185
Insee Références – Édition 2021 – Fiche 5.13 – Provence‑Alpes‑Côte d’Azur
2. Évolution annuelle moyenne
de la population entre 2013 et 2018
© IGN - Insee 2021
– 0,6
– 0,1
0,2
en %
0,7
Lecture : la population de la communauté d’agglomération
de la Provence Verte a augmenté en moyenne de 1,1 % par an
entre 2013 et 2018.
Source : Insee, recensements de la population.
3. Répartition de l’emploi par secteur en 2019
Agriculture
Industrie Construction Tertiaire
marchand
Tertiaire non
marchand
en %
France hors Mayotte
0
10
20
30
40
50
60
PACA
Note : l’emploi non salarié agricole des DOM est sous-
estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la MSA.
Lecture : en 2019, en PACA, le secteur tertiaire marchand
regroupe 51 % des emplois, contre 50 % au niveau national.
Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié et
non salarié.
Source : Insee, estimations d’emploi 2019 (première estimation).
5. Absence de diplôme et chômage
part des peu ou pas diplômés parmi les 15 à 64 ans non scolarisés en 2017 (en %)
15
16
17
18
19
20
21
22
23
7
8
9
10
11
12
Alpes-de-Haute-Provence
Hautes-Alpes
Alpes-Maritimes
Bouches-du-Rhône
Var
Vaucluse
Provence-Alpes-Côte d’Azur
France hors Mayotte
taux de chômage en 2019 (en %)
Lecture : dans le Var, en 2019, 9,4 % de la population active est au chômage, en moyenne sur l’année. 19,7 % des personnes de
15 à 64 ans non scolarisées sont peu ou pas diplômées en 2017 (détenant au plus le brevet des collèges).
Source : Insee, taux de chômage localisés, recensement de la population 2017.
4. PIB, niveau de vie et pauvreté en 2018
PIB (en euros)
Niveau de vie
médian (en euros)
Taux de pauvreté
(en %)
En millions
Par habitant
Par emploi
Provence-Alpes-Côte d’Azur
166 443
32 997
78 258
21 350
17,3
France
2 360 687
35 252
83 204
21 6501
15,11
France métropolitaine hors Île-de-France
1 590 539
30 266
74 843
21 380
14,4
1 Hors Guadeloupe, Guyane et Mayotte.
Lecture : en Provence-Alpes-Côte d’Azur, le taux de pauvreté s’élève à 17,3 % de la population en 2018.
Source : Insee, comptes régionaux (données 2018 semi-définitives) ; fichier localisé social et fiscal (Filosofi 2018).
186
La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021
Au 1er janvier 2018, 387 629 personnes habitent
en Guadeloupe
figure 1. Depuis 2013, la
population baisse en moyenne de 0,7 % par an
figure 2. La Guadeloupe et la Martinique sont
les deux seules régions où la population diminue
sur cette période. Le solde naturel (+ 0,4 %) ne
compense plus le déficit migratoire de l’archipel
qui s’accentue depuis 2008 : il est de – 1,1 %
par an en moyenne entre 2013 et 2018, contre
– 0,6 % de 2008 à 2013. L’indice de fécondité
(2,10) est cependant supérieur à la moyenne
nationale (1,87).
En 2018, le PIB de la Guadeloupe s’élève à
9,4 milliards d’euros
figure 4. Il est beaucoup
plus faible que celui de la plupart des régions
françaises. D’une part c’est un territoire
économique de taille modeste, comme les
autres départements d’outre‑mer (DOM) et
la Corse. D’autre part le PIB par habitant de la
Guadeloupe s’élève à 22 427 euros en 2018, soit
près de 8 000 euros de moins que la moyenne
en France métropolitaine hors Île‑de‑France. La
Guadeloupe se trouve également parmi les cinq
régions où le PIB par emploi est le plus faible,
mais c’est le plus élevé des cinq DOM.
Le niveau de vie médian des Guadeloupéens
s’élève à 15 770 euros par an en 2017. Il est
inférieur à celui des Martiniquais, mais supérieur
à celui des autres Domiens. En Guadeloupe,
34,5 % de la population vit en dessous du seuil
de pauvreté national. Comme dans les autres
DOM, la pauvreté touche particulièrement les
chômeurs, les familles monoparentales et
les ménages jeunes. Pour les plus modestes, les
prestations sociales sont la principale source
de revenu.
5.14 Guadeloupe
Pour en savoir plus
L’essentiel sur la Guadeloupe
En Guadeloupe, 25 % des personnes de
15 à 64 ans possèdent un diplôme d’études
supérieures ; à l’inverse, 31 % des personnes
de cette même classe d’âge sont peu ou pas
diplômées, contre 20 % au niveau national
figure 5. Ce phénomène est prégnant dans
l’ensemble des DOM avec une acuité beaucoup
plus prononcée en Guyane et à Mayotte.
En 2019, le taux de chômage s’établit à 20,5 %
en Guadeloupe, soit deux fois et demie celui
de la France. Comme dans les autres DOM, le
chômage est d’abord structurel. Il résulte de
l’étroitesse du marché du travail insulaire mais
également de l’inadéquation entre l’offre et la
demande de main d’œuvre, notamment par
manque de qualification de la population en
recherche d’emploi.
En Guadeloupe, la croissance de l’emploi
s’accélère en 2019 (+ 3,1 %). Avec 4 000 emplois
supplémentaires par rapport à 2018, le niveau
de l’emploi dépasse celui de fin 2010, avec
133 325 salariés et non salariés fin 2019.
L’économie guadeloupéenne est davantage
tournée vers le secteur tertiaire que celle
de France métropolitaine, étant donnée
l’importance des services administrés dans les
économies ultramarines
figure 3. En 2019,
84 % des emplois relèvent du secteur tertiaire.
La part de l’agriculture (4 %) est double de celle
au niveau national.
1. Démographie
Population
en 2018
Taux d’évolution annuel moyen
de la population entre 2013 et 2018 (en %)
Nombre
d’enfants
par femme
en 2019
Indice
de vieillissement
de la population
en 20171
Ensemble
Dû au solde
naturel
Dû au solde
migratoire apparent
Guadeloupe
387 629
– 0,7
0,4
– 1,1
2,10
68,6
France hors Mayotte
66 732 538
0,4
0,3
0,0
1,872
79,9
1 Nombre de personnes de 65 ans ou plus pour 100 personnes de moins de 20 ans.
2 France y compris Mayotte.
Lecture : la population de la Guadeloupe a baissé en moyenne de 0,7 % par an sur la période de 2013 à 2018.
Source : Insee, recensements de la population ; état civil, estimations de population.
187
Insee Références – Édition 2021 – Fiche 5.14 – Guadeloupe
2. Évolution annuelle moyenne
de la population entre 2013 et 2018
© IGN - Insee 2021
– 0,6
– 0,1
0,2
en %
0,7
Lecture : la population de la commune de Baie-Mahault a
augmenté en moyenne de 0,8 % par an entre 2013 et 2018.
Source : Insee, recensements de la population.
3. Répartition de l’emploi par secteur en 2019
Agriculture
Industrie Construction Tertiaire
marchand
Tertiaire non
marchand
en %
France hors Mayotte
0
10
20
30
40
50
60
Guadeloupe
Note : l’emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé.
Il ne tient pas compte des affiliés à la MSA.
Lecture : en 2019, en Guadeloupe, le secteur tertiaire non
marchand regroupe 41 % des emplois, contre 30 % au
niveau national.
Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié et
non salarié.
Source : Insee, estimations d’emploi 2019 (première estimation).
5. Absence de diplôme et chômage
part des peu ou pas diplômés parmi les 15 à 64 ans non scolarisés en 2017 (en %)
18
22
26
30
34
38
42
46
50
54
58
62
66
70
7
9
11
13
15
17
19
21
23
25
27
29
31
Côte-sous-le-vent
Est Grande-Terre
Marie-Galante
Région Pointoise
Sud Basse-Terre
Guadeloupe
Guyane
Martinique
Mayotte
La Réunion
France hors Mayotte
taux de chômage en 2019 (en %)
Lecture : à Marie-Galante, en 2019, 23,6 % de la population active est au chômage, en moyenne sur l’année. 36,6 % des
personnes de 15 à 64 ans non scolarisées sont peu ou pas diplômées en 2017 (détenant au plus le brevet des collèges).
Source : Insee, taux de chômage localisés, enquête Emploi Mayotte – situation au 2e trimestre 2019, recensement de la population 2017.
4. PIB, niveau de vie et pauvreté en 2018
PIB (en euros)
Niveau de vie
médian (en euros)
Taux de
pauvreté (en %)
En millions
Par habitant
Par emploi
Guadeloupe
9 390
22 427
71 537
15 7702
34,52
France
2 360 687
35 252
83 204
21 6501
15,11
France métropolitaine hors Île-de-France
1 590 539
30 266
74 843
21 380
14,4
1 Hors Guadeloupe, Guyane et Mayotte. 2 En 2017.
Lecture : en Guadeloupe, le taux de pauvreté s’élève à 34,5 % de la population en 2017.
Source : Insee, comptes régionaux (données 2018 semi-définitives) ; fichier localisé social et fiscal (Filosofi 2018), enquête Budget de famille 2017.
188
La France et ses territoires – Insee Références – Édition 2021
Au 1er janvier 2018, 368 783 personnes habitent
en Martinique
figure 1. Avec une baisse
annuelle moyenne de sa population de 0,9 %
entre 2013 et 2018, la Martinique est la région
française qui perd le plus d’habitants. La
Martinique et la Guadeloupe sont les seules
régions qui perdent des habitants sur cette
période, alors que la population en France
s’accroît en moyenne de 0,4 % par an. Seules cinq
communes de Martinique gagnent des habitants
figure 2. Entre 2013 et 2018, la Martinique
perd des habitants sous l’effet des migrations
(– 1,1 % par an sur la période), tandis que le
solde naturel est légèrement positif (+ 0,2 %). Ces
nombreux départs concernent majoritairement
les jeunes qui poursuivent des études ou
cherchent un emploi. Par conséquent, même si
le nombre d’enfants par femme (1,95 en 2019)
dépasse la moyenne nationale, le vieillissement
y est marqué (85 personnes âgées de 65 ans ou
plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans).
Le produit intérieur brut (PIB) de la Martinique
atteint presque 9 milliards d’euros en 2018
figure 4. Le PIB par habitant est le plus élevé
des DOM (24 110 euros). Le PIB par emploi est
de 65 911 euros, montant voisin de celui de La
Réunion, mais inférieur à celui de la Guadeloupe.
Les PIB par habitant et par emploi sont inférieurs
à ceux de la métropole hors Île‑de‑France
(respectivement 6 200 euros et 8 900 euros
de moins).
Le niveau de vie médian de la population
martiniquaise s’élève à 17 880 euros annuels.
Il est inférieur de 17 % au niveau de vie médian
national, mais est le plus élevé des DOM. La
pauvreté est très présente en Martinique : le taux
de pauvreté est de 29,8 % en 2018, soit près de
deux fois plus qu’au niveau national mais moins
que dans les autres départements d’outre‑mer.
5.15 Martinique
Pour en savoir plus
L’essentiel sur la Martinique
Près d’un habitant sur deux, âgé de 15 à 64 ans
et non scolarisé, possède au minimum un
diplôme de niveau baccalauréat en Martinique.
La région abrite une proportion plus importante
de diplômés du supérieur que les autres DOM,
les disparités étant fortes entre les départements
d’outre‑mer : 27 % en Martinique, 25 % en
Guadeloupe, 22 % à la Réunion, 18 % en Guyane
et 13 % à Mayotte. À l’inverse, 29 % sont peu ou
pas diplômés, contre 20 % au niveau national
figure 5.
La Martinique est la région d’outre‑mer la moins
touchée par le chômage. En 2019, le taux de
chômage s’établit à 14,9 %, soit 6,5 points de plus
qu’en France. En Martinique, comme dans les
autres DOM, le chômage est d’abord structurel.
Il résulte de l’étroitesse du marché du travail
insulaire, mais également de l’inadéquation entre
l’offre et la demande de main d’œuvre, en partie
due au manque de qualification de la population
en recherche d’emploi.
En 2019, l’emploi total en Martinique croît de
2,5 % et atteint 135 635 emplois en fin d’année.
L’économie martiniquaise est davantage
tournée vers le secteur tertiaire que celle de
France métropolitaine, étant donné l’importance
des services administrés dans les économies
ultramarines. En 2019, 83 % des emplois relèvent
de ce secteur
figure 3. À l’inverse, l’industrie y
est peu présente.
1. Démographie
Population
en 2018
Taux d’évolution annuel moyen
de la population entre 2013 et 2018 (en %)
Nombre
d’enfants
par femme
en 2019
Indice
de vieillissement
de la population
en 20171
Ensemble
Dû au solde
naturel
Dû au solde
migratoire apparent
Martinique
368 783
– 0,9
0,2
– 1,1
1,95
84,5
France hors Mayotte
66 732 538
0,4
0,3
0,0
1,872
79,9
1 Nombre de personnes de 65 ans ou plus pour 100 personnes de moins de 20 ans.
2 France y compris Mayotte.
Lecture : la population de la Martinique a baissé en moyenne de 0,9 % par an sur la période de 2013 à 2018.
Source : Insee, recensements de la population ; état civil, estimations de population.