle de production (EAP), réalisée pour la première fois
en 2009, vise à détailler et à analyser, en valeur et quantité, les biens et les services industriels vendus. Elle
aborde les thèmes de la vente, de l'installation, de la pose, et de la maintenance de produits industriels. Cette
73 enquête est adressée à environ 40 000 entreprises des secteurs économiques de l'industrie (hors industries agroalimentaires) situées en France métropolitaine. Indice de Laspeyres : un indice de Laspeyres est un indice dont la variable dont on neutralise l’évolution est
fixée à sa valeur à la date initiale. Ainsi l’évolution de l’indice entre une période 1 et une période 2 se calcule de
la façon suivante : Lp2/1=∑ q1 p2 /q1 p1 . À l’inverse, un indice de Paasche est un indice dont la variable
dont on neutralise l’évolution est fixée à sa valeur à la date finale : Lq2/1=∑ q2 p2/q2 p1 Indice chaîné : chaîné un indice signifie construire un indice de long terme, par exemple un indice de volume de long terme, en cumulant les mouvements élémentaires d’indices de court terme de base différentes. Par exemple un indice entre 0 et t peut être calculé de la façon suivante : Icht /0=I1/0×I2 /1×…×It/t−1 , où I peut être un indice de Laspeyres, de Paasche … Indice de prix à la production (IPP) : les indices de prix à la production (IPP) dans l'industrie pour le marché
français mesurent l'évolution des prix de transaction, hors TVA, de biens issus des activités de l'industrie et
vendus sur le marché français. Les indices de prix à la production dans l'industrie pour les marchés extérieurs
traduisent l'évolution des prix de transaction (convertis en euros, donc incluant les effets de change), FAB, de
biens issus des activités de l'industrie française et vendus sur les marchés extérieurs. La combinaison de ces deux
indices détermine les indices de prix à la production dans l'industrie (marché français et marchés extérieurs). Ces
indices sont calculés à partir de relevés de prix mensuels de quelque 24 000 produits recueillis auprès d'un
échantillon représentatif de 4 200 entreprises dans le cadre de l'enquête Observation des prix de l'industrie et des
services aux entreprises. Nomenclatures (activités, produits) : les nomenclatures d'activités et de produits ont été principalement élaborées
pour faciliter l'organisation de l'information économique et sociale. Leur finalité est donc essentiellement statistique. Lors de leur utilisation à des fins de gestion administrative, il convient de garder en mémoire cette
finalité originelle : le type d'unités pris en compte, la méthode de détermination de l'activité principale, les
modalités d'agrégation, les principes de construction sont fortement liés à ces objectifs d'information statistique. Les nomenclatures actuellement utilisées sont pour :

  1. la classification des activités : • au niveau international, la CITI ;; • au niveau européen, la NACE ; • au niveau français, la NAF.
  2. la classification des produits : • au niveau international, la CPC ; • au niveau européen, la CPA : • au niveau français, la CPF.
  3. les enquêtes de production : • au niveau européen, PRODCOM ; • au niveau français, PROFRA.
  4. les échanges extérieurs : • au niveau international, le SH ; • au niveau européen, la NC ; • au niveau français, la NGP. Nomenclature agrégée / NA 2008 : avec le passage à la NAF rév.2 (nomenclature d'activités française révisée au
    1er janvier 2008), la nomenclature économique de synthèse (NES) associée à la NAF rév. 1 disparaît en tant que
    telle. En effet, cette nomenclature strictement française ne permettait pas de comparaisons internationales, car
    elle ne s'emboîtait pas dans l'arborescence de la CITI et de la NACE. 74 La NAF rév. 2 contient deux niveaux agrégés « standard » : les sections et divisions, respectivement en 21 et 88
    postes. Ces niveaux sont communs à la nomenclature internationale d'activités CITI
    rév. 4, à la nomenclature européenne d'activités NACE rév. 2 et à la NAF rév. 2. Il était toutefois nécessaire de disposer de niveaux de regroupements supplémentaires pour répondre aux besoins
    de l'analyse économique et de la diffusion en matière de données de synthèse. Sept niveaux d'agrégation sont
    ainsi associés à la NAF rév. 2, dénommés « Axx » où xx représente le nombre de postes du niveau. Ils constituent la nomenclature agrégée (NA) : • A 10 : niveau international, regroupement de sections ; • A 17 : niveau français intermédiaire entre les niveaux A 10 et A 38. Au niveau des sections (A 21), l'industrie manufacturière est détaillée en cinq postes et, inversement, certaines
    activités de services sont regroupées. • A 21 : sections, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ; • A 38 : niveau international, intermédiaire entre sections et divisions ; • A 64 : niveau européen, intermédiaire entre les niveaux A 38 et divisions (A 88), provisoire ; • A 88 : divisions, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ; • A 129 : niveau français intermédiaire entre les niveaux divisions (A 88) et groupes. Nomenclature d'activités française (NAF) : la nomenclature des activités économiques en vigueur en France
    depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure
    que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau
    supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes. La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant
    respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes. La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003
    (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62,
    224, et 712 postes. La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993. Nomenclature statistique des activités économiques dans la Communauté européenne / NACE : la nomenclature statistique des activités économiques dans la Communauté européenne (NACE) a été adoptée en 1970 afin
    d'établir une nomenclature statistique commune des activités économiques dans la Communauté européenne
    garantissant la comparabilité entre nomenclatures nationales et nomenclatures communautaires et, partant, entre
    statistiques nationales et statistiques communautaires, mais n'a pas fait l'objet d'un règlement européen. Numérateur : numérateur utilisé pour le calcul d'un indice niveau série-élémentaire (appelé aussi indice élémentaire). Pondération : poids d’agrégation d’une série (élémentaire ou agrégée) en une série de niveau supérieur (ex
    :pondération de la série E2021Z1 dans la sous-classe E2021Z). Prix de base : montant que le producteur reçoit de l'acheteur par unité de bien ou de service produite, diminué
    des impôts sur les produits et augmenté des subventions sur les produits. Le prix de base exclut les frais de
    transport facturés séparément. Prodcom (enquête) : l'enquête Prodcom est une enquête statistique communautaire portant sur la production
    industrielle commercialisée en volume par produit. La production est définie par une liste de produits dont les
    rubriques sont constituées d'articles ou regroupements d'articles de la nomenclature combinée (NC) et reliée aux
    autres nomenclatures de produits. ProdFra (la nomenclature ProdFra) : ProdFrra est l'acronyme de " Production Française ". La nomenclature
    ProdFra est une nomenclature française de produits, articulée à la fois sur la « Classification des Produits
    Française », CPF, et sur la liste Prodcom.. Elle couvre toutesl es sous-catégories de la CPF industrielle. Productivité : en économie, la productivité est définie comme le rapport, en volume, entre une production et les
    ressources mises en œuvre pour l'obtenir. La production désigne les biens et/ou les services produits. Les
    ressources mises en œuvre, dénommées aussi facteurs de production, désignent le travail, le capital technique
    (installations, machines, outillages…), les capitaux engagés, les consommations intermédiaires (matières premières, énergie, transport…), ainsi que des facteurs moins faciles à appréhender bien qu'extrêmement importants, tels le savoir-faire accumulé. 75 Production (comptabilité nationale) : activité exercée sous le contrôle et la responsabilité d'une unité institutionnelle qui combine des ressources en main-d'œuvre, capital et biens et services pour fabriquer des biens
    ou fournir des services, et résultat de cette activité. Les processus purement naturels sans intervention ou contrôle humain ne font pas partie de la production. Rebasement : au cours du temps, les produits et la production industrielle évoluent : de nouveaux produits
    apparaissent sur le marché, tandis que d’autres disparaissent. De même, les processus de production changent.
    Ces déformations structurelles rendent nécessaires d’adapter le contenu des produits suivis dans l’indice de la
    production industrielle. Le processus d’adaptation des indices à l’appareil industriel constitue le cœur du rebasement. Série élémentaire ou série-témoin : une série élémentaire est le niveau le plus fin de calcul et d'observation des
    indices. Elle est issue directement de l’agrégation des données individuelles de production des entreprises. Le cas échéant déflatée ou corrigée de l’augmentation de la production, elle est nécessairement en « volume ». Sous-classe : niveau de ventilation à 5 positions de la nomenclature d’activités économiques (NAF). Unité légale / Entreprise-unité légale : L'unité légale est une entité juridique de droit public ou privé. Cette entité juridique peut être : • une personne morale, dont l'existence est reconnue par la loi indépendamment des personnes ou des
    institutions qui la possèdent ou qui en sont membres ; • une personne physique, qui, en tant qu'indépendant, peut exercer une activité économique. Elle est obligatoirement déclarée aux administrations compétentes (greffes des tribunaux, sécurité sociale, DGI,...) pour exister. L'existence d'une telle unité dépend du choix des propriétaires ou de ses créateurs (pour des
    raisons organisationnelles, juridiques ou fiscales). L'unité légale est l'unité principale enregistrée dans SIRENE. Cette définition de l'unité légale ne doit pas être confondue avec celle de l'entreprise au sens statistique, qui peut
    regrouper plusieurs unités légales Valeur ajoutée : solde du compte de production. Elle est égale à la valeur de la production diminuée de la
    consommation intermédiaire. 76
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